(Du 11 au 13 Août 2014)
Nous voilà, à la veille de quitter notre chère auberge de jeunesse, nous avions fini par nous habituer à notre cellule et ça nous a beaucoup rapprocher. Non, je rigole, je quitte sans regret ce gîte pourri en jurant mais un peu tard qu’on ne m’y reprendrai plus.
Un bus nous attend, direction la frontière Chilienne pour faire viser notre sortie du pays. Quelle surprise ; des dizaines de bus et des centaines de touristes prennent la même direction que nous ; « le Salar de Uyuni » et les lagunes (Colorada, Verde, Blanca)
Après presque une heure d’attente au poste frontière, tout le monde réintègre son bus, direction la Bolivie. Après plusieurs heures de route, nous arrivons à la frontière Bolivienne, située à plus de 4000 m d’altitude où nous attendent des jeeps pour le départ de notre excursion.
Arrivée à notre premier hébergement, nous nous émerveillons devant l’immensité de notre chambre de plus de 10 m², par contre, pas de chauffage, ni d’eau chaude.
Agnès, avant le repas, va se griller une petite cigarette. Elle n’aura pas le temps de tirer deux taffes avant une intervention familiale. Oh !! On est quand même à 4200 mètres, c’est pas très raisonnable de fumer à cette altitude. Le repas, sobre mais bon, sera agrémenté d’un fou rire interminable.
Le lendemain, départ pour la visite des différentes lagunes avec un passage à presque 5000 m d’altitude et là Agnès commence à connaitre les premiers symptômes du « Soroche » ou mal des montagnes qui se caractérise par des comportements ou des propos incohérents et se trémousse nue au son de la flûte de pan en prétendant être enceinte d’un lama albinos.*
Elle passera ensuite le reste de la journée à l’arrière de la jeep sans pouvoir profiter du magnifique spectacle des différentes lagunes colorées et de ces centaines de flamands roses.
Après une seconde nuit sans chauffage Agnès va mieux Elle était vraiment enceinte et a accouché cette nuit, non pas d’un lama mais d’un joli flamand de 3OO grammes qu’on a prénommé « ROSE ». C’est un joli nom pour un flamand « ROSE ».
Je me demande si moi aussi je ne serai pas atteint par le « Soroche » ou peut être est-ce l’excès de feuilles de Coca
Nous passerons notre troisième et dernière nuit dans un hôtel de sel. Murs, tables, bancs, lits, tout ici est conçu en sel. Agnès a connu une rechute cette nuit et veut absolument allaiter Jordan, qu’elle trouve trop chétif, en même temps que « ROSE » notre flamand. Fantine s’y est opposé violemment en disant qu’elle peut le faire elle même.
Bon, demain départ pour le grand Salar et ses étendues de sel à perte de vue, c’est magique, nous passerons notre après-midi à essayer de faire des photos avec des perspectives. Quelques-unes sont réussies, d’autres moins, vous en jugerez par vous même.
Fin de la journée au cimetière de trains de Uyuni, dernières photos puis adieux à notre gentil chauffeur et de surcroît, excellent cuisinier. Nous allons à Uyuni boire un dernier verre avec le petit groupe qui nous a accompagné durant ces 3 jours : 2 jeunes français, étudiants en médecine, Oscar le brésilien et son amie et 2 jeunes baroudeuses argentines.
Le choc culturel est saisissant, les gens sont vraiment différents en BOLIVIE, rien à voir avec le BRESIL, l’ARGENTINE et le CHILI où les habitants sont finalement assez proches du modèle occidental.
Nous passons à l’agence prendre des tickets direction POTOSI mais là c’est une autre histoire.
Messages personnels :
Greg.