VOILA, C’EST FINI

(Du 20 Mai au 27 Mai 2015)

Je dois vous avouer qu’écrire ce dernier article n’a pas été simple, voilà maintenant presque 3 semaines que nous sommes rentrés, 3 semaines, que, pour notre plus grand bonheur et j’espère, pour le leur, nous avons retrouvé enfants, petits-enfants, famille et amis mais laissez-moi, tout de même, émettre des doutes. La preuve ;  A notre départ, ils étaient plus de 40, contents de nous voir partir mais seulement 10 à notre retour, contents de nous voir revenir, 3 semaines sans prendre de bus, de train ou de BMW, 3 semaines sans changer d’hébergement tous les 2 jours.

La transition s’effectue donc en douceur, reprise à la cool pour éviter la déprime qui pourrait nous guetter, Agnès et moi ne reprendrons notre travail que le 1er septembre et d’ici là, recherche d’un logement, démarches administratives, vacances (Eh oui, c’est fatiguant un tour du monde) et cure de remise en forme pour moi, qui suis parti me mettre au vert dans un camping au cœur de ma forêt de Fontainebleau (Trail ou VTT le matin, Pastis le midi et Leffe le soir) et semaine VTT fin Juin. Pas de vacances pour Jordan, qui lui, est à la recherche d’un emploi pour nous rembourser les boissons qui n’étaient pas comprises dans le forfait tour du monde (soit l’équivalent de 3 ans de travail sur la base du SMIC)

Nous avions tellement aimé l’accueil que nous avait réservé Cécile et ses enfants, avant notre départ quand nous étions sans domicile, que nous avons de nouveau réservé pour notre retour une chambre au » Cécitel », établissement douillet, chaleureux et familial. Jordan, quant à lui, a retrouvé une place dans le lit de Fantine.

Je crois maintenant qu’il est temps de tirer notre révérence, de clore un chapitre de notre vie qui aura été intense, fabuleux et magique et à la demande générale, d’effectuer le bilan de ce sublime voyage mais avant tout ça, je vais essayer de vous raconter brièvement la fin de notre voyage en Afrique du Sud.

Après le départ de l’ignoble Camille, amie de ma femme et parrain de mon fils, dont vous avez pu apprécier ou pas, comme moi la prose lors de l’article précédent, nous décidons de prendre la direction du Drakensberg, région d’Afrique du sud à la frontière du Lesotho. Au menu de cette dernière semaine, repos et randonnées dans cette région qui se prête à merveille à la pratique de ces 2 activités, qui nous permettrons de nous remettre de la semaine éprouvante passée en sa compagnie. Son départ, nous permettra de voyager enfin sereinement, sans être obligés d’écouter ses remarques sarcastiques à mon égard qui auront fait beaucoup de peine à ma femme et à mon fils.

Nous passerons nos deux premières nuits à « Amphithéatre Backpapers », auberge de jeunesse située non loin d’une majestueuse barrière rocheuse frontière naturelle qui sépare l’Afrique du Sud du Lesotho et qui culmine à plus de 3000 mètres d’altitude. Notre première randonnée dans le Royal Natal National Parc nous conduira au pied du sublime Amphithéatre, falaise longue de plus de 8 km de long.

Notre deuxième étape, nous conduira près du Monk’s Cowl, un autre site prestigieux situé dans le centre du Drakensberg où nous effectuerons de nouveau une superbe randonnée d’une quinzaine de kilomètres et où nous séjournerons à « Inkosana lodge », un havre de paix au coeur d’un paysage sublime.

Avant de reprendre la route de Johannesburg et de quitter cette merveilleuse région du Drakensberg, nous tenions absolument à passer par les états libres afin d’emprunter le chemin de randonnée le plus réputé de la région : le « SENTINEL HIKING TRAIL » qui va nous conduire à 3000 mètres d’altitude, sur un plateau surplombant les falaises de l’Amphithéatre que nous avions vu d’en bas quelques jours plus tôt. Pour rejoindre le départ de la randonnée, rien de plus simple, il nous suffira de rejoindre un parking situé à 2450 Mètres d’altitude, rien de plus simple pas vraiment, car la route se transforme peu à peu en un sentier chaotique et bien que la voiture soit beaucoup plus légère depuis le départ de Camille, le bas de caisse sera mis à rude épreuve et malgré ma dextérité au volant, je ne pourrais éviter une énorme pierre qui laissera un souvenir impérissable aux deux jantes alu de ma superbe BMW et c’est non sans mal, que nous rejoindrons le parking occupé principalement par des 4X4.

Après avoir rejoint le plateau, en utilisant des échelles qui nous permettront de traverser une série d’à pics qui nous amènerons sur le haut des falaises où nous déjeunerons près d’une rivière. Nous pensions pouvoir nous baigner mais la température de l’eau qui doit être environ à 5°, calmera vite nos ardeurs. la vue est splendide mais il est maintenant tant de reprendre le chemin du retour car après avoir monté la BMW à 2450 Mètres, il faut maintenant la redescendre en évitant d’exploser les deux autres jantes. Pour remédier aux problèmes, nous emporterons avec nous deux énormes pierres qui, on l’espère, permettrons de combler les ornières.  Jordan restera hors de la voiture pour me guider et enlever les obstacles susceptibles de nous gêner.  Nous arriverons finalement à bon port mais connaîtrons un ultime problème sur la route du retour vers Johannesburg ;  Une plaque de métal viendra percuter notre véhicule et endommagera le pare-choc avant.

Pour la troisième fois, nous rejoindrons notre petite auberge de Melville où nous retrouverons avec plaisir … notre adorable ami Sud Africain. Nous irons restituer, avec un peu d’appréhension, notre superbe BMW blanche du départ dont la couleur tire plus sur le marron après notre passage dans les sentiers du Kruger et du drakensberg. Voilà, cette fois l’aventure est bien fini, un sentiment bizarre entre la joie du retour et la tristesse de la fin de notre voyage nous anime dans le taxi qui nous conduit à l’aéroport.

Après 18 heures de vol et une escale à Abu Dhabi, nous voilà de retour chez nous mais, sommes-nous vraiment chez nous ? Non, car après ce formidable voyage, nous ne nous sentons plus citoyens français mais citoyens du monde et chez nous maintenant, c’est partout, dans tous ces merveilleux pays que nous avons traversés, auprès de tous ces gens formidables et généreux que nous avons rencontrés, avec qui nous avons voyagé et auprès desquels nous avons tellement appris et notamment, ce que voulait dire les mots « Fraternité et Solidarité », des mots si beaux dont on a malheureusement oublié le sens et la valeur dans nos sociétés occidentales.

Bon, je m’emballe, même pas drôle comme dirait Margot, que nous venons de retrouver à la descente de notre avion avec notre autre fille Sarah, son mari Mickaël et notre petit-fils Louka, Mimi, la soeur d’Agnès et son fils Jonathan, Didier le frère d’Agnès et bien sûr Fantine, qui retrouve cette fois définitivement Jordan. Rires et pleurs s’entremêlent, mais il est temps de reprendre la route car d’autres personnes nous attendent et notamment Jeannine, la maman d’Agnès qui n’en peut plus d’attendre le retour de sa fille, elle qui s’est tant inquiétée pour nous, à chaque inondation, à chaque glissement de terrain ou tremblement de terre. Jeannine, nous sommes de retour et tu n’auras plus à t’inquiéter, tu sais, le monde ne fait pas peur, ce sont les médias, qui, en déversant leurs flots de mauvaises nouvelles, vous font croire tout et n’importe quoi, ailleurs ce n’est pas moins ou plus dangereux qu’ici.

Direction maintenant l’atelier de Camille, vous vous rappelez l’affreux plombier qui est venu nous rejoindre en Afrique du Sud et bien, c’est chez lui que nous allons retrouver quelques proches pour notre retour (pardon, mais nous ne pouvions pas inviter tout le monde compte tenu de l’exiguïté des locaux et le nombre de merguez).

Re-pleurs, re-rires, la soirée est douce et finalement la déception de la fin de notre aventure s’estompe en retrouvant toutes ces personnes que l’on aime et qui nous ont tant manqués. Une dernière surprise nous attendra au cours de la soirée, l’arrivée de Claude, biche, de leurs enfants et petits enfants, nos amis de Saint Martin en vacances en métropole pour quelques jours. Il commence à se faire tard, tout le monde travaille demain, à par nous, bien évidemment et nous reprenons la route du « Cécitel » où nous passerons une nuit faite de rêves de voyages et de retrouvailles et demain, et bien demain, ce sera une autre histoire que nous écrirons cette fois avec vous tous.

Nous retrouverons le week-end suivant Joss et Anne-Marie comme nous nous l’étions promis juste avant notre départ, lorsque nous avions déjeuné à l’auberge de la dame Jouanne à Larchant. C’est avec un immense bonheur, que nous avons eu la joie de les retrouver, un an après, au même endroit et en pleine forme.

Il est maintenant l’heure de faire un premier bilan de notre voyage que vous avez partagé avec nous. Sachez que si vous avez voyagé avec nous grâce à ce blog, nous avons voyagé avec vous grâce à tous vos commentaires et à votre assiduité sans faille, à la lecture de nos articles.

D’ailleurs de nos articles, nous comptons d’ici quelques moi, faire un livre que nous espérons pouvoir publier pour les fêtes de fin d’année, une souscription, pour nous aider à la publication, sera ouverte par l’intermédiaire d’un site de Crowdfunding nous l’espérons courant Septembre, alors si vous avez aimé notre blog, n’hésitez pas, souscrivez afin de recevoir notre ouvrage qui deviendra qui sait le best-seller de l’année 2016.


 

NOTRE TOUR DU MONDE EN QUELQUES CHIFFRES

Nombre de pays parcourus :

16 + île de Pâques (Chili)

Les transports :

– Avion : 116 H (33 vols)

– Bus : 412 H

– Bateau : 22 H

– Voiture : 87 H

–  Camping-car : 200 H

– Train : 81 H

Plus vélo, Rickshaw, taxi et autres. Soit une distance parcourue totale de 118.376 Km

Nombre de km parcourue a pied : 550 km (trek) + 200 km (Marche dans les villes) soit 750 km.

Dénivelé positif parcourue : 26 433 mètres.

Les hébergements :

110 guest house, hôtel  ou Auberge de Jeunesse

soit 1 changement d’hebergement tous les trois jours

Le Blog :

Nombre d’articles publiées : 50

Nombre de visiteurs durant cette année : 8671

Nombre de visites : 178 404

Nombres de pays différents qui ont consultés notre Blog : 77

Nombre de commentaires : 480

Meilleurs commentateurs : Maxime, tite Coco, la sirène, maitresse blonde, Mamounette et Ma binôme

Nombre de personnes qui aime la page Facebook de « réves aileurs » : 323

Divers :

Nombre de Photos prises durant le voyage : Beaucoup …

Nombre de visiteurs reçus : 15

Nombre de cartes postales envoyées : 142

Nombre de litres de bières bus : En moyenne un litre par jour !

Avant de vous quitter définitivement j’aimerai vous faire partager ces quelques citations qui j’espère vous inciterons à voyager. Et si l’envie vous bloque encore on vous donne l’occasion de revoir nos photos dans quatre galerie photos. Si avec ça vous n’avez plus envie de partir nous on ne comprend plus …


Amérique du Sud :

   » Les seules démarches vouées à l’échec sont celles que l’on ne tente jamais. « 

Paul Émile Victor


 

Océanie :

 » Rester, c’est exister. Mais voyager, c’est vivre. « 

Georges Brassens

 


 

Asie du sud – est :

 » Voyager, c’est donner un sens à sa vie, voyager, c’est donner de la vie à ses sens. «    

Alexandre poussin 


Chine – Népal – Inde

« Dans 20 ans vous serez plus déçus par ces choses que vous n’avez pas faites que par celles que vous avez faites. Alors larguez les amarres. Mettez les voiles et sortez du port, Ô combien sécurisant. Explorez. Rêvez. Découvrez »

et bien sûr celle de Marc Twain qui a tant plus à Anne Marie.

 

Remerciements :

Avant de vous quitter, je voudrai remercier ma merveilleuse femme et mes enfants, Jordan et Margot qui ont bien voulu m’accompagner dans ce projet un peu fou, merci à ma grande fille Sarah et à mon grand garçon Yoan ainsi qu’à notre famille , nos amis et nos collègues qui nous ont toujours soutenu avant et pendant notre voyage et sans qui, ce projet aurait été difficilement réalisable. Je prends la parole pour présenter la grande gratitude que je témoigne à mes parents, qui m’ont embarqué dans un projet de dingue et qui restera gravé (à quand le deuxième tour). Je ne remercierai jamais assez ma fantastique copine qui a pu me rejoindre par 3 fois durant ce voyage, merci. Le voyage est beau certes mais lorsqu’il est partagé avec des gens que l’on aime, il devient alors extraordinaire. Merci à tous ces habitants rencontrés aux quatre coins de la planète et qui nous ont toujours accueilli avec respect et gentillesse, malgré des conditions de vie parfois très difficiles et avec qui, nous avons partagé tellement de sourires.

Une énorme pensée à toutes les personnes qui nous ont quittés cette année.

Un  petit coucou à toutes ces personnes rencontrées tout au long de notre périple avec qui nous avons partagé un petit bout de notre tour du monde et qui devraient se reconnaître :

Jonathan (brésil), Cabelo (brésil), Vincent (Argentine), Clementine et Chloé (Argentine, Chili et Pérou), Tommy (Chili), Philippe et Martine (Chili), Kikou et José (Pérou), Abel (Pérou), Mia (Pérou, Thaïlande, Népal et France), Mélanie et Charlotte et toute l’èquipe des sexy lamas et des sexy Alpagas (Pérou), Justine et Fanny (Pérou), Elodie et son Mari ( Polynésie), Aurélien et Philippe (Australie) Din-Din (indonésie), Julie et Julien (Indonésie), Marie et Chloé (Malaisie, Viétnam), la famille de Suviza (Thaïllande), le propriétaire de beer 89 ( Chine),Price (Chine), Manu ( Inde), Sou( Afrique du Sud), la famille Boucard (Afrique du Sud), pardon pour ceux ou celles que nous aurions pu oublier dans cette liste non exhaustive.

A mon ami Marco qui nous à accompagné et protégé tout au long de notre merveilleuse aventure.

Greg.

CARNET DE ROUTE D’UN PLOMBIER

(Du 11 Mai au 19 Mai 2015) 

Un homme rentre dans ma chambre la barbe épaisse, cheveux épais, il s’adresse dans un anglais approximatif : we need to speak son !  

Ouf ! Ce n’est que mon père ! Il a un peu bu mais je ne le blâme, il est triste, son copain et souffre douleur Camille, vient de nous quitter. Ma mère, rêveuse, repense elle aussi, à son ami, elle est déjà nostalgique de ses câlins et de ses ronflements qui parvenaient à couvrir ses propres désagréments sonores. Et oui il est déjà parti, on n’a pas eu le temps d’en profiter assez. Ah oui ! C’était bien l’Af. sud, nous avons apprécié la terre rouge de Madiba, enfin surtout ces cépages de couleur similaire. Vous vous imaginez vous ? 11 mois que l’on voyage, 17 ème destination et nous recevons encore une visite, notre quinzième visiteur. Mon parrain ! Et ce, pour le jour de mon anniversaire. Alors forcément, je m’attend à quelque chose de grandiose comme cadeau. Car ça fait bientôt maintenant 20 ans qu’il me fait croire qu’il est en train de me construire des buts de foot pour me les offrir en cadeau mais que ça prends du temps, mais maintenant je suis adulte et je sais qu’un arbre ne pousse pas en rectangle. J’ai d’autres espérances aujourd’hui ; Qu’il arrive à faire pousser des fûts de bière, c’est d’ailleurs le seul moyen afin qu’il remonte dans mon estime. Malheureusement, il n’est pas magicien, contrairement à notre séjour qui, lui, fût magique. C’est donc pour ça que je suis inquiet ce soir car nous avons délégué notre dernier article à ce joyeux luron.

Je pense que tu t’inquiètes pour rien fils ! Je me souviens d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître où ton parrain était drôle, après chaque rallye ou semaine VTT, il dégainait un petit carnet où il avait annoté à sa façon, anecdotes et réflexions personnelles sur le séjour et nous passions toujours un bon moment à l’écouter. Je pense, qu’hormis quelques kilos supplémentaires, il n’a pas changé.

Bon, finalement si un peu ! C’était plus drôle à entendre qu’ à lire, pourtant l’intro aurait pu laisser augurer le meilleur article de notre blog. Jugez vous même !


Bonjour ! Je ne suis l’ami de personne , surtout pas de GREG !

On m’a obligé à rédiger quelques lignes pour la première partie du séjour des « Desruelle » en Afrique du sud, car les rédacteurs en chef de cette équipe (d’aventuriers…) sont au bord du Burn-out créatif.

Pas besoin de grand discours, leur dernier commentaire sur l’inde ressemble plus à un exposé de collégiens sur Goa plutôt qu’aux articles habituels, souvent créatifs et parfois drôles dont nous avions l’habitude .

Enfin bref ! Je vais faire de mon mieux et pour cela, j’ai tenu un petit journal de bord, qui va vous restituer une semaine de tour de monde en compagnie de la famille Desruelle. Vous verrez les blogs ne restituent pas toujours la réalité du monde des Bisounours

Lundi 11 mai

10 h : Arrivée à l’aéroport de Johannesburg , ils me font remplir un questionnaire sur Ebola, tout en anglais, je n’ai rien compris , j’ai mis des croix partout, on verra bien si je finis en quarantaine .

 » De toutes façons, on n’a jamais vu un malade atteint du virus Ebola, pesant plus de 90 kilos, alors il n’y avait pas lieu de t’inquiéter… « 

10 h 30 : Passage à la douane : Mon adresse de séjour ? Elle arrive à 17 h, mon adresse de séjour et là, je m’aperçois que s’ils ne viennent pas, je suis mal, je n’ai même pas pris l’adresse de l’hôtel.

 » Là non plus, pas de raison de t’inquiéter, avec ta maîtrise parfaite de l’Anglais, tu aurais réussi à t’en sortir. « 

16 h 06 : Le vol des Desruelle vient d’être annoncé. Enfin, j’ai eu le temps de visiter l’aéroport , je confirme ; Cela ressemble à un aéroport.

18 h 10 : Toujours personne ? Serais-je tombé dans un plan à la con ?

 » Non. Dommage on n’y avait pas pensé ! « 

18 h 35 : On s’embrasse 

18 h 50 : On s’embrasse encore, heureusement, ce sera surement la dernière fois du séjour. On retrouve notre guide et là, stupeur ! Je m’aperçois que Greg et Agnès ne parlent pas anglais ou très peu, C’est Jordan qui tente d’être le porte-parole de notre délégation.  Première grosse déception du voyage, ils nous ont bassiné pendant trois ans avec leurs cours d’anglais : Tout ça pour ça ! (merci pour Céline, notre prof qui sera certainement touchée en lisant ces lignes)

20 h : Nous mangeons dans un resto portugais à Melville pour fêter l’anniversaire de Jordan qui n’est pas content, il n’a pas eu de cadeau ! (sale gosse) .

Il a quand même traversé trois pays pour son anniversaire, rouspète son re.

 » non, ne t’en déplaise, Camille mais cette réflexion est de sa mère « 

Mardi 12 mai

J’ai oublié mon carnet, je vous le fais de mémoire (c’est moche, Alzeimer !!)

Visite de Soweto , déjeuner dans un restaurant cuisine équitable, pain, viande bouillie, assaisonnement piquant et salade. Puis, escapade dans un bar rempli de locaux, avec musique, chants et bière locale. Celle-ci est la bière plutôt rustique, en clair ce n’est pas bon, malgré la convivialité des habitants. On finit par un tour dans Joburg, ville pas exceptionnelle. On clôt la visite par la prison de la femme de Mandela. De toute façon Mandela, il est partout ! (« Normal, Camille, nous sommes en Afrique du Sud « )

 » Ecrit comme ça, on a vraiment l’impression que tu t’es vraiment fait plaisir… et attention tu commences à tomber dans le descriptif, aussi chiant que Greg. »

Le soir, classique apéro avec morceaux de comté et saucisson ramenés de France pour leur plus grande joie ! . Dans la foulée, je vais manger au resto avec Jordan. Greg et Agnès sont repus à l’apéro, ils vont se coucher.

« Je crois qu’ils avaient seulement besoin d’intimité ou peut-être, voulaient-ils s’endormir avant que tu mettes la turbine en route ».

Mercredi 13 mai

11 h : Nous allons récupérer la voiture ; Je crois que mon ami a bien changé durant cette année, il a choisi une BMW sport et oui, Franky, c’est autre chose que les vélos crevés du Vietnam.

« De toute façon, autant se faire plaisir, c’est toi qui paye !! ».

13 h : Visite du berceau de l’humanité (et oui, n’en déplaise à certains, mais nous sommes tous des Africains). Commence alors une séquence agacement : ils ont voulu appliquer un tarif réduit à Greg pour les plus de 60 ans, il s’énerve, Jordan est obligé d’expliquer au caissier que son père fait plus que son âge et qu’il exige de payer plein tarif .

« Enfin quelque chose de drôle ».

17 h 46 : On vient de rentrer à l’hôtel, ils ont laissé le linge à laver à l’accueil, montant total ; 135 euros, petite prise de tête entre Agnès et Jordan, ce dernier retourne négocier. Résultat ; Petite erreur de conversion, il s’agissait en fait de 135 Ran.

19 h 30 : Belote endiablée Agnès et Jordan ont gagné, Greg dit que c’est de ma faute… Quelle mauvaise foi !

 Jeudi 14 mai 

Aujourd’hui, départ pour le parc KRUGER (au cas ou il y aurait des imbéciles qui lisent le blog, c’est la plus grande réserve d’animaux sauvage du monde !!! En fait je n’en sais rien).

« Saches, mon cher Camille, qu’hormis toi, il n’y a que des gens cultivés qui lisent notre blog »

Résumé de la nuit, Je ronfle, tu ronfles , il ronfle, nous ronflons etc…

« C’est Fredo qui aurait été content »

Bien sur Greg prétend qu’il ne ronfle pas classique 

9 h : Départ : Greg frime un max, il est fier dans sa BMW.

« Tu sais ce qu’il te dit, Greg… »

9 h 45 : Agnès lit , Greg et Jordan se prennent la tête pour savoir lequel à jouer au plus haut niveau. 

 » C’est sur que tu ne pouvais pas te joindre au débat… nous saluerons tout de même ton levé de coude qui sera, lui, aussi de haut niveau ce soir-là. »

10 h 02 : Pause café et discussion sur notre alcoolisme réciproque. Conclusion faite : C’est de la faute de Franky

13 h : Nelspruit, dernière ville avant l’entrée au Kruger, on vient de faire des courses, Greg prétend qu il va regrossir à cause de moi.

14 h 30 : Station service, nous cherchons pour ouvrir la trappe à essence …. On appelle Franky ? Il s’y connait bien en voiture de frimeur !

16 h : Nous voila au parc, et on aperçoit déjà nos premiers animaux sauvages. Greg prétend qu’il les a vu en premier, on le laisse dire autrement il va bouder.

16 h 11 : On a vu quatre animaux, Greg est comme un fou.

16 h 20 : Chemin en terre , un gué se présente devant nous …Greg fait demi-tour, il a peur d abîmer sa BMW

 » Mais, il va me lâcher celui-là ? Greg frime, Greg va regrossir, Greg boude, Greg prétend, Greg a peur d’abîmer sa BMW, on t’a demandé d’écrire un article pas de régler des comptes. »

vendredi 15 mai

La soirée fut bonne, refaisage du monde autour de vin et de bière, avec en fond, un ciel étoilé magnifique et des éléphants furtifs.

4 h : Recherche d’animaux à la lampe torche pendant 3 h. Bilan assez maigre : Rhinocéros et caméléons mais pas de girafe. Greg fait la gueule.

 » Alors en plus de n’avoir trouvé aucun animal ce matin-là, t’as en plus dormit pendant 3 heures. Pasque on a aussi vu Hyènes, zèbres, hippos et j’en passe. Bon à rien, celui-là, mais on l’excuse, il ne doit pas être matinale ! « 

10 h : Agnès s’épile la barbe, Greg réclame des Chamalows, nous refusons ! Il n est pas content. Hier soir, Greg a dit du mal de coco , Cécile et Catherine.

 » C’est pas vrai les filles, vous me connaissez, je ne dis jamais du mal de personne et encore moins de vous, c’est purement de la jalousie, il voit que notre retour approche à grand pas et il s’inquiète que ces poules se détournent vers un coq plus jeune, plus beau et plus drôle que lui. « 

10 h 27 : Greg veut boire une girafe tout le monde trouve ça drôle. Résultat : il est content (si, si ça arrive !)

10 h 40 : On vient de voir une girafe, elle est trop belle! Bon maintenant Greg veut voir un éléphant. 

10 h 56 : Alors là, c’est l’apothéose ; On vient de voir un troupeau d’éléphants et un hippopotame . Bon maintenant Greg veut voir un croco.

Connaissez vous la différence entre un hippopotame et Camille ? Ils font tous les deux le même poids mais il y en a un qui courre à 45 km/h (lesquels)

12 h 06 : Troupeau d’éléphants, Greg se fait engueuler par Jordan pour sa conduite, il ne s’arrête jamais où il faut.

17h : Greg prépare le barbecue, vraiment très bien, il s entraîne pour son retour à la civilisation ( bière, rosé, barbecue), aidé par de petits kits bbq très pratique. Une belle soirée arrosée, malheureusement, l’alcool aidant, on a oublié de regarder le ciel étoilé.

 » Et il recommence l’effronté, Greg est content, Greg réclame, Greg dit, Greg veut voir, Greg se fait engueuler, Greg se plaint, Greg prépare le barbecue, heureusement que j’étais là autrement ton article aurait fait 2 lignes. »

Samedi 16 mai

5h30 : Réveil pour admirer le lever de soleil. Jordan s aperçoit qu il faut attendre 1/2 h pour voir le soleil se lever sur Olifant … il va se recoucher. On l’imitera quelques minutes après.

9h48 : On vient de déjeuner, nous partons à la recherche des fauves afin de parfaire notre collection Panini.

Au fait la différence entre Greg et un croco ? Les deux puent de la gueule mais il y en a un qui a des fausses dents (lequel ?)

11h17 : On vient de voir notre premier serpent, un black Manba, d’après notre lexique ; Le plus venimeux de la savane, après le venin de Greg.

12h04 : Nous arrivons à Letaba, Jordan veut faire un Molki mais Greg l’a mis au fond de la valise, au fond du coffre de la BMW ! Jordan n est pas content !

12h50 : Pique-nique, au menu : Springbox  (Gazelle sud-africaine bien moins jolie en saucisson que dans la nature).

13h18 : On a trop mangé, on ne peut plus bouger, on va a la piscine.

14h41 : Nous repartons vers le bivouac de ce soir, alcool et cigarette interdits, tout le monde pleure.

15h45 : Greg a vu un écureuil, il n a pas voulu s arrêter, l’ordure ! Il s en fout des petit animaux, il veut voir des lions ! Par contre, il veut bien s’arrêter pour prendre en photos des termitières géantes … Greg fait ce qu’il veut !

16h05 : Direction ; Sable, le nom de notre bivouac, Greg frôle les buissons avec la BMW, Agnès et Jordan l’engueulent. On aperçoit encore des éléphants, on est blasés 

16h32 : Petit coup de stress, on vient de s’apercevoir qu’on n’a pas le temps de chercher à manger, Jordan panique. Un malaise s’installe dans la voiture … On va jeûner … 

18h : Ouf, on a trouvé à manger ! On s installe pour la nuit. Peut-être verrons-nous des fauves ?

Dimanche 17 mai

Nous avons passer la nuit sous nos moustiquaires, nous nous sommes couchés vers 20h45, un samedi soir. Quelques bruits d animaux durant la nuit, mais toujours pas de fauves. De toutes manières, on dormait.

7h25 : Greg et Jordan se prennent la tête sur l’organisation en Afrique, nous avons fait le double de kms prévus, il y a de la buée sur les carreaux!

 » Alors là, c’est plus du descriptif que tu nous fais, c’est du Zola, si tu veux écrire comme ça, vas-y à fond du genre : Mon haleine brumeuse imprègne la vitre opaque de l’automobile allemande ce matin-là. Je n’écoute que d’une oreille la discussion de ces deux hommes charismatiques à côté de moi, ils parlent de quelque chose que je ne connais pas : l’organisation. Et quand le ton monte, je préfère me réfugier dans les yeux innocents de cette femme sage à coté de moi…. »

9h50 : Arrivée à Blyde Canyon, nous allons voir si l’hôtel n est pas trop cher.

 » Non, je vais voir les prix, si on t’avait envoyé, on aurait surement du dormir dans la voiture. »

12h : Je me force à sortir du lit, nous partons faire une randonnée dans les gorges très dures et très jolies.

 » C’est vrai qu’on a fait presque 3 kilomètres… « 

16h : J ai mal au ventre depuis 2 jours, je pense que Greg essaye de m’empoisonner

« J’y ai bien songé mais j’avais un problème : Comment se débarrasser du corps ? »

18 h 02 : Mini golf : 1 er Camille, 2 ème Greg, 3 ème Agnès et dernier Jordan. Une bataille titanesque, Greg a eu de la chance au dernier coup

20h44 : On vient de finir de manger, Agnès s est remise à la cuisine, il faut qu elle se réadapte en vu de son retour et il y encore du boulot selon Greg et Jordan.

La différence entre Jordan et une girafe ? ils sont immenses tous les deux mais il y en a une qui est mieux coiffée au réveil.

 » Nous sommes le Mardi 26 mai, il est midi et nous venons de recevoir la dernière partie de l’article de Camille, il est désormais trop tard pour changer quoi que ce soit, il ne nous reste plus que deux heures pour finaliser et publier l’article avant notre départ pour l’aéroport donc nous ne changerons plus rien et vous laisserons apprécier à sa juste valeur la prose de notre ami CAMILLE. « 

Lundi 18 mai

Très bonne nuit nous repartons des gorges de Blyde Canyon

10 h : Agnès n a toujours pas bu de café depuis ce matin, elle n en peut plus ! C est la faute de Jordan qui n a pas voulu s arrêter en route.

11h31 : Nous venons de voir deux cascades dans la brume donc on ne voyait rien. Maintenant, direction saut à l’élastique.

11h40 : Déception de Jordan : Le saut à l’élastique est fermé , il est énervé. En plus, Greg s est levé du pied gauche ce matin, ça promet quelques frictions.

11h48 : Prise de tête entre Jordan et Greg au sujet des cascades !

12h : Ca y est ! Jordan fait la gueule, il boude!

17h30 : Retour plutot long, et à Joa, toujours pas de connexion internet. Jordan tremblant, me prend mon téléphone pour appeler Fantine, il n en pouvait plus !

20h : Belote, j’ai perdu avec Jordan. Suivi d’un tarot et victoire de Jordan, la seule de la semaine tous jeux confondus.

22h39 : On rentre du Resto, petite bagarre de rue, un mec couvert de sang passe devant nous. Bon c’est peut être un petit peu chaud à Joburg.

Mardi 19 mai 

10h : Ca sent le départ nous allons à Joburg, Agnès prends le volant, elle se fait engueuler car Jordan et Greg disent qu elle conduit comme un pied.

Vous connaissez la différence entre Charlie et Agnès, ils ne savent pas conduire tous les deux mais il y en une, qui a le permis (Lequel ?)

12h : On trouve un Resto et surtout une connexion internet, Agnès peut fêter l ‘anniversaire à sa mère et appeler ses copines pour se plaindre.

13h59 : La route de Soweto est stressante, Jordan et Greg surveille la conduite d’Agnès. ils lui disent où sont tous les feux rouges et en plus, on a les flics derrière nous

15h15 : Nous repartons de Soweto les bras remplis de souvenirs.

18h05 : Je viens de quitter les Desruelle, bon débarras ! Enfin pour une semaine seulement, Greg m a déjà réclamé des merguezs, du pain et de la moutarde pour son retour.

« Ah pour te plier en quatre pour ton Greg, tu es balèze, mais pour faire un cadeau à ton filleul, c’est autre chose … »


Ben, après même si quelques réflexions sont parfois amusantes, on a l’impression que soit, on t’a obligé à écrire l’article sous la contrainte (tu écris sinon pas d’apéro et on dit à Farida que tu as repris trois fois du dessert après ton entrée et tes deux plats) ou alors que tu n’a pas réussi à relire tes notes. Nous avons donc été obligé de reprendre quelque peu ton article ainsi que la mise en page mais en conservant au mieux, l’ensemble de ton oeuvre, vu le mal que tu t’es donné.

Bon la corvée s’arrête ici pour toi. Finalement l’Afrique du Sud, c’est un peu comme le boulot, le matin réveil de bonne heure, puis on pend la voiture pour aller observer ce que font de leur journée les animaux ou les ouvriers (c’est pareil), déjeuner copieux le midi avec des amis puis reprise des activités du matin et le soir coucher de bonne heure. 

Pour nous, encore une semaine de plaisir à arpenter les sentiers du Drakensberg avant de songer au retour, mais ça c’est une autre histoire que nous aurons le plaisir de vous raconter dès notre retour en France

Nous avons été heureux de partager ces quelques jours de notre tour du monde avec toi qui sont passés très vite (heureusement). Après ton départ nous avons enfin pu retrouver le sommeil et une vie plus saine et finalement c’est pas Francky, le responsable de notre débauche, c’est toi mon AMI de quarante ans. On t’aime !!

Messages personnels :

Rien ! De toutes façons on rentre demain, et puis fini les gentillesses !

Camille, Greg et Jordan.

GOATTITUDE

(Du 30 Avril au 11 Mai 2015)

L’inde, c’est un milliard trois cent millions d’habitants, dont surement plus des deux tiers sont mal ou pas logés du tout et qui pour la plupart n’ont aucun accès au soin et à la scolarité.

L’Inde, c’est des palais et des forts d’une grande beauté, mais aussi des rues d’une grande saleté où viennent se repaître vaches sacrées, chèvres, cochons, chiens et humains, des plastiques et autres déchets rejetés par le reste de la société. 

L’Inde et sa cuisine aux milles saveurs mais l’inde, c’est aussi ses milliers d’enfants errant dans les rues à la recherche de quelque chose à manger. L’inde, c’est une palette d’odeurs qui va de la plus enivrante à la plus écoeurante.

L’Inde, c’est aussi, les castes, la place difficile de la femme dans la société, Bollywood, les trains et les bus bondés, les tatas mobiles et les rickshaws. L’inde c’est tout ça, et pleins d’autres choses encore. 

L’inde, où on ne l’aime pas et on la quitte définitivement ou, on l’adore et on y revient.

DELHI est sa capitale, où nous venons d’arriver après 12 heures de train, et que nous allons visiter pendant deux jours. Nous avons pris nos quartiers dans un hôtel d’un endroit populaire situé à quelques kilomètres du fort rouge et des bazars millénaires de Old Delhi, pas très loin non plus de la porte de l’inde et des quartiers plus calmes et moins embouteillés de New Delhi. Le métro, proche de notre hôtel, nous permettra pendant ces deux jours de circuler facilement entre ces différents points.

La chaleur est toujours accablante et notre consommation d’eau et autres sodas n’a pas diminuée et malgré que nous ayons réussi à trouver quelques bons restos notre transit continue à malgré tout à être perturber. 

Une dernière visite de fort, un passage au mémorial où repose les cendres du Mahatma Ghandi, père de la nation et de l’indépendance, vénéré par presque la totalité de la population indienne. C’est un départ matinal qui nous attendra le lendemain matin pour nous rendre à l’aéroport, afin de prendre la destination des plages de Goa et plus précisément celle de Palolem, située à environ 60 km des villes principales de Pananj et de Old Goa, anciennes colonies portugaises où parait-il, les maisons et les cathédrales sont de toute beauté, parait-il, car nous n’irons pas le constater par nous même, parce qu’on s’en fout de l’architecture, on en a assez vu, nous sommes venus ici uniquement pour la plage et la mer afin de peaufiner notre bronzage pour notre rentrée en France dans maintenant moins de 20 jours. Pouvoir profiter des nombreux bars attenants car avec toute cette chaleur, nous avons grandement besoin de nous réhydrater et quatresemaines à boire de l’eau, ça suffit, donc cette semaine ce sera « Sea, Sieste, Beer and Mojito ».

Nous arrivons en fin de saison et bien que, quelques restaurants et boutiques ont déjà fermé leurs portes, la saison est idéale, nous profitons de la magnifique plage de Palolem avec peu de touristes. La mer est à au moins à 30 ° et la cuisine Goanaise, composée entre autre de poissons, de fruits de mer et autres calamars, est divine et les gens adorables.

Au troisième jour, nous louerons des scooters pour aller explorer une forêt située à quelques kilomètres de Palolem mais, hormis quelques singes, les chemins de randonnée s’avèrent décevants et nous ne passerons finalement que deux heures sur place. Nous reprendrons ensuite la route de la plage d’Agonda, située au nord de Palolem où après avoir déjeuné, nous serons cette fois complètement seuls sur cette plage de plus d’un kilomètres de long. 

Nous avions envisagé de faire également une journée de canyoning avec Manu, un Français installé en Inde depuis plusieurs années, mais le projet sera finalement avorté car nous avons du finalement prendre un train pour Bombay plus tôt et dans une gare plus éloignée de celle de Palolem le jour où nous avions programmé notre activité. Pour noyer notre déception et écluser une partie des 6000 roupies prévues pour le canyoning, , nous nous payons un énorme et délicieux King Fish (poisson local) accompagné d’un petit blanc, tout ce qu’il y a de plus correct et de quelques bières.

Le lendemain, après notre traditionnel petit déjeuner pris avec Agnès pendant que notre gros bébé continuait, comme tous les matins, à faire la grasse mat, j’ai décidé d’aller me faire faire une petite beauté ; cheveux, sourcils, poils des oreilles, du nez, suivi d’un massage facial, de la nuque, de la tête et du dos et enfin, terminé par un masque de beauté. C’est presque 2 heures que je resterais chez le coiffeur, évitant au dernier moment, la teinture blonde qu’il me proposait et que j’avais accepté, dans un premier temps, suite à un problème de compréhension.

C’est en taxi que nous rejoindrons en fin d’après midi la gare de Margao où nous devons prendre le train de 18 H 50 direction Bombay et c’est finalement avec plus de 3 heures de retard que ce dernier arrivera.

La gare principale de Bombay ne se trouve finalement qu’à quelques mètres de notre hôtel. Nous n’avons réservé qu’une nuit en dortoir car notre avion pour Johannesburg part dans la nuit du dimanche au lundi à 4 heures du matin. Nous consacrerons le samedi à la visite de Bombay et le dimanche à la découverte d’Eléphant Island, une île située à 9 km de Bombay où Agnès, telle une star Bollywoodienne, passera son après-midi à faire crépiter les flashes des appareils photos de tous les touristes indiens présents sur l’ile. 

Il est maintenant l’heure de retrouver la terre ferme et le couloir de notre hôtel, duquel nous nous ferons virer à 20 heures, qu’à cela ne tienne, nous partons au restaurant d’où nous rejoindrons vers 23 heures l’aéroport.

Nous sommes actuellement dans l’avion direction Johannesburg, il est 16 heures quand j’écris ses lignes et dans moins d’une heure, nous retrouverons notre ami Camille qui pour notre grand bonheur, et le sien je l’espère, à décider de nous rejoindre pour une dizaine de jours en Afrique du Sud, à la plus grande joie de son filleul dont c’est l’anniversaire aujourd’hui, Lundi 11 mai 2015. Nous lui avons concocté un petit itinéraire mais Chut !! C’est une autre histoire que nous aurons le plaisir de vous raconter avant notre retour.

Messages personnels :

Nous souhaitons un joyeux anniversaire à notre mamounette adorée, et nous l’embrassons très très fort.

Joyeux anniversaire à Olive (La rich) à qui nous pensons très fort et que nous espérons revoir très vite.

Bon anniversaire à ma Candouchka que j’espère bien revoir bientôt. Gros bisous. Sans oublier Yannis que nous embrassons également très fort.

Bon anniversaire à Hélène et Olivier.J. Bisous.

Greg.

SPLENDEURS ET MISERES

(Du 17 avril au 30 Avril 2015)

Après avoir laissé partir, successivement, Fantine et Fredo, pour qui l’heure de la rentrée venait de sonner, puis Mia partit faire un treck de 18 jours autour des Annapurnas, nous revoilà de nouveau trois pour terminer notre voyage, qui nous conduira de l’Inde à l’Afrique du sud. 

Long, va être le voyage qui doit, dans un premier temps, nous conduire à Sonauli à la frontière Népalo-indienne puis à Varanasi en Inde. Il nous faudra d’abord 7 heures pour atteindre la frontière, dans un bus roulant à tombeau ouvert, toute sirène hurlante, sur les routes défoncées du Népal. Il est 21 heures, quand le bus nous dépose à quelques mètres du poste frontière Népalais, après avoir expédié les formalités de sortie du territoire et échangé nos dernières roupies népalaises contre des roupies indiennes dans un bureau de change éclairé à la bougie. Retour au bus où, après être passé sous un portique placé au milieu de nulle part, la douane indienne procédera à une fouille approximative de nos bagages.

La différence entre les 2 pays n’est presque pas perceptible, la pauvreté règne d’un coté comme de l’autre de la frontière, simplement nous sommes passés des routes en mauvaise état, coté Népalais, à un chemin de terre, côté Indien et la température est bien montée d’une quinzaine de degrés depuis notre départ de katmandhu.

Il est 6 heures du matin quand, après 8 heures de bus, nous arrivons enfin à Varanasi. A notre arrivée à l’hôtel, les chambres ne sont pas disponibles. Le gérant nous propose d’effectuer une ballade en barque sur le Gange afin d’admirer le lever du soleil et d’assister aux premières activités matinales, des habitants autour des différentes Ghats (portes) qui donnent sur le Gange. Nous n’avons dormi que quelques heures depuis notre départ de Katmandu mais il nous reste malgré tout quelques forces pour effectuer la visite.

Le lever de soleil, resplendissant, donne des couleurs chatoyantes aux temples, palais et demeures trônant le long du Gange. Toute une vie commence à s’activer de bon matin autour du fleuve sacré, ici des enfants, sautant et plongeant, là des femmes, lavant draps et saris, plus loin des hommes pratiquant leurs ablutions matinales.

Il est 8 heures quant nous rentrerons à l’hôtel et la température est encore montée de quelques degrés, nos chambres sont disponibles et nous nous empressons d’aller tester la qualité de nos matelas. Nous ne nous réveillerons qu’en fin d’après midi, il doit faire maintenant plus de 45° et cette température nous accompagnera, tout au long de notre séjour en Inde. 

Au programme des jours suivants, visite de la ville en auto-rickshaw, coucher de soleil, puis spectacle de nuit toujours au bord du Gange et pour finir, ballade dans les ruelles de la ville qui nous permettra d’avoir un contact plus direct avec la population indienne et ses vaches sacrées. La chaleur est suffocante et nous envions les indiens de pouvoir se rafraîchir dans le fleuve. L’espace d’un instant, nous envisageons, Jordan et moi, d’aller les rejoindre, un instant où passera dans le Gange, un buffle mort, des cendres de crémations des vieilles de la veille, les excréments et immondices de cette ville de plus d’un million d’habitants, et finalement, nous nous raviserons car on trouve qu’il ne fait pas assez chaud pour se baigner et on attendra de renter à l’hôtel pour prendre une bonne douche.

Varanasi, une des villes sacrées de l’Inde où il fait bon mourir car, ici s’arrête enfin le cycle infernal de la réincarnation. Les indiens, qui s’éteignent ici, peuvent enfin mourir en paix sans risquer de renaître à nouveau pauvre et je peux vous dire, qu’il y a masse de clients à la mort définitive et que toutes les nuits, les bûchers brûlent à plein foyer.

Il est maintenant temps de reprendre la route ou plutôt le rail, car c’est par le train que nous atteindrons notre prochaine destination AGRA, ce nom ne vous dit probablement rien mais si je vous parle du TAJ MAHAL, je pense que ça vous parlera un peu plus.

Mais avant d’aller visiter le MONUMENT, petit détour à Fathepur Sikri pour la visite d’une ville fortifiée. Le lendemain, lever à l’aube pour aller admirer le lever du soleil sur le TAJ MAHAL, le mausolée de toute beauté construit par l’empreur Shâh Jahân en mémoire de son épouse.

Elle devait être sacrément bonne la princesse, pour que l’empereur, son mari, lui fasse quatorze enfants et lui construise un tombeau d’un telle beauté. Question reconnaissance des enfants, c’est autre chose ; La petite dernière fera mourir sa mère lors de sa naissance et un autre ravira le trône de son père et l’enfermera dans une geôle du fort d’Agra d’où, il ne ressortira que les pieds devant. je vous le dis, Méfiez nous de nos gosses !!

Nous irons ensuite visiter le fameux fort, le premier d’une longue série. notre hébergement à Agra, est quelconque, comme la ville d’ailleurs et nous avons beaucoup de mal à trouver un restaurant servant une cuisine indienne respectable. C’est d’ailleurs à Agra, en mangeant des Sheeks Kebab qui ressemblaient plutôt à des merdes Kebab avec le goût mais sans l’odeur, qu’après Agnès et Jordan, je connus moi aussi, quelques problèmes gastriques qui, comme la chaleur, vont nous suivre pendant tout notre séjour en Inde. Eh oui, comme je vous l’avais dit lors de l’article précédent, l’Inde, ça fait vraiment mal au ventre.

Un dernier coucher de soleil sur le mausolée et demain départ pour le Rajasthan, terre de désert et de désir pour de nombreux Raj (roi) et empereurs de passage. Mais lorsque nous arrivons à Jaipur, la ville rose, c’est une grosse déception. Car il n’y a ni femmes nues sur les dromadaires, ni bataille d’éléphants dans les rues, même pas de petite partouzes rajastanesques comme à l’époque.

Non, tout cela, c’est du passé. Le seul rescapé de cette bonne vieille époque, c’est le contraste permanent de la luxure, qui règne dans ces forts et la pauvreté de la population qui vit à son seuil. C’est affligeant !

Notre ligne de conduite pendant notre séjour dans le Rajhastan restera désormais la même, le matin transport pour nous rendre à l’étape suivante, l’après midi visite de la ville, de son fort ou de son palais ou des deux et le lendemain, recherche d’un coin baignade.

Donc après JAIPUR, sa ville fortifiée, son fort, sa piscine et son bruit, direction BUNDI, plus petite et surtout bien plus calme, où nous séjournerons dans une petite guest house familiale, un palais mais pas de piscine. Qu’à cela ne tienne, il nous faut de l’eau et il existe à une quarantaine de kilomètres, des cascades où nous décidons de nous rendre en Auto-rickshaw. Je peux vous dire qu’une heure dans ce type de véhicule, c’est long et fatiguant et nous espérons sans trop y croire ne pas avoir fait le voyage pour rien. Autour de nous, le désert et rien ne présage ce que nous allons finalement découvrir ; Une oasis de fraîcheur au milieu de ce paysage aride où nous allons pouvoir passer l’après midi.

 

Agnès, dans son maillot bleu à pois roses, affolera une poignée de jeunes indiens installés sur l’autre rive mais qui, par diverses manoeuvres d’approche plus ou moins discrètes, se retrouveront à moins de 3 mètres de nous afin de voir de plus près les fameux points roses. Devant tant d’ insistance, Jordan et moi décidons d’exposer nos corps à leurs vues, tout en cachant celui d’Agnès et la tactique s’avère payante car ils ont l’air tout de suite, moins intéressés par nos maillots et quitteront les lieux quelques minutes plus tard.

Voilà, après cette pose fraicheur, retour à BUNDI où après une bonne nuit salvatrice, nous prendrons la direction de la ville blanche d’UDAIPHUR que nous atteindrons après 7 h de …, après une visite de la… et de son magnifique… , nous irons où le lendemain ? Ben à la … !! (A vous de complétez avec le mots suivants : bus, ville, palais, piscine)

Je vous avoue, que je commence un peu à me lasser, des visites de palais et de forts sous cette chaleur, de cette cuisine, pas toujours au top car la saison est terminée et que les cuisiniers sont partis en congé. Je dois l’avouer, à ce moment du voyage, je pense de plus en plus au retour, j’ai un peu l’impression, de me retrouver dans un jour sans fin, les jours se suivent et se ressemblent et pour la première fois depuis le début de notre tour du monde, une routine s’installe. Je pense que comme moi, Margot aurai eu beaucoup de mal à trouver sa place ici, mais nous pensons beaucoup à elle et nous l’appelons régulièrement pour qu’elle puisse, elle aussi, participer à la fin de notre tour du monde. Quant à Agnès et Jordan, ils vont plutôt biens et s’adaptent bien plus facilement que moi à la situation.

Nous avons tout de même hâte de quitter le Rajhastan pour, dans un premier temps, rejoindre la capitale NEW DELHI, mais surtout descendre vers le sud de l’Inde pour rejoindre GOA et ses plages mais ça c’est une autre histoire que nous tacherons de vous raconter au plus vite.

 

Messages personnels :

Nous souhaitons un joyeux anniversaire à ma maman adorée, que je suis pressée de serrer fort dans mes bras. Bisous ma moumoune.

Sans oublier, l’anniversaire de ma marraine qui est toujours aussi loin de mes yeux mais toujours aussi chère à mon coeur. Gros bisous

Bon anniversaire à Monique (Maman de ma chère Coco) ainsi qu’à Adam, Jeannette Bénit que nous embrassons.

Bon anniversaire à Adam mon filleul, et à Galou mon ancien colloc !

 

Greg.

TREMBLEMENT DE COEUR

(Du 30 Mars au 17 Avril 2015)

Alors que je donnais un peu de répit aux deux plumes habituelles, en écrivant ce nouvel article, c’est avec stupeur que j’ai appris une triste nouvelle ce matin, tous ces morts, ces paysages, ces temples et ces maisons en ruines. Je me sens, moi aussi dévasté, que faire, à part être de tout coeur avec eux. « Un tremblement de coeur ».

My name is Frédéric, Frédo pour les intimes, ami proche de la famille Desruelle depuis 15 ans, je cours avec Greg, sur des trails alors forcément, ça crée des liens très forts. On s’était donné rendez-vous dans dix ans, même jour, même heure, non, non pas du tout, c’était dans dix mois à Katmandu. Depuis mon adolescence, je rêvais de l’Himalaya, du Tibet, du Népal et leur voyage me donnait enfin l’occasion de réaliser ce rêve, alors dès que j’ai su qu’il passait au Népal, aucune hésitation.

Après une semaine de folie, finir mon boulot en cours, boucler mon sac, ne rien oublier dans la précipitation, ne pas rater l’avion, même si j’ai réussi à perdre mes billets dans Roissy, faillit rater ma correspondance à Delhi et me faire dynamiter mon sac au terminal de Katmandu, me voilà enfin à l’hôtel où je vais pouvoir me reposer un peu en attendant leur arrivée dans deux jours. Visite de la ville, des temples, des temples, des temples, des maisons de bric et de broc, surtout de briques. Dégustation des mets locaux dont notamment les fameux momos, de succulents raviolis népalais. Mon anglais est mis à rude épreuve; Where is Brian ? je ne l’ai pas trouvé, il n’était pas dans la kitchen.

Impatient de les retrouver, je tourne en rond dans ma chambre d’hôtel. Ah ! Un taxi, non merde ce n’est pas eux, un autre, non toujours pas remerde, enfin 23 h 30, ils sont là et à l’heure en plus. Je me retient de courir les rejoindre dans l’escalier, on a vite fait de passer pour un sentimental, mais mon énervement trahi le manque qu’ils m’ont causé. Je descends leur ouvrir la porte de l’hôtel, le réceptionniste dort comme un bon, ou comme un bonze pour faire local. Enfin, les retrouvailles : Effusions de bisous et d’embrassades. Nous nous installons dans le salon avec une bouteille de rouge et deux morceaux de fromage rapportés du jura, nous discutons jusqu’à plus d’heure, ils me racontent une centaine d’anecdotes sur les milliers qu’ils ont en stock, je leur donne des nouvelles de tout le monde puis nous allons nous coucher.

Après une bonne nuit, ballade dans Thamel, quartier touristique de Katmandu, on s’installe au restaurant, on commande des bières belges, Agnès s’absente sous prétexte gastrique et revient dans le dos de Jordan avec une surprise de taille, Fantine ! ET oui, elle est venue nous rejoindre sans en parler à Jordan, qui reste scotché, la mâchoire par terre, les bras ballants, les yeux dans le vide ; Un bug, plus de son, plus d’image, il lui faudra plusieurs secondes pour se remettre de ses émotions. Nous voici cinq pour notre trek. 

Le lendemain, départ en bus pour Pokhara, ville étape qui nous permettra de rejoindre le point de départ de notre trek : l’Annapurna base camp. Sept heures de bus plus tard, nous arrivons enfin, secoués, bringuebalés dans tous les sens, mais entiers. Visite de pokhara, achats des derniers équipements et location des duvets dans le quartier que nous avons renommé « Chamonix ». Les Permis de trek en poche, nous sommes fin prêts pour l’aventure, un bon resto, quelques bières et une bonne nuit là-dessus.

Jour 1 : de Nayapul à Ulleri (1960m) via Poon Hill (3200m) :  

Vingt kilomètres et 2 heures de taxi plus tard, nous y voici, deux checks points et nous attaquons la montée dans un paysage presque alpin, mis à part la végétation luxuriante, faite de rhododendrons en fleurs rouge et rose qui illuminent les versants et la hauteur des montagnes qui peuvent donner le vertige. Nous marchons d’un bon pas, les sacs ne sont pas trop lourds, les chemins bien tracés, des ponts de singe nous permettent de traverser les torrents, de belles marches en pierres nous aident à gravir ces montagnes toujours plus raides les unes que les autres.

Cinq heures de marche et 1300 mètres de dénivelé plus tard, nous apercevons le village où nous ferons étape pour notre première nuit. Jordan et Fantine s’occuperont avec brio de la négociation du prix du gite et du couvert, nous continuons l’entraînement en descendant deux Everests (la bière locale) en jouant au tarot en attendant notre « Dal Bat » (plat local servi à volonté, au plus grand bonheur de Fantine pour la quantité de légumes et la quantité tout court pour Jordan).

Jour 2 : de Ulleri (1960m) à Tadapani (2590m) via Poon hill (3200m) :

Ce matin, direction Poon Hill afin de découvrir l’un des plus beaux points de vues sur les Annapurnas. Ca monte toujours, des marches et des marches à perte de vue, c’est la highway to Hill. Au bout de notre effort nous découvrons l’Annapurna dans le brouillard, la majestueuse montagne se joue de nous, elle ne se dévoile que par petit bout, comme pour mieux nous donner envie d’elle, salope !!! 

Plus loin, nous passons les 3000 mètres, sous la neige, qui commence à tourbillonner en gros flocons, nous croiserons quelques touristes chinois frigorifiés simplement vêtus, en short et tee-shirt, juste couvert d’un poncho en plastique, ce qui nous fait apprécier nos vestes en Gore Tex. En redescendant, nos passons dans des gorges magnifiques avec, au fond, un torrent sauvage et une jungle épaisse.

La pluie nous accompagnera jusqu’au refuge où nous arriverons glacés et trempés comme des linges. Installés et changés, nous nous blottissons autour du pauvre poêle à bois, beaucoup trop petit pour que tout le monde se réchauffe, surtout qu’un petit gros, assis sur sa chaise, en train de regarder la télé volume à fond, n’a pas envie de se bouger le C… Le volume de la télé devenu supportable, je demande du bois pour l’autre poêle qui trône au milieu de la pièce. Comment dit-on bûche en anglais ? Père Noël cake ! Pas sur. Bon enfin, le poêle ronfle et chauffe la pièce en un temps record, ce qui permettra à tout le monde de faire sécher ses vêtements et de se réchauffer le corps et l’âme.

Jour 3 et 4, de Tadapani (2590m) à Deurali (3100m) : Le soleil radieux du matin nous met en joie et efface la pluie d’hier, ce qui est plus facile pour faire des photos, trop peut-être, Greg fait des portraits de tous les népalais qu’il voit. Je pense qu’avec sa carte mémoire, on peut faire le recensement de toute la région. Au détour d’un chemin, nous nous retrouvons nez à nez avec le yéti, non en fait, un singe de deux mètres cinquante, enfin deux mètres, bon un mètre ! Oui, mais ça fait grand pour un singe ! Bon de toutes façons, il a eu peur, il a détalé comme un lapin. Et moi j’ai pas eu peur, même pas vrai.

Au début du quatrième jour, nos organismes commencent à fatiguer mais nous continuons notre ascension vers le camp de base de l’Annapurna sans trop de problème, nous nous sommes calés sur la météo, beau temps jusqu’à 14 h et ensuite pluie pendant deux à trois heures. La portion de trek entre Sinuwa et Deurali à fini d’entamer les forces d’Agnès, malgré une volonté de fer et un engagement total, mal au ventre et à la tête auront raison de son courage, en l’obligeant à garder le lit une bonne journée au lieu de faire l’ascension finale jusqu’au camp de base. Nous revoyons nos plans et décidons de dormir au camp de base Fantine, Jordan et moi, Greg fera l’aller-retour pour retrouver Agnès à Deurali.

Jour 5 de Deurali (3100) à Dohan (1100m) via ABC (4130m) :

Nous entamons l’ascension vers 6 h 30 dans un froid glacial, Greg part comme un népalais, peine perdue, les permis de trek sont dans le sac d’Agnès. Jordan fait un aller-retour, bon ça va, on n’avait fait que cent mètres. 2h45 et 1000 mètres de dénivelé plus tard, nous sommes au camp de base, quelques photos, un mini Molki et Greg repart rejoindre sa belle. Il fera la descente en courant, le « Dawa Desruelle », 1h15 après son départ il arrive à Deurali, ah ! l’amour !

Partis à cinq, nous ne voilà plus que trois, un petit molki avec les népalais très intrigués par ce jeu. Nous buvons une bière pour célébrer ça, même si la fête et un peu gâchée. Sans nous concerter, juste du regard, le fond de l’œil qui ne brille pas, nous sommes inquiets pour la santé d’Agnès, Jordan veut retrouver sa maman, en route donc vers Deurali, non sans avoir admiré l’immensité des montagnes. Personne à notre arrivée à Deurali ; Bonne nouvelle, ils sont descendus, signe de bonne santé. Nous continuons et si nous ne les trouvons pas aujourd’hui nous les rattraperons demain. Dernier village avant la nuit, il est temps de nous arrêter. Le chapeau de Greg, posé sur une chaise, ouf ! Ils sont là et en forme, Agnès va mieux, il fallait qu’elle coule un bonze et le repos lui a fait du bien. Un grand coup de chapeau à Fantine qui n’a pas faiblit dans cette journée marathon. Après l’Annapurna, on va encore descendre quelques Everest pour fêter nos retrouvailles.

Jour 6 et 7, de Dohan (2500m) à Phedi (1100m)

Une très grosse journée de marche, avec un détour aux sources d’eaux chaudes, pour ne découvrir que trois pauvres bassins surpeuplés. Jordan et moi décidons de nous baigner, enfin de nous tremper plutôt, vu la place restante, après un détour par la rivière à 2 ou 3°, ce qui nous permettra d’apprécier les 32°de notre bain.

Le treck se finira sans embûche après 110 Km et presque 7000 M de dénivelés positifs et nous terminons notre aventure par une grosse embrassade arrivée à Pedhi, fourbus mais heureux. Bon ! Deux Everest pour fêter ça en compagnie de Simone et ses copines, qui veulent nous vendre des colliers et des bracelets locaux.

Le retour à Pokhara se fera en bus local, vraiment très local et de retour à l’hôtel, nous nous reposerons, et profiterons de la ville et de ses restaurants pour refaire le plein d’énergie. Jordan et moi profitons de l’occasion pour aller chez le barbier, nous faire raser la couenne, je me fais masser le cuir chevelu et les épaules et lorsque j’ouvre les yeux, je découvre à coté de moi, un gamin de seize ans, ressemblant à Jordan. Quand Greg revient, le barbier a vraiment très envie de le raser et de lui couper les cheveux, ce qu’il refuse catégoriquement, bien que le barbier le rassure en lui disant qu’il est aussi toiletteur.

Une visite des alentours de la ville en VTT, une baignade à poil dans une rivière avec les buffles profitant de l’eau claire et fraîche, une visite au musée de l’alpinisme et c’est le départ en direction du Chitwan.

Quatre heures de bus climatisé (facile), nous permettrons de rejoindre le sud du Népal. Changement de climat, 35 °, pas de vent, après les nuits fraîches de l’Annapurna, difficile de dormir. Nous faisons un safari dans la jungle à pied, nous apercevons un rhinocéros endormi ou peut-être, attaché à un arbre, je ne veux pas aller vérifier, un singe mais pas de tigre, tant mieux ! Le lendemain, petite ballade à dos d’éléphant, très sympathique, un peu secoué, nous admirons un rhinocéros, pas du tout dérangé par notre présence et quelques biches plus farouches.

Retour à Katmandu où nous devrions normalement mettre quatre heures de bus sur une grande route, tranquille mais nous sommes le 13 avril, la veille du jour de l’an népalais, c’est l’exode, beaucoup de personnes sont dans les bus pour rentrer chez eux à et nous mettrons finalement plus de huit heures pour arriver à Katmandu.

Le lendemain, nous nous réveillerons presque tous centenaire car nous sommes en l’année 2072 du calendrier Népalais, je fais la connaissance de Mia, une amie croisée plusieurs fois pendant leur tour du monde. Ensemble, nous abusons des boutiques de souvenirs et surtout des restaurants, Jordan le gourmand, commande un banana split. On lui sert une banane frite, coupée en morceaux, toute seule, au milieu de l’assiette. Déçu, il explique au serveur comment on mange ce dessert en Europe. Pas contrariant le népalais, il revient avec la banane et une dizaine de glaçons tout autour ! Ice ou ice cream ? 

Et voila, comme toutes les bonnes choses ont une fin, les mauvaises aussi, mais ça on en parle moins. Il faut que je rentre chez moi, il y a des gens qui m’attendent. Je vais aussi quitter la petite famille Desruelle pour mieux les retrouver une fois leur tour du monde accompli, faire un tour sur soi-même, cela s’appelle, une révolution ! Je repars du Népal, détendu, heureux, amoureux de la population népalaise, des gens aussi souriant, joyeux, des enfants avec un regard tellement brillant, malgré le dénuement dans lequel ils vivent. Une belle leçon, pour nous occidentaux qui n’avons jamais assez et ne sommes jamais satisfaits.   

Fredo

Quant à nous, nous repartons dans quelques jours direction l’Inde, mais ça c’est une autre histoire qui risque de faire mal au ventre et que nous sommes en train de vivre actuellement.

Messages personnels :

Nous souhaitons un super joyeux anniversaire à notre Coco d’amour, qui nous manque énormément et qui n’oubliera pas nos 2 verres pour arroser cet événement. Gros bisous ma chérie, nos coeurs sont près de toi.

Un super joyeux anniversaire à notre Fredo, qui a partagé avec nous, ce Népal si magnifique. Gros bisous.

Pour finir nous ajoutons une galerie photos de tout ces gens si beaux que nous avons rencontré lors de ce périple, j’espère que toute ces personnes rencontrés vont bien. Toutes nos pensées au Népal une fois de plus :

FUME, C’EST DU CHINOIS !

(Du 22 Mars au 30 Mars 2015)

– Eh merde ! Y’a un indien qui s’est endormi sur moi dans le bus, j’ai déjà du mal à écrire cet article !

– Et remerde ! Y’a son tilak  (vous savez, leur point rouge) qui est en train de me couler dessus… Putain mon nouveau tee-shirt, acheté en Chine, va être niqué. Et fait chier, je deviens vulgaire, je vais plutôt écrire.

Il était une fois la Chine : Nous passons un temps fou, à traverser cet immense pays et, malgré le confort et la sécurité, qui laissent parfois à désirer, c’est toujours réconfortant d’arriver à destination. Celle du jour, c’est la ville de Kunming où, un loft dans une auberge de jeunesse, loué par Prince Greg, nous attend. Après avoir pris successivement : Bus (3h) – Train (10h) – Avion (2h) – Métro (45mn) – Taxi (20mn) – et bien-sur, nos pieds en grande quantité, nous nous offrons, notre cocktail de bienvenue. A peine notre verre finit, nous replongeons dans notre dynamique de voyage ; Il nous faut réserver un bus pour rejoindre les terrasses du Yuanyang. Et, alors que nous nous décidons enfin à aller pratiquer le mandarin à la gare pour récupérer nos billets, nous nous apercevons que notre hôtel gère les réservation de bus et de train. Changement de programme : Cet après-midi ce sera ;  jefourienunverrealamain.

Nous ne déballerons pas trop nos affaires dans le superloft car le lendemain, nous repartons déjà vers le sud et la ville de Xinjie. Porte d’entrée des rizières en terrasses du Yuanyang, c’est aussi l’endroit où nous avions rencardé un chauffeur afin de nous rendre à l’hôtel. Mais au bout de huit heures de trajet, lorsque nous descendons du bus, nous nous apercevons que nous nous trouvons finalement à Duoyishu où se trouve notre hôtel. Un chauffeur est donc en train de nous d’attendre depuis une heure pour rien… C’est, forcement gênés, que nous nous approchons de la réception pour nous annoncer. Et ce sera un sourire qui nous accueillera, que c’est agréable ! Tout comme le sera l’accueil dans ce village où se côtoient buffles, cochons de Chine, et sourires d’enfants. Quant au programme pour ces 2 jours, il se résume à la contemplation du lever du soleil et du coucher sur les rizières, entrecoupée bien-sur de bonnes ballades.

Le premier matin, c’est la désillusion totale ! Impossible de voir quoi que ce soit. Le brouillard est bien trop épais, toute visibilité semble impossible. J’ai l’impression de me trouver dans mon cerveau brumeux, un lendemain de fête. Et puisque les rizière ne se montrent pas, nous engagerons la discussion avec les seules personnes présentes : Marie et Loic, globes-trotteurs par intermittence. Greg est bavard en cette matinée, et dans la discussion il leur demande ce qu’ils étudient. La question sembla vexante pour ces trentenaires, dans la vie active depuis quelques années puisqu’ils lui demanderont , depuis combien de temps celui-ci est à la retraite.

Malgré cet accro, qui faillit en venir aux mains (vous savez bien que mon père fait partie de ces gens qui résolvent tout par la violence), le reste de la journée se passera bien puisque nous déciderons de faire une ballade ensemble dans les rizières accompagnés de deux autres baroudeurs de longues dates, Cécile et Claude, rencontrés la veille et tout aussi sympathiques. Oh ! il y aura bien quelques grosse engueulades (pour la direction à prendre) mais rien n’entachera notre bonne humeur journalière. Ni le brouillard, qui ne nous laissera pas apercevoir grand chose, ni les petites vannes que nous nous ferons (pousser son voisin dans une rizière, tirer la queue d’un buffle et se barrer en courant, etc…), ni même le coucher de soleil, aussi décevant que le lever.

La fin de cette ballade sera, non pas fêtée autour d’un sanglier comme dans nos si chères traditions mais autour d’un canard dont rêvait Marie et Loïc depuis quelques jours et que nous essayerons, à l’image de nos ancêtres gaulois, de chasser nous mêmes. Nous essayerons au cours de cette journée, plusieurs stratégies mais nous privilégieront la dernière :

1. Division : On se sépare afin d’entourer la rizière et l’animal dans le but de lui sauter dessus chacun notre tour.

  • Avantages : Plusieurs chances de l’attraper, fierté collective, cohérence de groupe.
  • Inconvénients : Un grand manque de finesse dans cette stratégie, être trempés et sentir le basmati.
  • Bilan : Le canard s’est envolé, nous ferons riz blanc.

2. Infiltration : On ne fait qu’un avec la nature, on se met des pousses de riz sur la tête, et on utilise une sarbacane tuba en bambou afin d’atteindre l’animal.

  • Avantages : L’immersion est simple car nous somme déjà mouillés, les sangsues, sur notre peau, seront parfaites pour l’apéro.
  • Inconvénients : Vouloir tuer un canard avec une sarbacane en bambou remplit d’eau, c’est aussi efficace que de braquer une banque avec un pistolet à eau.
  • Bilan : Ma mère s’est presque noyée quand un martin pêcheur s’est posé sur son tuba bambou.

3. Délégation : On se consulte, nous avons faim et nous avons perdu quelques plumes dans les stratégies journalières. On demande à notre hôte de nous préparer un canard.

  • Avantages : Nous sommes propres et on peut boire de la bière en attendant le canard.
  • Inconvénients : La fierté du chasseur a disparu, le prix du repas va considérablement augmenter
  • Bilan : Ni magret, ni cuisse, on ne mangera que les parties dont raffolent les chinois : os, bec ou encore les pattes. Heureusement nous avions au moins réussi à attraper les canetons, moins vifs que leur mère. Avec deux boules vanille, c’est succulent.

Nous avons une dernière chance afin de voir un lever de soleil digne de ce nom. Ce matin-là, pas de brouillard certes, mais pas de couleurs fantastiques, non plus. Alors on ne traîne pas, car cette fois nous ne ferons pas faux-bond au chauffeur. Ce dernier nous emmènera à la station de bus où nous attend toute la panoplie de transports que l’on aime tant (taxi-bus-train de nuit-bus) et qui nous amèneront à 600 km au nord.

Passage obligatoire pour rejoindre notre trek. La vieille ville de Lijang est bien charmante (bien que très touristique), tant par son architecture que par ses ruelles et ses ruisseaux. C’est un peu une Venise chinoise où se croise, amoureux, jeunes modèles en plein shooting, et bien sur masse de touristes. Le tout, sur un fond de Djembe incessant. Et quand la nuit tombe, cela devient alors impossible de se frayer un passage tant la foule est compacte. Mais cela ne nous effraye guère, car ça fait deux semaines que nous pratiquons le foule-crossing en Chine. Et pour ma part, quand il s’agit de manger, rien n’est insurmontable. D’ailleurs nous reviendrons deux soirs, pour profiter des stands de nourritures variées et délicieuses où tout se négocie, de la portion de riz au simple nem.

C’est peut être en prévision des deux jours de treks à venir que nous mangerons tant à Lijang. Nous pensions en effet, qu’un grand besoin d’énergie serait nécessaire pour cette petite préparation Anapurnienne. Mais non, ce trek n’était, tout au plus qu’une ballade de santé dans le parc de l’orge. Bien sur, il y a le paysage en plus car cet itinéraire suit le haut d’une gorge et permet d’admirer cascades, relief fantastique, ou encore sommets enneigés. Mais tout de même, notre fameux guide nous le présentait comme difficile. Alors que je pense, que même Mamounette, après une bouteille de rosé est capable de boucler ce trek en une journée !

La belle surprise de ce trek restera la flore variée, à l’image des différentes variétés de cannabis qui poussent tout le long du sentier. Les locaux, qui vendent de l’eau et des barres céréales, on bien sur saisit l’opportunité, en ajoutant à leurs stands, des sachets d’herbes. Et c’est mon père, d’habitude si moralisateur lorsqu’on parle de drogue, qui nous surprendra, en nous soumettant l’idée de fumer quelques joints afin de rendre le trek un peu plus difficile. Mais forcément, l’effet est puissant quand vous ne fumez pas, surtout en Altitude. Nous ralentirons donc considérablement notre allure jusqu’à la Guest House à cause de ma mère. Car celle-ci, en plus de se prendre pour une limace,  s’arrêtera tous les deux mètres, pour porter un caillou et crier « Je suis un escargot ». Quant à mon père, il s’éclipsera après avoir fumé. Nous le retrouverons plus tard, nu sur un rocher, tentant de communiquer avec des chèvres. La drogue et lui ne font pas belle affaire car si nous l’avions déjà dans le passé retrouvé nu dans la rue, il n’y avait alors rien d’inquiétant. Se prendre pour Birdy, c’est une chose, parler aux animaux, en est une autre.

Le soir, nous retrouverons dans notre Guest house, tout le petit monde déjà croisé dans la journée. Et le réflexe est le même pour chaque arrivant : Commander une bière et rouler un joint. Mais avec la mauvaise expérience due aux psychotropes pendant cette journée, nous resterons à la bière. Quand à notre repas, nous le partagerons avec deux trekkeuses sympathiques et françaises, évidemment, sinon nous n’aurions pas pu bavarder.

Le deuxième jour sera fait d’une descente jusqu’aux gorges, d’une échelle de 30 mètres sans sécurité, d’une arnaque, d’une prise de tête, d’une remontée de la gorge en se faisant la gueule, d’un bus jusqu’à Lijang, d’une rencontre avec un nouveau français (Salut Price) puis d’un train de nuit, jusqu’à la capitale du Yunan

De retour sur Kunming, nous nous mettons en quête afin de bien finir notre séjour en Chine. Il y a donc trois choses à faire pour y parvenir :

1. Aller chercher de beaux produits à carrefour, afin de fêter dignement notre départ.
2. Goûter le plat de la région, à savoir les nouilles qui traversent le pont.
3. Démontrer à l’hôtel, la supériorité des français sur le ping-pong mondial.

Le premier de nos objectifs est rempli plus que facilement puisque nous nous sentons vraiment à l’aise dans ce grand carrefour (où ils vendent des tortues au rayon poissonnerie!!!). En moins de 10 minutes, nous sommes devant la caisse, carte de fidélité à la main et avec des produits, tout sauf chinois.

Le second objectif moins évident, notre chinois ne s’étant pas amélioré, nous fait parcourir toute la ville. Et alors que nous perdons espoir et que nous prenons le chemin du retour, on nous donne enfin une direction. Nous redemandons à un commerçant pour savoir si nous sommes toujours sur le bon chemin : Oui ! Et de boutiques en boutiques on nous donne toujours la même direction qui nous mène … à notre hôtel… Ce n’est pas une erreur, le restaurant voisin, sert des nouilles qui traversent le pont. Nous venons de gâcher deux heures.

Il ne reste plus qu’une chose à faire pour parfaire notre séjour. Vaincre un chinois au ping-pong. Mais le combat s’annonce mal ! J’ai, en effet, avec tous ces produits carrefour dans le sang, oublié avec quelle main je joue d’habitude. En plus de ça, j’ai un mal de ventre phénoménal dû aux fameuses nouilles qui, vu le goût, ont dû tomber par terre en traversant le fameux pont. Je me vois donc déjà perdant. Mais à la grande surprise de tout le monde, je bas le local, surement aidé par cette envie furieuse d’aller aux toilettes qui ne me fît pas traverser le pont à toute vitesse, mais bien l’hôtel.

Mes parents, eux, n’ont rien suivi de  l’histoire. Car pendant que la foule contemplait le match du siècle, mes parents étaient trop occupés à essayer de rouler des joints et à se mettre des fleurs dans les cheveux. Je crois que mes parents sont accros au cannabis depuis notre trek. Pourvu que ça s’arrange à Katmandou mais ça c’est une autre histoire que notre ami Fredo vous racontera prochainement.

Messages personnels :

Nous souhaitons un super joyeux anniversaire à notre petit amour, Louka, qui fête ses 3 ans (sans son patitou et sa manoune qui l’ont abandonné depuis 1 an !!) Gros bisous d’amour.

Bon anniversaire à Myriam et Murielle, gros bisous à vous 2. Sans oublier Marie, la voyageuse,  et Audrey. G que nous embrassons très fort.

Une énorme pensée pour tout le peuple Népalais qui nous a si bien accueilli et qui malgré leur dévotion et leur gentillesse n’ont pas été épargné par les dieux.

 

Jordan.

VOYAGE AU CENTRE DE LA CHINE

(Du 10 Mars au 22 Mars 2015)

A l’instant où j’écris les premières lignes de cette nouvelle chronique, nous sommes à Varanasi en Inde, il est 18 heures et il fait encore plus de 40°, les pâles du ventilateur brassent un air chaud et je dois en être à la cinquième douche de la journée. Avec cette chaleur, tout est compliqué ; bouger, manger et bien sûr Ecrire. Il faut que je remette mes idées en place. Où étions nous il y environ un mois ? Ah oui ! Nous quittions la captivante ville de PEKIN pour prendre la direction du Sichuan et plus précisément de sa capitale administrative, Chengdu.

Comme à Pékin, nous mettrons plusieurs heures pour trouver notre guest house et nous ne devrons notre salut qu’à l’arrivée de deux touristes occidentaux qui, par chance demeuraient justement dans cette même guest house.

Nous ne resterons que 2 jours sur Chengdu, ville sans grand intérêt touristique, hormis un joli temple et le centre des pandas géants où l’on peut voir ces grosses bestioles noires et blanches qui passent leur temps à se prélasser au soleil, en suçant des bambous au lieu d’aller fabriquer des I-phone comme tous les chinois.

C’est de CHENGDU que nous nous rendrons en bus dans le parc national de Jiuzhaigou, quelques virages et autant de frayeurs plus tard, nous voilà arrivés à destination et cette fois pas trop de problèmes pour trouver notre guest, une sublime demeure de type tibétain dont seuls, les sanitaires ne sont pas un modèle de propreté, comme souvent en Chine et qui, en plus se trouvent relativement loin de notre chambre. Agnès devra donc se résoudre à faire son petit pipi nocturne dans le seul récipient présent dans notre chambre, à savoir un service de 36 verres à Saké, ce qui me permettra, pour mon plus grand plaisir de pouvoir observer au fond des verres, les habitantes des différentes ethnies présentes dans la région mais sans leur habit traditionnel.

Nous avions prévu 2 jours pour visiter l’ensemble du parc. Rendez-vous donc est pris le lendemain pour aller chercher les tickets d’entrée. Le temps est un peu frais mais le ciel est parfaitement dégagé, la journée s’annonce plutôt bien. Seul problème, à notre arrivée, des milliers de chinois se pressent devant les portes du parc. Après une bonne heure d’attente, nos précieux sésames en poche, il ne reste plus qu’à prendre place dans un des bus qui desservent les nombreux points d’intérêts du parc (cascades, lacs et rivières). Nous avons donc prévu de monter sur les points les plus hauts du parc en bus et de redescendre à pieds par les nombreuses passerelles qui jouxtent le parc mais nouveau problème, ces dernières sont toutes fermées pour des soi-disant risques d’incendie. Il va donc falloir effectuer la visite à la Chinoise, je vous explique : Le bus vous dépose sur le site où, en un minimum de temps, vous faites des centaines de photos (de préférence en habits traditionnelles, en location sur tous les bons sites) avec des centaines Chinois puis retour au bus qui vous dépose au site suivant où vous faites, de nouveau, une centaine de photos avec une centaine de chinois et ainsi du suite jusqu’à épuisement des sites et finalement la visite, qui aurait du prendre 2 jours en randonnant, ne va durer finalement qu’un peu moins d’une journée en bus (frustrant).

Après avoir dîné dans un excellent restaurant tibétain où Jordan, après avoir mangé deux cuisses de yak, reprendra encore un peu de viande pour finir sa sauce. Le lendemain, nous nous accorderons donc une journée de repos avant de repartir pour une nuit de transit à Chengdu où nos nous régalerons de délicieuses brochettes, dans une petite échoppe de bord de route, avant de repartir par avion pour CHANGSHA dans le Hunan où le seul temple dédié à la consommation que nous visiterons cette fois est Français… « CARREFOUR » !! Quelle émotion, notamment quand Jordan prendra place dans le caddie que nous pousserons fièrement tous les deux, à travers les rayons du magasin. Nous finirons chez Pizza Hut où notre bébé se régalera d’une quinzaine de menus enfant. Une journée inoubliable, certainement la plus belle de ce tour du monde qui nous a rappelé nos sorties hebdomadaires en famille, du samedi à l’agora et nos dimanche à la Croix Blanche. En me remémorant cette instant, une larme coule sur mon visage alors j’écris ces quelques lignes.

Nous repartirons de CHANGSHA en train, le lendemain, cette fois, direction le parc de Wullingan connu pour ses pics karystiques qui auraient inspiré le réalisateur J. Cameron pour le décor de son film « Avatar ». Si nous n’avions croisé que très peu de touristes occidentaux dans le Sichuan, nous n’en croiserons plus du tout pendant notre séjour dans le Hunan et de la façon dont nous regarde certains chinois, nous devons ressembler aux personnages du film.

J’avais donc, au préalable, réservé un établissement de moyenne gamme près de l’entrée principale du parc mais Jordan trouvant finalement l’hôtel trop onéreux (il prend bien soin de son héritage, le petit) avait effectué une nouvelle réservation près de l’entrée ouest du parc, dans un hôtel bien plus modeste. Pas de chauffage, avec une température intérieure variant entre 5 et 15° maximum, absence de matelas, toilettes à la turque sous la douche, ce qui peut permettre de gagner du temps, si le savon ou votre pied ne tombe pas dans le trou, aucun resto aux alentours, je dois vous l’avouer, j’étais ravi de ce changement d’adresse, si bien, que pour faire partager mon allégresse et bien j’ai fait la gueule, mais rassurez-vous, pour une fois, ça n’a pas duré grâce à la charmante petite musicienne chinoise qui gérait à elle seule l’hôtel dont nous étions les seuls clients et qui se mettra en quatre pour palier au manque de son établissement. Couvertures à foison pour compenser le manque de chauffage, couches de couettes pour combler l’absence de matelas et préparation de succulents repas pour compenser l’absence de restaurants alentours.

Après avoir acheté et sans faire la queue cette fois, nos Pass-Wullingan qui nous permettrons d’accéder au parc durant les 4 jours, nous nous lançons à l’assaut de notre premier sentier de randonnée qui doit nous conduire à un point de vue, nous permettant d’avoir une vue d’ensemble de la partie sud du parc. Arrivés à destination, quelle surprise ! l’endroit ressemble à s’y méprendre au Machu Picchu, effectivement, le brouillard esttellement intense qu’on n’y voit pas à plus d’un mêtre comme au Pérou. Tant pis, nous avons quatre jours à rester ici, nous reviendrons demain, et effectivemment le lendemain plus de brouillard mais une pluie battante, qui tombera sans discontinuer du matin au soir, et qui nous obligera à rester confiner dans notre petit hôtel toute la journée. Fort heureusement nous aurons plus de chance lors de nos 2 derniers jours, la pluie cessera et le brouillard s’atténuera, nous permettant enfin d’admirer ce décor magnifique de pics, de ponts naturels et d’autres splendeurs naturelles.

Après ces 4 jours passés dans le Wulinguyan où nous aurons tout de même effectué presque 50 Kms de randonnée avec plus de 4000 Mètres de dénivelé positif, il est temps de prendre congé de notre charmante hôtesse pour reprendre un petit local bus qui nous conduira à la gare de Zhangjiajie. 

Dans le train qui nous ramène à Changsha, une jeune et jolie chinoise s’est installé sur le strapontin qui fait face au mien. les yeux rivés sur son portable, je me demande à cette instant à quoi elle pense ? A un amour lointain, à un monde meilleur ou à tout autre chose peut-être. Un bébé, dont s’occupe sa grand mère, me sourit et je lui rends avec plaisir ce sourire. C’est tout un petit monde qui vît autour de nous, mais surtout avec nous, on ne partage pas seulement qu’ un voyage en train mais on partage surtout un moment de nos vies respectives.

Et voilà, ainsi s’achève notre voyage au centre de la Chine, demain nous reprenons l’avion pour la ville de l’éternel printemps : Kunming dans le Yunan, à ne pas confondre avec le Hunan, avec au programme : découverte de rizières en terrasse du YuanYang, visite de la vieille ville de Lijiang et enfin un petit trek de deux jours dans les gorges du saut du tigre, avant d’aller se frotter dans quelques jours aux sentiers himalayens mais ça c’est une autre histoire que nous essayerons de vous faire partager rapidement.

Messages personnels :

Voilà déjà un an que notre ami Marco nous a quitté, mais il est toujours présent dans nos coeurs et continue à voyager, avec nous, autour du monde. Nous avons, bien entendu en cette période, une pensée toute particulière pour Aïcha, Cindy, Virginie, Nina, ses petits-enfants et tous ses proches.

Je souhaite un joyeux anniversaire à ma petite baronne adorée, qui se reconnaîtra. Gros bisous.

De mon coté bon anniversaire à mon Lolo, à mon Vince d’amour et à Etienne.

Félicitations à note Amélie pour son permis.

Une pensée à Mia qui est partit faire le tour des Annapurnas pendant 20 jours, force et honneur.

Un petit mot pour dire à mes filles adorées, ainsi qu’à mon fils, leurs conjoints et nos petits-enfants, qui nous manquent énormément, à quel point nous sommes fiers de les avoir pour enfants. Nous sommes pressés de rentrer et de nous retrouver en famille complète. Bisous à vous tous.

Greg.

PÉKIN EXPRESS

(Du 06 Mars au 10 Mars 2015)

Je m’excuse, lecteurs pour ce retard de publication mais je peux l’expliquer. Je voulais attendre d’être en trek pour écrire ce nouvel article, je me disais qu’a 3000 m d’altitude, ça serait le seul moyen de me réchauffer les doigts. Seulement, on ne m’avait pas dit qu’il y aurait mille façons de me chauffer les mains et autant d’excuses pour repousser l’écriture de l’article, en commençant par l’arrivée surprise de Fantine. La distribution de cartes pour Fredo Mains douces, pendant dix jours, ou encore l’initiation au Molky, des porteurs et des guides népalais  à 4000 m. Et vu qu’on va retrouver Mia à Katmandou, le temps va me manquer, si je ne profite pas de ce trajet en bus pour écrire. Mais rentrons sans plus attendre (tadammm) dans le vif du sujet. Après beaucoup de stress à Bangkok pour nos visas, c’est sans souci, que nous passerons les formalités made in China. La première difficulté sera de trouver notre hôtel dans ce labyrinthe qu’est Beijing, et nous prendra environ trois heures :

  •  30 mn de prise de température (on vient de perdre 15 degrés).
  • 1h30 de description de sigles chinois pour trouver le bon quartier.
  •  1h de francarin pour trouver le nom de notre rue.

Y a pas à dire, le dépaysement est total même après neuf mois de voyage. Nos quartiers, nous les prendrons dans ce qui fut le premier bordel de Pékin transformé, pour notre venue, en hôtel. Quelques filles de joie y traînent encore pour le service, ce qui donne, selon mon père « beaucoup de charme au lieu ». Mais rien ne nous détournera de notre objectif : nous sommes vendredi, il est 18 h, et même l’encens présent partout, ne peut cacher l’odeur de l’apéro. En plus, des feux d’artifice éclatent à chaque coin de rue. J’imagine que c’est la façon dont on fête l’apéro ici… Nous avions un peu plus tôt repéré un bar à la vitrine alléchante et quand nous y sommes entrés, c’est littéralement une larme qui a coulé sur ma joue tant le choix de belges, y était important. Mais nous n’avons pas traîné car nous voulions absolument goûter au fameux canard laqué de Beijing. Un bon plat histoire de nous mettre en forme pour le lendemain car si Redbull donne des ailes, Reduck donne des cuisses.

 

Notre Pékin express commence, voilà à quoi ressemblent nos journées :

7h : Nous sommes devant la place Tien An Men. Une file gigantesque à faire rougir celle de Space Mountain un jour férié, se dessine à l’entrée de la place. Alors, si comme nous, vous n’avez pas le temps d’attendre, présentez-vous devant la Gestapo locale, montrez votre passeport dans lequel vous avez glissé un ravioli vapeur et vous passerez ainsi devant toute la foule.

8h : Après 14 checks points sécurité, nous voilà donc sur la plus grande place du monde et surtout la plus surveillée. (Tibet libre) À l’extrémité de celle-ci, on devine facilement l’entrée de la Cité Interdite. Elle est marquée par le portrait géant de Mao, Ô combien célèbre pour être le premier selfie avec bouche en cul de poule.

8h30 : Nous entrons in the forbidden city. L’humour n’étant pas autorisé dans la Cité Interdite, nous déposerons celui-ci avec nos sacs à dos, au vestiaire. En revanche, nous n’oublierons pas notre sensibilité pour contempler ce que le chinois ouvrier aux 35 h peut construire de plus beau. Chaque porte traversée est accompagnée d’une claque d’émerveillement.

12h30 : Il nous a fallu quatre heures pour arpenter ce joyaux qu’est la Cité. La visite a éveillé presque tous nos sens, nous décidons donc de nous mettre à table et d’inviter le goût à la fête.

13h : Petite pause déjeuner. Rien d’exceptionnel, on commence à s’habituer aux adresses foireuses du Lonely. De toute façon, nous n’avions que dix minutes pour manger si nous voulions boucler la journée.

13h10 : On se rend en courant (question de timing) à notre prochaine étape : les Hudongs. Ce vieux quartier de la ville est un Bercy village à l’architecture chinoise, mais est surtout assailli par une masse considérable, qui ne permet de mouvement ni de bras ni de pas, et ça ne plait pas à Papa.

15h30 : Nous avons mis deux heures pour sortir de la foule. On souffle trois minutes devant la tour de l’horloge histoire d’avoir l’heure.

15h33 : Il nous reste 57 minutes pour rejoindre un temple à l’autre bout de la ville avant sa fermeture. Pas de temps à perdre : direction métro, Palacio et apéro.

15h40 : Pause pipi non prévue sur le chemin du métro. Je m’empresse de retrouver nos chères rigoles à urine. Je m’aperçois bien vite que je me suis trompé de porte, en apercevant ma mère cul-nu, accroupie, aussi à l’aise que les locaux puisqu’en train de papoter et de fumer une clope avec sa voisine chinoise.

15h50 : Un rouleau de printemps plus tard, nous retrouvons ma mère sourire aux lèvres, nous venons de perdre dix minutes.

16h45 : Nous arrivons devant le palais. Les portes sont closes, la déception est immense pour mon père. Je lui tairai la véritable raison de notre retard (ma mère !!!) sous peine de ruiner la fin de journée, lui changeant l’esprit en lui parlant de Beer 89.

18h30 : Après une douche à l’hôtel, nous arrivons avec mon père dans notre bar favori. Nous commandons deux bières.

19h : Ma mère, après une petite sieste, nous rejoint. Nous commandons trois bières.

19h30 : Le houblon de ma dernière bière a stimulé l’envie d’en reprendre une. Les anciens me suivent sur ce coup.

20h : La Wesmale m’a laissé un goût amer. Je décide d’apaiser mon palais avec une triple Karmeliet, accompagnée d’une Chouffe pour mon père et d’une nouvelle Pécheresse pour ma mère.

20h30 : Je prends les commandes, du son dans la micro-brasserie, nous sommes chauds. Le barman nous ressert des cacahuètes, c’est décidé nous mangerons ici. On passe donc commande : « trois blondes svp ! « .

21h15 : Le repas fut très bon, nous nous sentons comme à la maison. Il ne nous manque que les amis, nous buvons un coup à leur santé.

22h : On se décide à rentrer. On attrape au passage des raviolis vapeurs, de l’eau (une bière locale) et on vide un verre d’alcool de riz offert par un vieux chinois.

23h : Ma mère ronfle.

Et le lendemain on a remis le couvert à toute vitesse, je vous le fais donc le programme rapide car vous devez être agacés de nos textes à rallonges.

  1. Matin : visite du palais du ciel.
  2.  Apres midi : flâne au palais de l’été.
  3. Fin d’après-M : voir le quartier olympique avec le nid d’oiseau et le cube construit pour les JO de pékin.

Et le soir je vous laisse deviner où l’on a fini. Quand au dernier jour, rien d’exceptionnel nous avons juste traîné sur un mur en débris (encore de la contrefaçon) plus connus sous le nom de Great Wall of China. Nous nous reposerons de nos deux jours intensif avec 3 h de route pour nous y rendre. Nous avions choisi une portion qui nous correspond : Un peu restauré, un peu en ruine et surtout pas un chat.  Nous sommes en effet quasiment seuls sur le mur, alors on prend notre temps. On picnic, on joue au Molky, on admire le paysage et on médite. Puis on se dit en regardant les touristes chinois, si bruyants et si peu respectueux, que la grande muraille de Chine n’a pas été construite par les chinois mais plutôt par leurs voisins. Le Retour à la maison en bus, se fait entrecouper de petites siestes, bien que la ballade n’ai pas été longue mais je voulais me reposer, pour être en forme et dire au revoir à mon bar fétiche où nous laisserons notre trace avant de repartir, trinquer avec les pandas. Mais ça c’est une autre histoire.

Messages personnels :

Nous avons une énorme pensée pour notre tonton Patrick, qui nous a quitté trop vite comme notre tonton Didier. Une énorme pensée pour Luis, son compagnon ainsi qu’à son grand frère (Mon papa), Edmonde, Christine et Laurence, ses petites soeurs. Gros bisous à tous.

Bon anniversaire à mes deux supers frangins, Gilles et Didier, qui me manquent beaucoup. Gros bisous.

Joyeux anniversaire à notre petite nièce Camille ainsi que notre nièce Vanessa, sans oublier notre Tetelle préférée. Gros bisous mes bichettes.

Bon anniversaire à mon beau petit frère Paï, bon courage pour ta colo.

Jordan.

UN CHINOIS A HONG KONG

(Du 27 Février au 05 Mars 2015)

C’est après avoir quitté nos amis et notre Margot nationale que nous embarquons pour Hong Kong. Après un petit changement de vol, nous arrivons à destination, avec des températures de 19° alors qu’on était à 32°. Après un transport en bus, nous atteindrons le centre ville de Hong Kong, où là, buildings géants, enseignes lumineuses et grands magasins, ne font qu’un.

A notre descente du bus,  je me dis : « Wouahhh , mon homme a fait les choses en grand,  Sofitel, grand palace ; dans quel hôtel allons nous résider ». Et là,  grosse déception quand on s’engage dans une petite ruelle entre 2 grands hôtels où commerçants locaux,  bazars en tous genres pullulent. Au détour d’une impasse, on trouve notre ascenseur, qui nous conduira au 12 ème étage, où se trouve notre guest house, je devrais dire, notre cabanon, car c’est dans une petite pièce avec 2 lits (1 de 2 personnes et 1 d’une personne), un placard avec wc et douche (pratique de faire son petit pipi en même temps que de se laver les dents) que l’on nous installera. Bon et bien,  on va y passer que 5 jours, c’est pas la mort ! Une fois nos sacs déposés,  nous quitterons très vite la chambrette afin de trouver de quoi nous restaurant, car il ne faut pas oublier que Jordan va beaucoup mieux, donc il mange. C’est donc, dans notre ruelle que nous testerons notre premier repas,  un petit marchand indien, qui propose des petits plats très alléchants. Pas de doute, ce sera succulent, mais surtout la note. 3 touristes européens dans leur gargotte, ce sont de bons pigeons, nous nous ferons allumer de 250 dollars hongkongais, c’est à dire, 24 € pour un plat de riz, 2 brochettes, 1 beignet. Il ne nous reverra jamais !

Nous terminerons notre journée, par la visite de Hong Kong, en commençant par les quais , les rues animés avec leur magasins aux devantures illuminées. 

Après une bonne nuit de sommeil, nous nous préparons à visiter Honk Kong, un petit déjeuner pris sur les quais, , après être passés au 7 eleven, petit magasin qui distribue divers produits de première nécessité, en l’occurrence, du café, des muffins, pains au lait, qui continueront notre petit déjeuner pendant ces 5 jours. Après 8 mois passés loin de notre cher pays, impossible pour nous 2 (Reynald et moi) de déroger à nos vieilles habitudes, Jordan acceptant de manger tout ce que l’on propose en matière d’alimentation. C’est sur les quais, que nous dégusterons notre festin. Nous attaquerons cette journée par la traversée de Victoria Harbour, en Star Ferry, avec une vue imprenable sur les gratte-ciel et les collines luxuriantes, pour visiter l’île de Hong Kong. Après avoir arpenté les rues, nous ferons l’ascencion, on ne peut dire que « raide » jusqu’au sommet, à bord du Peack Tram où nous aurons une vue panoramique, gigantesque de Honk Kong

Dès le lendemain, nous nous préparons à notre première randonnée dans les nouveaux territoires de Hong Kong. Après un petit déjeuner frugal, toujours sur les quais, nous prendrons le bus pendant 1 h, afin de sortir du centre ville et nous rendre au départ de notre randonnée, le Mac Léose Trail. Nous voilà partis pour 10 km de marche que nous effectuerons en 2 h et qui nous conduiront jusqu’à une petite plage tranquille, où mon cher et tendre, ne résistera pas à l’envie de prendre un bain. Il est fier de lui, car il fait environ 18 °et l’eau est à 15°. Il faudra que Jordan le prenne une dizaine de fois en photos, pour immortaliser cet instant. Les quelques rares randonneurs qui sont là (7,8 pour tout dire) engoncés dans leur doudoune, le regardent, ahuris de voir cet européen, en maillot de bain, qui joue les stars devant un appareil photo. Certains viennent me trouver, pensant être témoins du tournage d’un film, et désireux d’obtenir une photo de cet apollon cinquantenaire. Je ne les décevrai pas et ils passeront un temps infini à poser avec la vedette qui commençait à vraiment se les geler. Après un rapide pic nic, nous sommes repartis pour continuer notre ballade, et là, le supplice commença pour moi. Au bout d’une heure de reprise, la douleur a commencé à se faire ressentir dans les cuisses, ajouté à ça, les 10 millions de marche que nous avions monté et descendu, je n’en pouvais plus. La journée s’est enfin clôturée, avec 23 km de marche, avec un dénivelé positif de 1000. J’étais morte et pas mécontente de retrouver notre minable cagibi pour me reposer. Manger ; NON, Dormir ; OUI.

Après une bonne douche, nous sommes quand même sortis dîner, car Jordan avait depuis de longues heures digérer ses 2 sandwichs. Un bon petit resto, et nous voilà requinqués. Une ballade digestive nous ramènera sur les quais, où pour notre satisfaction, nous aurons une vue magnifique sur ces rives illuminées, décorées comme il se doit pour la fête du Têt. C’est un spectacle féerique. 

Dès le lendemain, nous reprendrons notre périple mais cette fois-ci sur l’île de Hong Kong. Nous parcourerons le célèbre Dragon Back Trail (Sentier du dos du dragon), parcours de 9 km, avec 369 m de dénivelé, de la rigolade !!.. Et oui, je crâne, mais j’ai bien le droit après en avoir bavé la veille !! Nous serons en admiration devant cette nature luxuriante au coeur d’une ville comme Hong Kong. Après un bon petit repas où nous régalerons de spécialités chinoises, nous arpenterons les rues illuminées des grands magasins, en slalomant entre les différents vendeurs à la sauvette qui veulent nous refiler des montres Rolex, au rabais. Ils s’imaginent quoi, que l’on ne peut pas s’ en payer une vraie ? Heu !! Oui ils ont raison, mais on n’en veut pas, quand même. Pas d’heure, pas de contrainte !! A la nuit tombée, nous assisterons à une projection de film sur la facade du centre culturel de Hong Kong qui nous époustouflera par sa grandeur. Nous cloturerons cette belle journée par une petite friandise, accompagnée d’une « bonne » bière pour mes 2 hommes et retour dans notre gargotte au douzième étage pour une bonne nuit de sommeil.

Pour notre dernière journée dans cet univers de grands luxes, nous décidons de visiter le musée de l’histoire, ainsi que la tour HSBC, et différents temples, quelques kilomètres à arpenter les rues de la ville.

Le soir venu, nous aurons le bonheur d’assister à un spectacle de sons et lumières, grandiose, qui se fera entre les 2 rives du Victoria Harbour.

Après un dernier petit déjeuner, (7 Eleven) pris sur une devanture de banque fermée et à l’abri de la pluie, nous terminerons cette épopée HonKongaise, en prenant l’avion pour Pékin, mais là, c’est une autre histoire que je laisse le soin, à Jordan, de vous raconter.

Messages personnels :

Joyeux anniversaire à notre Clara qui fête ses 18 ans ainsi que Susu, Jean-Mi, Jacqueline, Camille notre petite cousine. Sans oublier tous ceux que j’ai oublié de citer.

De mon coté joyeux anniversaire a Quentin et Benoit (en retard), Vanvan, Christophe et Sophie. Putain ça fait du monde

Nous souhaitons un super joyeux anniversaire à notre Clémentine, amie rencontrée lors de notre début de voyage, gros bisous.

Nenesse.

THURSDAY NIGHT FEVER A SAÏGON

(Du 20 février au 27 février 2015)

Aéroport d’Ho Chi Minh, vendredi 27 février, nous venons de quitter nos amis et notre fille, avec qui nous nous sommes donnés rendez-vous dans trois mois. Les aux revoirs sont difficiles tellement ces deux semaines ont été intenses. Nous sommes heureux d’avoir pu partager un peu de notre tour du monde avec la petite famille Clémente mais désormais, ne nous voilà plus que 3 pour terminer l’aventure, mais ça, c’est une autre histoire que nous vous raconterons dans les mois qui viennent. Revenons plutôt à la suite de notre voyage au Vietnam.

Après quatre heures de route en véhicule privatif, nous voici enfin arrivés au port de Rach Gia où nous devons prendre le ferry pour passer quelques jours sur l’île de Phu Quoc.

Arrivés à bon port, il ne nous reste plus maintenant qu’à nous trouver un moyen de locomotion qui nous permettra de rejoindre notre hôtel. Un chauffeur de  taxi viendra à notre rencontre pour nous proposer ses services pour 3 000 000 Dongs. « It’s not expensive » s’écrie fièrement Francky, pensant avoir retenu la leçon de son premièr échec à Can Tho. Non, 100 euros pour 10 km « it’s too expensive » s’écrie Jordan et c’est finalement en local bus que nous rejoindrons notre hébergement.

Dans un premier temps, l’accueil est plutôt sympathique mais au fur et à mesure de notre séjour, la situation deviendra de plus en plus tendue entre un des gérants et un client de l’établissement. C’est bien la première fois depuis notre arrivée au Vietnam  et même depuis le début de notre tour du monde que nous connaîtrons ce genre de situation. N’allez pas croire que ces deux cons (désolé, mais il n’y a pas d’autres noms) étaient vietnamiens, non pas du tout, le gérant était néerlandais et le client, russe et ils auraient bien aimé pourrir notre séjour mais n’y sont pas parvenus.

De toute façon, nous ne passions que très peu de temps dans l’hôtel, suffisamment tout de même, pour qu’ils trouvent le temps de nous emmerder à la moindre occasion. La plage la plus proche de notre hôtel est splendide mais malheureusement, la mer est infestée de petites méduses. Pour les deux jours suivants, nous avons donc décidé de louer des scooters qui nous permettront d’explorer l’île. Après une première initiation à la conduite pour Malo, Margot et Juliette, ponctuée de quelques petites chutes sans gravité, direction le sud de l’île pour découvrir une plage splendide. Ce sont les enfants qui conduiront sur la route du retour pour nous emmener vers une autre plage où les locaux se donnent rendez-vous pour pique-niquer. Seul problème, ils ne ramassent rien. Le site est donc couvert de milliers de détritus en tous genres et les vaches, les chiens et les mouches profitent de l’aubaine pour finir les restes du festin.

Le soir, apéro sur la terrasse puis départ pour aller se restaurer sur le marché local, demain nous explorerons le nord de l’île, découvrir d’autres plages.

Après avoir cherché, en vain, un restaurant servant un petit déjeuner à l’occidentale, puis après avoir failli perdre Francky et Malo et enfin, après avoir roulé pendant plus de deux heures sur les pistes du nord de Phu Quoc, sans trouver ni plage de rêve, ni restaurant, il faudra prendre une décision rapide, sous peine de perdre définitivement notre journée. Une plage de rêve, on en connaît une, mais elle se trouve au sud. Qu’à cela ne tienne, les parents reprennent en main les scooters et c’est plein gaz que nous traverserons en moins d’une heure l’île du nord au sud et où, affamés nous dévorerons des pizzas en bord de plage.

Une dernière soirée à l’hôtel, une dernière incartade entre Vladimir et Jordan et demain direction l’aéroport pour un vol vers Ho Chi Minh où un chauffeur nous attend pour nous conduire dans le Parc National de Cat Tien, que nous atteindrons au bout de 4 heures de route.

Cette fois, pas de problème avec la gérante, une gentille vietnamienne où le lodge en bord de rivière est splendide. C’est avec notre chauffeur cette fois que nous aurons un problème. Ce dernier devait normalement rester avec nous pendant les 3 jours de notre séjour sur Cat Tien mais, petit bémol, son agence avait oublié de l’avertir et il n’était venu qu’avec un seul slip et sans brosse à dents. Nous lui proposons donc d’aller de ce pas lui acheter une brosse à dents, quant au slip, seul Francky à la même taille que lui, le seul problème c’est que Francky ne porte que des strings et devant le refus catégorique du chauffeur d’en essayer un, nous le laisserons finalement repartir.

Pour notre première visite dans le parc, direction un centre de réhabilitation des gibbons avec pour guide, une écossaise. Après la visite, nous nous sommes donc réunis pour savoir qui avait compris quoi et après recoupage, voici les quelques informations que nous pensons avoir saisies et que nous pouvons vous donner sur les gibbons.

Le gibbon est un oiseau qui vît plus de 150 ans et s’il trouve une bonne gibonne, il peut lui faire jusqu’à 30 petits par mois. Le gibbon vît dans une cage, normal pour un oiseau mais il peut également faire son nid, en banlieue pour le gibbon des villes, ou à la campagne pour le gibbon des champs. Il se nourrit de racines carrées, de petits insectes et plus rarement de tigres qui sont en voix de disparition à cause justement de ces saletés de gibbons qui les ont presque tous mangés.

Voilà à peu près, ce que nous avons tous compris sur la vie des gibbon, mais allez quand même vérifier les informations sur Wikipédia car nous ne sommes pas tout à fait sûrs de certaines traductions.

Après cette visite, un petit trek en jungle et une dernière balade en vélo que nous finirons de nuit et où je roulerai plus de 10 km avec un pneu crevé. Il faut dire que, vu l’état des vélos, ils avaient du être acheté lors de l’ouverture du parc, c’est à dire, il y a une cinquantaine d’années.

Le lendemain, petit tour de canoë, re-trek et re-balade en vélo où cette fois, c’est Jordan, qui connaîtra quelques problèmes mécaniques en déraillant plus d’une vingtaine de fois. Nous finirons notre séjour à Cat Tien par un repas dans un superbe restaurant attenant au Lodge et où, devant l’insistance du patron pour participer au Karaoké local, Agnès et Coco, entonneront, pour le plus grand bonheur des vietnamiens présents « sous les sunlights des tropiques » du grand compositeur et mélomane Gilbert Montagné qui aurait certainement aimé  voir ça.

Notre chauffeur sera bien de retour à l’heure prévue, pour nous ramener à Ho Chi Minh. Retour à l’hôtel où nous avons logé au début de notre séjour, la boucle est bouclée, un dernier petit tour en ville, histoire que les Clémente puissent faire quelques emplettes puis retour à l’hôtel afin que tout le monde puisse se préparer pour une nouvelle soirée d’aux revoirs et où nous fêterons également les 53 ans de ma charmante épouse, ce qui me donnera l’occasion de ressortir, une quatrième fois, ma chemise.

Nous prenons tous ensemble la direction d’un restaurant où nous avions dîné la veille de l’arrivée de nos amis à Ho Chi Minh et comme la première fois, les Mojitos et le Dalat vont couler à flots. Il flotte, au dessus de Saïgon, un air de bonheur, une brise fraîche et légère rafraîchit cette belle soirée, nous sommes tous bien ensemble, notre repas se termine mais pas notre soirée car, pour prolonger ce moment de grâce, nous décidons d’aller faire un tour en boite avant de nous coucher.

Un vieux pervers, un nain, des prostituées et leurs macs, des danseuses, un âne, un cochon, de la musique électro vietnamienne, quelques clients et nous, au milieu de tout ça, le décor est planté et maintenant place à la fête qui ne commencera vraiment qu’après l’absorption de la moitié de la bouteille de vodka que nous avions commandée en début de soirée.

La soirée sera folle et nous danserons tour à tour avec le nain, les prostituées et leurs macs, le vieux pervers, les danseuses et le cochon, oubliant négligemment de nous occuper de nos enfants qui eux, n’ont pas oublié de s’occuper de l’autre moitié de la bouteille de vodka.

C’est sur l’âne que nous quitterons la boîte vers deux heure du matin, hurlant dans les rues d’Ho Chi Minh, suite à une surdité partielle due à un excès de décibels et à une alcoolisation bien avancée. Arrivés devant l’hôtel, surprise ! La porte est close. Nous tambourinerons plus de 10 minutes sur le rideau de fer avant que quelqu’un veuille bien nous ouvrir mais finalement, personne ne voulant se coucher, nous resterons encore plus de 2 heures sur le trottoir, à parler de ces merveilleuses vacances, de notre retour dans quelques mois et des mille et une choses que nous ferons dans les années à venir.

Nous nous endormirons avec des rêves plein la tête mais c’est avec des maux plein la tête que nous nous réveillerons. Et voilà, un dernier petit déjeuner pris ensemble et deux taxis, direction l’aéroport, mais ça je vous en ai déjà parlé au début de mon récit.

C’est Agnès, qui pour votre plus grand plaisir, reprendra la plume pour la deuxième fois pour vous conter notre petite virée à Hong Kong mais ça, c’est une autre histoire qu’elle est actuellement en train d’écrire. Un accouchement, qui se fait dans la douleur, mais qui risque de donner un bien joli récit.

Messages personnels :

Papa est désormais rentré à la maison et poursuit sa convalescence. Anne Marie son infirmière, est toujours aux petits soins pour lui.

Nous souhaitons un joyeux anniversaire à ma grande soeur adorée, Zibouinick.

Bon anniversaire à J.B que nous embrassons bien fort.

Greg.

IT’S TOO EXPENSIVE

(Du 14 février au 20 février 2015)

J – 1 avant l’arrivée de la petite famille Clémente, l’excitation est à son comble, huit mois sans voir aucun de nos amis, c’est long, c’est même très long, mais demain ils arrivent. Alors pour fêter l’événement, rien de tel qu’un bon restaurant accompagné d’un bon Dalat (vin vietnamien) et de quelques mojitos. Nous finirons la soirée devant notre hôtel avec Jordan et quelques bières, qui nous permettront de refaire le monde que nous connaissons mieux désormais. Voilà maintenant, au moins quinze jours que nous n’avions pas bu. C’est peu pour certain, une éternité pour nous et je vous avoue que je savoure ces petits moments privilégiés que je partage avec mon fils.

Ho Chi Minh est en pleine effervescence, une circulation monstre en vue de la fête du Têt qui aura lieu dans quelques jours, la ville s’est parée de millions de fleurs qui cachent un peu sa misère.

H – 1, la tension est à son comble, comment va t-on les retrouver ? Coco, blonde à forte poitrine, Francky, gros et aimable, Juliette sans bouton et Malo, sans bidon ? Fin du suspense, les voilà ! Et non, ils n’ont pas changé et tant mieux parce que c’est comme ça qu’on les aime.

Dans l’euphorie des embrassades, des accolades, des roulages de galoche et j’en passe, Francky vient de s’apercevoir qu’il a laissé son sac avec cartes bleues et passeports dans le taxi, Jordan se lance alors dans une folle course poursuite de 50 mètres, soit juste la distance qu’il faudra au taxi pour être bloqué dans les bouchons. Ils ont ramené un peu de notre cher pays sous la forme d’un beau morceau de Comté et 30 cm de saucisse sèche qu’ils ont réussi à sauvegarder des griffes de Juliette qui, un soir de grosse dalle en rentrant de l’école, en avait déjà englouti plus d’un mètre. Mais le plus beau cadeau qu’ils avaient dans leurs valises, ce sont les milliers de baisers et de pensées de nos amis restés en France.

Pas de temps à perdre, le planning est chargé pour les deux jours à venir à Ho Chi Minh : animations autour de la fête du Têt, visite de la ville, de ses pagodes et du musée de la guerre et tout ça, sous une chaleur étouffante.

Mais avant tout, quelques petites recommandations de base à nos amis. La première, vitale : comment traverser une rue ? Eh bien surtout, ne pas attendre que le petit bonhomme soit vert (il n’y a presque aucun feu) ou qu’il n’y ait plus de trafic sous peine de rester deux jours sur le même trottoir. Alors on tourne la tête et on avance mais surtout, sans courir pour que les milliers de scooters qui circulent puissent vous éviter, le plus gros danger restant les voitures et les bus qui eux, ne peuvent pas vous éviter, sous peine de renverser la cinquantaine de scooters qui les entoure. La seconde, pratique : comment négocier ? Jordan, qui en est le grand spécialiste, expliquera toutes les ficelles de son art à Francky.

Après une bonne nuit, qui leur permettra de récupérer un peu du décalage horaire, et un dernier petit déjeuner pris à l’hôtel où Coco, dans un anglais presque parfait, lancera à la serveuse cette fameuse phrase  » If it’s no saussage, it’s better » nous rassurant quelque peu Agnès et moi sur notre niveau d’anglais, nous partirons au terminal de bus direction Can Tho, ville principale qui nous permettra de visiter les fameux marchés flottants du delta du Mekong. Nous refusons de monter dans le premier minibus bondé qui doit nous conduire à notre destination mais nous ne pourrons finalement pas faire autrement que de monter dans le suivant, qui nous conduira en fait à un autre terminal de bus où nous devrons attendre plus d’une heure sur le parking dans les gaz d’échappement et la chaleur, le départ de notre bus pour Can Tho.

Arrivés à l’hôtel, nous prenons possession de notre unique chambre, car j’ai oublié de vous dire que, par souci d’économie et pour plus de proximité avec nos amis, nous n’avons, dans chacune de nos locations, pris qu’une seule chambre de 10 m² pour nous huit. C’est vrai, qu’il y fait un peu chaud et que nous sommes un peu serrés mais ça nous rapproche encore plus. Pour la répartition des lits, on reste en famille bien sûr : les filles avec leur mère et les garçons avec leur père, mais vu la taille du mien, j’ai dû dormir sur les valises pendant quinze jours.

Tous le monde est affamé, alors direction le centre ville pour y trouver un resto. Une avenue sans fin y conduit et je peste contre moi-même d’avoir choisi cet hôtel, au calme soit, mais au moins à 3 km de la ville. En plus, nous apprendrons un peu plus tard, que pour cause de fête du Têt, il n’y aura pas de marchés flottants durant la durée de notre séjour. Et dire que nous venions principalement pour les voir ! Nous réserverons tout de même un tour sur le Mékong par l’intermédiaire de Rose, une charmante vietnamienne qui a finalement réussi à nous convaincre qu’il y avait autre chose à voir sur le Mékong que des marchés.

Arrivés au restaurant, nous ne commandons que quatre plats, car j’ai oublié de vous dire que par souci d’économie et pour plus de convivialité, nous avons décidé de partager nos plats. Pour la répartition des assiettes, on reste en famille bien sûr, les filles avec leur mère et les garçons avec leur père mais vu l’appétit des nôtres, Francky et moi n’avons rien mangé pendant quinze jours.

De retour à l’hôtel, nous demandons, vue la distance du centre ville, à pouvoir louer huit vélos pour les deux jours qui nous restent à passer à Can Tho et nous assurons que nos tickets de bus pour Phu Quoc ont bien été réservés. Et là, plus aucun regret d’avoir choisi cet hôtel. Devant la gentillesse de son personnel, qui va se plier en quatre pour nous trouver huit vélos et qui, suite à une erreur de réservation de notre bus, nous invitera gratuitement au repas de réveillon du Têt.

Finalement, nous ne louerons que quatre vélos, car j’ai oublié de vous dire que par souci d’économie et pour plus de fraternité nous avons décidé de partager nos selles. Pour la répartition des selles, on reste en famille bien sûr : les filles avec leur père et les garçons avec leur mère car si on avait laissé les filles pédaler, on ne serait jamais arrivés à l’heure pour le feu d’artifice.

Après cet agréable repas où nous n’avons pas toujours compris ce que nous mangions, direction le feu d’artifice avec nos beaux vélos. Première chose avant de profiter du spectacle : trouver un endroit où nous pourrons garer nos montures. Bien, le coin semble parfait, on met nos antivols quand un Vietnamien vient nous demander de payer 40.000 Dongs pour le parking. Je m’apprête à régler la somme quand Francky, voulant mettre en pratique les leçons de négociation de Jordan, s’interpose en faisant face à l’individu interloqué pour lui faire comprendre qu’il était hors de question de payer une telle somme « It’s too expensive » lui dit-il. Surpris le fonctionnaire n’en démord pas, ce sera 40.000 dongs, point final. Francky, lui non plus ne veut rien lâcher « It’s too expensive » répéte t-il, et finalement, il ne se calmera que lorsque Jordan lui annonce qu’il a dû faire une erreur de conversion car 40.000 dongs, ça fait moins de deux euros et que, pour le coup, ça fait vraiment pas très cher.

Des milliers de personnes s’entassent près du Mékong, en face d’un pont où va certainement être tiré le feu d’artifice. On arrive à se frayer un passage dans un passage et à trouver une place sur la place mais nous ne verrons pas grand chose du feu d’artifice qui finalement sera tiré sur notre gauche derrière de grands palmiers et ne durera qu’une dizaine de minutes. Le véritable spectacle aura lieu à notre retour, sur l’interminable avenue qui conduit à notre hôtel où nous avons l’impression que les millions d’habitants qui vivent ici se sont donnés rendez vous. Un défilé ininterrompu de scooters, de vélos et de voitures et nous au milieu de toute cette folie. Un moment magique rendu encore plus inoubliable par la gentillesse des Vietnamiens avec qui nous partageons ce moment.

Il est maintenant l’heure d’aller se coucher avec des rêves plein la tête de cette folle journée car demain debout à 4h pour aller voir le soleil se lever sur le Mékong. Elle avait un joli nom notre guide, Nathalie, très gentille et très jolie. Elle nous a fait découvrir le Mékong et ses méandres, tout en confectionnant des objets en feuilles de bambou. Nous n’avons pas regretté notre choix : le lever de soleil était splendide, la balade superbe et le petit resto exquis.

Au moment d’embarquer, j’ai oublié de vous dire que je n’ai voulu prendre qu’un bateau pour huit par souci d’économie et pour plus de simplicité. Mais après m’avoir balancé dans le Mékong, les Clémente sont montés dans les deux bateaux en me disant de faire la balade à la nage par souci d’économie. Pour notre dernière journée à Can Tho, nous avions envie de fraîcheur et nous avions repéré dans le Lonely qu’ il existait un parc aquatique. Un Center Parc à la vietnamienne : à nous la rivière sauvage et les tobogans de ouf ! Mais encore une fois, la dernière version du Lonely n’est vraiment pas à jour car vu l’état des installations, le dernier à s’être baigné ici doit être Ho Chi Minh, le père de la nation vietnamienne, mort il y plus de trente ans.

Après avoir déambulé dans les rues vides de Can Tho, nous finirons par trouver une piscine qui, malheureusement, doit être fermée en ce jour de fête. Ah oui, c’est ça, il n’y a personne mais pourtant… mais oui, c’est ouvert : une piscine avec un bassin olympique de cinquante mètres rien que pour nous, c’est fou ! Comme toute cette première semaine passée avec la famile CLEMENTE.

Après un passage au resto et la visite de deux temples, retour à l’hôtel car demain nous prenons la route et le ferry pour l’île de Phu Quoc. En espérant que Juliette, victime d’une intoxication alimentaire ou d’un coup de chaud, qui a empesté la chambre (dixit Margot) n’en fasse pas de même dans le bus. Mais ça, c’est une autre histoire que je vous raconterai peut être la semaine prochaine en même temps que le reste de notre séjour au Vietnam avec nos amis !

 

Messages personnels :
Comme promis quelques nouvelles de mon papa qui se remet doucement de ses problèmes, après un grand nettoyage des artères, il va mieux et devrait rentrer prochainement à la maison mais fini bonbons, grenadine et autres cochonneries dont il raffole et place à la tisane et aux biscottes sans sel.

Merci encore à Luis, Patrick et Mamounette de s’occuper de mon vieil ours de père, à qui nous souhaitons un joyeux anniversaire et que nous embrassons très fort.

Nous souhaitons un joyeux anniversaire à notre Titi St Martinoise et à notre beauf Cyrille.

Merci à Fantine, qui joue le rôle d’administrateur de notre blog et qui s’occupe de la publication de nos articles car depuis notre arrivée en Chine, nous n’arrivons plus à accéder à l’excellent site « rêves d’ailleurs ». Elle ne peut par contre pas renommer les photos car malheureusement, elle ne voyage plus avec nous.

Greg.

ON T’AIME PAPA

(Du 4 février au 15 février 2015)

Nous avons appris qu’hier, papa avait été victime d’un accident cardiaque mais aux dernières nouvelles, que Margot nous a communiquées cette nuit, il allait beaucoup mieux et était sorti d’affaire. C’est normal, avec un cœur gros comme le sien, il ne pouvait pas en être autrement. Nous t’envoyons mille baisers de Chine et toutes nos pensées sont avec toi, avec Mamounette et avec Maman, bien entendu. Nous voulions également remercier Patrick et Luis, présents lors de son problème, et toute la chaîne des secours qui a permis à papa d’être encore parmi nous aujourd’hui. Dans ce moment difficile, nous avons également une pensée particulière pour Patrick, mon oncle et frère de papa, Michel, le papa de Loulou, la grand-mère de Fantine ainsi qu’à tous ceux qui luttent ou qui ont des proches qui luttent contre la maladie. Notre descente vers le sud du Vietnam continue. Jordan, dont la santé s’améliore depuis notre départ de Bangkok, a pu reprendre la plume pour votre plus grand plaisir mais surtout pour le mien, car je commençais à manquer cruellement d’inspiration, comme vous pourrez le constater par vous-même en lisant ce nouvel article.

Après deux voyages mémorables dans les « local bus » en contact direct avec la population locale, nous décidons cette fois d’utiliser les « open bus » fréquentés principalement par les touristes, plus confortables et beaucoup moins bruyants sauf quand le chauffeur décide, à deux heure du matin, d’écouter à fond « les grosses têtes » version vietnamienne. Ils sont également bien plus rapides mais aussi bien plus dangereux, le chauffeur ayant la main constamment appuyée sur le klaxon pour palier l’absence de frein et doubler dans les virages. Il est cinq heure lorsque nous arrivons à destination, il est cinq heure mais Dong Hoi ne s’éveille pas et est étrangement calme pour une ville asiatique. Arrivés à notre hôtel, nous passerons la matinée à dormir avant de partir à la découverte d’une ville finalement sans grand intérêt et toujours aussi déserte. Heureusement, pour le lendemain, nous avions programmé une sortie dans un parc national dont j’ai oublié le nom avec au programme « trek et visite de grottes ».

Quatre litres d’eau, des provisions à gogo, lampe frontale, boussole et couteau suisse, nous sommes fin prêts pour en découdre avec les sentiers de randonnée vietnamiens. C’est parti pour… 10 minutes d’efforts intensifs, le temps d’arriver à la fin d’une passerelle longue d’environ 1 km, marquant également le terme de notre rando. Nous devons vous avouer que, hormis Margot, nous restons un peu sur notre faim. Heureusement, nous pourrons tout de même nous baigner dans une sublime rivière et finalement le plus long dans tout ça aura été de venir à bout de notre pique-nique et surtout des quatre litres d’eau.

Après la visite de la grotte effectuée sur un petit bateau, retour à Dong Hoi d’où nous repartirons le lendemain mais par le train, cette fois, pour visiter la ville impériale de Hué, célèbre pour sa fameuse forteresse que nous décidons d’aller visiter le jour même. Malheureusement, nous arriverons à 17h et trouverons portes closes à notre arrivée, mais qu’à cela ne tienne, nous reviendrons demain. Sauf que le lendemain, il tombe des hallebardes et que Jordan recommence à perdre l’appétit (mauvais signe). Nous renoncerons donc à visiter la citadelle et afin d’éviter à Jordan la prise des transports en commun, nous réserverons pour le lendemain un véhicule particulier pour nous conduire à Hoï An, en passant par différents sites remarquables : les sources de l’Eléphant, rivière où nous pensions pouvoir nous baigner, mais petit problème, il fait 12°C et le torrent est en crue, puis une superbe plage où Agnès, en s’initiant au body surf dans les vagues de la mer méridionale de Chine, avalera une méduse et enfin les fameuses montagnes de marbre où sont sculptées des représentations de Bouddha mais qui laisseront Jordan, toujours malade, …de marbre.

Notre hôtel est idéalement placé entre la mer et la charmante ville de Hoï An. Nous louerons donc des vélos pour effectuer nos déplacements. Au premier jour, un rassemblement a lieu au bas de notre hôtel : des enfants, des gens déguisés, une fanfare, ce doit être carnaval ou une fête des écoles. Je me précipite en bas des escaliers avec mon appareil photo et comme le chinois que je suis devenu, je mitraille l’assemblée en les saluant et en leur souriant. Il s’en est fallu de peu que j’aille danser avec eux, enfin il s’en est simplement fallu de l’arrivée du cercueil pour que mon ardeur soit vite calmée.

Allez, on enfourche nos vélos, direction la plage pour que Margot puisse affiner son bronzage et faire bisquer sa copine Juliette qui arrive dans quelques jours, avec Malo notre filleul et Francky et Coco, ses parents et nos amis qui viennent partager un petit bout de notre tour du monde. Arrivés en bord de plage, une employée du « VINCI » local nous demande 120 dôngs (3 euros) pour pouvoir garer nos trois vélos. Nous trouvons le prix un peu cher, par rapport à la location de nos trois vélos, qui n’est que de 90 dôngs. Nous arriverons, après deux heures de négociation, à lui faire baisser le prix à 60 dôngs et finalement à 0 euro car maintenant il fait nuit et que nous n’avons plus besoin de parking.

Nous prenons ensuite la direction de Hoï An, splendide port de pêche décoré de milliers de lampions, envahi par des milliers de touristes qui viennent admirer les milliers de lampions. Nous alternerons pendant ces trois jours entre mer et ville mais sans oublier les splendides rizières et les paisibles jardins vietnamiens qui sont un havre de paix et de tranquillité dans ce bruyant pays. Jordan ne va toujours pas mieux et ne peut pas continuer à voyager dans cet état, j’ai trouvé sur internet l’adresse d’un hôpital français à Ho Chi Minh Ville où il sera plus aisé de communiquer avec des médecins qui s’expriment dans notre langue, pour expliquer les symptômes de sa maladie.

Notre groupe va, pour la première fois depuis notre départ, se scinder en deux. Agnès et Jordan partiront pour Ho Chi Minh en avion et nous prendrons le bus avec Margot en direction de Nha Trang où nous passerons deux jours à nous faire dorer au soleil sur la riviéra vietnamienne, qui comme notre côte d’azur, est envahie par les russes. Après un ultime voyage, en bus, de nuit, nous retrouverons Agnès et Jordan, qui va beaucoup mieux et dont les résultats d’analyses n’ont rien relevé d’alarmant.

Nous attendons maintenant, de pied ferme, la petite famille CLEMENTE que nous n’avons pas vue depuis maintenant plus de huit mois et qui arrive demain à Ho Chi Minh mais ça, c’est une autre histoire que je vous raconterai très prochainement. Je ne manquerai pas de vous donner des nouvelles de mon Papa, à qui nous pensons très, très fort et à qui nous donnons rendez-vous dans maintenant moins de trois mois au restaurant de la dame Jouanne, comme on se l’était promis juste avant notre départ.

Messages personnels :

Nous souhaitons un joyeux anniversaire à Cinthia, à Ja, à Jacques, notre Daddy national. De gros bisous de nous trois. Bonne soirée à toi, ma Juju, pour tes 18 ans. Nous penserons bien fort à vous. N’oubliez pas de boire un coup à notre santé. Bisous.

Greg.

THE NORTH FACE OF VIETNAM

(Du 26 Janvier 2015 au 2 Février 2015)

J’ai comme l’impression que la hiérarchie des accros à leurs tablettes, PC et autres smartphones, a bien changé dans notre petit tour. Greg a largement pris la tête. Oh ! il vous rétorquera bien que son travail d’écriture pour son blog de mode (et celui de notre voyage) lui prend du temps. Que nenni ! Voila le premier homme de l’histoire à avoir une routine en voyage : Chaque soir, il regarde son petit journal, puis météo France (j’ai toujours pas compris pourquoi), ensuite, il mange une vache qui rit, car on en trouve au Vietnam. En résumé, il ne manquerait plus qu’un verre de sirop d’orange avant de dormir pour être comme à la maison.

Nous voila donc au Vietnam avec 32 jours de visites devant nous, avec pour point de départ la capitale : Hanoï.

La principale attraction ici : Faire les boutiques North Face, impossible à louper, on les trouvent à chaque coin de rue. Des affaires, valant 250 € en France, nous arrivons à les négocier ici à quarante. Sauf Greg, qui arrive à acheter le produit plus cher que le prix d’origine, la négoce n’est pas faite pour lui. Ni pour Agnès d’ailleurs, qui elle, est trop dure en affaire : « Non Maman, tu ne peux pas payer cette polaire avec des légumes ! ». Je m’occupais donc de la petite affaire. Quand nous sortions du magasin, nous étions si fiers d’avoir fait si belle négoce, que nous portions déjà pantalon et manteau sur le dos avant de nous rendre compte que trois couches par 20°, c’était peut-être un peu trop.

Enfin bref, si vous êtes de passage à Hanoï, je vous rassure, on trouve de tout, en plus c’est simple de s’y retrouver : Chaque rue correspond à un produit (rue des cadenas, rue des menuisier, etc…). On a donc l’impression de se balader dans un centre commercial avec des rues-rayons (avec la pauvreté en plus). Alors n’hésitez pas ! Hanoïrama c’est facile comme Casto ! La ville ne perd pas non plus ses traditions, comme le prouve le « Water Puppet Theater » un ancien art vietnamien qui représente, à l’aide de marionnettes dans l’eau, des scènes du quotidien, le tout accompagné par un orchestre. Impressionant !

Nous repartons de la capitale dans un taxi, au compteur mal réglé et à l’escroquerie bien opérée qui nous déposa au terminal de bus où notre premier bus vietnamien, un local bus, nous attendait. On nous annonce deux heures de trajet pour rejoindre la baie d’Ha long ta monnaie, on en fera quatre… Les bâtiments, aussi sont hallongés, pas bien larges, mais très hauts. La bonne nouvelle est, que nous sommes 5e étage, la mauvaise est, qu’il n’y a pas d’ascenseur.

Lors de la visite de ville habituelle, bien décevante pour cette fois (la ville est très moche), Agnès se fait héler. AGNÈS, AGNÈS !! Tiens, se dit-on, pépère aurait-il laissé un Gautier de plus lors de sa venue ? Et non, c’est seulement une de ces coïncidences que seul le voyage est capable de vous donner. Nous venons de retrouver, par hasard, Marie (que nous avions rencontrée en Malaisie) et son amie, avec qui nous déjeunerons le soir. Le lendemain, nous décidons de partir à la découverte de la baie, principale attraction ici, on passera directement par notre hôtel pour la sortie. On ne cherchera pas les meilleurs prix car ils sont, en général, à peu de choses près, les même dans toutes les agences.

Quand enfin la baie se dessine et que l’on aperçoit clairement les îles karstiques, ça devient irréel. On se dirige alors vers notre premier arrêt, le bateau se gare et le capitaine paye le parcmètre. Nous avons 40 minutes pour voir une grotte grandiose, dommage qu’elle soit éclairée comme une boite de nuit mais je vous rassure, on s’habitue vite au côté kitsch, si cher aux asiatiques. Des centaines de bateaux, se retrouvent aux mêmes arrêts, ce n’est pas agréable d’être dans la masse de touristes, mais rien ne gâche notre plaisir, surtout quand nous changeons d’embarcation pour pagayer, nous même, entre les pitons rocheux. Finalement, le seul regret de cette expédition, est d’avoir du partager un repas avec des japonais qui mangeaient plus que moi, et aussi, d’avoir perdu quelques photos en route.

Pour la suite, nous prévoyons d’aller sur une île, la bien nommée Cat bah. Pour arriver à Cat bat, c’est simple ; il suffit de faire du stop jusqu’au centre ville, de là,  prendre deux tandems jusqu’au ferry. Une fois au port, il faut jouer un air de flute à l’hôtesse d’accueil, pour embarquer sur le ferry. Une fois sur ce dernier, on change d’embarcation au milieu du trajet, pour un zodiaque sans siège avec lequel nous rejoindrons l’île. Arrivés sur celle-la, il n’y a plus qu’à rejoindre notre hôtel en bus.

Malheureusement, Agnès ayant fait une fausse note sur l’air de flute, nous sommes refoulés. Nous insisterons pour passer mais l’hôtesse commence alors à s’énerver. Je la calmais alors avec un : « Nous Cat batlescouilles, on s’en va! ».

Et revoilà les Desruelle, comme ils sont les meilleurs : l’imprévu et le changement de plan de dernière seconde. Pas de souci, nous prendrons deux jours d’avance sur notre programme, direction les grottes de Tam Cốc (la baie d’Along terrestre). Et pour les transport, c’est pas compliqué,  c’est un bus direct…

Direct, mon cul , ouais !  Nous nous retrouvons à nouveau dans un bus local. Ah oui, je ne vous en ai pas expliqué le principe. Compter deux rabatteurs par bus : un, te pousse dans son bus, l’autre récolte ton argent. Evidemment l’intérêt est que le bus soit plein, alors ça monte et ça descend, on s’arrête tous les 100 mètres. Le RER D, c’est de la rigolade mes amis, surtout quand un croupier vagabond débarquera dans le bus pour jouer au bonneteau. Les voyageur deviennent soudainement tous complètement dingues, ça gueule, ça balance des billets, ça triche, et ça crie encore plus fort : la folie est montée dans notre bus. Mais ce passager supplémentaire, mon père ne le supporte pas, il veut sortir, mais je lui explique que sortir au milieu de nulle part ne nous avancera pas plus. Et oui, si la folie est montée à bord, je porte, heureusement, depuis le début du voyage, la raison en moi … Mais même pour le Raisonman que je suis, le bruit est assourdissant dans ce bus, alors on s’essaye à une autre technique : nous aussi on va jouer ! On rentre dans le tripot en misant ce qu’on a de plus cher : la culotte en or massif Dior, avec boussole en argent intégrée, de ma mère (spécial voyage). Tous les voyageurs donnent alors tout ce qu’ils peuvent pour égaler notre mise. Mais comme au casino, c’est toujours le croupier qui gagne à la fin, il sortira donc du bus plein aux as. Quand à notre technique et bien, elle a fonctionné, on a bien perdu une culotte achetée 5€, il y a un mois, au chinatown de Kuala Lumpur, mais nous avons gagné la tranquillité pendant les deux prochaines heures et ça : Ça n’a pas de prix.

Après une fin de trajet presque normal, nous arrivons dans la ville de Nim Binh et premier constat n’est pas terrible. Alors, nim binh ni deux, on chope un tacos pour se rendre à notre hôtel. Un changement de décor s’opère ; nous voila au milieu d’immenses pains de sucre tombant de façon abrupte, où se niche un petit hôtel vietnamien qui résiste encore et toujours aux envahisseurs (J’entend par là,  promoteurs de tous genres). Tenu par une famille adorable, ils nous renseigneront sur tout ce que l’on peut faire dans le coin.

On découvrira la région en vélo, principalement, durant notre séjour. On pédalera entre rizières et pics rocheux où l’air est bon, et ressourçant. En plus, les garages à vélos ne manquent pas pour visiter les sites aux alentours, et bien qu’ils soient plus chers que la location du vélo lui-même, ils sont bien pratiques. Le dernier jour dans cette région brumeuse se fera sur l’eau. Avec une barque pour deux et un décor surréaliste, on pourrait croire que la ballade est parfaite pour les amoureux mais le romantisme est vite oublié quand les pieds du gondolier local vous frôlent le visage puisque celui-ci rame avec ses pieds (ceci n’est pas une blague). La balade aurait été parfaite si :

1. Elle avait duré une heure de moins.

2. On n’essayait pas de nous vendre des trucs tous les deux mètres.

3. On ne nous avait pas demandé des pourboires,  23 fois.

4. Si un coussin, pour mon divin séant, était posé sur la planche qui nous a servi de siège.

A part ça, franchement, ça vaut le coup. Les roches déchiquetées et les rizières que vous verrez, vous marqueront quelque temps. En rentrant à l’hôtel, nous croiserons notre batelier sur son vélo, il pédale avec ses mains et dirige avec ses pieds, c’est ce qu’on appelle l’aliénation du travail. (Ceci est une blague). Et voila une fois de plus, nous sommes en train d’attendre un bus pour arriver à bon port. L’homme, censé nous avertir de l’arrivée du bus dort. Je le réveillerai, délicatement, façon shaker. Notre dortobus direction Dong Hoï est là mais ça c’est une autre histoire.

Messages personnels :

Je souhaite un joyeux anniversaire à mon filleul,  Eric, ainsi qu’à notre Toto. Gros bisous.

Bon anniversaire à Eugénie, des bisous à toi.

Jordan.

50 NUANCES DE GREG

(Du 19 Janvier 2015 au 26 Janvier 2015)

AVERTISSEMENT

Chronique interdite aux moins de 16 ans

Avant tout propos, je tiens par avance à m’excuser auprès de ma maman, de ma belle-mère, de mes collègues et de nos connaissances, pour les termes employés qui risquent (peut-être) de vous choquer. Point de vulgarité dans cette article, simplement quelques métaphores qui vous permettront de laisser travailler votre imagination. Et comme dirait Pierre Desproges « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde », mais comme vous n’êtes pas « tout le monde », alors je me lance :

C’est donc, au restaurant, en voyant Jordan titiller la rondelle de son citron avec des baguettes et Agnès se délecter d’un jus de banane tiède et crémeux que m’ait venu l’idée de cette chronique.

Oh papa ! j’ai trouvé un titre pour ton prochain article :  » 50 nuances de Greg », mais oui ma fille, en voilà un idée qu’elle est bonne, en plus, le cul, ça fait vendre et c’est plutôt tendance en ce moment en France, entre le procès pour libertinage de DSK, la sortie du film « 50 nuances de Grey » et la Saint Valentin.

Quel cadeau original et surtout pas trop cher, allez-vous bien pouvoir offrir à votre belle pour la Saint Valentin ? Et bien comme tout le monde, 2 places de ciné pour le film dont tout le monde parle « 50 nuances de Grey » et une paire de menottes, en rêvant secrètement qu’à la suite de cette séance elle reproduise avec vous, à l’identique, quelques passages du film. Elle, aussi, doit rêver de refaire la même chose mais avec « Jamie Dornan » l’acteur du film, pas avec vous.

Vous pensiez qu’en rentrant du cinéma, elle allait, peut-être, vous proposer un rendez-vous en terre inconnue et qu’elle vous permettrait, peut-être, d’accéder au rêve de tout homme avide d’espace vierge : la lune. Alors sachez messieurs, que de la terre à lune, le voyage peut prendre plusieurs dizaines d’années et que vous avez plus de chance, pour votre rendez-vous en terre inconnue, de vous retrouver dans sa cuisine que dans sa lune.

« You are shocked « , mesdames alors que, statistiquement vous êtes plus d’une sur cinq à avoir lu le bouquin et que vous serez encore plus nombreuses à aller voir le film. 

Laissez-moi rire !

Put… ! Si avec tout ça, ma chronique ne fait pas un carton, j’assumerai pleinement la responsabilité de l’échec et j’en tirerai les conséquences en me retirant définitivement de la vie littéraire.

Bon, après ce préambule pseudo érotique, soit nous triplons le nombre de nos lecteurs, soit il ne nous en reste plus que deux : Pierre et Suvisa, nos hôtes, à qui je dédie bien sûr, la suite de mon récit.

Après la fureur et le bruit de la capitale, nous voici donc de retour à la campagne. Il fait chaud sur Kon kaen et Pierre nous avait prévenu, avant notre arrivée, que l’eau était froide et pas potable, qu’à cela ne tienne, on a fait pire et nous avons trouvé une parade à ce type de problème : On ne se lave pas et on boit de la bière.

Pierre nous a dressé, également, un tableau apocalyptique de la région et a prévenu Margot qu’ici les serpents, scorpions, araignées et scolopandres venimeux étaient légions. Merci, Pierre grâce à toi, j’ai du dormir 3 jours sur le sol car Margot, suite à tes recommandations, a exigé de dormir dans le lit, sous la moustiquaire avec sa mère.

Si il y a, en Thaïlande, un personnage qui fait l’unanimité et qu’il est interdit de critiquer, c’est le roi « RAMA IX » et bien, dans le village de Suvisa, il y a un autre personnage qui est vénéré ; c’est son mari « Pierre 1er » qui au passage, est également le sosie officiel d’Albert 2 de Monaco. Il est un peu le messie ici, car si jésus savait multiplié les pains, « Pierre 1er » lui s’est spécialisé dans la multiplication des bières. 

L’accueil est des plus chaleureux à Kon Kaen, ils sont tous au petit soin pour nous et malgré la barrière de la langue, nous arrivons, malgré tout, à nous faire comprendre. Pour notre premier repas, Suvisa nous indique que son fils Ben va, pour notre arrivée, nous préparer du foie gras. Super ! On n’en a pas mangé pour les fêtes cette année et en plus, on adore. Non, pas du foie gras, nous précise Pierre, mais du foie de rat que Ben est en train de faire griller sur le barbecue. Finalement, nous déclinerons son offre de foie de rat prétextant une soudaine fatigue.

Les jours suivants, c’est un ou une charmante personne du troisième sexe (officiellement reconnu en Thaïlande) et spécialiste de la Papaya Salade qui nous préparera à manger. Sieste, pétanque et bière rythmeront nos dures journées. Finalement, la Thaïlande on dirait le sud, le temps dure longtemps et la vie surement plus d’un million d’années mais toujours en été et franchement pour Pierrot, qui ne parle que quelques mots de thaï et qui vient un mois l’été en vacances, ça doit quelquefois être un peu long.

Après le repas, petite soirée dansante improvisée par Agnès qui, après 2 verres de Vodka, fera danser plus de la moitié de l’assemblée en se déhanchant au rythme de « Like a virgin » et en effectuant un grand écart facial, suivi d’une série de saltos, devant des Thaïs médusés par la souplesse d’une femme de son âge.

Le lendemain sous prétexte de notre passage à khon Kaen et de la Saint Agnès, Pierre et Suvisa ont organisé une fête qui leur permettra de réunir famille et amis. Ils n’ont pas fait les choses à moitié : Traiteur, table de fête, Karaoké et un Claude François local, dans un habit de lumière accompagné de ses thaïllandettes. La soirée durera tard dans la nuit et la bière coulera à flots.

Nous terminerons notre séjour en terre d’Isan par la visite d’un temple et nous prendrons congés de nos nouveaux amis afin de nous rendre dans le parc National de Khao Yai où nous passerons deux jours à effectuer quelques randonnées et à profiter de la piscine du lodge. De retour à Bangkok, petit passage au Chatuchak market à la demande de Margot pour aller chercher quelques tee-shirts trop swags pour ses copines puis retour à l’hôtel.

Nous serons le lendemain, à la première heure, devant l’ambassade de Chine afin de récupérer nos passeports, avec ou sans les visas, car l’après-midi, nous nous envolons direction Hanoï au Vietnam. Le suspense ne sera pas bien long et nous ressortirons de l’ambassade au bout de cinq minutes… avec nos visas. Youpi ! A nous la cité interdite, la grande muraille de Chine, les rizières suspendues de YuanYang et les pandas. Un sentiment de fierté commun nous envahit, Je suis heureux, Agnès est heureuse et avec un peu de chance, ce soir, je risque de voir la lune au Vietnam mais ça c’est une autre histoire que je ne vous raconterai pas dans le prochain article.

Pardon !!!!!!!

 

Messages personnels :

Encore un grand merci à Pierre, à Susu ainsi qu’à ses parents et à toute sa famille qui nous ont ouvert grand, leurs portes et leurs coeurs pendant tout notre séjour.

Nous souhaitons un très joyeux anniversaire à notre belle-fille Fantine, avec qui nous avons partagé de bons moments pendant notre tour du monde et que nous espérons retrouver au Népal. Gros bisous.

Un très bon anniversaire à mon titou d’amour, à notre Teuteu, et à Momo, Sév et Alexandre.

Greg.

 

ROYAUME DE SIAM

(Du 11 Janvier 2015 au 19 Janvier 2015)

Après 12 jours passés à explorer Krabi et ses environs, nous partons à la découverte de la capitale où nous rejoindrons Suvisa, notre amie thaïlandaise, qui pendant une quinzaine de jours, va nous faire découvrir Bangkok puis son village natale proche de la ville de Khon Kaen. Nous séjournons dans un hôtel proche de celui de Suvisa (Susu) mais pas le même car cette fois, c’est nous qui n’avons pas les moyens.

Nous avons donc pris nos quartiers à Rambuttri street près de Khao San, une des rues les plus touristiques et animées de la ville où nous avons donné rendez vous à Susu. La rue relativement calme à notre arrivée, dans l’après midi s’est transformée, à la nuit tombée, en une fourmilière grouillante de milliers de touristes qui prennent d’assaut les centaines de salons de massage, de restaurants, de bars et d’échoppes en tous genres qui jonchent notre rue. Ici, on parle anglais, russe ou français mais plus rarement thaïlandais. Chaque restaurant fait cracher les décibels pour attirer une clientèle souvent jeune et alcoolisée. C’est dans ce brouhaha inaudible que nous retrouvons Susu accompagnée de sa nièce Jade et de Yann, un danois qu’elle a rencontré à l’aéroport. Notre conversation se résumera principalement à des « Quoi ! Comment ! Hein ! What !  » tellement le bruit est assourdissant.

De leurs côtés, c’est Mia qui servira de guide à Lucas et Geoffrey car Jordan et Fantine sont toujours en souffrance. Ils ne s’alimentent plus qu’au Seven Eleven (magasin d’ alimentation ouvert 24/24). Un sandwich pour 2 leur suffit, Fantine mange une tranche de pain de mie et la salade et Jordan l’autre tranche et le thon. Leur température commune frôle les 80 °et malgré la température extérieure qui avoisine les 35 °, ils continuent à avoir froid.

Avant la visite de Bangkok, passage obligé à l’ambassade du Vietnam afin de déposer nos demandes de visas multi-entrées de 3 mois. Nous pensions pouvoir récupérer nos passeports en fin d’après midi et aller le lendemain matin à l’ambassade de chine, afin d’être débarrassés de ces corvées administratives. Malheureusement, on nous apprend, premièrement que l’ambassade ne délivre plus de visas multi-entrées et que deuxièmement, nos passeports ne nous serons restitués que dans 3 jours.*

Nous devrons, suite à ce refus, modifier notre parcours et nous ne pourrons pas nous rendre au Cambodge comme initialement prévu. Après avoir essayé, en vain de persuader un taxi de nous ramener de l’ambassade à notre hôtel (ici, c’est le taxi qui est roi, pas le client, il vous emmène, premièrement si il en a envie et deuxièmement, si c’est lui qui fixe le prix, c’est à dire, à peu près le double du prix du compteur officiel) nous finirons par rentrer, vivant, en moto-taxi après avoir slalomé entre les voitures, grillé les feux rouges et roulé à contre-sens.

L’après-midi, c’est sous une chaleur accablante que nous irons visiter le grand palais et pour nous rafraîchir, nous irons ensuite faire une petite ballade en bateaux dans les canaux de Bangkok où se prélassent, au soleil, d’énormes varans.

Le soir, nous nous retrouvons tous au resto (hormis Jordan et Fantine) mais avec en plus Le fils et la belle-fille de Susu et 5 de leurs amis. L’ambiance est sympa, nos amis thaïlandais enchaînent les plats et les girafes de bière (dix de 3,5 Litres) quand tout d’un coup, Michaël, à qui l’ont vient de servir le plat, se lève en hurlant être la victime d’un complot orchestré par la NIA ( services secrets Thaïlandais) ou la mafia Thaï, qui essayent de l’empoisonner car c’est au moins la cinquième fois, depuis le début de notre séjour, qu’on lui sert un plat « Spicy » alors qu’il l’avait commandé « No Spicy », (d’où le titre de mon article précédent). Une question reste toutefois en suspend : Pourquoi Michaël et qui est-il vraiment ? 

Un agent de la DGSE, un ladyboy qui s’exhibe dans un cabaret thaï d’Etampes ou un organisateur de Ping-Pong Show dans les caves de Méréville.

Je pencherai plutôt pour cette dernière éventualité car lorsque les rabatteurs de notre rue nous proposait d’assister à ce genre de spectacle, il était le seul à savoir de quoi il s’agissait car il en avait soi-disant entendu parlé dans le dessin animé « South Park ». Foutaise !!! Si vous voulez avoir plus d’information sur le « Ping Pong Show », vous pouvez contacter Michaël qui se fera un plaisir de vous donner plus de détails sur cette activité ludique à l’adresse suivante « heneteaumickael@gmail.com »

Après une dernière journée à Bangkok, l’heure du retour va bientôt sonner pour la petite famille Henneteau, Lucas et Geoffrey. Le choc thermique risque d’être violent ; 35° à Bangkok contre 0° à Paris, mais il faut bien se remettre au boulot pour mieux apprécier les vacances. Finalement, il est tombé plus de larmes dans notre rue lors de leur départ que de pluies pendant tout notre séjour en Thaïlande. Il a fallu se mettre à quatre pour pousser Sarah dans le taxi et ensuite faire ressortir Agnès que Sarah avait agrippé et emmené avec elle, provoquant un embouteillage monstre dans la rue.

Un dernier « veutaimemamamoune » lancé par Louka, à qui on avait pas enlevé la tétine, clôturait cette soirée d’adieux. Agnès, envahit par l’émotion, se jeta précipitamment sur la fenêtre du taxi pour obtenir un dernier baiser de son Loulou mais c’est finalement la fenêtre « fermée » qu’elle embrassa, pour retomber assommée sur le trottoir.

Avant de la ramasser, j’en profite pour boire une dernière bière, avant de me coucher pour fêter leur départ noyer mon chagrin. Le lendemain, je m’aperçois qu’Agnès n’est pas à mes côtés : il faut dire qu’hier soir, après ma quinzième bière avalée tellement mon chagrin était immense, j’ai dû l’oublier sur le trottoir.

Bon, repassons aux choses sérieuses ! C’est en minibus privé que nous nous rendrons à Amphawa pour visiter deux marchés atypiques. Nous débuterons notre visite par les marchés flottants de Damnoen Saduak, une agréable ballade au fil des canaux avant l’arrivée dans le très joli mais très embouteillé marché flottant . Nous sommes sollicités de toutes parts pour acheter, souvenirs et nourritures, souvent facturés parfois le double que sur la terre ferme. Nous nous rendrons ensuite sur le « Maeklong railway Market » ,marché situé sur une voie ferrée où les étals, situés sur les rails, se replient à l’arrivée du train et se remettent en place dès son passage et ça, 8 fois par jour.

Après avoir récupéré nos passeports à l’ambassade du Vietnam, direction l’ambassade de Chine pour obtenir nos précieux sésames qui nous permettrons de découvrir l’empire du milieu. Après avoir essuyé un premier refus et après un passage au Cybercafé pour imprimer des justificatifs complémentaires, nous serons à nouveau refoulés par la même personne, qui ne prendra cette fois, même pas le temps de regarder nos documents. A notre sortie, un inconnu nous abordera pour nous proposer d’obtenir nos visas dans la journée pour l’équivalent de dix fois le prix d’un visa normal, soit 250 Euros. Après avoir accepté dans un premier temps, nous déclinerons finalement son offre.

Après une visite au Chatuchak weekend market, l’un des plus grands marchés au monde qui émerveillera Margot pour ses tee-shirts Nike à moins de 2 euros mais où malheureusement elle ne trouvera pas de short en jean à sa taille. Et oui, on ne peut rêver avoir les fesses de Kim kardashian et vouloir s’habiller dans un marché asiatique. Nous passerons notre dimanche à essayer de réunir tous les documents nécessaires pour l’obtentions de nos visas Chinois. 

Le soir, nous retrouverons Pierre, le mari de Suvisa, qui vient d’arriver à Bangkok et avec qui, nous passerons nos derniers jours de vacances en Thaïlande. Pierre nous a ramené quelques présents de notre cher pays, du champagne pour Agnès, du chocolat pour Margot et Jordan et le dernier numéro de Charlie Hebdo et du canard enchaîné pour moi.

Demain, ultime tentative, afin d’obtenir nos visas, nous décidons de nous rendre seulement Agnès et moi à l’ambassade de Chine ; un petit couple de vieux, ça fait moins peur qu’un jeune barbu de deux mètres avec un chignon sur la tête. Nous prenons bien garde de ne pas tomber sur le même guichet et miracle, après avoir examiné nos documents, la charmante employée nous donne un reçu afin de venir rechercher dans quelques jours nos passeports avec peut-être nos visas.

Après ces 9 jours passés à Bangkok, c’est avec un réel plaisir que nous reprenons le bus direction Khon Kaen dans le centre de la Thaïlande, loin des millions de touristes, du bruit et de l’agitation permanente de Bangkok. Jordan va mieux depuis quelques jours et la campagne devrait l’aider à retrouver, définitivement, la forme et l’appétit. Il m’empresse de vous narrer la suite de nos aventures en terre d’Isan, la merveilleuse histoire de son roi Pierre 1er et de sa délicieuse épouse Suvisa, mais ça, bien sur, c’est une autre histoire que je vous raconterai peut-être d’ici quelques jours.

Messages personnels :

Bon anniversaire à notre fille chérie Sarah, ainsi qu’à notre Juju, avec qui nous fêterons ses 18 ans au Vietnam.

Un très bon anniversaire à notre neveu Gaël, à mes amies Patou et Cathy Poupouille et Fred.

Greg.

SPICY OR NOT SPICY

(Du 28 décembre 2014 au 11 janvier 2015)

Atterrissage en douceur sur la piste du petit aéroport de Krabi, et nous voici arrivés en Thaïlande. Dans quelques heures, ce sera d’abord Camille, Geoffrey et Lucas (les amis de Jordan) qui vont nous rejoindre et ensuite ce sera au tour de la petite famille Henneteau. Sarah, notre fille, qui je pensais, était partie avec nous car je l’entend tous les jours… sur Skype, gérant avec sa mère, à distance, les problèmes de la maternité d’Etampes, de l’aménagement de sa cuisine et de l’addiction de Michael au sport. Notre vilain pas beau « Louka » qui ne veut jamais dire « je t’aime » à sa Manoune mais qui a du être briffé par sa mère avant l’arrivée en Thaïlande : » je te préviens, si cette fois tu ne dis pas « je t’aime » à Manoune en sortant de l’avion, pas de « doudou-tétine » pendant quinze jours. Et enfin Michaël, notre gendre qui préfère qu’on l’appelle « Steve » prénom du créateur de son jouet préféré  » l’IPHONE », prénom qu’il voulait donner à son fils, non pas « IPHONE » mais « Steve », mais Sarah s’y est vertement opposée, elle qui voulait appeler son fils « Thermomix », prénom, je suppose tiré d’un album d’Astérix (comprendra qui pourra !!).

Avant de prendre chacun notre route, Koh Lanta pour Jordan, Fantine, Mia et leurs potes et Yao Beach pour nous, j’ai réservé 4 Chambres, dans un petit village de gîtes avec piscine, près de Krabi. C’est là-bas que nous retrouverons Mia que nous avions quitté précipitamment à Agua Calientes au Pérou après le trek du Salkantay mais dont nous avions régulièrement des nouvelles. Bien qu’elle ait déjà déjeuné, c’est avec un plaisir non simulé qu’elle nous suivra au resto où nous nous raconterons les péripéties de nos voyages respectifs. 

Problème à Bangkok, Lucas vient de contacter Jordan, Geoffrey s’est trompé sur la date des billets d’avions sur Krabi, il a réservé pour le 28 novembre au lieu du 28 Décembre, ils ne peuvent pas embarquer, ils seront donc dans l’obligation d’acheter d’autres billets pour le lendemain et de passer une nuit à Bangkok. Ne rigolez pas, j’ai fait exactement la même sur le vol de krabi à Bangkok et bien que je m’en sois aperçu rapidement j’ai quand même dû racheter des billets. 

Ca y est, c’est enfin l’heure, Agnès prend le taxi, direction l’aéroport pour retrouver ses 2 filles, son petit-fils et son gendre. Contre toute attente, c’est lui qui se précipitera le premier dans les bras d’Agnès en lui criant » Je t’aime, belle-maman » de peur que Sarah ne lui supprime son doudou « Iphone » pendant quinze jours

Le lendemain, nous prenons la direction de nos hébergements respectifs, pour nous, villa avec piscine et pour les jeunes, chambre avec salle de bains commune et wc au fond du jardin. Et oui, on n’a pas tout à fait, les mêmes moyens. Avant de nous quitter, nous nous donnons rendez-vous à Koh Lanta où nous fêterons, ensembles, le réveillon du Nouvel-an. 

Après être passés faire quelques courses, nous arrivons à notre superbe location où les locataires précédents nous ont laissé, dans les placards, pleins de choses à manger dont des pâtes aux mites, du jambon bleu et des oeufs verts qui sont certainement des spécialités thaïlandaises. Je m’empresse donc d’aller à la réception leur demander la façon de cuisiner ces délicieux mets et j’arrive à comprendre, malgré mon faible niveau d’anglais, que les derniers locataires sont partis il y un peu plus de 6 mois et qu’il serait peut-être plus prudent de jeter ses aliments.

L’autre problème de notre location est l’absence de transports en commun, de commerces et de restaurants aux alentours, mais heureusement, moi qui pense à tout, j’avais prévu la location d’un véhicule, car faire du stop à 6, me paraissait un peu compliqué.

Nous effectuerons notre première sortie à Ao Nang, station balnéaire située un peu au Nord de Krabi, première baignade où la température de l’eau doit avoisiner avec les 26°, puis comme prévu, nous prendrons la direction de Koh Lanta pour aller fêter la nouvelle année. Après 2 heures de route et 2 heures à attendre de pouvoir monter sur le ferry, nous arrivons enfin à Old Town où nous retrouvons nos jeunes, en plein tournage d’un clip de prévention sur, je pense « Les méfaits de l’exposition prolongée au soleil » au vue de la couleur rouge de la peau de Geoffrey, Camille et Lucas.

Petit tour sur la côte Est de l’île afin de profiter du soleil et de la plage et retour à Old Town afin de nous préparer pour le réveillon. Quelle chemise vais-je mettre ce soir ? Et bien, la même que j’ai mis pour mon anniversaire et pour Noël, vu que je n’en ai qu’une.

Au menu de notre réveillon, riz pour les uns et nouilles pour les autres. Cette année, nous ne nous sommes pas, comme à l’habitude, gavés de biscuits apéros et de champagne avant de passer à table et pour une fois, j’avoue que s’il y avait eu du fromage et une bûche glacée, ça n’aurait pas été de refus. 22 heures, fermeture du restaurant, il nous reste encore 2 heures avant de nous souhaiter la bonne année, heureusement Karl, le charmant propriétaire de la guest house qui nous héberge, possède un bar où tous les touristes de la ville viendront se joindre à nous et au plus fort de la soirée, nous serons presque vingt à enflammer le dancefloor.

Le lendemain, réveil à 8 heures et même pas mal à la tête, ce qui n’est pas le cas de Jordan qui se réveille avec des courbatures et une forte fièvre qui va le terrasser pendant presque 3 semaines. Nous reprendrons la route en fin d’après midi et nous retrouverons l’ équipe à jojo dans quelques jours afin d’aller visiter Railay et ses majestueuses falaises et l’île de Koh Phi Phi.

A Yao Beach, tout va bien, hormis un conflit permanent entre Margot et Michael qui se battent quotidiennement pour débarrasser la table et faire la vaisselle et notre loulou qui est vraiment quelquefois « vilain pas beau » dû certainement, à l’ absence de sieste et au décalage horaire.

La santé de Jordan ne s’améliore pas, bien que ses amis se relaient matin, midi et soir pour lui prendre sa température et lui mettre ses suppositoires. Nous partirons donc à Railay, sans lui et sans Fantine qui,pour essayer de le revigorer, c’est acheté au marché une tenue d’infirmière sexy.

Suite à cette achat, Jordan retrouvera un peu de vigueur et nous accompagnera jusqu’à Koh Phi Phi, une île qui a dû être paradisiaque il y 20 ans mais qui, aujourd’hui est envahie par des milliers de touristes, pour lesquels on a bâti, des milliers de constructions qui sont en train de défigurer ce paradis, qui possède encore, malgré tout, quelques plages de toute beauté bordées par la mer turquoise d’Andaman.

Bon, ben si j’avais su j’aurai pas venu. Allez retour sur la terre ferme sans Sarah et Mickaël qui ont décidé de prendre le ferry, direction Pucket, pour une nuit et nous laisserons nous occuper de Louka, qui fera moins le malin en l’absence des ses parents et qui sera, pour le coup, pendant ces deux jours « gentil, très beau ».

Nous consacrerons nos derniers jours, à des activités diverses, ballade en éléphant, visite de temple bouddhiste avec ses 1200 marches à gravir, pendant que les jeunes partiront sur l’île de Koh Phan Gan mais sans Camille, qui devait reprendre un vol un peu plus tôt.

Allez il est temps de refermer les valises et de reprendre la route ou plutôt les airs en direction de la capitale thaïlandaise.

Ah oui me direz vous ! mais pourquoi ce titre « Spicy or not Spicy » et bien ça, c’est une autre histoire que je vous raconterai « peut-être » dans mon prochain article sur Bangkok.

Messages personnels :

Bon anniversaire à notre petite Servane, à Véro et à ma petite maman à qui l’on pense très fort.

Un peu en avance joyeux anniversaire à Gwendoline et Liam.

Félicitations à notre Juju pour l’obtention de son code.

A Marco.

Greg

DOUCE NUIT MALAISE

(Du 16 décembre au 28 décembre 2014)

Après 3 semaines de rêve en Indonésie, 3 semaines de temples, de volcans, de sourires, de plages, de jungles, d’Eléphants et d’Orangs Outangs, c’est avec une certaine appréhension que nous nous envolons vers Kuala Lumpur, mais une appréhension vite dissipée car K.L. n’a rien à voir avec nos dernières expériences urbaines qu’étaient Jakarta et Yojakarta, K.L. étant une ville moderne et accueillante. Notre petite guest house se trouve idéalement placée entre Chinatown et ses mille contrefaçons où chacun trouvera son petit cadeau pour le réveillon à venir, les magnifiques Pétronas Towers et près d’une rue animée où nous prendrons notre premier repas, qui sera d’ailleurs le dernier dans cette rue, compte tenu de la qualité du service mais surtout des prix pratiqués. Donc, cette année pour Noël, j’ai acheté à Agnès, un sac Louis Vuitton, un carré Hermès et un ensemble Yves Saint Laurent et tout ça pour moins de 50 Euros.

Quant à Agnès, elle m’a offert un tatouage de mon choix. J’ai donc choisi de me faire tatouer dans le dos un célèbre dicton malais qui selon le tatoueur voulait dire « L’éléphant reste debout, même dans la tempête » mais qui, finalement après traduction, s’avère vouloir dire  » L’éléphant qui pète déclenche la tempête ».

J’ai donc été victime de contrefaçon ou d’un tatoueur facétieux et je comprends mieux pourquoi les clients malais étaient hilares quand j’ai exhibé, fièrement, devant eux mon nouveau tatouage. Heureusement pour moi, peu de Français comprennent le malaisien et je pourrai continuer à me rendre dans la rivière sauvage de Center Parc, sans être la risée de tous.

Après deux jours d’immersion dans Kuala Lumpur et la découverte des principaux sites d’intérêts de la ville, direction les grottes de Batu, un site incontournable situé à quelques kilomètres de Kuala Lumpur. D’immenses cavités souterraines dans lesquelles nous auront peut-être la chance d’observer des mygales, des serpents et autres chauves souris géantes. Nous suivons donc notre guide dans la fameuse « Dark Cave » prêt à affronter ces créatures cavernicoles mais finalement point de rencontre avec ces animaux cauchemardesques mais seulement l’observation d’un mille patte et de quelques toiles d’araignées désertées par leur locataire.

Auparavant, Fantine, fatiguée et affamée par l’ascension des marches menant aux grottes, avait subi l’attaque d’un macaque à qui elle avait subtilisé sa banane. Prise de panique et au lieu de rendre à l’animal son bien, elle décida de cacher le fruit dans sa vaste toison. Le macaque, fou de rage, l’empoigna par les cheveux pour récupérer son bien mais le courroux de l’animal fut vite apaisé quand il découvrit, en plus de son fruit, 3 mangues, une papaye et un ananas.

Vous me direz, « tu nous l’as déjà faite avec la barbe de Jordan », c’est vrai, mais pas avec la toison de Fantine et comme je vous l’avais indiqué dans mon article précédent, subissant actuellement une crise d’inspiration, je puise dans mes hilarantes chroniques du début de séjour que de toutes façons, la moitié d’entre vous, n’ont pas lu jusqu’au bout.

Après quatre jours passés en milieu urbain, direction Jérantut, porte d’entrée du Taman Negara, un grand parc national où nous avons décidé de passer une journée. Après 4 heures de bus et une petite collation sur la place principale du village où nous battrons le record du repas le moins cher (5 euros pour nous 4 – boissons comprises), nous prenons la direction de notre hôtel, situé à quelques kilomètres. Arrivés sur place, je décide de profiter de la piscine attenante mais, après seulement quelques brasses coulées, j’ai la peau qui brûle et qui a la même couleur que mes yeux : Rouge. J’ai l’impression que la piscine est remplie de chlore dans laquelle ils ont rajouté un peu d’eau. Il faut dire que nous sommes toujours en terres musulmanes et qu’ici, tout le monde se baigne habillé.

Nous prenons quelques informations à la réception de notre hôtel pour rejoindre le Parc National du Taman Negara mais on nous fait comprendre que ça risque d’être un peu compliqué car les rivières subissent actuellement des crues importantes et que leurs traversées peuvent être dangereuses. Après concertation, nous déciderons donc de ne pas braver les intempéries et de nous rendre avec une journée d’avance dans les Camerons Highlands et au vue des trombes d’eaux que nous avons ramassées sur la route, je pense que nous avons fait un choix plutôt judicieux.

Nous passerons 3 jours à visiter les lieux et notamment les plantations de thé en terrasses ; de toute beauté. Je profite d’ailleurs de cette chronique pour embrasser Marie et Chloé, deux jeunes françaises qui étudient pour l’une à Shangaï et l’autre à Taïwan, qui passaient quelques jours de vacances en Malaisie et avec qui nous avons partagé un petit moment fort agréable.

Voilà maintenant 5 jours qu’il ne cesse de pleuvoir mais cela n’entame en rien notre moral et malgré ce temps pourri, nous déciderons, avant de quitter les Camerons Highlands, d’effectuer un dernier treck en jungle dont nous rentrerons boueux, frigorifiés mais heureux d’avoir réussi à vaincre les éléments (petite précision Wikipédiesque : les Camerons Highlands sont situés à + de 1500 m d’altitude et la température moyenne lors de notre séjour n’a jamais excéder les 20°).

Comme pour l’Indonésie et Pulau Weh, nous décidons de terminer notre séjour par une île et notre choix s’est porté sur l’île de Penang et sa ville principale Georgetown, une place réputée pour sa gastronomie mais surtout aussi pour le Street Art. La découverte artistique de la ville deviendra le fil rouge de notre séjour, un jeu de cache-cache à arpenter les rues pour découvrir les différentes oeuvres qui couvrent les murs de la ville. Le plus difficile ne sera finalement pas de découvrir les tags qui ornent les murs de Georgtown mais plutôt de les immortaliser, sans avoir, sur la photo, des dizaines de touristes asiatiques qui se pressent par centaines pour se photographier devant, avec leur soeur, leur frère, les enfants, les parents, les enfants de leurs soeurs, les parents de leurs frères, les enfants des parents de leurs soeurs et de leurs frères. Bref, si vous comptez un quart d’heure par famille et qu’en moyenne, vous avez 8 familles devant vous, il vous faudra près d’un an pour pouvoir photographier l’ensemble des oeuvres de la ville. Ne restant seulement que quatre jours à georgetown, nous avons finalement abdiquer et acheter des cartes postales représentant les différentes oeuvres.

Pour le réveillon, nous avons repéré dans Armenian Street, un restaurant suisse qui propose tartiflette et fondue. Nous nous précipitons pour effectuer une réservation mais malheureusement pour nous, le patron nous explique qu’il est fermé pour les fêtes. Nous nous rabattrons donc sur un restaurant italien où, en manque de sucre, nous avions été, quelques jours auparavant, dégusté des tiramisus et autres fondants au chocolat car si la nourriture malaise est diverse et variée, elle n’excelle pas vraiment dans les desserts.

Personne ne nous ayant invité cette année pour les fêtes (merci la famille et les amis), nous passerons donc Noël tous les quatre. Nous nous sommes habillés pour l’occasion mais, quelle surprise en sortant de notre hôtel pour rejoindre le restaurant : Il neige !! 

C’est donc sur un traîneau, tiré par des rennes, que nous nous rendrons au restaurant situé près d’un lac gelé où des centaines d’enfants s’amusent à glisser. Des lutins ont subtilisé le traîneau du père Noël et s’amusent à faire des dérapages sur la glace. Fou de rage, il court derrière les facétieux lutins. Eh oui, le Père Noël existe puisqu’on l’a rencontré en Malaisie et c’est en voyageant que nous avons enfin compris, comment il pouvait distribuer les cadeaux le soir de Noël à Sydney, Paris et New York. Et bien, c’est simplement grâce au décalage horaire.

C’est ça la magie de Noël ; voir des choses qui n’existent pas. Car, en vérité, en ce soir de Noël à Georgtown, après avoir échangé nos cadeaux, nous prenons le frais sur le balcon du restaurant où il fait environ 28°. Il est possible que cette année se vérifie le dicton « Noël au balcon, Pâques au tison » car nous devrions être au Népal pour Pâques. Cette année, point de foie gras, d’huîtres ou de dinde mais des pâtes, des pâtes, oui mais de Malaisie.

Quelques photos avec nos amis malais, une petite vidéo à destination de la France (voir article de noël), il est environ minuit, la neige s’est arrêtée, nous allons donc pouvoir rejoindre notre hôtel à pieds.

Nous avions repéré, lors de nos ballades urbaines, un café belge où nous décidons donc de nous rendre après une ballade post- réveillon, avortée pour cause d’intempéries. Nous entrons dans la chaumière, d’un pas alerte, bien décidé à nous délecter de moules-frites arrosées de Chimay, de Leffe ou d’un autre de ces breuvages divins mais, dès notre entrée, nous sommes refoulés par le propriétaire Malais qui nous explique que le bar est exceptionnellement fermé pour cause de soirée privée. Dépités, nous jetterons notre dévolu sur le premier restaurant venu qui s’avère être halal et nous finirons la soirée autour d’un bol de riz et d’un Fanta.

Nous finirons notre séjour à Batu Ferringi chez la charmante Annie qui nous conseillera de nous rendre dans les « hawker food Market » du bord de mer pour y déguster les fameux springs rolls (genre de Nems Malaisiennes). 

Un dernier treck dans le plus petit parc national de Malaisie « le Penang National Park » où nous rejoindrons « Monkey Beach » pour un premier et dernier bain dans les eaux malaises. La plage ne tient pas son nom à la présence de singes mais par une espèce de primates bien moins évoluée : les touristes, que déversent des bateaux par centaines et qui, par fainéantise, pose leur serviette dès leur arrivée sur le sable et s’entasse en masse sur moins de 20 m2 alors que le reste de la plage qui fait plus d’un kilomètre de long est totalement déserte.

Allez ! Il est temps de reprendre la route de l’aéroport, pour découvrir de nouveaux horizons, mais surtout pour retrouver notre fille Sarah, son mari Michaël et notre petit fils Louka, les amis de Jordan : Camille, Geoffrey, Lucas et Mia, notre québécoise préférée, qui viennent nous rejoindre pour une quinzaine de jours en Thaïllande

Mais ça, comme vous vous vous en doutiez, c’est une autre histoire qui ne devrait pas manquer de piquant et dont je vous annonce déjà le titre en avant première :

« Spicy or Not Spicy »

Messages personnels :

Nous souhaitons un super joyeux anniversaire à ma biche, ma soeurette Lisou, notre neveu adorée Jonathan, et sans oublier ma petite soeur d’amour Mimi et hervé.

De mon coté bon anniversaire en avance à Gary, Elise, et Tatiana.

A Charly, Loulou, Kiki, Fredo, Camille, Gregory : une semaine VTT fin juin ou début juillet vous tente ? (semaine N° 26 ou N°27 ). Envoyer moi rapidement un petit message pour me dire si vous êtes Ok ou non, ainsi que votre date préférée.

A Charly : Si on arrive à se mettre d’accord pour la semaine, pourrais-tu t’occuper, comme d’habitude, du tracé et éventuellement, quand tu remontes à Préfontaines, récupérer mon bike pour une révision complète.

Greg.

PROMOS SUR LES REVES

(Du 08 au 16 Décembre 2015)

Sur Sumatra, les rêves n’existent pas, du moins ils deviennent vite réalité. Mon père voulait voir un orang-outang, il en a vu dix, ma mère voulait voir un éléphant elle en a vu dix.

Les avions n’ont plus de secrets pour nous, nous devons en être à notre 15 ème vol en 6 mois. Et depuis que nous sommes en Indonésie ça ne s’arrange pas. Mais grâce à Julien et Julie rencontrés au Bromo (vu dans l’épisode précédent), nous avons pu mieux choisir notre compagnie pour nous déplacer dans le dit pays. Guranda, c’est un prix, une qualité, une différence (Je me lance dans la pub, en revenant, tout simplement car pour le vol de Jakarta à Medan nous avons droit à :

1. Des places aux issues de secours,.

2. Un snack (très important pour moi)

3. Et surtout, avec le nombre de vols qu’on avait dans les pattes, ils ont laissé Agnès faire la gestuelle habituelle de début de vol à la place des hôtesses, en anglais. J’ai fait la traduction indonésienne pour le reste des passagers.

Aussitôt arrivés sur Sumatra, une des nombreuses îles de l’archipel, connue à triste titre pour avoir connu le plus de dégâts face au tsunami il y a 10 ans mais également réputée, tout comme sa voisine Bornéo, pour sa vaste colonie d’orangs-outangs, nous prenons la direction de Medan (la grande ville de l’île), où nous ne resterons qu’une nuit. Nous organisons dans la foulée, notre transfert vers la jungle, notre chauffeur sera notre hôte, restaurateur, et guide. Arrivés dans le charmant petit village de Bukit Lawang, nous nous installons dans nos chambres, Greg visitera le village pendant que nous nous remettrons des 5 h de route, tranquillement.

Nous optons le lendemain pour une ballade en éléphant, à laquelle s’ajoute, pour se joindre aux fameux lieux, une ballade en 4×4 de 3 h. Allez, Agnès veut vraiment les voir ses éléphants. Mais le lendemain surprise, pas de 4×4 mais bien un monospace un peu renforcé. On n’y croit pas trop mais on y va, et puis surtout on ne s’y connait pas en bagnole mais quand même. Agnès, tellement pressée de voir ses pachydermes, demande au chauffeur d’accélérer, et là, forcément c’est le drame. Ce dernier passe de 10 à 20 km/h et dans ces chemins de terre, nous sentons une grande secousse, suivie d’un gros bruit, bon pour la première chose, rien d’alarmant, ça fait déjà deux heures qu’on les subit mais le bruit, en revanche, c’est celui d’une crevaison. Heureusement notre chauffeur a une roue de secours .. Crevée. Il l’a met quand même. Et nous voila partis pour attendre, nous ne savons même pas quoi d’ailleurs : une roue, un camion, un hélicoptère ? En attendant, on se fait chier et on prend des sauterelles en photos, Agnès pleure de son coté car, avec tout ce retard, selon elle  » Ze vais pas voir lezéléphant ». Mais par magie un monospace, tout neuf arrive, nous arriverons bien à l’heure au meeting point. Nous mangeons en 15 mn, puis nous attendons les grosses bêtes sur un ponton. En voyant les éléphants arrivés, Agnès s’évanouie devant cette vision de bonheur et tombe dans la rivière, l’eau fraîche la réveillera aussitôt. Puis la ballade commence, au niveau du séant, je trouve la ballade en poney moins éprouvante. Mais alors, il est vrai que ce fût cool de pouvoir être une bonne dizaine de minutes sur l’éléphant seul. Et puis le meilleur ; le lavage des bêtes. On les frotte, les savonne, ils sont contents, nous arrosent, on prend des trompes d’eau sur la gueule (des vrais cette fois). Bien mieux que tout le reste de la ballade. Puis retour en monospace, sur la même route défoncée.

Après une courte nuit de repos, c’est vers 8 h que nous partons pour la jungle afin d’apercevoir de grands singes. Nous traversons la ville puis nous passons la frontière délimitant la jungle. Au bout de 20 mn Greg et Agnès croient voir leur premier orang-outang. Ce dernier semble assis, caché par des feuilles, seule sa tête dépasse. Sa tête est rouge écarlate et sa barbe rousse importante. »C’est un mâle ! » dira mon père. Le guide, confirmant ses dires, s’approche de l’animal et lui tend une banane. Je remercie alors le guide pour la banane mais lui explique que si je me cache, c’est que je préfère être seul quand je chie. Apres avoir retiré les photos de ce qu’on a cru être un orang-outang, nous continuons notre rando. Nous rencontrerons plusieurs types de singes lors de notre trek, outre les grands singes, il y en a iroquaï, d’autres à dents longues (macacos), puis ce qui devait arrivé, arriva la pluie qui voulu nous montrer de quoi elle était capable. En à peine 2 minutes, ce fut comme si nous avions sauté tout habillé dans un torrent. Nous traversons alors la jungle, qui déjà humide, était devenue un torrentier (un mélange entre un sentier et un torrent, quoi !). En revanche ne nous demandez pas de photos. Car, sortir son appareil par un temps pareil, revient à le donner à son neveu pendant qu’il prend son bain. (Longévité du produit : 45 s)

Pour ce qui est des repas en jungle, c’est simple ; Les fourmis sont si grosses qu’elles constituent l’essentiel de nos repas. Le midi, nous la coupons en trois et nous prenons un peu de riz pour l’accompagner. Fantine, quand à elle, n’a aucun mal à suivre son régime alimentaire dans cet environnement. En effet, vu la taille des racines, une seule lui a suffit pour nos deux jours dans ce milieu hostile. Elle s’essayera à la liane indonésienne afin de diversifier son menu, malheureusement cette dernière semblait avoir des vertus hallucinatoires puisque les 2 heures suivantes, nous avons dû gérer Fantine, qui, persuadée d’être un toucan, s’était mise à bouffer des mille-pattes. Après quelques glissades, et autres cris « ahhhiyaiyaiya » poussés sur une liane, nous arriverons au campement. Et là c’est du 3 étoiles .. Une bache, un matelas de piscine, nous avions même pris nos moustiquaires. Nous comprenons très rapidement que ce n’est pas la peine d’espérer que nos vêtements sèchent. Je recommande vivement un stage intensif à ceux, trop près de leur personne et de leurs vêtements, cela leur fera du bien de voir quelque chose de différent. Pas de problème de chaleur, avec ce qu’on vient de bouffer je pense que je peux réchauffer la pièce rien qu’en ouvrant la bouche. Une activité casse-tête, qui plut beaucoup à Agnès et Fantine  clôturera cette première journée en jungle.

La deuxième journée, à base de dénivelés fous où les lianes, pour grimper et descendre, furent nos amis, fut tout aussi éprouvante et forte en rencontres rousses. Notamment 2 ou 3 spécimens de très près : Impressionnant !! Le retour, plus simple, se fera en Rafting local : 4 Bouées – de la ficelle – un bout de bois en guise de rame et c’est parti !

Après cette escapade, nous décidons de prendre la direction de Banda Aceh, célèbre pour avoir été la première ville à être touchée par le tsunami en décembre 2004 qui a fait plus de 9000 victimes dans la province. Le symbole de cette catastrophe, une barge de 63 m de long et pesant 2600 tonnes et qui a parcouru 4 km à l’intérieur des terres . On décide donc, dans le cas ou dame nature voudrait souffler (ou plutôt arroser) ses bougies, de se mettre en sécurité sur l’ île de Pulau weh au large de Banda Aceh, paradis pour plongeur.

En sécurité sur une île, dont le point culminant ne doit pas excéder 200 m, mais bien sûr, Jordan vient de connaître les premiers effets de la fièvre qui le terrasse depuis maintenant quinze jours et m’oblige à terminer cet article. Après une traversée en classe super économique (5 €) mais qui rallonge le trajet d’une heure, nous voilà arriver à Pulau Weh, n’ayant pas pu, comme à notre habitude, effectuer la réservation de notre hébergement sur internet, nous nous rendons à une adresse conseillée par le « Lonely ».

« Full » nous indique notre charmant interlocuteur qui nous conseille de nous rendre chez « Freddie », un sud africain qui tient une guest house à quelques centaines de mètres. Il est bientôt  21 heures, quand nous arrivons chez « Freddie » où, un de ses employés, désolé, nous apprends que lui non plus ne dispose plus de chambres libres. Notre chance aurait elle tourner ? Va, on passer notre première nuit sur la plage ? Et bien non, car Freddie, en personne, va finir par nous trouver une solution, il dispose à moins d’un kilomètre de deux chambres disponibles. Le lendemain, après notre petit déjeuner, nous explorons l’île en scooter et je dois vous avouer qu’après le « Kraton » de Yojakarta, j’ai été, une fois de plus, déçu par le « Lonely Planet » qui présentait l’île de Pulau weh comme une destination incontournable. Bon et bien voilà notre séjour en Indonésie tire à sa fin, retraversée en ferry pour rejoindre l’aéroport en forme de mosquée de Banda Aceh . Il commence à faire un peu frais, hier j’ai du mettre un tee shirt car la température est tombée à 28 °. Il est maintenant l’heure d’embarquer pour la Malaisie où nous passerons Noël mais ça c’est une autre histoire.

 

Messages Personnels :

Joyeux anniversaire à Sylvie, Sébastien, Jonathan, Davy, Marine et bien sûr Amélie qui va atteindre sa majorité le 26 janvier.

Bon anniversaire à Axelus et à sa sœur forcément.

Gros bisous à ma Anne-Pascalou, ma Lisou sans oublier, mon amie de toujours, ma biche qui vont prendre une année de plus.

Bravo à Juliette pour l’obtention de son code.

Merci aux potes d’être venus, ce fut une belle bande pendant ces 15 jours (on se serait bien passé de l’amie maladie tout de même).

Merci a la petite famille Henneteau également.

Désolé pour ceux que l’on aurait pu oublier.

 

 

 

BAVONJAVOUR DE JAVA LA JAVANAISE

(du 02 au 08 décembre 2014)

L’année 2014 vient de s’achever, tant mieux diront les uns, dommage diront les autres. Quelle ait été bonne ou mauvaise, laissons derrière nous cette année 2014, l’important étant de regarder devant, alors « vive 2015 » et que cette nouvelle année puisse vous apporter joie et bonheur.

Pensez à vous, mais pensez aussi aux autres, laissez de coté vos petits tracas de la vie quotidienne qui sont si peu importants et concentrez-vous sur l’essentiel ; vivez, rêvez, souriez, riez et voyagez (même près de chez vous).

Après cette escapade magique à Pangandaran, nous voilà à nouveau dans le train avec nos amis indonésiens mais cette fois direction Yojakarta. Au programme des jours à venir, visite de temples et escapade volcanique.

C’est en taxi que nous rejoindrons notre guest-house dans un quartier tranquille de Yoja, car nous avons plutôt du mal avec les Becaks. Se faire véhiculer sur des kilomètres, nous les gros occidentaux, par de vieux indonésiens chétifs et tout ça, pour tout juste 1 euros, désolés, on n’y arrive pas et toutefois si nous devions y avoir à nouveau recours, je paierai la course plus chère et en plus c’est moi qui pédalerai.

L’entrée de la guest-house, obstruée par des scooters, ne paye pas de mine mais la cour interne et les chambres de style javanais sont superbes et litchi sur le gâteau (pas de cerise en Indonésie) le gérant, qui s’occupera de toutes nos réservations, est adorable.

Pour répondre à une question, que vous ne m’avez jamais posé mais qui est pourtant le sujet de conversation préféré des français (surtout quand ils n’ont rien à se dire), je veux bien sûr parler de la météo, sachez que nous sommes en période de mousson et qui dit mousson, dit bien entendu pluie, mais heureusement pour nous, il n’ouvre le robinet que l’après midi, donc nous consacrerons l’essentiel de nos activités le matin. Nous pouvons donc en déduire que l’Indonésie (en période de mousson) est un pays pour les vieux car les jeunes (feignasses), le matin, ça dort.

Bon, il est justement temps d’aller se coucher car demain matin, nous partons à l’aube pour admirer le lever de soleil sur le « Borobudur » un magnifique temple Boudhiste. Le spectacle est sublime et la visite du temple l’est tout autant. Dans l’enceinte du Borobudur, nous nous rendrons vite compte que l’attraction, c’est nous. Nous sommes plus souvent pris en photo par les touristes indonésiens que le temple lui-même. Après une visite de quatre heures et après avoir posé avec plus de la moitié des visiteurs, il est temps de reprendre la route du gîte. Le lendemain sera consacré à la découverte de la ville de yojakarta et notamment du palais du « Kraton »dont le Lonely fait l’éloge mais qui en vérité est une batisse sans intérêt dont on fait le tour en moins de dix minutes. Heureusement, après la visite du fameux « Kraton », nous aurons la chance de tomber sur un merveilleux spectacle d’enfants indonésiens, âgés entre 5 et 10 ans, dont un ensemble de percussion mené par un chef d’orchestre autoritaire d’au moins 7 ans. Je pense que si nous voulions faire un spectacle de fin d’année de la même qualité en France avec nos enfants, il faudrait au moins 5 ans de préparation. 

Après cette intermède musical, direction le marché où un adorable indonésien (pléonasme) à qui nous expliquons que nous recherchons du Batik, nous déconseillera d’aller vers la rue commerçante où nous ne risquons de ne trouver que de pâles copies et nous orientera vers une école où un professeur nous expliquera les différentes techniques d’impression et de teinture complexes sur tissu dit « Batik ».

Lassés par les Mie-Goreng et autres Nasi-Goreng, nous avons établis notre QG dans la pizzeria située en face de notre Guest. Fantine, qui a stoppé la Malarone (Traitement préventif contre le palu) va mieux mais c’est Jordan qui commence à nous inquiéter dans le train qui nous conduit à Probolinggo, ville principale d’accès pour se rendre au Bromo, un volcan qui culmine à 2329 m d’altitude et dont le cratère fait 800 m de diamètre et 200 m de profondeur.

Après 8 heures de train et toujours en classe éco, nous voilà arrivés à destination. Il s’agît maintenant de se rendre à la gare routière pour trouver un « Bemo » (minibus indonésien) qui doit nous emmener à Cemoro Lawang, camp de base du Bromo . A savoir que le chauffeur de ses minibus attend qu’il soit plein à craquer avant de démarrer et que notre arrivée est saluée par une dizaine de touristes qui attendent depuis plusieurs heures le départ du Bemo. Nous aurons encore de la chance car nous n’attendrons, nous, qu’un petit quart d’heure avant le départ. Quinze à l’intérieur, quatre sur le toit, allez on démarre. A notre arrivée et lors de la recherche d’un hébergement, nous ferons la connaissance de Julie et julien, deux exilés français qui vivent en Belgique, pas des exilés fiscaux mais plutôt sociaux. Et oui ! Il est des fois plus facile de trouver du travail chez nos voisins et amis belges que dans notre propre pays.

Agnès, trop contente de retrouver des compatriotes, réussira en moins de deux jours à raconter dans les moindres détails l’histoire de notre vie ainsi que celle de nos parents et de nos grands-parents. 

A leur grande qualité d’écoute et à leur patience, j’ai tout suite compris qu’ils devaient avoir une activité professionnelle liée avec les rapports humains.

Allez un petit Nasi Goreng et au lit car demain matin, nous nous sommes donnés rendez-vous avec les  » Ju » à 2 heures du matin afin d’atteindre, par nos propres moyens (c’est à dire à pieds, sans prendre de jeep et sans payer l’entrée du parc) un point de vue qui nous permettra d’apercevoir une grande partie de la chaîne volcanique.

On nous avait dit que la montée prendrait plus de trois heures mais finalement nous arriverons là-haut en moins de deux heures malgré un Jordan plus chaud que la lave mais qui ne voulait pas rater le spectacle majestueux du lever de soleil sur le Bromo et les volcans avoisinants. Nous arriverons même avant le commerçant ambulant qui s’empressera, dès son arrivée, de nous servir un café et de nous offrir quelques bananes en s’excusant presque de ne pas être arrivé plus tôt.

En parlant de café justement, les « Ju » nous on parlé du « kopi luwak » indonésien, le café le plus cher au monde (environ 800 € le kilo). Kopi qui veut dire café en indonésien et luwak qui est le nom d’une civette (petit mamifère carnivore) qui ingère des grains de café et que l’on récupère dans leurs excréments pour faire ce fameux café. 

Très intéressé par ce procédé, j’envisage très sérieusement, à la rentrée, de quitter mon boulot pour me lancer dans la production d’un café similaire mais d’une gamme encore supérieure. Il me suffira de faire ingurgiter à Agnès, des capsules Nespresso dont elle est friande et qui, après digestion et défécation, produiront une gamme de café à la saveur inégalée et à laquelle j’ai déjà trouvé un nom « le cacafé ».

What else !! me direz-vous et pourquoi ne pas faire manger aux enfants des céréales natures qui deviendront par le même procédé des Chocapics ou des Chocopops de grande qualité.

Pour ma nouvelle activité, j’envisage la création d’emplois de récolteurs et de trieurs. Si vous êtes intéressés, vous pouvez déposer vos CV sur notre blog. Pour la période estivale, je peux même embaucher vos enfants, aucune expérience professionnelle n’est requise et il est toujours intéressant de leur faire pratiquer un boulot de « merde » pour les remettre au travail à l’école. 

Je suis également à la recherche de blagues car après 6 mois de voyage et comme vous pouvez vous en rendre compte, mon répertoire commence à se tarir, nous allons donc ouvrir un « Blagothon » sur notre site dans lequel vous pourrez déposer vos idées de blagues et histoires drôles.

Avant de reprendre la route de Yojakarta, nous passerons une nuit à Probolinggo où après le refus d’un hôtelier con et intégriste (repléonasme) de nous louer deux chambres sous prétexte que Jordan et Fantine n’étaient pas mariés, nous trouverons finalement un hôtel qui acceptera cette situation illégitime et qui nous louera nos deux chambres. En plein milieu de la nuit, nous serons réveillés par une descente de police. Fantine n’ouvrira pas la porte de peur d’être condamnée pour outrages aux bonnes moeurs locales et que Jordan ne soit émasculé sur le champ.

Notre ballade Javanaise est en passe de s’achever, nous repasserons par Yojakarta où nous avions laissé une partie de nos affaires et où nous nous accorderons une journée de repos pour nous remettre de cette quinzaine intensive.

Nous devions repartir pour Jakarta en train mais finalement, à l’unanimité, nous opterons pour l’avion ce qui nous permettra de gagner une journée. Après un transit de quelques heures à Jakarta, nous quitterons l’île de Java pour celle de Sumatra et après une soirée passée dans la ville de Medan, nous rejoindrons Bukit Lawang, point de départ de nouvelles aventures dans la jungle mais ça évidemment, c’est une autre histoire.


Messages personnels:

Un gros bisous à Julie (Joyeux anniversaire, par la même occasion) et Julien, avec qui nous avons passé deux jours formidables et à bientôt j’espère autour d’une carbonnade flamande arrosée de bonnes bière belges.

Nous souhaitons un bon anniversaire à notre neveu Damien, à notre filleul Malito, et bien sûr à loulou et à notre ch’tite Martine. De gros bisous en attendant de vous les faire en vrai !!

Joyeux anniv Nouthella, en attendant de descendre quelques verres. Des bisous

Sans oublier, Marie, Elodie et Orlanou. Joyeux anniversaire et gros gros bisous.

JOYEUX NOËL

(Du 24 décembre au 25 décembre 2014)

Marre des habituels bêtisiers de fin d’année, changez de chaîne et choisissez « rêves d’ailleurs » pour voir un florilège de vidéos exclusives de nos six premiers mois d’aventure autour du monde. Nous vous souhaitons à tous de joyeux Noël et de bonnes fêtes de fin d’année et nous vous donnons rendez-vous en 2015 pour la suite de nos aventures. Le plus difficile pour nous qui habitions la France et qui voulions faire le tour du monde, ce n’était pas d’aller faire le tour du monde, c’était de quitter la France. [Greg]

C’était l’Argentine :

« Le vrai domicile de l’homme n’est pas une maison mais la route, et la vie elle-même est un voyage à faire à pied. » [Bruce Chatwin]

C’était le Chili : 

« Naturellement, les voyages autour du monde ne sont pas aussi agréables qu’ils le paraissent. C’est seulement quand vous avez fui toute cette horreur et toute cette chaleur que vous en oubliez les désagréments et que vous vous souvenez des scènes étranges que vous avez vues. » [Jack Kerouac]

Joyeux non-anniversaire à tous et à toutes ! Non, ce n’était pas l’objet de cet article ? Mince, ce doit être le champagne dont on a tant abusé hier soir… (ou pas). En tout cas, on pense fort à vous. Joyeux Papa-Noël-qui-amène-tout-plein-de-jolis-cadeaux, joyeux chocolats-qui-ne-fondent-pas-pas-comme-ici et joyeux sapins-tout-décorés-et-illuminés ! Ca manque de neige pour y croire vraiment, par chez nous. Heureusement, la pluie est là ! Bises lointaines. [Fan’]

C’était la Polynésie :

« Partir, prendre la route, c’est vivre à fond. C’est se fondre dans le paysage. C’est traverser les apparences et s’habituer aux différences. » [Jacques Lanzmann]

C’était la Nouvelle Zélande :

« Jette le chanceux dans la rivière, il en ressortira avec un poisson dans la bouche. » [Proverbe Arabe]

Feliz Natal, Feliz Navidad, Merry Christmas, ia ‘oa’oa e teie Noera, Meri Kirihimete, selamat hari natal à vous. Je suis ravi de ce blog, et ravi de ce voyage naturellement. J’espère que nos petits articles vous font voyager avec nous. Vos commentaires, quant à eux, nous donnent parfois envie de rentrer pour vous retrouver, même si nous profitons de chaque instant ici. Mais dans quelques jours, c’est un peu la France qui vient à nous. En effet, un peu de famille et d’amis nous rejoignent, et c’est là notre plus beau cadeau de Noël. Je vous souhaite à tous de bonnes fêtes, on se retrouve l’année prochaine pour la suite de l’Indonésie. [Jordan]

C’était l’Australie :

« Le voyage pour moi, ce n’est pas arriver, c’est partir. C’est l’imprévu de la prochaine escale, c’est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c’est demain, éternellement demain. » [Roland Dorgelès]

C’était l’Indonésie :

« Pour moi, les femmes sont comme les éléphants : des êtres superbes mais je n’en voudrais pas chez moi. » [Anonyme]

« Dans la jungle de la solitude, un beau geste d’éventail peut faire croire à un paradis. » [André Breton]

Nous vous souhaitons, à toutes et tous, famille, amis, collègues et toutes les personnes qui nous lisent, un joyeux noël. Toutes nos pensées sont avec vous, même si ce que nous vivons nous comble de bonheur. Le petit panaché de nos vidéos, vous fera partager nos extraordinaires aventures. Bonnes fêtes et à très bientôt pour certains. [Agnès]

C’était Noël :

« Dans 20 ans vous serez plus déçu par ces choses que vous n’avez pas faites que par celles que vous avez faites. Alors larguez les amarres. Mettez les voiles et sortez du port ô combien sécurisant. Explorez. Rêvez. Découvrez. » [Mark Twain]

La petite fugue

JAVA ET TOI ?

Java (partie 1) : Voyage aux pays des millions de scooters et des millions de sourires.

(Du 26 novembre au 02 décembre 2014)

80 % de taux d’humidité et une progression difficile, bienvenue dans la jungle. Mais pas dans celle que vous croyez, avec animaux, lianes et fougères arborescentes, bienvenue dans la jungle urbaine de JAKARTA. Une jungle grouillante de 12 millions d’habitants où les seuls animaux que vous risquez de croiser sont des rats et des cafards. Ici, point d’odeur de vanille ou d’orchidée mais plutôt un mélange de gaz d’échappement, de poubelle et de cuisines de rue. Trottoirs et routes défoncées, bâtiments délabrés. Dans un canal qui traverse la ville, près de notre guest house, des femmes font leur lessive pendant que leurs enfants jouent dans l’eau et que quelques hommes pêchent, au milieu des déchets. Mais quel type de poissons peut bien vivre dans une eau aussi sale ? En tout cas, hors de question de manger celui qui est vendu dans les échoppes qui bordent le canal.

Les « Hellos mister! How are you ? Where are you from ? » fusent de tous côtés. Si Margot avait connu un succès réel en Amérique du Sud, ici c’est encore pire. Pas un homme qui ne se retourne sur son passage. Son retour en France tombe au meilleur des moments, je pense qu’elle aurait beaucoup de mal à s’adapter à l’Indonésie.

Allo ! Est-ce que tu me vois, dis, tu me vois ? Le choc va être terrible pour Fantine quand elle va retrouver son Jordan et sa barbe remplie de cinq mois de souvenirs de voyage. Pour leurs retrouvailles, ils ont réservé un hébergement avec piscine chez un Français de Jakarta et apparemment ils n’ont pas du tout l’intention de visiter la ville.

Après une première journée éprouvante, Margot préfèrera rester à l’hôtel. La charmante responsable de notre guest house nous conseille un resto et nous appelle un becak (du nom des pousses-pousses indonésiens) pour nous y conduire, qui finalement nous déposera au milieu de nulle part, en pleine nuit. Nous arriverons tant bien que mal à trouver le resto et à rentrer à l’hôtel, exténués. Le lendemain, visite de Kota (vieille ville) où nous assisterons à un spectacle de marionnettes indonésiennes, dirigé par des enfants. Les habitants sont merveilleux et nous sommes sollicités de toutes parts pour faire une photo avec eux. Nous retrouverons Jordan et Fantine pour une ultime visite de Jakarta et l’achat de nos billets pour Pangandaran. Le soir, direction l’aéroport pour le retour de Margot en France.

Après quatre heures de train en classe éco (un euro le billet tout de même), deux heures dans un bus pouvant contenir environ vingt passagers mais dans lequel nous étions une bonne cinquantaine (Jordan voyagera dehors sur le marche-pied) et deux courses mémorables de becak, nous arriverons enfin à Pangandaran (station balnéaire) où il règne un air de fête (des centaines de rosalies musicales décorées de guirlandes lumineuses sont prises d’assaut par les Indonésiens en week-end). Nous prendrons nos quartiers dans une charmante guest house « Panorama à la plage »où nous ferons la connaissance de « Din din » un guide indonésien polyglotte qui maîtrise remarquablement bien le français. Nous conviendrons avec lui d’un programme pour ces deux jours. Notre première journée sera un trek, effectué dans la moiteur de la jungle avec l’un de ses amis qui nous fera découvrir la fore et la faune locales (chauves-souris, porc-épics, écureuils volants, etc.), qui se conclura par une rafraîchissante baignade dans l’océan. 

Le soir nous dînerons dans un petit boui-boui de bord de plage sur les conseils de Hans, un ancien militaire néerlandais légèrement azimuté qui s’est installé à Pangandaran depuis deux ans. Au menu, Nasi Goreng (riz) ou Mi goreng (nouilles), deux plats qui nous acompagneront pendant presque tout notre séjour en Indonésie (matin, midi et soir).

Au cours de notre repas, un joueur de blues viendra nous aborder pour savoir si nous voulons assister à un mini concert privé qu’il donne en bord de plage. C’est combien ? entonne t-on d’une seule voix. Mais c’est juste gratuit, simplement pour le plaisir de jouer pour vous et pour quelques amis nous répond-il. La soirée est douce et nous prenons beaucoup de plaisir à écouter notre hôte d’un soir.

Le lendemain matin, c’est cours de scooter pour Jordan avant notre départ pour Green Valley et Green Canyon où Din Din, notre guide, va nous faire vivre une journée mémorable. Fantine quant à elle, n’est pas en grande forme. C’est certainement la prise du traitement anti-palu qui lui donne de la fièvre.

Après que Hans nous ait ramené Jordan qui s’était perdu pendant les essais de scooter dans les rues de Pangandaran, nous voilà partis direction Green Valley. Moi derrière Agnès et Fantine derrière Din Din. Jordan continuant seul son apprentissage de la conduite. Nous sommes salués à chaque traversée de village, par la majorité des habitants. « Boulet, boulet » crient les enfants à notre passage, du petit nom que donnent les Indonésiens aux touristes.

Au bout de deux heures et après avoir roulé principalement dans des chemins de traverse au milieu des rizières et des forêts, nous voilà enfin arrivés à destination. Nous posons nos scooters et suivons Din Din à travers la jungle pour arriver au dessus d’une splendide rivière. C’est parti pour du canyoning à l’indonésienne : sans gilet de sauvetage ni protection, nous nous lançons dans les eaux tumultueuses de la rivière.

Devant la puissance du courant, je me demande s’il n’aurait pas été plus prudent de garder nos casques de scooter. Un passage très dangereux nous obligera à effectuer une jonction pédestre. Pieds nus dans la jungle et couverts de boue, nous retrouverons notre

rivière au bout d’un quart d’heure. Après avoir exploré une grotte en nageant dans le noir total, nous reprendrons ensuite notre descente infernale pendant laquelle Agnès transgressera plusieurs fois la loi islamique en se retrouvant, bien malgré elle, avec son maillot de bain en bas des pieds.

De retour au village, Jordan est pris d’un terrible mal de ventre. Seul petit problème : des toilettes musulmanes sans papier, bien entendu, et avec simplement un petit bac d’eau saumâtre pour se nettoyer. Et soudain un appel de détresse : Jordan, en voulant pratiquer ses ablutions, a rippé sur les toilettes et n’arrive plus à s’extraire du petit bac dans lequel il a fini sa course. Les WC sont fermés de l’intérieur et c’est grâce à l’intervention de la moitié des hommes du village que nous réussirons à défoncer la porte et à extraire Jordan de son piège.

Il faudra ensuite un bon quart d’heure à Fantine et Agnès, qui par chance a retrouvé un paquet de lingettes au fond de son sac, pour procéder à un nettoyage en profondeur pendant que j’essaie désespérement de réparer la porte.

Après une appréciable pause déjeuner, nous reprenons la route en direction de Green Valley pour, pense-t-on, une petite balade digestive en bateau à travers des gorges. Nous embarquons dans une pirogue indonésienne qui remonte pendant quelques kilomètres une rivière qui serpente dans la jungle jusqu’à l’arrivée à des gorges grandioses et paradisiaques d’où dévalent des cascades. Le bateau ne pouvant s’enfoncer plus loin, Din Din nous explique que nous allons continuer à remonter les gorges mais à la nage. Les eaux tumultueuses de ce matin ne sont rien à côté de ce qui nous attend : c’est un torrent en crue dans lequel nous nous jetons cette fois-ci mais avec des gilets de sauvetage (heureusement, car je pense qu’autrement je n’aurais pas été là pour écrire cet article). Din din et un des bateliers nous envoie alors des cordes pour nous permettre de traverser sans être emportés par les flots. Après une bonne heure à remonter la rivière, il ne nous faudra que deux minutes pour la redescendre.

Voilà, après cette folle journée, il est l’heure de reprendre la route du retour. Jordan, qui désormais s’est familiarisé avec la conduite du scooter, peut désormais prendre Fantine derrière lui. La nuit commence à tomber et l’appel à la prière du muezzin retentissant alors que nous traversons la jungle donne à ce moment une atmosphère irréelle.

Une crevaison sur le chemin du retour nous permettra, encore une fois, de nous rendre compte de la solidarité indonésienne. Le lendemain, nous reprendrons le train vers Yogyakarta pour la suite de nos aventures indonésiennes mais ça c’est une autre histoire.

Dans ce pays où près de 90 % des habitants sont musulmans et où il règne une grande pauvreté, nous avons rencontré les gens les plus souriants et les plus gentils du monde. Ils n’ont rien mais sont prêts à tout vous donner. Si certains d’entre vous ont des a priori sur l’islam et les musulmans, venez un jour sur l’île aux sourires de Java vous rendre compte par vous-même. Vous risquez vraiment d’être agréablement surpris.

Messages personnels

Nous souhaitons un super joyeux anniversaire à notre Cam d’amour. Nous boirons un coup à ta santé au réveillon.

Bon anniversaire à Victor, qui vient de fêter ses 15 ans

Joyeux Noël à tous nos lecteurs et à leur famille. Pour l’occasion et en guise de cadeau, nous publierons demain un petit message ainsi qu’une compilation de vidéos des six premiers mois de notre tour du monde

Greg.

ET VIVA AUSTRALIA !

(Du 05 au 25 novembre 2014)

Hey guys,

Vous l’avez attendu (longtemps) et l’avez finalement eu en vers, s’il vous plait : l’article de Jordan inspiré par Fantine, sa muse de retour parmi nous. Elle remplace Margot depuis notre arrivée en Indonésie (même si tu es irremplaçable, ma chérie) ; Margot qui préfère décidément l’hiver car elle vient de rentrer en France.

Comme promis, me voilà de retour pour vous narrer la deuxième partie de notre odyssée australienne, entre Brisbane et Cairns, dans l’état du Queensland. Et avec moi, pas de vers (ou seulement à bière) mais de l’humour. Pas toujours du meilleur goût, je le conçois. Nous allons dorénavant essayer de reprendre notre rythme d’une publication tous les dix jours, si la connexion nous le permet bien entendu.

Alors, il parait qu’en France vous attendez les premiers flocons ? Qu’ Omar Sy est en prison et que Nabilla a illuminé les Champs Elysées ? Ou l’inverse, peut-être. Vous voyez : même à plus de 20 000 km de Paris, on se tient informé. Mais à vrai dire on s’en fout de tout ça, la seule et unique chose qui nous intéresse en France, c’est vous : amis, famille et collègues.

Comment allez-vous ? Qu’est-ce que vous mangez à Noël ? Qu’est ce que vous faites pour le Nouvel An ? 

« Pas de nouvelle, bonne nouvelle » est un adage, comment dirais-je ? …à la con.

Avant de venir en Australie, je m’imaginais voir des kangourous à tous les coins de rue et des koalas dans tous les arbres. D’ailleurs sur les cartes postales vendues ici, on les voit faire du surf ou du skateboard devant l’opéra de Sydney. Que nenni ! Hormis en captivité dans les zoos ou écrasés au bord de l’autoroute, point de marsupiaux adeptes des sports de glisse ou se délectant d’un jus d’eucalyptus dans un café près de l’opéra.

Donc, où en était Jordan ? Ah seulement là, lui aussi devait être pressé d’aller s’occuper de la petite, donc « DREAMWORLD » parc d’attraction de la Gold Coast dont il devait vous parler, c’est pour Bibi. Youpi ! Moi qui adore tellement les parcs d’attraction.

La journée s’annonce pourtant bien, nous ne sommes qu’une dizaine de touristes devant l’entrée. Bon, ils les ouvrent leurs portes ou quoi ? On ne va pas poireauter pendant une heure ! Eh bien peut-être, car si l’horloge du parc indique 8h00, nous venons juste de nous apercevoir qu’il y a une heure de décalage entre Sydney et Brisbane et que nous sommes donc arrivés avec une heure d’avance. 9h00 : ouverture des portes. Agnès, Jordan et Margot partent en courant et enfilent les manèges les uns après les autres. Je finis par les retrouver au bout de deux heures et ils réussissent, malgré moi, à me faire entrer dans un laser games en me faisant croire que c’est un magasin de guimauves. Rangers contre Zombies. Moi, Greg, armé d’un fusil mitrailleur, poursuivant des zombies. C’est un cauchemar, il faut que je me réveille, viiiiiiiite !!

Nous passerons ensuite l’après midi dans un aquaboulevard géant où nous effectuerons, entre autres, une descente infernale. Je vous explique : on vous installe debout dans une petite cabine, le sol se dérobe sous vos pieds et à peine cinq secondes plus tard, vous êtes arrivés en bas mais avec votre maillot de bain sur la tête. Allez, un dernier laser games et on rentre. Non, foutez-moi la paix avec vos zombies. On rentre, et tout de suite !

Le lendemain, passage chez Apollo à Brisbane afin d’effectuer quelques réglages sur le camping-car dont la pose d’un réservoir de toilette de 500 L et d’un filtre qui nous permettra, grâce à Agnès qui va aux toilettes sept fois par jour, d’être totalement autonomes en eau. Nous pourrons ainsi, après filtrage, faire la vaisselle et nous laver les dents (eh oui, écologie rime bien avec économie). Nous avons également pu procéder à l’extraction du poste de notre unique CD, un Best Of collector de Daniel Guichard qui contient un titre inédit : « Mon vieux, elle est bonne la bonne du curée » (duo explosif avec Annie Cordy et les choeurs de l’armée rouge, le tout remixée par DJ Abdel).

Au moment de reprendre la route direction Hervey Bay, grosse frayeur : je m’aperçois, avant de démarrer heureusement, qu’on nous a volé le volant du camping-car. Agnès se saisit de ma troisième bouteille de rhum et me fait gentiment remarquer que nous sommes en Australie et que je suis assis sur le siège passager. Ouf ! j’ai cru que j’étais bourré.

La route est interminable et les paysages le long de la « highway » assez monotones par rapport à ceux qui bordaient les bucoliques petites routes néo-zélandaises. Pour passer le temps et agrémenter notre voyage, nous avons donc inventé un jeu : « Stop Marsupiaux ! ». Le but est assez simple : on change de conducteur toute les heures et c’est celui qui écrase le plus de marsupiaux qui gagne. Un kangourou vaut 100 points, un wallaby 200 points, un koala 300 points et on obtient un bonus de 1000 points si l’animal transporte son bébé (mais non c’est une blague les enfants, ne pleurez pas, le bonus est seulement de 500 points).

Nous alternons jusqu’à maintenant deux nuits en camping sauvage avec une nuit en « BIG 4 » où parfois nous payons notre connexion internet plus cher que notre emplacement.

Très chères également en Australie, les cigarettes (15 € le paquet). Elles sont conservées sous coffre chez les commerçants. Agnès, ayant depuis longtemps épuisé son stock de cigarettes polynésiennes, s’est mise à boire. On lui a tout de même accordé deux paquets par semaine. La maligne a réussi à trouver des paquets de 40 et finit la semaine en ramassant quelques mégots.

Juste avant d’arriver à Hervey Bay (moi aussi je sais faire des rimes), nous ferons un arrêt à l’office de tourisme afin d’étudier les différentes options de visites de « FRAZER ISLAND », l’île de sable la plus grande au monde uniquement praticable en 4×4, sur laquelle nous aurons peut-être la chance de voir des dingos.

La première possibilité est de louer soi-même un véhicule tout terrain : Jordan ou moi, au volant d’un 4×4, sur une piste de sable. Mission impossible. Ou alors on risque de créer le plus gros bouchon de toute l’histoire de l’île…

Nous opterons donc tout de suite pour la deuxième solution : un bus 4×4 avec chauffeur tout juste aimable qui nous conduira aux différents points d’intérêt de l’île. Après une baignade dans un superbe lac aux eaux turquoises (40 minutes) et une promenade en forêt (30 minutes), nous passerons le reste de notre temps à être secoués dans le bus (4 heures). Un arrêt à la cantine (45 minutes) puis sur le site d’une épave de bateau (30 minutes), le bus nous emmènera ensuite nous baigner dans une rivière sans profondeur (45 minutes) et enfin, au pied d’une falaise ocre (15 minutes). Et franchement, hormis le lac, la croisière en bus ne nous amusera pas trop.

La saison est idéale, pas une goutte de pluie depuis notre départ et quasiment personne sur les plages et dans les rivières. Deux jours sur la côte afin que Margot puisse parfaire son bronzage et deux jours dans les terres pour qu’elle puisse travailler pendant que nous partons en randonnée dans les parcs nationaux. C’est à peu près notre rythme.

Pour la nourriture, elle varie selon les résultats de notre jeu « Stop Marsupiaux » : brochette de koalas, queue de kangourous ou civet de wallaby sont souvent au menu du jour. En prévision de notre future destination, l’Indonésie, où 90% des habitants sont musulmans, nous commençons également à diminuer notre consommation d’alcool qui n’était déjà pas bien élevée. Pour ma part, j’ai réussi à boire deux verres d’eau cul-sec, sans les recracher. Quant à Jordan, rien à faire. On est toujours obligé de couper l’eau avec de la bière sous peine de rejet immédiat.

Notre prochaine destination sera Airlie Beach d’où nous partirons pour une journée d’excursion aux « WHITESUNDAY » où nous espérons être moins déçus que pour « FRAZER ISLAND ». Après une traversée d’environ 1h30, débarquement sur une île d’où, après un petit quart d’heure de marche, nous atteignons un point de vue donnant sur une plage… de rêve. Une plage tellement belle qu’on pourrait la croire retouchée avec Photoshop.

Nous qui pensions qu’après cinq mois de voyage, nous commencerions peut-être à être blasés eh bien non, pas du tout. Chaque jour est différent du suivant et nous apporte son lot de surprises et de découvertes. Nous descendrons de notre promontoire pour rejoindre la plage où nous nous baignerons au milieu des raies avant de reprendre le bateau. Après avoir déjeuné, nous rejoindrons ensuite une crique où pendant près de deux heures nous irons avec masque et tuba explorer les fonds marins. Jordan aura la chance de croiser la route d’une tortue marine ou peut être est-ce l’inverse, c’est la tortue qui a eu la chance de croiser la route de Jordan car on a certainement plus de chance de croiser une tortue marine qu’un Jordan français dans les eaux du Pacifique.

Au fur et à mesure de notre remontée vers Cairns, les températures augmentent ce qui risque de provoquer bientôt l’apparition des « jellyfish »(méduses) dont certaines peuvent être mortelles. Pour pallier ce problème, certaines villes se sont dotées de lagons artificiels et d’autres ont installé des filets anti-méduse.

Aux alentours de Townsville, nous aurons la chance de trouver des coins de baignade splendides. La température et la clarté de l’eau nous font immédiatement penser à la Corse. Il commence à faire très, très chaud et ces pauses fraîcheur sont vraiment un pur bonheur.

 

Avant notre arrivée à Cairns, nous tenions avec Jordan à effectuer un dernier trek sur le point culminant du Queensland, 15 km et 1550 mètres de dénivelé positif avec une température avoisinant parfois les 35°C, le tout en moins de 5h30 alors que le Lonely prévoyait entre 10 et 12 heures de marche. On est finalement assez contents de nous.

Après une halte de deux jours à Cairns, nous décidons de remonter jusqu’à Cape Tribulation afin d’effectuer une sortie sur le Reef (la grande barrière de corail) mais devant les prestations proposées et les prix demandés, nous renoncerons finalement à cette dernière expédition, le budget ayant déjà été largement dépassé lors de notre escapade australienne. On se contentera donc de regarder la grande barrière par le hublot de l’avion qui nous ramènera à Sydney.

Voilà, au bout de huit semaines nous serons finalement assez contents de restituer notre camping-car et de prendre à nouveau les transports locaux. Nous demanderons et obtiendrons tout de même une petite réduction afin de compenser les tracas que nous avons réellement connus (panne de climatisation et de frigo). 

Notre escapade sur la côte est australienne entre Sydney et Cairns aura duré 32 jours et parcouru près de 5000 km, contre seulement deux heures de vol et quelques 1800 km pour le retour à Sydney. Et dire qu’au début, nous voulions faire le retour en camping-car…

Voilà, la boucle est bouclée. Encore un petit tour à Sydney histoire de s’imprégner une dernière fois de la civilisation occidentale avant d’aller découvrir l’Asie du Sud-Est mais ça, c’est une autre histoire que nous sommes actuellement en train d’écrire et que je vous raconterai d’ici quelques jours.

Messages personnels :

Une pensée pour mon grand frère qui aurait fêté ses 60 ans.

Nous souhaitons un joyeux anniversaire à ma Gegette, gros bisous et bonnes fêtes.

Félicitations à Josie et à sa fille, tu vas faire une sacrée grand-mère. Autre félicitation à ma belle-sœur Nouthella qui a eu son permis, je t’attends à Jakarta pour voir si tu sais conduire.

Greg.

APOLLO 14 : DESTINATION AUSTRALIE

(Du 22 octobre au 04 novembre 2014)

L’Australie marque le début de quelque chose de nouveau, surtout pour Margot. Le soleil, pensez-vous, eh bien non ! Il s’agit du CNED, autrement dit la scolarité à distance. Mais c’est un peu tout le monde qui participe à cette aventure, car les questions fusent :

– Dis Papa, c’est quoi l’armistice ? Ah c’est facile, c’est quand on s’engueule avec ta mère et que pour arranger les choses, je lui achète une place de Linda Lemay avec la personne de son choix (donc pas moi).

– Jordan, je comprends pas le seuil de rentabilité ? Bon, je te la fais simple. Quand j’organise une soirée, je demande à tout le monde d’amener à boire. Cette dernière est rentable quand le lendemain il me reste de quoi faire l’apéro.

Nous vous avons tellement habitués à notre prose que j’ai décidé pour ce nouvel article de l’écrire en vers. Je me dis que de toute façon, vu que l’on n’a plus que deux lecteurs, autant les divertir avec de la pseudo poésie. 

Cette arrivée à Sydney, 

Sera sans fouille exagérée.

Mais cela nous ne le savions,

Et avions pris nos précautions.

Pour pas tromper ces bons messieurs

M’étais mis nu et dans la queue.

Avions jeté pommes et bananes.

Afin d’être sur d’passer la douane.

Nous voici donc dans le grand Sydney.

Direction hôtel rue des Français.

C’est bien fini le bagne anglais.

Le pôle emploi s’est exilé.

De l’opéra à Manly plage,

La ville côtière de ses secrets partage.

Trois jours que nous visitons la ville, Greg insiste pour rester un jour de plus faire les magasins, mais Margot veut randonner (ou le contraire, je ne sais plus). Nous prenons donc la direction des Blue Mountains, à l’est de Sydney. Au programme : vallée magnifique et cascades spectaculaires. En poème et en couleur :

Bleu, note de couleur à l’aube venant.

Vert étonnant compose ses sentiers.

Orange sont les trois sœurs soleil tombant.

Noir se nomme le cœur de cette vallée.

Crème préservera notre beau bronzage.

Arc en ciel rythme toujours avec cascades.

Jaune, serait-ce serpent ou bien mirage ?

Lilas ne qualifie plus mes dessous de bras.

Six jours que nous sommes en terre australienne et nous n’avons pas un fait un kilomètre vers le nord. Alors nous fonçons avec notre véhicule à vive allure, le plein est fait, mais au bout de cent kilomètres, le plein est vide. Merde, le campervan c’était pas si économique que ça. En revanche pour les toilettes c’est l’inverse : ça se remplit beaucoup trop vite. Si seulement on pouvait utiliser l’urine d’Agnès comme carburant on aurait peut-être droit au prix Nobel de l’écologie.

Nous voilà donc de retour sur la côte, où nous nous arrêtons près de Newcastle pour notre premier Big 4 (chaîne de campings). Notre arrivée tardive nous servira de leçon pour les prochains campings : afin de profiter des supers installations (spa, piscine, etc.) et surtout, de prendre le temps de boire l’apéro, nous décidons d’arriver bien plus tôt.

 

Puis dans comme dans un mécanisme bien huilé (ou un épisode de Breaking Bad) chacun est à son poste, bien défini, quand arrive l’heure du check out : Gaz débranché – Grey Water vidée – Marche pied rentré. Nous fonctionnons comme une équipe en starting block. On attend avec impatience le G.P camping-car de Monaco.

Nous remontons la côte tranquillement direction Port Stephens, pour nous arrêter au Worimi Conservation Lands, juste un peu au sud de la ville. Nous avons l’impression tout d’un coup d’être dans le Sahara. Les dunes du Pyla ressemblent à un bac à sable à coté et nous, à des gamins de six ans dedans.

Leurs dunes de sable ont la peau douce.

Un calme imprègne ces lieux sans brousse

Caresses de grains sur nos jambes nues.

Bientôt la fin du silence dru.

Dingo et hommes foulent cette terre.

Le respect inonde cette place, mon frère.

Des éclats de rire, poussière aux yeux.

Le soleil brille, nous sommes heureux.

Nous traversons la ville de Port Stephens, capitale du dauphin, où nous nous arrêterons afin de connaître les prix pour voir nos amis à peau douce. Résultat : c’est hors de prix. Nous repartirons donc avec une boule dans la gorge et une boule de flipper, ça met longtemps à passer.

Nous allons finalement faire ce qui est dans nos moyens et visiter un hôpital de koalas. Au menu des marsupiaux malades, brûlés ou encore amputés. C’est sûr, c’est moins glamour que l’excursion dauphins mais là, c’est gratuit. Pourtant, nous sommes déçus de cette visite ou nous ne pouvons pas approcher les koalas.

Frustrés, nous prenons la direction d’une autre réserve, bien payante cette fois-ci. Et là, c’est autre chose : ils bougent !! Pas tellement vite certes, mais tout de même un peu. Puis nous pouvons les toucher et ils nous sentent. Ils apprécieront d’ailleurs beaucoup notre forte odeur. Le reste de la journée sera marqué par un nourrissage de kangourous et surtout par la première conversation entre Margot et un étranger du nom de Bruno. On a bien remarqué qu’ils avaient pleins de points communs même si leur conversation fut limitée par notre peu de temps sur place et surtout par le fait que Bruno soit un cacatoès dont les capacités se résument à dire hello et à bouger la tête.

Nous avons dès le début décidé que nous alternerions terre et mer, il est donc temps de replonger dans les terres. On profite d’une dernière plage, découverte dans la page d’un magasine. Le photographe était particulièrement bon : même si l’endroit est beau, il n’a rien à voir avec la photo qui nous avait décidés à y faire un tour. Et ça nous arrivera d’autres fois d’ailleurs, d’être trompés par de beaux clichés.

En arrivant à Bellingem, je me dis que ce petit village a tout pour plaire. Surtout qu’à notre arrivée, nous avons la joie d’être au cœur d’un festival célébrant la rivière. Les gens sont cools, les enfants s’amusent dans l’eau et nous avec, mais nous passerons tout de même vite notre chemin quand nous nous apercevrons que l’alcool y est interdit. Mon père a toujours été effrayé par les gens qui ne boivent pas. Nous revoilà donc sur le littoral. On a un peu écourté notre passage dans le bush intérieur car à part une cascade, les randonnées n’avaient que trop peu d’intérêt.

Un saut de puce plus tard (cinq heures de route), nous arrivons à des « blue pools » au sud de Yamba, dans lesquelles nous espérons pouvoir nous baigner sans peur des requins, méduses et j’en passe. Ce seront finalement des algues verdâtres qui nous arrêteront à cause de leur toxicité. Le problème c’est qu’il commence vraiment à faire chaud et que nous n’avons toujours pas trouvé un coin où nous baigner… Alors nous filons à la plage la plus proche au sud de Byron Bay, où nous avons du mal à poser nos serviettes. En effet, le terme « plage » est inadéquat pour qualifier cette toute petite bande de sable de quatorze kilomètres de long qui borde l’océan…

Coff Harbour un peu plus loin sera le dernier camping dans cet état, le lendemain nous quitterons la Nouvelle Galle du Sud. Nous avons déjà fait 800 km, il nous en reste un peu plus de 2000, jusqu’à Cairns mais ça c’est une autre histoire. Ah oui désolé pour le retard aussi, l’envie d’écrire m’est passée ou bien alors c’est le fait d’être malade ou peut-être bien l’Indonésie. Bref ça aussi, c’est une autre histoire.

Jordan.

Messages personnels :

Nous souhaitons un joyeux anniversaire à notre nièce adorée Audrey, ainsi qu’à Anthony.

Un super joyeux anniversaire à notre pepette d’amour !!

Félicitations à Amélie pour son code.

 

AOTEAROA *

(Du 28 Sept 20 14 au 22 Oct 20 14)

* Nouvelle Zélande en Maori

En guise de préambule au nouvel article de Yoan, je voulais vous parlez des phrases cultes entendues depuis notre arrivée en Nouvelle Zélande. La plus célèbre étant :

 » Allo ! est-ce que tu m’entends ? Tu m’entends ? Dis est-ce que tu m’entends ? » Une phrase qui revient tous les 3 jours lorsque nous avons une connexion internet et que Jordan essaye de joindre Fantine par Viber pour lui faire un compte rendu des 2 jours précédents. Malheureusement ou heureusement nous n’entendons pas la suite mais imaginons :
F : Oui mon bourriquet d’amour, je t’entends mais arrête de gémir ! alors quoi de neuf depuis 2 jours !
J : Tu me manques ! Encore 69 jours, 12 heures, 13 minutes et 4 secondes avant ton arrivée à Jakarta, je ne sais pas si je vais pouvoir tenir.
F : Le temps passe vite mon grosminet, regardes maintenant il ne reste plus que 69 jours, 12 heures, 12 minutes et 58 secondes
J : Oui mais je n’en peux plus, il n’y a que maman qui me comprenne, elle me fait toujours de bons petits plats mais mon père me fait toujours une réflexion quand je reprends une troisième assiette
F : Oui, mais c’est peut être normal si tu lui prends la sienne, mon gros biquet.
J : Et puis y’a Yoan, je dois dormir avec lui et il me prend toute la couverture et il ronfle alors que ma petite peste de soeur dort toute seule dans un grand lit.
F : J’espère que tu te laves bien les dents après chaque repas et que tu ne manges pas trop de viande, tu sais que ça te donne des flatulences.
Si elle savait la pauvre ! Bon j’abrège car les conversations durent parfois jusqu’à très tard dans la nuit et je n’ai plus envie d’imaginer ce qu’ils peuvent se raconter à cette heure-là.

Les autres expressions ou tics de langage de notre petite fugue sont le :
« Tu dis quoi » de Margot et le « Hein » d’Agnès, alors là je vois deux possibilités. Soit elles sont sourdes, soit elles ne comprennent rien ou bien les deux peut-être. Et puis il y a moi, qui a besoin d’être rassuré et qui rajoute « Non » à la fin de chaque phrase : « c’est beau, Non ? », « c’est bon, Non ? », « il pleut, Non ? », « ça pue, Non » et ainsi de suite…
Je laisse maintenant la place à Yoan pour la narration de notre périple dans le sud de la Nouvelle Zélande mais en tant que rédacteur en chef de notre blog, j’interviendrai (Rouge) avec Jordan (vert) pour apporter quelques précisions.

Après une traversée de 3 h nous voilà sur l’île du sud ; les moules sont magnifiques et ce n’est que le début. A peine sortis du ferry, nous prenons la direction d’« Abel Tasman National Park » pour aller y découvrir des moules aussi pures que translucides. Nous nous arrêtons en chemin pour manger les fameuses eaux vertes de Nouvelle Zélande, autant le dire, vu la taille des paysages, Léon de Bruxelles n’a qu’à bien se tenir !

Désolé Yoan, je crois qu’il y a une erreur de retranscription car je ne comprends rien à ce que tu as voulu dire.
Si ça y est, papa j’ai compris ; il me semble qu’il veut dire que Léon est venu de Bruxelles en Nouvelle Zélande, il a mangé des moules pas fraîches et depuis les eaux sont devenues vertes. Non ?

Nous avons passé la nuit au bord d’un petit port de plaisance où, à notre grande surprise, à la nuit tombée, nous avons joué à cache-cache avec un bébé phoque.

Et il est où le bébé phoque, il était caché dans la lolo. un peu puéril mais mignon, on sent l’âme du jeune papa.

Les kiwis, mais où sont les kiwis ? Puisque nous n’arrivons pas à en apercevoir, nous décidons de faire un arrêt dans le musée du kiwi, pour enfin en apercevoir un. L’entrée n’est pas donnée mais nous y allons quand même. Le musée est vide et nous comprenons vite pourquoi ! On fait le tour en 5 minutes, les locaux sont en mauvais état, quelques espèces d’animaux mais la plupart sont en plastique… nous apercevrons brièvement un petit kiwi seul, dans une pièce plongée dans le noir.

Normal Yoan, un kiwi sa vie la nuit ! Il est également important de préciser à notre lecteur (et oui on n’en a plus qu’un) que nous parlons de l’animal et pas du fruit.

Direction la côte ouest ; Au détour d’un pont, nous apercevons de magnifiques gorges. Jordan, papa et moi-même en maillot de bain, l’eau est froide, très froide ! Après être entrés dans l’eau tant bien que mal, nous entreprenons des séries de plongeons alors que la foule s’est positionnée sur le pont pour admirer les trois athlètes que nous sommes ; un poilu, un grisonnant et un gros, je vous laisse deviner qui est qui !

Alors là pas mal, tu progresses, on dirait du Jordan, mais pourquoi ne parler que de moi (un gros poilu grisonnant) tu aurais aussi pu ajouter un chauve et un barbu.

Nous descendons un peu plus au sud pour aller admirer le glacier de Franz Joseph avec une météo peu favorable, on commence à y être habitué, nous décidons alors d’aller au glacier Fox où nous aurons plus de chance.

Juste une petite précision mon cher Yoan, un petit oubli je présume entre Franz Joseph et Fox nous avons célébré, si je me souviens bien, deux anniversaires ; le mien et celui de ta soeur. Fils indigne ! Je tenais à remercier ceux qui ont pensé à nous mais surtout ceux qui comme Yoan n’y ont pas pensé car à mon âge un anniversaire n’est plus un conte mais plutôt un décompte.
Ah oui ! les cadeaux et bien ! Nous avons offert à Margot un billet pour la France avec une option de retour pour venir nous rejoindre fin décembre en Thaïlande et continuer l’aventure. A elle de réfléchir et de prendre sa décision. Quant à moi, le budget cadeau ayant bien été entamé par celui de Margot, ben j’ai eu un tee shirt.

Sur la route pour Queenstown nous nous arrêtons à « Puzzling World ». Ce coup-ci on ne se fait pas avoir, on en envoie deux en reconnaissance. L’endroit est génial, des illusions d’optique toutes plus impressionnantes les unes que les autres et le fameux décor penché. Nous aurons du mal à faire partir maman qui joue aux casses-tête chinois mis a disposition à l’accueil.

Et putain, Yo et le labyrinthe tu n’en parles pas. On s’est plutôt bien marré pourtant, le but étant assez simple : Allez à chaque extrémité (qui sont chacune représentée par un panneau de couleur) du dit labyrinthe et prendre une photo avec. Margot, aussi à l’aise que dans un centre commercial, prendra la première place facilement. Mais elle sera disqualifiée quand elle avouera qu’elle est passée sous les palissades. Nous l’aurions deviné de toutes façons, vu la couleur de ses vêtements.
Pour Yoan et moi, nous n’avons pas compris qu’il fallait prendre en photo les panneaux de couleur, nous avons donc perdus beaucoup de temps à dévisser ces derniers. Ils furent également plutôt encombrants à transporter par la suite. Pour la dernière équipe, je crois qu’ils se sont volontairement perdus, histoire de retrouver une intimité perdus après 3 semaines de Camper-Van.

Arrivés à Queenstown, nous décidons de partir en rando au sommet de la « gondola » (téléphérique) autant dire que cela s’apparente à de l’escalade mais nous parviendrons à arriver en haut, la récompense est immédiate, la vue sur Queenstown et ses environs est splendide. Jordan et papa continueront jusqu’au sommet pour atteindre la neige, maman et moi redescendons.

Alors là, mon cher fils, tu enjolives un peu la réalité de l’escalade et pourquoi pas de l’alpinisme ? Nous avons simplement pris un chemin de randonnée qui montait beaucoup.

Avant de remonter vers Christchurch nous ferons du jet, petit bateau ultra-rapide, sensations fortes garanties !

Alors là, c’est un peu bref mon grand pour parler de l’un des temps forts de notre séjour, on sent que tu dois aller donner le biberon à Maïlo et que tu veux en finir au plus vite avec l’article. J’aurai préféré une phrase plus enthousiaste du style « On a kiffé sa race dans le teauba qui avançait grave sa mère dans une gorge aussi profonde que celle de Clara Morgane ». Tu aurais pu aussi parler de ta soeur qui n’ayant rien compris au consigne en anglais du pilote, faisait à chaque fois le même geste circulaire de la main que lui, quand il voulait nous indiquer qu’il allait faire un tête à queue et qu’il fallait bien se tenir.

Arrivés à Christchurch, nous nous apercevrons que papa s’est trompé sur la réservation du ferry mais c’était sans compter l’aide de la charmante propriétaire du motel qui a réussi à régler nos problèmes.

Bon alors là, aucune utilité pour l’article d’apporter ce genre de précision, personne n’y croira, les gens qui me connaissent savent que je ne me trompe jamais.
Le mieux, en général, c’est de mettre une petite touche émotive en fin d’article pour toucher notre lecteur, quitte à faire dans l’info inutile :
Christchurch, c’est aussi un paysage dévasté, une ville détruite, nous resterons sans voix quand nous constaterons les dégâts du séisme de 2011. En y repensant j’ai les larmes au yeux, ou c’est peut-être l’émotion de voir ma soeur partir.

Une dernière chose que tu as oublié c’est de parler du « Mont COOK » dernière étape de notre périple avant d’arriver sur Christchurch. Et là, on a le droit de se prêter au jeu du résumé en un seul mot pour décrire les paysages (attention il faut bien choisir son mot) : Jordanesque (ou Mirifique)

Il est dorénavant temps de reprendre notre avion pour Sydney et de reprendre un nouveau camping-car pour aller arpenter le bush Australien et découvrir Koalas, Kangourous et Krocodiles, mais ça c’est une autre histoire.
Bon mon grand, j’espère que tu ne m’en voudras pas d’avoir saboter un peu ton article mais tu me connais, je suis prêt à tout pour écrire quelques conneries !

Messages personnels :
Merci à mes parents que j’aime plus que tout, de m’avoir permis de partager un petit bout de leur tour du monde, merci pour ces trois semaines de pur bonheur, vivement que vous rentriez, je vous aime.
Ca ok, rien à dire c’est sympa et ça fait plaisir mais attention tu risques de faire pleurer ta mère.
Un joyeux anniversaire à Sandrine avec quelques jours d’avance car je ne sais pas quand, nous publierons le prochain article et que je ne suis plus tout à fait sur de ta date d’anniversaire.
Nous souhaitons la bienvenue à Alban, qui vient d’arriver tout frais et tout beau dans notre monde, Félicitations à ma Candouschka, ainsi qu’à Juju à qui je souhaite un joyeux anniversaire.
Bon anniversaire également à Lorenzo, Clara et Camille. Des bises à vous trois.

Yoan. ReynaldJordan

KIWIS MOUILLES

(Du 28 Septembre au 22 Octobre 2014)

Et voilà, c’est le départ pour rejoindre le « Desruelle’ World Tour ». Après 35 heures de voyage dont 22 h de vol, 13 h d’escale interminable, à faire les 100 pas dans un aéroport vide à 5h du matinles 10 « whisky-coke » et autant de « Red Wine » servis par les hôtesses, j’arrive enfin sur le sol Néo-Zélandais où il me reste encore à passer la douane. Là, j’ai bien cru que je devrais passer par une fouille approfondie ; fouille que Jordan a subit à cause de ses boules qui contenaient, selon les douaniers, des semences d’origine inconnue. C’est seulement après de multiples palpations de ces dernières que la sentence tombe ; il doit se séparer de ses boules…de jonglage j’entends!

Après des retrouvailles chaleureuses, pas le temps de s’attarder, Greg est garé en double file. Nous prenons la direction de « Hot Water Beach « 

Nous nous arrêterons en chemin, pour admirer les chutes de Hunua Falls où Jordan, Margot et moi-même décidons d’aller piquer une tête. Nous serons vite rattrapés par la température de l’eau qui nous stoppera au niveau des chevilles.

Arrivés à Hot Water Beach, nous comprenons vite le principe ; creuser et peut-être, avoir la chance de tomber sur une source d’eau chaude. Jordan ne voulant pas creuser, s’empresse de sauter dans tous les trous que les visiteurs ont faits, en vain, pas d’eau chaude… Pendant ce temps, nous voyons au loin, Agnès aborder un inconnu. Aurait-elle fait des progrès en anglais ? Nous nous rendrons vite compte que c’est un ressortissant français, expatrié en nouvelle Zélande, jeune homme très agréable qui nous donnera l’application indispensable pour les camping-cars en Nouvelle Zélande et grâce à laquelle, nous passerons notre première nuit sur un parking avec une vue imprenable sur la baie. Nous descendrons au petit matin à Cathédrale Cove, admirer ce que la nature fait de plus beau.

Nous serons contraints de faire un détour par Hamilton pour réparer le « camper-van » car nous n’avons pas d’eau chaude depuis maintenant 5 jours et l’hygiène commence à se dégrader. Agnès et Margot limiteront les dégâts à coup de lingettes et de déodorant, quant à nous trois, nous choisirons l’option : attendre notre première nuit en camping, après tout, l’odeur, on finit par s’y habituer…

Nous ferons, par la suite, une escale près d’une source thermale où eau chaude et eau froide de la rivière se rencontrent dans une retenue d’eau. Moment de pure bonheur sauf pour Margot qui s’apercevra rapidement que son maillot de bain blanc et ses cheveux virent au roux. Je lui proposerai, par la suite, de lui faire la même coupe que moi, elle me répondra que finalement Brie Vandekamp le vit bien, pourquoi pas elle… 

Notre aventure nous conduira à Rotorua pour découvrir de magnifiques paysages volcaniques, geysers ( dont un propulsant de l’eau à 20 mètres de haut ), piscine de champagne aux eaux multicolores, Mud Pools (piscine de boue) en ébullition, piscine d’eau verte, à cause de la haute concentration en arsenic et j’en passe! Nous prendrons par la suite la direction du lac Taupo pour admirer les impressionnantes Huka Falls qui ont, pour débit, seulement 5 piscines olympiques par minute!

Direction Waitomo, pour découvrir le tubbing ; une combinaison et une chambre à air de tracteur, en guise de bouée, et c’est parti ! Nous retrouvons nos deux guides pour les règles de sécurité…en anglais. Bien évidemment nous n’arriverons qu’à comprendre que quelques mots, entre autres, qu’il ne faut pas faire ses besoins dans la combinaison, pour la suite on se dit qu’il vaux mieux laisser passer le reste du groupe devant nous et faire la même chose.

Nous voilà à l’entrée de la rivière souterraine, tout le monde est très impatient de commencer sauf Greg, qui n’ayant rien compris au tubbing, commence à grogner « j’ai mal au dos, je vois rien sans mes lunettes ». Il retrouva vite le sourire quand, une des guides, nous proposa une guimauve enrobée de chocolat et même son humour, en subtilisant la guimauve d’une participante restée à l’arrière pour saignement de nez.  Il faut préciser que le saignement a été provoqué, un peu plus tôt, par Jordan qui n’ayant pas envie de faire comme tout le monde, s’est élancé du haut d’une chute pour faire une bombe au milieu du groupe ! La suite de l’excursion sera ponctuée de quelques  » HEY GUYS!! » provoqués par nos fous rires, en essayant de nous faire tomber de nos bouées.

La pluie, le froid et le vent rythment notre périple depuis une semaine mais en prenant la route du mont Taranaki, voilà que le ciel se découvre. Ni une, ni deux, nous décidons de passer la nuit au pied du volcan et de partir le lendemain matin en randonnée pour tenter de rallier le sommet. Au réveil, c’est la douche froide ; le volcan caché dans les nuages, une pluie battante et des vents violents ont eu raison de notre motivation, on remballe direction Wellington pour prendre le ferry.

Arrivés à Wellington, nous nous séparerons, les femmes d’un coté, les hommes de l’autre ! Les filles iront voir « Francis »l’ami d’enfance d’Agnès, quand à nous trois direction le ferry pour quelques petits changements de billets. J’aurais d’ailleurs à ce moment-là une idée, aussi brillante que lumineuse, normal c’est la mienne ! Ce soir nous laissons le camping-car aux parents, Jordan, Margot et moi même sortons dans un pub.

Au petit matin départ pour le ferry direction l’île du sud mais ça c’est une autre histoire.

Messages personnels :

Joyeux anniversaire Anémone, des bisous ma vieille. Et Bon anniversaire à la plus Francaise des péruviennes : Mélanie. Joyeux anniversaire également à Guillaume. La bises a tous

Nous souhaitons un joyeux anniversaire à notre Gwen.

Bon anniversaire à Caroline, la super cop’s de Margot.

Remercions également Yoan car sans lui nous n’aurions pas de photo (Nous avons perdue les photos de l’île du nord)

Yoan.

 

BLUE LAGOOOOON !!!

(Du 15 au 28 septembre 2014)

Passeport s’il vous plait ! Margot rêve éveillée, Papa, Maman c’est la première fois que je comprends ce que le monsieur au guichet de l’aéroport me demande. Du calme ma fille le monsieur, c’est un douanier et oui il s’exprime dans un language qui t’es familier « le Français » et non l’avion n’a pas été détourné par un Moaï vers Paris. Nous venons simplement d’arriver à Tahiti. En fait, on avait oublié de lui dire que la Polynésie était française et je crois que l’étude des DOM-TOM est seulement au programme de terminale.

Le rêve se poursuit dans le taxi qui nous mène à l’aéroport. Tu as vu le monsieur qui conduit la voiture parle, lui aussi, français. Bon, je vais t’expliquer plus lentement pour que tu comprennes plus vite ; Ce monsieur là est un chauffeur de taxi et oui, effectivement, il parle français comme le boulanger, le banquier et tous les autres habitants de l’île. Et le coiffeur aussi alors il parle français ? Mais oui, bien sûr ma chérie. C’est alors que Margot, envahit par l’émotion en pensant qu’elle va pouvoir enfin se faire une nouvelle couleur, s’évanouit et tombe à mes pieds (non, ça ne va pas, on est assis dans un taxi) tombe dans mes bras (oui, c’est mieux).

Après une nuit et un petit déjeuner dans l’école hôtelière de Tahiti, nous prenons le ferry pour Mooréa où nous avons réservés un Faré (nom des bungalows tahitiens) pour une dizaine de jours. Nous sommes accueillis chaleureusement par Elodie, la charmante propriétaire des lieux qui, pour notre accueil, a demandé à son mari Patrice de nous préparer un gâteau à la coco et de l’ananas frais, un vrai régal ! Devant l’enthousiasme général, nous aurons droit régulièrement à la visite d’Elodie et de ces petites douceurs.

Contrairement aux Moaïs de l’île de Pâques qui ne disent pas un mot, la tahitienne est d’une approche très conviviale et te tutoie directement avec un accent charmant.

Petit tour du propriétaire ; Une petite terrasse très agréable, trois chambres, deux salles de bains, une grande cuisine équipée et un barbecue. Le Faré est situé à 50 mètres d’un lagon bleu azur. Nous avons à disposition, une pirogue à balancier et des kayaks que nous utiliserons souvent à la nuit tombante. La température de l’eau doit avoisiner les 26° celle de l’air les 35°. Quelques averses viennent de temps en temps rafraîchir l’atmosphère. Les commerces se trouvent à 3 km, Elodie nous y emmènera le 1er jour, j’irai faire l’appoint en courant les deux jours suivants. Puis nous décidons de louer un véhicule pour le reste du séjour. L’île est un peu plus grande que l’île de Pâques (63 km de tour) mais les plages beaucoup plus nombreuses et le centre de l’île montagneux est parsemé de quelques chemins de randonnée.

Agnès me demande de vous préciser que malgré ce décor idyllique, je continuerai à faire la gueule pendant quelques jours, suite à l’altercation que j’ai eu avec Jordan pendant notre séjour sur l’île de pâques. (voir les raisons dans l’article précédent). 

Ah ! Parce que moi j’ai l’habitude de faire la gueule, mais vous commencez à m’emmerder tous les 3, si c’est comme ça je me tire en rando tout seul. La montée vers le col des 3 cocotiers est chaude, très chaude mais arrivé au col, la récompense ; la vue sur les baies de Cook et d’opunohu est splendide et en plus je suis seul : le paradis !

Le lendemain, pour la première journée avec la voiture, direction le « Sofitel » de Mooréa où sont proposées des baignades avec des dauphins dans un bassin de plus 1000 m2 mais au vue du prix, nous avons préféré la baignade avec des dorades proposé par le  » Formule 1″ dans un aquarium de plus 1000 litres. Bon c’est vrai que la dorade est moins affectueuse que le dauphin et qu’à 4 dans l’aquarium nous étions un peu serrés mais l’avantage, c’est qu’à la fin, vous pouvez manger les dorades alors que les dauphins vous pouvez seulement les caresser.

Sur la plage des Tipaniers, des tours opérators vous proposent des séances de Rayfooding et de squarsfooding (pour les non-bilingues, nourrissage de requins et de raies) mais préférant garder notre argent pour acheter du « Rhum, des femmes et de la bière nom de dieu »* (*fameuse chanson du non moins fameux groupe « Soldat Louis »), nous louerons un canoë une place, pour nous 4, afin de rejoindre le lieu de nourrissage où des dizaines de touristes s’ébattent dans les eaux turquoises du lagon. Quel bonheur de pouvoir nager, regarder et parfois même caresser les requins, les touristes et les raies. (désolé ! j’ai essayé mais je n’ai pas pu résister à faire du BIGARD).

Le reste de la journée sera consacré à faire du Snorkeling (plongée avec masque et tuba) où nous nagerons au milieu de poissons tous plus beaux les uns que les autres jusqu’à ce que nous croisions un banc de mérous, poissons de surcroît très dangereux pour l’homme car comme tout le monde le sait la peau de mérou pète (BIGARD sort de mon corps).

Les jours suivants seront essentiellement consacrés à l’activité plage où Margot pourra s’adonner à son sport favori : le Bronzage. Nous alternerons nos séances de plage avec quelques randonnées et Jordan effectuera avec moi son 1er trail en montagne en 4 H 50 (20 Km avec 1100 mètres de dénivelé positif sous une forte chaleur). Ces 5 heures d’effort commun, nous permettrons de faire le point sur nos attentes respectives pour le reste du voyage et je prendrai la décision d’arrêter de faire la gueule mais pour une durée non déterminée.

Avant de quitter Mooréa,nous tenions absolument à faire notre baptème de plongée, donc retour une nouvelle fois à la plage des Tipaniers. Nous sommes très fiers d’avoir réussis à mettre notre combinaison sans l’aide de nos moniteurs ; le seul problème c’est, qu’à part Margot, nous les avons toutes mises à l’envers. Allez c’est parti pour une fosse située à quelques kilomètres de la plage où nous aurons, peut-être, la chance de voir des tortues marines. J’espère simplement ne pas rencontrer cette fois de bancs de mérous. Agnès trouve la plongée sublime, le seul problème, c’est qu’elle ne s’est pas aperçue que seule sa tête est sous l’eau et que son séant (enfin son cul quoi !) flotte toujours à la surface.Il faudra la lester d’une autre ceinture de plomb pour que son corps soit totalement immergé et qu’elle puisse enfin goûter à l’ivresse des profondeurs. Nous atteignons des profondeurs abyssales de presque 5 mètres, jamais je n’aurai pensé que nous puissions atteindre de telles profondeurs. Nous n’avons pas eu la chance de voir de tortue, par contre nous avons assistés, émerveillés à l’accouplement de deux concombres de mer, c’était magnifique et ma fois assez excitant!

Retour vers l’île de Tahiti ou nous resterons encore deux jours et que nous trouverons bien moins joli que Mooréa. Nous irons visiter les cascades de Faarumai où nous essayerons mais en vain d’attraper des anguilles à la main et où Jordan sera interviewé par France Outremer pour un reportage sur la flore et la faune locale. Trop fier de passer à la télé, il enlève ses tongs devant la journaliste interloquée, pour lui montrer une espèce de champignons très toxiques qui ne poussent pas sur l’île mais seulement entre ses doigts de pieds.

Voilà, notre voyage paradisiaque en Polynésie prendra fin sous des trombes d’eau. Nous quitterons donc l’île avec un peu moins de regrets et sans nous douter que de la pluie va nous suivre lors de notre prochaine destination. Il est tant de faire nos bagages et de rejoindre l’aéroport pour prendre la direction du pays des kiwis et des All blacks mais ça c’est une autre histoire que Yoan, qui vient nous rejoindre en Nouvelle Zélande, se chargera de vous raconter. Je vous retrouverai donc en Australie où nous sommes depuis une dizaine de jours pour un article sur l’opéra … de Sydney. En attendant, prenez soin de vous et des autres et ne nous oubliez pas. On vous aime.

Messages personnels :

Nous souhaitons un joyeux anniversaire à notre petit coeur d’amour, Maïlo, qui fête ses 1 an et à qui nous pensons très fort. (Manoune et Papitou seront là pour tes 2 ans !! Promis)

Greg

 

CINQ MILLE HABITANTS ET MOAÏ ET MOAÏ ET MOAÏ…

(Du 12 au 15 Septembre 2014) 

Après avoir failli rater notre avion à Lima et après une escale à Santiago, il est 21 heures lorsque nous débarquons dans le petit aéroport de la petite et unique ville de la petite île de Pâques : Rapa Nui. A notre arrivée un petit bonhomme nous tend un collier de petites fleurs et nous invite à prendre place dans son gros pick-up pour nous conduire à notre location.

Le lendemain, c’est sous le soleil que nous découvrirons la magie des lieux, notre cabanas est idéalement située, à seulement une quinzaine de minutes du centre de Rapa Nui et du pas de notre porte, nous avons une vue splendide sur le Pacifique. Seul petit bémol : la connexion internet ; un seul modem pour tous les habitants de l’île, si vous voulez avoir une chance d’accéder à la page d’accueil de « GOOGLE », il faudra vous connecter entre 3 h et 4 h du matin et si vous voulez accédez à un article, entre 5 h et 6 h mais le lendemain matin.

Nous laissons donc les enfants dormir et partons découvrir la ville de Rapa Nui avec Agnès. Après l’avoir arpenté d’est en ouest et du nord au sud (enfin au bout d’un quart heure), force est de constater que nous ne serons pas soumis à la tentation par les quelques commerces de cette charmante bourgade. Ici point d’Ikea, de Décathlon ou autre Leroy Merlin, ici un seul magasin réunit toutes ses enseignes : « MOAÏ MARKET » qui ne vend uniquement que des productions locales, c’est à dire pratiquement rien, hormis des reproductions de Moaïs et quelques denrées alimentaires de première nécessité, notamment de la bière et des cigarettes.

Deuxième constatation, après avoir bien regardé un peu partout, pas une poule ou un lapin, pas même une cloche ou un oeuf, seulement des Moaïs, des Moaïs et même pas en chocolat. Bon j’imagine que tout a dû fondre à cause de la chaleur ou bien peut être parce que nous sommes au mois de Septembre et que Pâques c’est au mois de mars ou Avril ou alors, le nom de cette île est une usurpation.

Le lendemain, pour faire le tour de l’île, nous décidons de louer un véhicule, plusieurs formules s’offrent à nous et nous optons évidemment pour la plus économique. Une location à la journée avec kilométrages limités (forcément, vue la grandeur de l’île) qui nous permettra de voir tranquillement tous les sites importants de l’île et où nous aurons la chance de voir des Moaïs assis, couchés, à genoux, en vélo, à skis, j’en passe et des pires et, en plus, de profiter de l’après-midi à la plage. Nous nous renseignons auprès de « MOAÏCAR », mais notre propriétaire connait le fils d’une amie, de la cousine de sa femme qui peut nous louer son 4X4 pour pas cher. Après ếtre tombés d’accord sur le prix, nous prenons possesion de notre véhicule et nous partons direction le premier site « payant » de l’île. Arrivée au guichet, un charmant fonctionnaire nous apprend que le

billet ne s’achète qu’à l’aéroport, de l’autre coté de l’île. Soit, demi tour direction l’aéroport à 15 kms et où nous pourrons acheter le fameuse carte « PASS MOAÏ » qui vaut une fortune. Après avoir visité les principaux sites de Moaïs de l’île, direction la plage mais laquelle? Et bien la seule et unique « MOAÏ PLAGE »

C’est en observant un Moaï allongé sur le sable que tout à coup une question me vient à l’esprit : un Moaï, c’est féminin ou masculin. Point de réponse à ma question sur internet ou dans l’encyclopédia Universalis en 15 volumes que j’avais emmené dans mes bagages pour parfaire mes connaissances et pour que Jordan fasse sa musculation (Agnès adore s’abreuver de mon savoir en regardant les muscles saillants de son fils)

Il va donc falloir que je fasse appel à ma super capacité d’analyse personnelle : alors qui comme les Moaïs peut passer des journées à rester sur une plage au soleil, à se faire les ongles et en lisant le dernier « Closer ». 

Réfléchissons ensemble : Jordan ou Margot, je vous laisse réfléchir encore une seconde. Réponse : Margot ; on dit donc une Moaï et pas un Moaï.

Et oui sur la plage, Jordan lit « l’équipe » en buvant de la bière puis récite l’alphabet en rotant avant de courir dans les vagues en éclaboussant les touristes car il a une terrible envie de pisser.

Dernière soirée sur l’île de Pâques, Agnès me demande ce qui pourrait me faire plaisir pour mon anniversaire et ce que l’on pourrait offrir à Margot. C’est là que me vient, encore une nouvelle fois, une idée lumineuse ; Faire un cadeau commun pour nous deux « Un billet d’avion pour la France pour Margot donc un mois de vacances pour moi ».

Le lendemain, dernière randonnée afin de profiter pleinement de notre carte « PASS MOAÏ », nous grimpons sur l’un des points hauts de l’île, pour admirer le cratère d’un ancien volcan ainsi que les habitations des premiers iliens. Après une observation et une analyse des lieux, il me semble que les premiers habitants n’avaient pas la télé car je n’ai vu aucune parabole sur le toit de leurs habitations.

C’est lors de notre retour de rando que Jordan nous dit qu’il veut pour son noël, lui aussi rentrer en France durant notre séjour en Chine car il a peur que le régime communiste ne l’oblige à partager Fantine avec tous ses camarades.

Je ne comprends pas sa réaction et lui demande de bien vouloir demander à Fantine ce qu’elle en pense avant de prendre une décision.

Suite à cette altercation, je ferais la gueule pendant une semaine à Mooréa mais ça c’est une autre histoire.

Messages personnels :

Une pensée aux proches d’Alex qui vient de nous quitter.

Nous souhaitons un bon anniversaire à Arnaud, notre neveu.

Joyeux anniversaire également à Maxime (Qui finit l’amerique du Sud) et à Francois

Bon anniversaire à Tom, le beau St Martinois.

Félicitation à Sandra qui vient de terminer son premier marathon.

Greg.

IL ETAIT UNE FOIS…3 MOIS

(du 12 juin au 13 septembre 2014)

Autant nous avons pu être séduit par Buenos-aires et Santiago, autant Lima nous paraît fade et terne, enveloppée constamment dans un voile grisâtre mais c’est pourtant ici que nous passerons les trois derniers jours sur le continent sud-américain avant de nous envoler vers d’autres cieux.

L’heure est donc au bilan et je vais vous parler avec plus ou moins de sincérité de ces trois premiers mois de voyage, de nos coups de coeur, de nos coups au coeur, de nos joies et de nos doutes.

L’article précédent, ayant été un peu long, je vais essayer cette fois d’être BREF !

Jeudi 12 juin : Aéroport d’Orly,19 H ; C’est sous les larmes de nos proches et le sourire de Camille que nous partons. Nous avançons d’un pas léger mais la gorge nouée et le coeur serré, en sachant que nous laissons derrière nous une grosse partie de nous mêmes et que l’aventure, même si elle semble belle, risque d’être compliquée et que le pari est loin d’être gagné.

Vendredi 15 septembre : Aéroport de Santiago, c’est tous les 4, avec le souvenir de nos proches et du sourire de Camille que nous nous apprêtons à quitter définitivement le continent sud américain.

Entre ces deux dates, trois mois d’émerveillements, de rencontres, de rires et de pleurs, d’engueulades et de retrouvailles, enfin trois mois de vie de famille mais à l’autre bout du monde.

Je vais donc m’essayer à un exercice de style que je ne maîtrise pas encore très bien : le résumé historistique où l’histoire drôle !

Bref ! Allons-y !!

Arrivée au Brésil à SAO PAULO, mais c’est pas beau alors direction le paradis à PARATY puis on est reparati à RIO et où on n’a pas oublié de monter là-haut , une fois, deux fois et à la troisième fois on est enfin arrivé au « Corcovado », Caïriphina à Copacabana. Jordan oublie ses baskets dans la favela qu’il retrouvera dans sa barbe en Bolivie. La world cup, les filles, les travestis. bref ! la folie. Départ vers le PANTANAL, la jungle, les caïmans , les toucans, Jonathan et Jordan qui retournent au buffet à volonté une fois, deux fois puis trois fois avant d’aller se baigner dans les eaux limpides de BONITO et d’aller ensuite admirer celles tumultueuses de FOZ DO IGUACU.

Passage de la frontière ARGENTINE à PUERTO IGUACU d’où nous prendrons un bus qui nous conduira dans la capitale BUENO AIRES. Curage d’oreilles pour Jordan et shopping pour Margot, l’Allemagne élimine la France, Agnès ses poils, tango à la Cathédrale et visite de la Boca… sous la pluie. Départ pour PUERTO MADRYN pour aller admirer les baleines, rencontre avec Vincent le charmant propriétaire d’une des auberges de jeunesse locale et de nos deux petites adorables petites sirènes cleptomanes Clémentine et Chloé que nous reverrons par la suite une deuxième fois au Chili et une troisième fois au Pérou. Cap à l’est vers BARILOCHE avec au programme, dégustation de chocolats et de bières locales, randonnées mais pas de tango cette fois mais du ski à la station « Cerro Catédral ». Il ne fait pas assez froid, on n’a pas acheté des doudounes à 300 balles pour rien alors direction le sud de la Patagonie d’abord à EL CALAFATE où nous admirerons le bleu cristal du glacier « Périto Moréno » et le bleu du gâteau pourri de « Marco Polo » puis le Fitz Roy à EL CHALTEN et question température on va en avoir pour notre argent.

Mais pas autant qu’au CHILI où après une traversée épique de frontière dans la benne d’un Pick-up, nous ferons la rencontre de « Tommy » à PUERTO NATALES qui nous emmènera dans son refuge du parc « Torres Del Paine » où les températures avoisineront les – 20° et où je ne devrais ma survie qu’à l’absorbtion massive de Toblerone. PUNTA ARENAS et le détroit de Magellan sera la destination la plus australe de notre voyage en Amsud avant la remontée vers SANTIAGO DU CHILI puis VALPARAISO où nous serons accueillis par un couple de réfugiés français, Martine et Philippe, des enseignants charmants qui, à la vue de nos corps amaigris et décharnés par 2 mois de voyage, vont joindre leurs talents de cuisiniers et d’oenologues pour nous requinquer et nous repartirons finalement avec 55 Kgs supplémentaires, enfin bref ! nous repartirons avec Fantine qui nous a rejoint. Après un bref passage à LA SERENA, nous nous attaquerons au dessert ou plutôt au désert chilien de SAN PEDRO DE ATACAMA où nous retrouverons nos 2 ch’ties préférées qui nous avoueront leur forfait et nous restituerons finalement notre pot de Nutella « vide » qu’elles nous avaient dérobé en Argentine.

Après une nouveau passage de frontière (Bolivie) en pick up, mais cette fois à l’intérieur et sous une température avoisinant les 20°, nous traverserons le merveilleux « SALAR DE UYUNI » et ici, notre aventure ne manquera pas de sel avec l’arrivée de notre flamant « rose ». Nous ne nous attarderons pas à UYUNI et prendrons la route direction POTOSI, ville qui nous permettra de mieux comprendre la révolte des mineurs dans « Germinal  » qui eux, n’avaient pas de Coca à mâcher mais du houblon à boire, deux plantes dont les vertus sont diamétralement opposées ; la première vous isole en vous abrutissant et vous permet donc d’oublier vos conditions de travail et la seconde permet de vous réunir autour d’une chope, de discuter de vos conditions de travail avec vos camarades et ensuite de vous révolter. Suite à mes observations, Le MEDEF a, d’ailleurs, suggéré au gouvernement français de généraliser l’usage de la Coca et d’ interdire la bière. Après le sel du Salar, un peu de repos et de douceur à SUCRE. Nous poserons ensuite nos valises sur la plage de COPACABANA, ville située à près de 4000 mètres d’altitude sur la rive ouest du lac Titicaca, avant d’aller passer 2 jours sur l’ISLA DEL SOL où il a fait quel temps ? et bien soleil naturellement !

Nous arriverons au Pérou après seulement trois petite heures de bus, à PUNO plus précisément, point de départ d’une excursion vers les Islas Flottantes où si vous voulez retrouver la terre ferme, vous devrez adopter une truite ou acheter des objets de fabrication artisanale. J’ai d’ailleurs trouvé, pour toi mon ami Camille, un puzzle péruvien en écailles, arêtes et têtes de truites de 10.000 pièces représentant le Machu Pichu en 3D et qui, je pense, une fois monté, devrait trouver une place de choix dans la salle à manger familiale, Fantine te ramène ton cadeau, dès son retour du Pérou car mes fringues commencent à puer le poisson (Ne t’inquiètes pas Farida, l’odeur s’estompe assez rapidement… 2 à 3 mois selon le vendeur). Bon, c’est pas tout ça mais il est temps de repartir vers AREQUIPA, le canyon de Colca où planent dans le ciel azur de gros pigeons* (*condor en espagnol) et où Fantine connaîtra ses premières douleurs (Non, elle n’est pas enceinte, elle a juste eu des ampoules pendant sa première randonnée) et où Margot remontra plus vite le canyon qu’elle ne l’a descendu (Non elle n’était pas en pleine forme mais elle était malade et est remontée sur une mule). Nous voilà maintenant en route vers CUZCO mais le dernier article de Jordan vous a décrit magnifiquement notre aventure vers le Machu Pichu et je ne vois rien à y rajouter.

Bref ! On a kiffé l’Amérique du Sud

Quelques chiffres :

Pendant ces trois premiers mois, je ne me suis lavé qu’une fois, deux fois, non trois fois ! Margot a fait la gueule une fois, deux fois non pleins de fois (rassurez-vous moi aussi) !

Agnés s’est épilée une fois, deux fois mais pas trois fois et Jordan ne s’est rasé aucune fois.

Mais l’amérique du sud c’est surtout :

– 27.160 kms parcourus en 247 heures de bus, 18 heures de Jeep, 6 h d’avion, 4 h de bateau, voiture, taxi et moto-taxi

– Une trentaine d’hébergements différents

Allez je vous laisse car nous allons rater notre avion pour l’île de Pâques où nous partons dans quelques minutes mais çà c’est une autre histoire.

Messages personnels:

A MIA , ma colocataire sino-québéquoise, avec qui j’ai eu le plaisir de partager ma tente durant le treck du salkantay. Quel sourire, quelle gentillesse, quelle force, j’espère de tout coeur que nos chemins se recroiseront un jour durant nos tours du monde respectifs et bien sûr j’ai une pensée pour tous les autres membres des « SEXY LAMAS » et des « SEXY ALPAGAS » avec qui nous avons partagé ces 5 jours de treck et notamment nos deux compatriotes Charlotte et Mélanie.

Une nouvelle étoile dans le ciel, que je manquerais pas de voir à l’autre bout du monde. Eugénie, Charly je vous embrasse. Je pense à vous

Bon courage aux Saint Martinois qui viennent de traverser un cyclone.

Greg

MACHU CREVE

(Du 28 Août au 06 Septembre 2014)

Nous voila arrivés à Cuzco, terre promise. Comme je m’y attendais on trouve de l’or ici :  une carte de bière digne de ce nom (Duvel, Chouffe, Chimay). Il ne m’en faut pas plus pour apprécier cette ville. Nous reverrons une de fois de plus Chloé et Clémentine, accompagnées de leur amies, Justine et Fanny. Bonne soirée où vous serez étonnés de voir qu’entouré de quatre ch’tis (5 avec mon père) j’étais le seul à prendre une bière … Et puis le lendemain, lors de la découverte de la ville et alors que nous admirions la cathédrale, une bagarre éclate entre deux vendeurs à la sauvette. Il s’agissait d’un vol de coloriages. C’est violent et personne ne bouge. Nous décidons d’intervenir. Nous nous mettons naturellement torse nu, il y a du public, tout le monde crie d’admiration pour ses deux européens au courage sans précédent, les femmes impressionnées nous jettent leurs sous-vêtements afin de nous motiver. Les culottes péruviennes, aux couleurs vives et à l’odeur de lama, pleuvent sur nous. Dans un éclair de lucidité, Greg retire son dentier, avant de se jeter dans la mêlée, la foule se met à crier, de peur cette fois ci. Tout le monde se disperse. et c’est bien dommage, personne n’est là pour voir nos muscles saillants, et nos corps suants lorsque débute la lutte. Nous arriverons à venir à bout de ces deux acharnés, une victoire de plus pour « los Hombres Pacificadores ».

Puis en bonne famille conquistador, nous poursuivons notre chemin et partons à l’aventure pour trouver une agence pour se rendre au Machu Picchu, un vrai défi ! Les prix sont très variables pour les treks mais nous ne trouvons pas l’option Pisco Sour qui nous convient. C’est finalement Esmeralda qui nous accueillera dans son agence, son anglais bancal nous charme tout de suite, surtout Greg qui insiste pour qu’on le laisse seul négocier et améliorer son anglais. Ne pliant pas à ces caprices, nous optons tous ensembles pour deux forfaits différents, avec un prix en commun :

Pour Agnès et Margot, ce sera repos à l’hôtel, Starbuck, Mac Donald, shopping et autre massage à la bouse de lama (très bon pour la peau) puis direction le Machu Picchu, 4 jours après (bus + train) où les attendra une nuit à l’hôtel d’Agua Calientes et forcément le 5 ème jour la visite du sanctuaire avec nous. Pour Fantine, Greg et moi c’est une autre histoire ; Départ le lendemain matin à 3 h pour le trek du Salkantay, nom du sommet perché a 6300 m que nous verrons de près. 4 jours de marche, All Inclusive, nuits en tente tous les soirs et dernier jour à l’hôtel avec les filles. N’étant pas avec Margot et Agnès pendant ce temps, voici le récit du trek. Un premier bilan était à prévoir. Un forfait bien plus cher que prévu pour les filles. Eh oui, quand on laisse fifille avec sa maman, avec la carte de papa, on se retrouve endetté de l’Eldorado. Reste plus qu’à le retrouver pour combler le vide. Voila un résumé :

 

JOUR 1 :  Petit problème lambda.

De Mollepata (2677m) à Soraypampa (3900m) : 18KM – 1230 de D+

Nous voila partit et les premières galères commencent. Le plus gros de nos affaires sera porté par les mules, 5 kilos max par personne donc 15 kg pour nous 3 dans un grand sac. On avait bien compté nos affaires, mais pas les sleeping bag ; 2.1 kg chacun ! On réussit à en rentrer deux dans le sac de 15 kg. Il nous en reste un, que l’on doit porter à la main pendant quatre jours. Trouvant ça contraignant, nous jouerons à la courte-paille pour savoir qui dormira sans duvet. Perdu pour Greg qui commence à grogner, se plaignant que lui, n’a pas sa femme pour le réchauffer, nous lui rétorquons qu’il lui reste ses deux mains. Mauvais perdant il décide de prendre son sac de couchage tout de même. S’en suit un petit tour de présentation des guides, cuistots et trekkeurs. Brésiliens, Australiens, Anglais, Américains, Hollandais, Polonais, Canadien et Français, un beau melting pot. Viens l’heure du deuxième problème : Et merde, on va devoir parler anglais. Nous avons aussi le droit à un beau nom d’équipe qui nous collera jusqu’au dernier jour : « Les Sexy Lamas « . Et nous voila partis pour ce premier jour ; au programme : 8 heures de marche. Petit dénivelé qui sera vite avale, comme le succulent plat du midi. Nous voila repartis et nous apercevons notre premier sommet (Umantay, perché à 5400m). A la base se trouve notre campement. Nous arrivons, tous les trois dans les premiers, espérant trouver la meilleure chambre. Nous déchanterons bien vite quand nous apercevrons le fameux camp composé de tentes Quechua de 1992, une table et deux bancs, le tout protégé par une bâche. Mais peu importe, après une journée pareille que ce soit un hôtel de luxe ou un camp de réfugiés, nous étions sûrs de bien dormir.

 

Jour 2 : SALKANTAY NOUS VOILA :

De Soraypampa (3900m) à  Chaullay (2800m), entre les deux le Highest point (4630m). 20KM – 900m de D+ et 1740 de D-

Finalement le réveil, avec un maté de Coca servit dans la tente, aura été plus agréable que cette première nuit. Pas de souci pour Greg, la nuit fut douce. La veille, autour d’un pop-corn en guise de quatre heures il s’était trouvé une co-locatente, canadienne prénommée Mia. Le sommeil s’annonce bien de mon côté, entendre mon père raconte sa vie à Mia promettait d’être le meilleur des somnifères. Mais ce fût terrible ; Fantine rêvant de la journée qu’elle avait passée, marcha allongée pendant 8 heures. Prenant ses genoux dans les côtes, je réussis à garder mon calme jusqu’à 3 h du marin où elle décida d’utiliser mon bâton dans la tente… Mais tant bien que mal, nous repartirons pour cette deuxième journée qui s’annonçait la plus dure. 2 personnes manquaient à l’appel, préférant faire appel à Mule 58. Ces dernières mettent plus de temps à arriver qu’à Aréquipa mais sont plus rapides avec leurs 3 pattes à l’arrière. Prenant la direction du sommet, à 4200 m, je décide de prendre mes précautions en prenant un bonbon à la coca au goût infâme. Puis, afin de faire croire à ma pseudo générosité, j’en distribue à tout le monde, m’allégeant au passage.

Au fur et à mesure que le soleil grimpe, les couches se retirent. La montée est dure mais tout le monde est présent là-haut. Nous félicitons, tour à tour, tous les membres de notre groupe. La vue est splendide, les photos fusent et c’est bien normal. Nous redescendrons tranquillement, avec une pause pic-nic près d’une rivière où le repas fût anéanti lorsque Fantine, Mia et Mélanie retireront leurs chaussures. Plusieurs heures après, nous arriverons à notre second campement où la bière nous attend. Et ici c’est grand luxe ; Possibilité de prendre une douche mais afin de garder notre cohésion (et odeur) de groupe, nous préférons ne pas nous laver. On a, depuis, tous perdu notre odorat. Puis nos moniteurs nous laisserons un temps libre, où chacun choisira son activité ; séance de yoga dirige par Fantine d’un côté, compétition de football internationale entre guides et trekkeurs pour moi. Chacun trouve son bonheur, même Greg qui vague dans le campement, passant aux yeux de tous, pour un vieux sage. Le dîner, bien nourrissant, clôturera cette belle journée. Lendemain levée à 6 h, direction, Santa Thérésa.

 

Jour 3 : MAUVAISE BLAGUE.

De Chaullay (2800m) à Santa Théresa (1800m) : 18KM – 290 D+ et 1000 D- puis 13KM chargé comme des mules.

3 jours que nous nous connaissons et nous avons déjà tous pris nos petites habitudes : Pisco et feuilles de coca, le soir en digestif. Et eau chaude à la coca dans la tente, le matin. Aujourd’hui 20 km nous attendent avec à la clé, des sources thermales ou nous comptons faire notre toilette collective. Les lumières sur la montagne sont mystiques ce matin là, mais pas le temps de s’arrêter car nous voila dans la jungle désormais et avec les moustiques, les pauses sont fatales. Nous reconnaissons tout de suite ceux qui prennent plus de photos, et qui donc s’arrêtent plus que les autres : Alison et Sam ont les jambes bien bouffées. La pause déjeuner se fait dans le premier village que nous croisons depuis 3 jours. Nos guides attendent que nous ayons fini notre repas pour nous annoncer la bonne nouvelle. Pour faire durer le suspense, on attend Fantine et Vanisha qui n’arrivent pas à finir leur repas végétarien à base de fiante de condor, qui semble plutôt dur à la mastication. Après que chacun est enfin repris des protéines à sa façon, nous apprenons que le bus qui devait nous emmener jusqu’au prochain campement, ne viendra pas. La raison en qq mots que j’ai compris : élection – problème – barrage – mort hier – voiture = jeter pierres dangereux. Deux solutions nous sont alors proposées ; Attendre ici en attendant que les transports puissent arriver ou partir tout de suite pour arriver avant la nuit au campement, en sachant que les mules ne seront plus là pour porter nos affaires. 5 minutes plus tard, la décision est prise :  nous allons faire les mules nous même et nous porterons tentes, duvets, tapis de sols et bien sur nos sacs a dos de 5 kilos chacun. Nous répartirons les charges en fonction des conditions de chacun. 13 km et 3 h plus tard nous arrivons à l’ultime campement, exténués par cette marche. Nous rendons hommage à nos cuistots qui ont porté une charge dépassant les 40 kilos. Impressionnant ! Tout le monde se rue vers le bar, une bonne soirée se prépare.

 

JOUR 4 : ET LA PLUIE ARRIVA.

De Santa Théresa (1800m) à Aguas Calientes (2040m). 17 KM – Je vous laisse calculer le D+

Ce matin, le réveil fût plus dur que les autres, car la veille, pour remplacer l’activité, nettoyage collectif dans les thermes (annulé pour les mêmes soucis qui nous on fait marcher). Une activité descente de bière fût proposée. Oubliant vite notre hygiène, nous boirons sans soif, et la créativité de tous fût mise à profit ce soir-là : Piscorinha faite dans une boite de Pringles en guide de shaker. Et puis, ce matin, pas de maté pour nous réveiller, juste des pourboires à distribuer pour les cuisiniers qui le méritent amplement. Et nous voila repartis, 6 heures de marche nous attendent. La pluie vient s’ajouter à la ballade, les gueules sont de plus en plus tirées. Greg, en bon gentleman, propose naturellement de porter son sac, à une anglophone paraissant fatiguée. Au loin je vois alors que son anglais est encore bancal quand la demoiselle, au lieu de lui donner son sac a dos, grimpe sur son dos, mon père n’ose rien dire. Puis c’est au tour de Fantine d’aider Emilie, de l’autre groupe, qui n’en peut plus. Elle est allongée par terre, exténuée. Elle lui portera donc son sac à dos pendant un moment, puis je prendrais le relais jusqu’à la fin de la rando, qui sera tout de même dure pour elle, mais moins, étant plus allégée. Voila, nous apercevons les premiers vestiges du sanctuaire, mais au bout de 4 jours sans se laver, et n’attendant que cela,  nous ne voyons, ni plus ni moins, que de la vieille pierre couverte de mousse. Arrivés à Agua Calientes, nous nous dispersons dans différents hôtels. Mais pas de Margot ni d’Agnès pour nous accueillir, de toutes façons, on s’en moque, direction la douche. Et après quatre jours c’est un peu comme si vous vous redécouvriez, avec une certaine déception quand vous constatez que ce n’est pas du bronzage sur votre peau mais de la saleté.

 

JOUR 5 : MACHU PICCHU OU ES TU ? 490 de D+

La veille, nous avons remercié notre super guide, Nestor, qui a fait le boulot à la place de son chef dont je ne me rappelle plus le nom. Son sourire motivant nous manquera demain dans la montée. Dernière soirée pour les « sexys lamas »;  on profite des Happy’s hours Péruviens (4 pour 1). Mais nous ne traînons pas, nous devons nous lever le lendemain à 4 h du matin afin d’être les premiers là-haut. La quasi totalité du groupe décide de grimper les 2000 marches pour monter au Machu Picchu sauf Mélanie, qui a préféré traîner au bar à refaire le monde, avec Charlotte (Qui elle, montera à pied). Elle prendra donc  le bus le lendemain. Bus que Nenesse et Margot ont prendront aussi, épuisées par leurs 4 jours de shopping. Pour nous autres, c’est donc un départ sous des trombes d’eaux. Greg n’est plus le même homme, fini le vieux sage du trek, depuis qu’il a retrouvé sa femme, le voila redevenu compétiteur. Malheureusement pour lui, il n’arrivera que 2ème devant le Machu Picchu et sera inconsolable pour le reste de la journée. Nous arriverons avec Fantine en 4 et 5 ème position et les filles arriveront en bus dans la foulée. Notre récompense ; une pluie toujours battante, et un brouillard à faire passe la plus grosse des pollutions parisiennes, pour de la vapeur échappée d’un plat de pâtes. Nous jouerons donc à cache-cache avec Machu Picchu pendant 2 heures avant d’abandonner, et de se réchauffer autour d’un thé et d’une partie de cartes, Mia se joignant à nous. Nous parlerons québécois pendant une heure, et nous comprendrons tout !  Qui a dit que nous étions mauvais en langue. Nous décidons de reprendre la partie avec Machu, sauf Agnès et Margot qui repartent en bus mauvaise perdante. Nous commençons à perdre espoir et désespérés, nous engageons des incantions solaires en sacrifiant un bébé lama. Nous aurons droit à une mini éclaircie, le temps d’une photo touristique. Puis, agacés par la Brume, nous dévalons le dénivelé négatif qui nous sépare du village. Nous allons nous rattraper à la Boulangerie Parisienne. Quelques emplettes plus tard, nous reprendrons le train, puis le bus jusqu’à Cuzco. Le lendemain nous repartons, direction la capitale mais ça c’est une autre histoire.

Messages personnels :

Félicitations à Souad pour la naissance de Maher.

Bon anniversaire à notre neveu Phiphi, ainsi qu’à sa maman.

Bon anniversaire à Quentin et à mon Pierrot. La Bise

Bon anniversaire à Ju Mahieux.

Bon courage à notre nièce Sandra qui effectuera son 1 er marathon dans quelques jours.

Bon anniversaire à beau-papa ; J’espère que tu le vivras mieux que mon père. Ça fait une semaine qu’il fait la gueule..

Jordan.

Résumé du Trek pour mieux vous éclairer.

EL CONDOR PASA

(Du 22 Août 2014 au 28 Août 2014)

Changement de rives du lac Titicaca et nous voilà désormais à Puno, au Pérou, ville beaucoup plus grande mais surtout bien moins jolie que Copacabana. Nous avons malgré tout la chance d’avoir notre hôtel situé dans une rue piétonne, très animée, près de la place de Armas où nous prendrons déjeuners et dîners, dans un des nombreux restaurants qui proposent des menus touristiques à 20 sols soit 4 Euros environ.

Ah ! Au fait j’espère que vous avez apprécié notre dernier article, car Agnès s’est donnée beaucoup de mal pour l’écrire. Personnellement, je l’ai trouvé plutôt réussi… pour une femme, pas une faute d’orthographe, bravo !

On a pu également constaté à la suite de cette article, un afflut de commentaires féminins, avec des superlatifs du style « génial », « aussi belle plume que tes gars », « future prix Goncourt », belle solidarité féminine, bravo ! Par contre, je tiens également à remercier tous nos fidèles lecteurs masculins qui n’ont adressé aucun commentaire, bravo !

Ne vous inquiétez pas mes amis, Agnès a repris sa place en cuisine et moi la mienne devant l’ordinateur dans le canapé. il serait temps que vous en fassiez de même avec vos femmes, ça évitera qu’elles écrivent n’importe quoi sur mon blog.

Bon, où en étais-je ? Ah oui Puno. Donc après un passage de frontière sans encombre et une arrivée à la traditionnelle « estation del bus » et la visite du Mercado Central (marché), nous décidons comme nous le conseille le  » lonely » d’aller visiter les « islas flottantes ».

Pas besoin de réservation, nous nous rendons directement sur le quai pour prendre un bateau qui nous emmènera aux fameuses « îles flottantes ». Petite précision pour les filles : ces îles sont composées de tortoras (sorte de joncs)  et non pas de crème anglaise surmontée de blanc en neige, comme certaines d’entre vous auraient pu le croire. Après trois pannes moteur et au bout d’une heure, nous finissons tout de même par arriver à destination. Petite allocution du chef du village qui nous parle « apparemment » avec humour (tous les autres touristes rigolaient autour de nous) des « islas »et nous présente sa petite tribu.

Il nous invite à acheter les différents petits objets de fabrication artisanale, leurs seules ressources qui doivent, je pense, leur permettre d’acheter du vin blanc pour accompagné les truites qu’ils pêchent dans le lac.

Le chef nous propose ensuite de prendre un bateau traditionnel pour nous rendre dans d’autres communautés mais pour le Pérou, le prix de la visite est relativement élevé. Nous demandons donc qu’elle est l’autre alternative si nous ne désirons pas prendre leur joli bateau, le chef nous tends alors 5 bouées en panse de lamas et nous lui tendons à notre tour 200 nuevos sols pour prendre le bateau. Nous quittons notre « isla » sous les chants des mamas péruviennes qui entonnent un chant traditionnel « Alouette, gentil Alouette » et finissons la visite de 2 ou 3 autres islas où finalement la seule activité est le marché artisanal. Ayant dépensé tous nos « nuevos sols »pour prendre le bateau , nous finirons donc par sortir les cartes et faire un petit tarot en attendant le bateau qui ne tombera, cette fois, que 2 fois en panne sur le retour.

Après 3 jours passés à PUNO, retour à la « estation » pour prendre la direction d’AREQUIPA où nous arriverons de nuit dans notre auberge de jeunesse.

Le lendemain matin, visite de la ville et de sa magnifique Place de Armas puis retour à l’auberge pour décider des activités pour les jours à venir. Margot tient absolument à visiter le musée où est exposé le corps congelé d’une jeune fille inca de 15 ans retrouvée sur un glacier et prénommée « Juanita ». Elle veut comprendre pourquoi, à 15 ans, on peut être sacrifiée par son peuple pour qu’il puisse vivre en paix sans que les parents ne se révoltent. Je suis également très intéressé par la visite et demande à notre charmante guide si elle ne connaîtrait pas un inca qui pratique encore ce genre de rituel car j’ai 2 enfants que je suis près à sacrifier, pour avoir également la paix.

Pour les 2 jours suivants, nous avons prévu un trek au Canyon de Colca, Agnès, pas encore remise tout à fait du mal des montagnes, déclare forfait car pour se rendre au canyon nous devons passer par certains passages à plus de 5000 mètres d’altitude mais à notre grand étonnement, Margot veut venir, malgré un lever programmé à 3 heures du matin et 2 jours de marche. Fantine est également partante malgré un genou défaillant suite à une chute lors de notre soirée d’aux revoirs, consécutive à une consommation excessive d’alcool et qui soit-disant au passage, lui a permis ainsi qu’à Jordan (qui devait s’occuper d’elle) d’échapper au nettoyage de la salle.

Trois heures du matin, le conducteur du bus est pile à l’heure, contrairement aux enfants pour qui l’heure correspond plutôt habituellement à une heure de coucher que de lever. Petit tour de la ville pour aller chercher d’autres treckers, il est 5 heures, Arequipa se lève, il est 5 heures je n’ai pas sommeil. Explication du programme dans le bus en Anglais et en Espagnol, nous avons tout compris … après la traduction de Fantine. Notre guide se prénomme Abel ou Will si on parle de lui au futur et dont la principale qualité est de parler un peu le Français.

Avant de commencer notre treck, petit détour par le mirador des condors où nous apercevrons des centaines de touristes qui regardent trois condors qui regardent des centaines de touristes et puis El condor pasa et les touristas rentras … dans le bus.

Abel nous fait ensuite un petit débrifing pour nous expliquer le déroulement de ces deux jours puis c’est parti pour une descente infernale, sous un soleil de plomb, avec un dénivelé négatif de plus de 1000 Mètres qui nous emmènera à une oasis située au fond du canyon destination finale de notre première journée. Margot ne râle pas trop (si,si ça arrive !!) alors on en profite pour accélérer, mais au bout de quelques heures le genou de Fantine défaille, Jordan se jette alors à ses genoux afin d’éviter la chute et par chance retrouve dans sa barbe, une bande élastoplaste que nous pensions avoir perdu en Argentine et qui permettra à Fantine de terminer cette première journée.

Le soleil est au zénith, la chaleur accablante, Margot qui vient d’apercevoir Willy dans une piscine de l’oasis, se déshabille tout en dévalant la pente en courant, sous les yeux de notre guide qui lui crie que ce n’est qu’un mirage.

Après 8 heures d’effort nous arrivons enfin à destination et effectivement l’endroit est idyllique. Un oasis de fraîcheur au fond de ce canyon aride qui, pour votre culture personnelle est le deuxième canyon le plus profond du monde. Un jardin d’Eden avec des fontaines où coulent de la bière, servie par des anges en tenue d’Eve. Une de ces charmantes créatures, qui dormait à mes côtés, me tape sur l’épaule, je me retourne pour répondre une nouvelle fois à ses avances et me retrouve face à Abel, notre guide qui me dit qu’il est 3 heures et qu’il est l’heure de repartir. C’est parti pour seuleument 3 km mais avec 1000 mètres de dénivelé mais cette fois positif.

Jordan et Fantine partent devant, avec Abel, je reste avec Margot qui au bout de 100 mètres commence à se plaindre du ventre. Elle a du prendre un coup de chaud en descendant hier. Heureusement le cerveau n’est pas touché grâce à sa tête pleine d’eau.

Au bout de 30 mn et après un 3 ème gerbouilloux, le guide me dit qu’il faut appeler « Mûle 24 », un service qui vous livre une mûle en moins de 24 mn, mais quand il m’annonce le prix, je lui demande s’il n’existe pas quelque chose de moins cher, du genre « sacrifice 12 ». En bon gestionnaire, je réussis à négocier un trois fois sans frais avec le muletier et fais signer à Margot, une reconnaissance de dette qu’elle devrait me rembourser quand elle touchera son premier salaire. Nous nous retrouvons tous en haut du canyon, où nous irons prendre un petit déjeuner dans le village voisin d’où nous repartirons pour Aréquipa après avoir fait quelques stops dans des sites remarquables. Déjeuner dans une petite auberge où est proposé un buffet à volonté et fermé pour faillite depuis notre passage et notamment celui de Jordan, qui a fait plier Abel après la 5 ème assiette, résultat final ; Jordan (France : 8) Abel (Pérou : 5). Nous retrouvons Agnès qui va bien et qui a réussi à se débrouiller pendant ces 2 jours en baragouinant seulement quelques mots d’espagnol.

Demain, départ pour Cuzco et le Macchu Picchu mais ça c’est une autre histoire…

Messages personnels :

Un grand bravo aux 4 « C » (Christelle, Cécile, Catherine et Corinne) pour leur performance lors du marathon de Millau mais surtout pour avoir réussi à supporter le gros « C » (Camille) pendant plus de 8 heures. 

Bravo à toi mon Kiki, « cent bornard » pour la 2 ème fois. Bravo à Farida pour sa 3 ème place au marathon et bravo à Fredo, Charlie et Loulou pour les avoir supporté et accompagné.

Bravo au Golden Girls pour leur performance à « la Parisienne ».

Bon anniversaire à Sandra ma filleule adorée qui a fêté ses 29 ans. On sera là pour les 30 !!

Bon anniversaire à Alexis, notre neveu adoré, Catherine, notre belle-soeur, Tessa, notre petite nièce d’amour, Tom (St Martinois), à ma Magou.

Bon courage à mon Lisou d’amour, à qui je pense très fort.

Une dédicace particulière à un futur grand trailer et de surcroît mon filleul que nous embrassons très fort pour son anniversaire. Happy Birthday mon GREG !!

GREG

RÉCIT DU TITICACA

( du 17 Août 2014 au 22 Août 2014)

Ca y est, je me lance. Après 2 mois de voyage, je vais prendre la plume afin de vous narrer nos aventures. Etre aussi drôle que mes hommes, je ne pense pas mais je vais essayer.
C’est après 14 h de bus et pas des moindres que nous sommes arrivés à la Paz, capitale la plus haute en altitude au monde (3600 m). En effet, quelle surprise de constater après 3 heures de route, que la porte des toilettes ne s’ouvre pas. Pas de souci, Jordan demande au co-chauffeur et là, hébétés, le bus s’arrête en pleine campagne, il m’ouvre la porte et me fait signe que les toilettes sont là !! Je sors et au cul du bus, je fais mes besoins !! Original !! Vers 1 h du matin, arrêt du bus, visiblement, c’est une panne. Avec Fantine, nous sortons, afin de nous soulager, nous parcourons quelques mètres afin de nous isoler, et là, au moment de nous laisser aller, un véhicule arrive en sens inverse, et met en évidence de ses phares, la multitude de personnes installées autour de nous. Nous en rigolons encore !!

La Paz, ville surpeuplée, pas très tentante, où nous décidons donc de ne pas nous attarder. Nous reprenons un bus, dans la foulée, pour Copacabana, petite ville touristique sur le lac Titicaca. Nous prenons la direction de l’hostel que nous avions réservé et là, surprise, il n’y a qu’une chambre de 2 réservée pour 5, c’est juste ! Nous repartons et nous trouvons un hostel 2 mn plus tard ; 1 chambre à 5 lits, génial. Greg réussira, malgré la promiscuité à s’ingurgiter sa barre de Toblerone, tout seul, sans qu’aucun de nous ne s’en aperçoive. Trop fort, il devient expert en la matière ! Nous avons de la chance, un cybercafé, juste à côté. Nous y enverrons Margot, en éclaireur, récupérer le code Wifi, et profite de la connexion gratuite. Nous deviendrions radins, par hasard ? Non juste économes !!

Après une bonne nuit, nous partons à la découverte de cette petite île, et pour commencer nous allons sur les îles flottantes de Chani en taxi. Nous déjeunerons sur place de truites, que la cuisinière pêchera devant nous, que le mari videra et nettoiera. Un vrai régal ! Nous sommes 5 au milieu d’une île avec seulement 3 enfants qui jouent à nos côtés et une femme qui prend le soleil après nous avoir servi. Le paradis !!
Nous repartirons à pied, par le chemin pour revenir sur Copacabana.
Le lendemain, nous décidons de prendre le bateau pour passer 2 jours sur l’Isla del sol, petite île au dessus de Copacabana. Billets en mains, nous attendons le bateau qui n’arrivera jamais. Et ça continue !
Nous finissons par être emmenés par un petit bateau qui prendra tous les laissés pour compte à bord. Évidemment, comme nous avons beaucoup de chance, ce sera le bateau, le plus lent, tous les autres nous doublent et nous arriverons les derniers.

Après avoir pris nos quartiers dans un petit hostel sur le bord de plage, nous faisons un petit tour du village où nous rencontrons 2 français, Marie-Joé et Jean-Alain, retraités et parcourant le monde à bord de leur bateau, qui ont fait un petit détour par le Pérou, pendant quelques jours. Nous faisons quelques achats, une bouteille de vin blanc, des verres et nous nous installons sur la plage pour une petite partie de cartes.
Le lendemain, départ pour la visite de l’île, où nous descendons jusqu’au sud par la côte et nous remonterons par la crête, sans oublier de sortir notre porte-monnaie, et au nord et au sud. Nous sommes des touristes, il ne faut pas l’oublier. Après cette belle journée de marche, nous reprendrons notre bateau, un peu plus rapide cette fois – ci, pour un retour sur Copacabana où nous attend notre bus, destination Puno.
Mais là, je laisse la plume à mon homme, qui devrait vous faire rire.

Messages personnels :

Nous souhaitons un très joyeux anniversaire à mon ti’bouchon, à Mimi, notre future « super infirmière »ainsi qu’à Farida, et à Aurélie (Piriou !! on en connait tellement qu’il faut préciser). Coté Jordan, Bon anniv à Max (BTS) et Nono, je vous offre une bonne binch en rentrant.

Nous voulions dire à tous nos amies et amis très chers que nous sommes avec vous tout le week-end et que nous courrerons avec vous par la pensée et le cœur. Bon courage.

Agnès

C’EST SUCRE, MINES DE RIEN !

(Du 13 au 17 Août 2014)

Nous voila à Potosi, une des villes les plus hautes du monde, nichée à 4070 m d’altitude, mais cette fois, rien ne nous empêchera de boire l’apéro. Car ce soir, on en a tous besoin ; nous avons du vendre Rose , la guerre quotidienne avec Margot à propos des boites de thon était insoutenable, et c’est suite à une énième dispute avec Fantine à propos du végétarisme que nous avons pris cette terrible décision …

Mais, ne soyez pas tristes, nous en avons tiré deux cartouches de clopes et une bouteille de Pisco !

Nous arriverons à l’hôtel Eucalyptus (avec qui nous ferons la sorties des mines) où nous sommes, avec plaisir, reçus en Français. Agnès bouscule tout le monde afin de pratiquer sa langue natale mais à notre grande surprise, c’est dans un anglais parfait qu’elle répond à notre interlocuteur qui ne comprend pas pourquoi cette femme, qu’il ne connait pas lui parle d’un flamand rose imaginaire. Voila qu’elle se met à pleurer, je crois qu’elle fait une rechute.

Les boliviens de Potosi, font tous la gueule, on se croirait à Paris. Mais c’est vrai que ça ne doit pas être franchement marrant d’être déguisés tous les jours, en portant des chapeaux trop petits. Mais heureusement la ville à quelques atouts ; des églises et un superbe musée de la monnaie que nous visiterons à 3. Beaucoup de gens viennent dans cette ville pour la visite de ses mines ; nous hésitons ! Le danger est bien présent, la morale pas forcément (un peu voyeurisme).

C’est décidé, nous irons, le lendemain, entre adultes consentants. Après avoir acheté pour les mineurs, des feuilles de coca, deux bâtons de dynamite et de l’alcool à 96°, nous commençons la visite avec notre guide, ancien mineur, que nous appellerons « Prof Camé ». L’assistance se fera à l’aide de « simplet fonsdé » qui sera là en cas de pépin (rassurant). Au bout de 5 mn, Greg n’en peux plus ; simplet fonsdé décide de le ramener à l’extérieur.

C’est vrai qu’ici c’est insoutenable, les chariots te frôlent à toute vitesse, tu entends les dynamites explosées à proximité et quand on te dit de serrer à droite, tu as intérêt à être rapide sous peine de finir comme Pistorious. Nous décidons, tout de même, de continuer à 3. Nous ne savons plus si nous devons être gênés vis a vis des mineurs aux regards absents ou tout simplement par leurs conditions de travail inhumaines, avec pour seul repas de la coca et de l’alcool à brûler. On ne siffle pas en travaillant dans les mines, on mâche seulement. Et plus on avance plus ça devient oppressant, voila que nous retrouvons simplet au pic de sa défonce … Il semble y avoir un problème, un accident ! On angoisse à propos du padre et, sur le chemin du retour nous voyons un paquet vide de toblerone sous un tas de pierre, notre inquiétude grandit. Allez hop ! on s’enfile chacun un paquet de coca pour décompresser !

Sortis de la mine, on respire tous ; on retrouve Greg avec tous les mineurs, en train de boire pour la Pachamama depuis deux heures. Pas d’inquiétude de son coté, enfin si une, comment va-t- il payer tout ce qu’il a ingurgité. Dormeur, réveillé par tout ce bordel, et de sale humeur, ne veut pas de nos euros. C’est finalement Fantine qui réglera les dettes de son beau-père en enfilant un costume de blanche neige afin de faire un lap-dance à timide, qui n’avait pas vu de fille depuis 30 ans.

Après cette visite aux avis partagés, juste le temps de récupérer grincheuse, qui n’ayant pas remarquée notre absence, finissait son démineur tranquillement. Direction Sucre pour voir « la plus belle ville de Bolivie » et surtout, grâce à une arrivé tardive, voir que tous les hôtels de la ville étaient pleins. Au bout de la 19 ème adresse et de deux bagarres sous le coup de la fatigue pour des choses futiles (Fantine refusait de prêter son costume de blanche neige à Agnès et Margot voulait des pâtes alphabets et moi des coquillettes) nous déposons nos bagages dans un hôtel de grande classe à 6€ la nuit.

 

On y restera 3 jours, avec de chouettes rencontres à la clé, notamment Kikou, française fort sympathique et son ami José, artiste de Valparaiso. Après avoir discuté un petit bout de temps, nous lui achèterons quelques uns de ces travaux (pour plus d’info : Manojo). Nous nous retrouverons plus tard pour un concert de Jazz swing ou les tournées s’enchaîneront. Mais à 1 h du matin, il est l’heure de rentrer pour Greg qui doit prendre son suppo anti-gueule de bois, Agnès ayant réussi à récupérer le costume de Blanche neige, lui  emboîte le pas. Malheureusement pour eux, grincheuse trouvant la musique étrange et dérangeante contrecarrera leur nuit blanche-fesse à l’hôtel. Pour nous, la soirée continuera à base de battle de danse et de mauvaise bière.

Les jours suivants nous nous baladerons dans la ville, passerons dans un marché pour chiens, avec tout pour décorer toutou. Et en définitif Sucre ressemble à beaucoup d’autres villes d’Amérique du Sud : une belle place des armes et de belles églises. Maintenant direction la Paz, mais ça c’est une autre histoire et pour votre plaisir, avec une nouvelle plume (spoiler).

Messages personnels :

Nous souhaitons un joyeux anniversaire à notre Charlie. Ainsi qu’à mon ancienne hiérarchie, qui maintenant n’est plus toute jeune : Mon chef et Barbara. Et bien sur à Belle mouton, profite bien, mais rends-moi vite ta fille ! Bravo à l’équipe de France de Volley, super parcours pour ce championnat du monde interminable !

Et bien sûr, je n’oublierais pas une fois de plus mon Geogeo nationale, bon anniversaire mon pote.

Jordan.

BLANC SEC

(Du 11 au 13 Août 2014)

Nous voilà, à la veille de quitter notre chère auberge de jeunesse, nous avions fini par nous habituer à notre cellule et ça nous a beaucoup rapprocher. Non, je rigole, je quitte sans regret ce gîte pourri en jurant mais un peu tard qu’on ne m’y reprendrai plus.

Un bus nous attend, direction la frontière Chilienne pour faire viser notre sortie du pays. Quelle surprise ; des dizaines de bus et des centaines de touristes prennent la même direction que nous ; « le Salar de Uyuni » et les lagunes (Colorada, Verde, Blanca)

Après presque une heure d’attente au poste frontière, tout le monde réintègre son bus, direction la Bolivie. Après plusieurs heures de route, nous arrivons à la frontière Bolivienne, située à plus de 4000 m d’altitude où nous attendent des jeeps pour le départ de notre excursion.

Arrivée à notre premier hébergement, nous nous émerveillons devant l’immensité de notre chambre de plus de 10 m², par contre, pas de chauffage, ni d’eau chaude. 

Agnès, avant le repas, va se griller une petite cigarette. Elle n’aura pas le temps de tirer deux taffes avant une intervention familiale. Oh !! On est quand même à 4200 mètres, c’est pas très raisonnable de fumer à cette altitude. Le repas, sobre mais bon, sera agrémenté d’un fou rire interminable.

Le lendemain, départ pour la visite des différentes lagunes avec un passage à presque 5000 m d’altitude et là Agnès commence à connaitre les premiers symptômes du « Soroche » ou mal des montagnes qui se caractérise par des comportements ou des propos incohérents et se trémousse nue au son de la flûte de pan en prétendant être enceinte d’un lama albinos.*

Elle passera ensuite le reste de la journée à l’arrière de la jeep sans pouvoir profiter du magnifique spectacle des différentes lagunes colorées et de ces centaines de flamands roses.

Après une seconde nuit sans chauffage Agnès va mieux Elle était vraiment enceinte et a accouché cette nuit, non pas d’un lama mais d’un joli flamand de 3OO grammes qu’on a prénommé « ROSE ». C’est un joli nom pour un flamand « ROSE ».

Je me demande si moi aussi je ne serai pas atteint par le « Soroche » ou peut être est-ce l’excès de feuilles de Coca

Nous passerons notre troisième et dernière nuit dans un hôtel de sel. Murs, tables, bancs, lits, tout ici est conçu en sel. Agnès a connu une rechute cette nuit et veut absolument allaiter Jordan, qu’elle trouve trop chétif, en même temps que « ROSE » notre flamand. Fantine s’y est opposé violemment en disant qu’elle peut le faire elle même.

Bon, demain départ pour le grand Salar et ses étendues de sel à perte de vue, c’est magique, nous passerons notre après-midi à essayer de faire des photos avec des perspectives. Quelques-unes sont réussies, d’autres moins, vous en jugerez par vous même.

Fin de la journée au cimetière de trains de Uyuni, dernières photos puis adieux à notre gentil chauffeur et de surcroît, excellent cuisinier. Nous allons à Uyuni boire un dernier verre avec le petit groupe qui nous a accompagné durant ces 3 jours : 2 jeunes français, étudiants en médecine, Oscar le brésilien et son amie et 2 jeunes baroudeuses argentines.

Le choc culturel est saisissant, les gens sont vraiment différents en BOLIVIE, rien à voir avec le BRESIL, l’ARGENTINE et le CHILI où les habitants sont finalement assez proches du modèle occidental.

Nous passons à l’agence prendre des tickets direction POTOSI mais là c’est une autre histoire.

Messages personnels :

Greg.

GEYSERS ET LAGUNES

(Du 07 Août au 11 Août 2014)

J’espère que vous avez tous passé de bonnes vacances et fait le plein de soleil car j’ai entendu dire que pour vous dans quelques jours, c’était la rentrée. Eh bien pour nous, l’hiver se termine et à nous les vacances au soleil !

Donc nous voilà au terme de notre escapade chilienne, du désert blanc patagonien au désert jaune du nord-est chilien en passant par les côtes du Pacifique ; plus de 4000 Km parcourus et autant de litres de « PISCO SOUR » avalés.

Nous allons donc prendre de l’altitude et c’est donc dans le petit village de San Pedro de Atacama que nous poserons nos valises pour quelques jours. 

San Pedro : 5000 habitants, 15.000 touristes, 50 agences de tourisme, autant de restaurants et d’hôtels et une auberge de jeunesse bien pourrie, la nôtre.

Je vous fais le tour du propriétaire en commençant par notre immense chambre de 6 m² : d’un coté un lit à 2 étages et de l’autre un lit à 3 étages qui couvrent environ les deux tiers de la pièce. Une fois nos sacs à dos empilés correctement , il nous reste environ un 1/2 m² de pièce à vivre pour 5 donc jamais plus de 2 personnes debout sinon on ne peut plus ouvrir la porte. Heureusement, juste derrière notre porte se trouve une ravissante petite cour (vide à notre arrivée), avec un petit coin feu. Les douches, au fond de la cour, sont ravissantes mais un peu vétustes et surtout la durée est limitée à 1 minute (heureusement pour Jordan, Fantine nous a rejoint). On a donc trouvé une parade à ce problème, le 1er jour on se mouille, le 2ème on se savonne et le 3ème on se rince.

Enfin la cuisine, pas plus grande que notre chambre mais pour une cinquantaine de backpackers et si tu arrives trop tard le soir tu peux te faire à manger mais pour le lendemain midi.

Bon c’est pas tout ça, mais nous sommes à San Pedro pour profiter des mille et une merveilles naturelles environnantes donc direction les tours opérateurs pour trouver la meilleure formule au meilleur prix. Après avoir fait 4 fois le tour de la ville, parcouru 25 Kms en moins de 7 heures nous trouvons enfin l’agence qui propose le même tour que les 49 autres, au même prix mais avec 5 Pisco Sour offerts. Il est 22 heures, nous signons le contrat fatigués mais heureux et rentrons boire nos Pisco Sour à l’auberge de jeunesse et là, surprise : notre ravissante petite cour est maintenant remplie d’américains ivres et braillards, excités par des allemandes hilardes qui ne trouvant plus de bois viennent de démonter la porte de notre chambre pour la brûler. Heureusement, Fantine héroïquement, s’empare de nos Pisco sour et arrive à maîtriser l’incendie.

Merde, plus rien à boire, trop tard pour se faire à manger et demain lever à 3 heures : il est temps d’aller se coucher. Nous écouterons jusque tard dans la nuit la douce voix de nos amis d’Outre-Rhin et nos cousins américains et manquerons de mourir étouffés par la fumée.

Après une très courte nuit, départ pour la 1ère de nos excursions : les geysers d’El Tatio situé à 70 km de San Pedro et à 4000 Mètres d’altitude. A l’arrivée paysage lunaire, Margot elle ne comprend pas qu’on puisse s’extasier devant de l’eau chaude qui sort de la terre alors qu’on en trouve dans tous les robinets. Ensuite, petit crochet à une piscine naturelle proche des geysers où seul Jordan se baignera.

L’après midi, direction la vallée de la Luna et là, même Margot est sur la lune ou plutôt sur le cul, c’est « GRANDIOSE ». Nous terminerons notre excursion par un coucher de soleil sur ces paysages rocailleux et désertiques.

Le soir, nous retrouverons nos deux adorables petites ch’tis Chloé et Clémentine qui, par chance, se retrouvent en même temps que nous à San Pedro. Margot est enchantée de les retrouver, elle n’ont pas changé… de vêtements et nous les retrouvons en pleine forme.

Le lendemain, lever 5 heures du matin pour aller observer les flamants roses sur une lagune mais cette fois sans Margot, qui dit-elle, en a déjà vu au zoo quand elle était petite et préfère rester au lit.

L’après midi nous partons vers une lagune salée où comme dans la mer morte nous flottons sans effort à la surface. Super on y va en courant mais nous sommes rapidement stoppés dans notre élan : la température de l’eau ne doit pas dépasser les 12°C. Finalement au bout de quelques minutes, Agnès parvient à entrer dans l’eau la première, nous la suivrons et nous nous amuserons comme des petits fous. Margot refuse de rentrer dans une eau aussi froide et tentera désespérément de marcher sur l’eau. Nous ressortons de l’eau, c’est bizarre le sel a colorié notre peau en bleu. Ah non, c’est la température.

Demain, départ pour la Bolivie et une excursion de deux jours dans le Salar de Uyuni que je m’empresserai de vous conter dans quelques jours mais ça c’est une autre histoire.

Messages personnels :

N’oubliez pas de nous adresser des petits commentaires dont nous sommes friands et qui nous permettent d’entretenir ce lien si précieux entre vous et nous.

Nous prenons beaucoup de plaisir à vous lire et à vous répondre .

Bon anniversaire à Cécile Dalgalarondo (Avec un petit mois de retard), à Julie ti’bouchon et à Jp (mon jaune préféré).

Greg

 

BIENVENUE CHEZ VOUS

(Du 29 Juillet au 07 Août 2014)

En altitude, il n’y a pas que l’air qui manque. Même l’inspiration a du mal à pointer son nez. Et puis on est encore en vacances nous aussi, alors on a besoin d’un peu de repos. D’ailleurs, ce doit être pour ça qu’on a rejoint la côte, afin que, nous aussi, on vous montre que le littoral est beau par ici.

Même si Vina del Mar est le Saint Tropez du Chili, ici rien n’est comparable avec la Méditerranée : les vagues rappellent les Landes, quant à la température de l’eau, elle pourrait faire passer le Tarn pour des thermes muy caliente.

Mais avant la côte, il y a eu Santiago. Les capitales Sud-Américaines nous plaisent définitivement. Il se dégage quelque chose de très fort à Santiago, oh bien moins fort que nos sous-vêtements tout de même, mais on s’y sent bien. Imaginez des tags un peu partout, mélangez à du spectacle de rue, assaisonnez avec du Pisco Sour et remuez le tout avec du bon vin chilien, vous obtiendrez Bellavista. Mais le problème c’est qu’à cinquante ans, après une soirée arrosée, la vessie ne tient pas pareille qu’à vingt ans. Et Greg le sait d’avance, il ne tiendra pas jusqu’à l’hôtel. Ivre et se sentant bien dans cette ville qu’il ne connait pas, il se met à uriner sur un mur. Slip baissé, il veut sentir le vent sur son séant pour lui rappeler le goût de la liberté qu’il connait aujourd’hui. Mais cette vague rêverie s’arrêtera bien vite : une voiture de policia, gyrophares allumés, vient de s’arrêter à son niveau. La question du jour est donc : que s’est-il passé pour Greg ?

A : Il a remis son pantalon plus vite qu’un cul-de-jatte mais malheureusement pour son slip, il n’a pas pissé plus vite que son ombre.

B : Il s’est fait embarqué, pour se faire relâcher quinze minutes plus tard, car aucune compréhension n’était possible, même à l’aide d’un traducteur.

C : Il a négocié la clémence des officiers contre deux Toblerones et un cours de danse, mains dans les poches, chemise ouverte.*

L’excessive Santiago se termine et nous prenons notre premier bus chilien en direction de la côte pour retrouver nos amis, depuis peu devenus complètement « Concon ». Philippe et Martine, c’est une union parfaite. Pas besoin de les connaître depuis des années pour le dire, une semaine suffit car en tant qu’épicurien, je résume la perfection comme ceci : les plats de Philippe et les desserts de Martine pendant cinq jours. Tout ça accompagné d’un Pisco Sour avant, d’un bon vin pendant et d’un excellent rhum après, histoire de ne pas perdre les bonnes habitudes prises quelques jours avant, dans la capitale. J’ai souvent cherché l’équilibre de l’union de mes parents et je l’ai souvent trouvé : mon père boit, ma mère fume ; mon père boit, ma mère conduit ; mon père boit, ma mère ronfle, alors mon père boit encore plus. 

C’est donc chez ces hôtes en or que nous découvrirons les deux villes principales de la côte, la Belle et la Bête : Vina del Mar la Haute et Valparaiso la populaire. Si Valparaiso était un personnage, elle serait Elephant Man, intrigante et fascinante, sa partie interne est belle mais son aspect général, rude et pauvre, peut s’avérer effrayant. 

Outre Valpo, c’est toute sa région que Philippe nous a fait visiter. D’abord le port de Quintay (ancien port baleinier) où nous avons dégusté nos premiers poissons fraîchement pêchés en bord de mer. Puis nous avons contemplé la bêtise de l’homme qui est capable de construire une piscine d’un kilomètre de long face à la mer (piscine la plus grande du monde). D’ailleurs c’est en barque qu’on s’y déplace. A quand l’activité « plongée sous-marine » avec une vraie faune faite de poissons en carton ?

Philippe c’est aussi le genre de gars qui te sert son meilleur rhum quand « tu novia » vient de rater son avion (et que les vacances ensemble sont compromises). C’est lui aussi, le lendemain, qui fera une heure de route afin d’aller chercher la bien-aimée qui a enfin eu son vol. Seulement voilà, la bien-aimée, un mois que tu l’attends et tu ne la reconnais pas : plus de bouclettes. Et puis elle arrive en vraie aventurière. Je ne vous parle pas de la façon dont elle s’habille désormais, mais faute d’avoir perdu son sac, ça fait maintenant 3 jours qu’elle porte la même culotte et pour moi, ça c’est de l’aventure. A côté, le trek de quatre jours qui nous attend à Cuzco c’est d’la rigolade !

C’est donc à cinq que nous allons continuer ce voyage, on profitera encore de l’hospitalité de Philippe et Martine quelques jours afin que Fantine puisse récupérer son bagage et goûter le Pisco Sour local.

Maintenant il nous faut reprendre la route, même si on ne se lasse pas des couchers de soleil qui sont de plus en plus fabuleux au fur et à mesure que les jours passent. Mais le Chili, c’est grand et pas très large (et là je me retiens de toute comparaison !!), nous n’en avons vu que la moité. On remercie nos hôtes (10 sur 10) puis nous filons vers La Serena où nous ne traînons pas longtemps. Greg commence à faire la gueule par manque de Pisco Sour ou de surplus de Littoral, je ne sais plus trop. On visitera le port de Coquimbo avec son église horrible et ses bateaux fantômes, pour finir avec un énième coucher de soleil du littoral, magnifique, embelli par des vols de pélicans.

Le lendemain, départ de La Serena (jolie ville) dans un bus « odeur urine », direction San Pedro de Atacama. Quinze heures de bus dans une odeur de pisse insupportable. Fantine, étant proche des toilettes, jouera les dames pipi tout le long du trajet. Mais arrivés à destination, on oublie tout, changement de décor.

Mais ça c’est une autre histoire.

Message personnels : 

Bonne chance à mes collègues pour la reprise du boulot ou pour sa recherche. Bises à tous.

Encore un grand merci à Philippe et Martine pour leur hospitalité.

Nous souhaitons un joyeux anniversaire à notre Kiki, ainsi qu’à Mathis. Gros bisous à vous deux.

Bravo à Fredo qui malgré un abandon au bout de 127 kms et 27 heures de course a fait une performance remarquable qui augure d’autres belles et grandes courses.

Jordan.

PUT… ! HACE MUY FRIO

(Du 23 Juillet 2014 au 29 Juillet 2014)

Salut à vous lecteurs assidus de notre blog, nous voilà enfin de retour, c’est donc avec un grand plaisir que je prends à nouveau la plume pour cette énième chronique de notre petite fugue. Jordan ne s’étant toujours pas remis de l’échec de son précédent article, il reste enfermé dans sa chambre avec Fantine qui nous a rejoint depuis quelques jours afin, je suppose, de peaufiner son prochain article.

Nous voici donc arrivés, non sans mal, au Chili dans la petite ville portuaire de PUERTO NATALES, une arrivée qui s’est faite au forceps suite à des conditions climatiques détestables et que je m’empresse de vous narrer.

 Après un troisième et ultime changement de bus depuis notre départ de EL CALAFATE, nous nous retrouvons avec une quinzaine de personnes à RIO TURBIO dans l’agence locale de la compagnie où l’on nous apprend que suite à l’état d’enneigement des routes, le bus qui devait nous conduire au Chili est supprimé et de plus qu’à partir du lendemain les douanes argentines seront en grève pour une durée illimitée. 

Notre avion pour SANTIAGO étant prévu dans 5 jours à PUNTA ARENAS, je dois vous avouer que nous sommes un peu inquiets. Après concertation, Margot propose de rentrer à Paris pour reprendre un vol pour SANTIAGO dans un mois, Agnès de kidnapper le chauffeur, de l’obliger à braver les intempéries et de nous amener coûte que coûte à PUERTO NATALES. La responsable de l’agence nous propose une dernière solution; un véhicule peut nous déposer au poste frontière Argentin d’où l’on peut rejoindre le Chili en marchant 2 km, de là il suffira d’appeler un taxi pour rejoindre PUERTO NATALES. Il est 17 heures, on décide d’y aller. Nous faisons valider nos passeports à la douane argentine et nous partons sous la neige, chargés comme des mules, pour rejoindre le Chili. Par chance, un Pick up s’arrête et nous propose de monter dans la benne à l’arrière. Une chance non, une bénédiction car il n’y avait pas 2 km mais bien 4 km de montée sur une route enneigée pour rejoindre le Chili.

Nous arrivons frigorifiés à la douane chilienne où l’on nous informe qu’il n’y a aucun taxi pour parcourir les 20 km restants pour rejoindre notre but. Dans sa grande mansuétude et devant notre désarroi, le chauffeur nous propose de nous emmener jusqu’à PUERTO NATALES. Ca va être chaud ou plutôt ça risque d’être froid, mais pas le choix on y va. Heureusement 2 personnes à l’intérieur du Pick-up proposent à Margot et Agnès de prendre leur place.

Et là je vous assure que 40 minutes à l’arrière de notre pick up balayé par un vent glacial, c’est long. Gelés mais vivants, nous prenons possession de notre cabanas que nous avions réservée quelques jours auparavant mais devinez quoi ! Pas de chauffage.

Heureusement un autre de ces logements, chauffé cette fois, est disponible. Une soupe, une plâtrée de pâtes et tout le monde au lit.

Le lendemain, après une bonne grasse matinée, l’urgence est de trouver une lavenderia car il ne nous reste plus qu’un slip propre pour 4 que l’on s’échange toutes les 2 heures et on commence à sentir le phoque (mort).

Jordan, quant à lui, n’a qu’une idée en tête, me mettre minable sur les sentiers de randonnée du parc des TORRES DEL PAINE et laver l’affront du FITZ ROY. Problème : les sentiers sont recouverts d’une importante épaisseur de neige et la plupart des hébergements du parc fermés.

Après avoir supplié la charmante propriétaire de bien vouloir nous laver notre linge qui pensait au début que nous avions cacher un cadavre dans nos vêtements et alors que nous repartions à quatre dans le même slip jusqu’à notre location apparaît « TOMMY » le mari de notre lavandière, un adorable sexagénaire chilien d’origine croate qui parle 6 langues différentes dont le français et qui nous propose d’aller visiter le parc de « TORRES DEL PAINE » où il possède un chalet. Après avoir trouvé un accord sur le prix pour deux jours et une nuit en pension complète (nous paierons d’ailleurs le même prix pour le lavage de notre linge qui durera également 2 jours et une nuit).

Après avoir arpenté en 4×4 toutes les merveilles du parc (glaciers, lacs, cascades,…) et admiré la faune patagonienne (guanacos, renards polaires, zèbres, nandous, trouvez l’intrus) nous arrivons au chalet de notre ami « TOMMY ». Nous entrons mais très vite nous ressortons ; Il fait plus chaud dehors (- 10°).

Nous retrouvons Margot, évanouie sur le poêle à bois et qui en se réveillant, jure en hurlant qu’elle s’investira désormais dans la fondation Abbé Pierre contre le mal logement et la W,i-fi pour tous.

Après s’être goinfrés d’une fabuleuse soupe et de merveilleuses pastas, nous allons faire un tour dehors pour essayer de trouver deux ou trois racines pour le dessert. Jordan lui finira les restes d’un guanaco laissés par un puma.

Debout devant les Torres Del Paine, seuls au monde, le soleil commence à décliner et le ciel à nous offrir toute sa gamme de rouge. Le soleil se couche derrière les Torres et laisse place à la nuit et à ses milliers d’étoiles La dernière fois que nous avons vu un ciel pareil, nous étions dans le Pantanal, il faisait 20° nous sommes en Patagonie il fait – 20° (j’exagère mais je trouvais que ça en jetait). De nouveau me reviennent en mémoire toutes les personnes qui nous manquent tant et notamment toi mon MARCO, je me dis que eux aussi doivent s’émerveiller de là-haut de ce spectacle grandiose et je pense qu’ils s’amusent à décrocher les étoiles et à les jeter à travers la voie lactée pour que nous puissions nous amuser à faire des voeux.

Il commence à se faire tard il doit être 20 heures, il est l’heure d’aller se coucher, le refuge s’est réchauffé, le poêle à bois de 1920 a fait son travail, il fait au moins 8°. Je profite du sommeil de ma petite famille pour engloutir les 3 TOBLERONE géants que j’avais cachés dans mon sac.

8 heure du mat, j’ai des frissons, je m’attaque au dernier TOBLERONE avant que les autres ne se réveillent. Merde il est gelé, je vais être obligé de le sucer et là, stupeur, ma langue reste collée à la barre chocolatée et je dois rester plus d’une demi-heure au-dessus du poêle afin qu’il fonde. A ce moment, Agnès se réveille et me sourit amoureusement en regardant le chocolat chaud que je lui tends. Margot se réveille à son tour en demandant qu’on referme la porte du frigo car ça caille. Enfin Jordan se lève en sursaut et s’assure qu’il n’a perdu aucun membre pendant la nuit. Il en manque un et un gros, c’est Fantine qui ne va pas être contente, son pouce gelé gît sur le sol. 

Nous prendrons notre petit déjeuner en courant autour du refuge histoire de nous réchauffer et après une dernière balade et un déjeuner divin (des pastas et une pomme) nous reprendrons la direction de Puerto Natales. Le lendemain nous retrouverons notre ange gardien TOMMY qui nous emmènera au terminal de bus.

Arrivée à PUNTA ARENAS près du détroit de Magellan, installation dans notre auberge de jeunesse et devinez quoi ? PAS DE CHAUFFAGE !

Demain direction l’aéroport pour Santiago du Chili mais ça c’est une autre histoire

A Suivre

Messages personnels :

Bonne chance à fredo pour l’UT4M

Bonne anniversaire à Michael (30 ans), à Willy (15 ans), à Claude (trop âgé pour qu’on puisse donner son âge)

Résultats de notre jeu concours :

Où sommes-nous ? A Valparaiso

Dans l’article sur Bariloche c’est 16 jeux auxquels on fait référence, je déclare mon kev vainqueur avec 14 jeux trouvés, et de nouveaux jeux proposés dans son commentaire que je vous conseille de lire.

Greg.

DON’T CRY FOR ME ARGENTINA

(Du 17 Juillet au 23 Juillet 2014)

 

J’ai beau me gaver de pépitos arrosés de Pisco Sour (alcool local) en mâchant des feuilles de coca, aucune inspiration, mais de toutes façons, peu importe, la consultation du blog est en chute libre, donc à part les moins fortunés d’entre vous qui ne peuvent pas partir en vacances et ceux qui ont décidés de refaire la cuisine et qui continuent à se délecter de notre humour irrésistible et à s’émerveiller devant nos photos capables de faire pâlir d’envie YANN ARTHUS-BERTRAND, les autres profitent pleinement de leurs vacances et ont bien raison, ça passe si vite, on le sait,  ça fait déjà presque 2 mois que nous y sommes et dans 10 mois déjà le retour.

Pourtant Jordan s’était donné du mal pour l’écrire son dernier article, il pensait pouvoir obtenir le prix PULITZER et enfin tuer le père. Dans la famille BEDOS, on a Guy et Nicolas et bien chez les DESRUELLE, on a Greg et Jordan, et dans les 2 cas, l’un est drôle et l’autre essaie de le devenir.

C’est donc à El Chalten que va prendre fin notre périple argentin après plus de 90 heures de bus, 3000 Km parcourus, 9 hébergements différents, des kilos de dulce de leche, de bifes de chorizo et d’énormes milanaises (viandes panées) mais surtout de Boca, de Baleines, de ski, de chocolat, de Périto Moreno, de Fitz Roy et d’autres merveilles.

Nous allons donc bientôt refermer cette parenthèse enchantée argentine afin de découvrir un nouveau pays : Le CHILI.

Nous vous avions laissé lors de notre dernier article à Bariloche et bien nous voilà dorénavant au terminal de bus d’El Calfate au sud de la Patagonie.

Nous prendrons nos quartiers dans l’ auberge de jeunesse « Marco Polo » qui surplombe la ville, la gérante est sympathique et la chambre correcte. Par contre, après avoir fait un tour dans la cuisine, on s’aperçoit qu’il n’est absolument pas envisageable de cuisiner là-dedans. Un bordel sans nom, une semaine de vaisselle dégueulasse. Dans le frigo, un reste de gâteau d’anniversaire de couleur bleu, confectionné pour les 2 ans du petit dernier qui a aujourd’hui 9 ans et des fraises qu’avait dû ramener Marco Pollo lors de son dernier passage à l’auberge. Quand à l’odeur je vous laisse imaginer. Et puis cerise (pourrie) sur le gâteau, quelques heures après notre arrivée, un groupe d’ados braillards et de surcroît américains débarquent !!!

Le lendemain, départ pour le Périto Moreno, un des rares glaciers actifs qui progresse d’environ 2 mètres par jour. C’est sous une neige abondante que nous partirons et que nous effectuerons la visite. L’activité du glacier se fait entendre par des craquements impressionnants et la couleur d’un Bleu cristal est simplement magnifique, par contre nous sommes « légèrement » mouillés et la neige ça commence à me gonfler.

Après une journée de repos, arrivée de nuit après 5 heures de bus à El Chalten, la cuisine est propre cette fois, mais les magasins fermés. Heureusement l’auberge de jeunesse propose une entrecôte de 400 grammes avec des frites. Bingo, on en aura bien besoin car demain une randonnée de 8 heures dans la neige pour rejoindre le Fitz Roy (sommet mythique du parc des glaciers) nous attend. Lever 6 heures mais bien sûr toujours pas de magasin ouvert, heureusement la cuisinière de l’auberge nous préparera des sandwichs.

Au bout de 30 minutes, Margot, pourtant motivée au départ, veut faire demi-tour, ça promet pour les 7 heures restants à parcourir. Finalement nous trouverons un compromis, les filles feront demi-tour après manger (18 Km dans la neige quand même ! Bravo les filles !!) et n’affronterons pas, finalement, le mur final qui mène près du lac au pied du Fitz Roy. Quand à moi, je profite que Jordan fume une clope pour prendre un peu d’avance dans la montée et arriver avec un bon quart d’heure avant lui. Nous ferons la descente en courant et le soir re-entrecôte mais de 600 grammes cette fois. Le lendemain petite rando de deux heures avec Jordan, les filles resteront faire la grasse mat.

Le lendemain, retour à El Calafate mais changement d’hébergement. Le resto de l’auberge nous tend les bras et nous cédons de nouveau à la tentation. Le plat typiquement Argentin est divin. Jordan et Agnès iront dépenser et perdre nos derniers pesos argentins au casino.

Demain direction Puerto Natales au Chili mais là c’est une autre histoire.

Afin de rebooster notre audimat, nous allons vous proposez un petit jeu ; il faudra que vous répondiez à 2 questions qui vous permettront de regagner notre estime et d’autres lots moins prestigieux.
– La première : A combien de jeux de société Jordan fait-il référence lors de son dernier article ?
– La seconde : devinez près de quelle grande ville, nous trouvons-nous actuellement pour cela 3 indices : Neruda, port, lncendie.

Les résultats seront publiés lors de notre prochain article.

A LA UNE EGALEMENT LA SEMAINE PROCHAINE DES PHOTOS EXCLUSIVES ET DES ARTICLES CHOCS

INCROYABLE : JORDAN, nu dans la cuisine du Marco Polo qui fait la vaisselle en mangeant le gâteau bleu avec des fraises et en buvant de l’eau du robinet, mais pire encore, les photos des toilettes après son passage.

INSOUTENABLE : MARGOT qui sourit pendant une randonnée et qui dort dans un refuge sans éléctricité, sans eau et sans chauffage

EXTRORDINAIRE : Le bruit du ronflement d’AGNES qui couvre celui d’un AIRBUS A320 en plein décollage.

ATTENTION CERTAINES DE CES IMAGES POURRONT HEURTER LA SENSIBILITE DE CERTAINS D’ENTRE-VOUS ET NOTAMMENT DES PLUS JEUNES.

Bon assez de conneries pour aujourd’hui, on vous embrasse et on pense bien à vous

La petite fugue

Messages personnels :

Nous souhaitons un très bon anniversaire à Laurette. Gros bisous.

Greg.

BARILOCHOCOLAT

(Du 10 Juillet au 16 Juillet 2014)

Le racisme n’a pas sa place à Bariloche. Ici on ouvre son palet à toutes heures et sans voir la couleur (évidemment on parle de chocolat, vous pensiez à quoi ?). Fondue au chocolat géante, chocolat blanc, noir, gris, jaune, tous différents mais tous bons. J’ai même entendu dire par mes amis de Voyages en sac à dos que la ville a reçu le plus gros oeuf en chocolat du monde. C’est donc forcément la main sur le foie, que nous ressortirons de la région des lacs car la bière, est, elle aussi, très bonne.

Pour se loger, on préfère s’éloigner un peu de la ville (8 kms), tous ces attraits auraient pu nous jouer des tours. On loue alors ce qu’il appelle communément bungallows, qui ressemble a une maisonnette avec tout ce qu’il faut de confort à l’intérieur. Chambre pour les enfants et suite nuptiale pour les parents, les parois sont fines, le sommeil dur à trouver. Ecouteurs sur les oreilles, on se rassure vite avec Margot, à cet âge et avec plus de 22 ans de mariage, on sait bien que ces choses là ne durent pas plus longtemps qu’une partie de Solitaire. La journée de ski aussi, se verra raccourcir, plus longtemps tout de même que le tarot de la veille. Mais cessons les plaisanteries triviales pour poursuivre notre récit.

C’est, habillés comme des ploucs, que nous fonçons vers Cierro Catedral, station du coin. C’est alors une véritable Bataille qui s’installe à milles mètres, la montagne a plus d’un atout dans son sac. Uno : La neige, on voit rien mais avec le forfait à 500 pesos par tête, sans passer par la banque, on se sent obligé de rester. Les dames abdiquent pour se réchauffer, c’est, non sans Risk, que nous décidons de continuer. Mais ce défifoo s’arrêtera bien vite pour Greg. Quand à moi, c’est bien le froid qui pliera l’affaire pour me mettre échec et mat, une heure plus tard (sans gants, la partie était perdue d’avance).

Les jours suivants, on se baladera près des lacs pour admirer les points de vues grandioses. Seul la neige manque à l’appel pour sublimer le tout. Puis viens l’heure de la finale, avec ma mère on se réfugie dans un café blindé aux couleurs de l’Argentine, je commande une pinte qu’on me refuse : « Arrêté municipal interdisant l’alcool ». J’ai la haine puissance 4, et voilà qu’il me serve un Fanta, je me sens pas mal et dans un geste brusque renverse ma boisson sur des supporters. Ils ne savent pas que si je ne bois pas mon élixir, je me transforme en loup garou.

Pour finir, pas de coup de poker pour l’Albiceleste, on peut le dire sans taboo, la Nationalmannschaft a été la meilleure. La folie se ressent tout de même dans les rues, et je ne comprend pas, comment ils font pour être heureux alors que l’alcool est interdit ce soir….

Nous repartons de Bariloche direction El bolston, où nous ne ferons qu’une petite halte, on ratera même le mercado artisanal pour prendre notre bus. Plus de 1000 bornes et 26 heures de route nous séparent du sud de la patagonie.

Message personnel :

Nous souhaitons un super joyeux anniversaire à notre Quentin qui fête ses 16 ans aujourd’hui, gros bisous de nous 4.

Salut a toi mon Fredo, pas de nouvelles, bonnes nouvelles mais j’aimerai en avoir quand meme, la sante, le sport, le travail.  penses a nous envoyer un petit message. Bisous

Bises à tous.

Jordan.

BALEINOTHERAPIE

(Du 07 Juillet au 09 Juillet 2014)

 

Calé à l’arrière de notre bus, je m’enfile un 4 ème pâquets de Pépito en repensant à ces sages paroles du plombier philosophe « Camille » (St Patron des charcutiers, des confiseurs et des brasseurs), l’inspiration, c’est comme l’appétit, ça vient vient en mangeant…beaucoup !

Après 18 heures de bus, arrivée à Puerto Madryn et retour sur les bords de l’Atlantique mais avec 20° de moins. Nouvelle auberge « Franco-Argentine » tenue par notre ami Vincent, salarié du trésor public, en dispo depuis 5 ans et papa d’une ravissante petite Appoline.

Après un déjeuner copieux (Pizza au poulpe et autres spécialités locales), petite ballade digestive sur la plage d’où l’on aperçoit nos premières baleines.

Admiratifs devant les joueurs de palet argentin (pétanque locale), nous reprenons la route du gîte. Dortoir pour les enfants et chambre individuelle pour les parents (histoire de faire un état des lieux après un mois) et quand on voit le travail, on n’ose même pas penser à ce que l’on pourra y trouver dans un an.

Fantine manque de plus en plus à Jordan, il pense à elle souvent, la preuve, depuis quelques temps il prend 4 douches par jour et y reste plus d’une heure en criant « Fantine, Fantine ». Dépêches-toi  de nous rejoindre car nous n’avons bientôt plus de savon.

Notre petite auberge de jeunesse est vraiment sympa, nous y avons rencontré 3 jeunes étudiants français, futurs ingénieurs qui viennent effectuer un stage d’immersion professionnelle en Argentine (Un petit salut à vous 3 et Good Luck !!!) ainsi que 2 adorables petites ch’tis, « Chloé et Clémentine »avec qui nous avons partagé quelques sorties et une location de voiture. Leur contact a été bénéfique à Margot qui s’est aperçue que l’on pouvait rester jolie sans maquillage et habillée comme des sacs.

Nous espérons vraiment avoir la chance de recroiser leur route, histoire de voir si elles ne circulent pas avec la voiture de location q’elles devaient restituer le lendemain de notre départ et pour laquelle nous avions payé la caution. En effet, depuis notre départ de Puerto Madryn, nous avons constaté la disparition d’une chaussette, de mes bas de pantalon, d’un pot de Nutella et de 2 slips. Hasard, coïncidence ou fétichisme, l’avenir nous le dira. A bientôt les filles, on vous embrasse.

 

Notre occupation principale, à Puerto Madryn, a donc été l’observation des baleines. Voici donc les résultats de nos observations et des différentes variétés rencontrées :

Une baleine, c’est gros, ça crache de l’eau et ça fait « pfoouffff.

– Balhyène rieuse, reconnaissable par son rire strident qui irrite son mâle.

– Baleine Gucci, se déplace rarement en couple, notamment chez les amis du mâle.

– Baleine de mouton : juste pour le jeu de mots dont est friand notre cher voisin, Jean-Pierre (On t’embrasse).

– Baleine Bleue Marine, baleine pas franche et sournoise ; Attention !! espèce extrêmement dangereuse.

– Baleine à bosses, espèce qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez.

– Baleine Blonde, jolie baleine qui tient son nom de sa couleur due à la variété de bière qu’elle avale.

Toutes ressemblances de ces baleines avec des personnes n’est absolument pas le fruit du hasard !!

Voilà après notre ultime observation des baleines du bateau, nous regarderons la 1/2 finale « Argentine – Pays-Bas » dans un petit café à Puerto Madryn. Il est tard, la nuit commence à tomber, nous décidons de repartir avant les prolongations, nous suivrons donc les tirs aux buts, à la radio, dans la voiture. Juste avant notre arrivée dans le centre de Puerto Madryn, l’Argentine est dans la rue, klaxons, pétards, tous les argentins se sont donnés rendez-vous en centre ville pour fêter la victoire. Nous ne pourrons pas partager la liesse avec eux car notre bus arrive dans 1 heure, direction Bariloche, sa station de ski de la Cathédral, son chocolat et ses bières artisanales.

On vous embrasse très fort en attendant de pouvoir vous serrer dans nos bras.

Take Care.

Greg.

 

TANGO PANACHE A BUENOS AIRES

(Du 03 Juillet au 06 Juillet 2014)

 

Nous venons de quitter Buenos Aires pour Puerto Madryn et la péninsule Valdès point d’observation des baleines, des éléphants de mer et autres mammifères marins. Nous avions réservé un bus à 925 pesos argentins (soit une centaine d’euro) et il s’avère que ce dernier ne correspond en rien à notre réservation et qu’en plus nous avons payé 300 pesos de plus que les autres. J’espère simplement que nous sommes bien dans le bon bus.
Revenons à Buenos Aires où nous avons passé 4 jours dans une auberge Franco-Argentine, gérée par Antoine, un adorable français qui nous a indiqué tous les bons plans de la ville (Resto, sorties…) et Esteban. Vu notre faible niveau en langues, dès qu’on voit indiqué, franco, on fonce !
Buenos Aires est une ville agréable où les déplacements en bus et en métro sont aisés. Nous en avons vite compris le fonctionnement ; les cartes rechargeables nous permettent de nous déplacer à peu de frais dans les différents quartiers de la ville (5 pesos le ticket soit à peu près 0,40 cent d’euros). Pas chère non plus la bouffe, notamment la cantina pour 60 pesos (5 euros) nous avons droit à un menu complet et copieux, les cigarettes (15 pesos soit 1,50 euros) la bière (pas bonne) 20 pesos, si ça continue on va rentrer obèses et alcooliques.
Dans un premier temps, Margot a été enchantée de notre installation à Buenos Aires, l’auberge étant située à 2 pas d’un centre commercial mais a très vite déchanté après une journée de visite sous une pluie qui tombe sans discontinue et un spectacle de tango à la cathédrale, magnifique salle dont le décor n’a pas dû changer depuis son ouverture.

Notre première journée à Buenos Aires sera consacrée à la visite du quartier Retiro et notamment du cimetière de la « Recoleta »où sont enterrées toutes les personnes influentes de la ville dont Eva Perron, figure emblématique de l’Argentine. Puis séparation de notre groupe en deux, Margot et moi-même allons voir le match « France-Allemagne » dans un café ,où se sont donnés rendez-vous les expats et les touristes français de passage à Buenos Aires. Rillettes, baguettes, marseillaise, supporters et en plus, on voit rien. C’en est trop, allez on dégage à la mi-temps. Et encore une défaite contre les allemands, pourtant on aurait pu croire à la victoire finale car après avoir étrier les grandes nations du football que sont le Honduras, la Suisse et le Nigéria et avoir fait match nul contre l’invincible équateur, qui en qualification avait réussi à battre les îles caïmans et la république dominicaine. On se vengera à l’Euro, si on ne joue pas encore contre les allemands.

Pendant ce temps, Jordan en compagnie de sa maman, est partie à l’hôpital pour se faire enlever « des énormes bouchons d’oreilles », car j’avais oublié de vous dire qu’il n’entendait plus rien depuis le début de notre voyage. Mais à mon avis, sa surdité datait de bien avant, car à la maison, quand on lui demandait : Jordan range ta chambre, fais la vaisselle et fais tes devoirs, il n’y avait jamais aucune réaction, maintenant on comprend mieux. Après avoir enlevé, 4 capsules de Leiffe, une dizaine de filtres, une clé USB, 3 sushis et un string, il entend de nouveau, Halléluhia !!! mais ne comprend toujours pas l’anglais, merde … Les journées suivantes seront consacrées aux autres quartiers de Buenos Aires ; San Telmo, Micro-Centro et sa fameuse « Place de Mai », Palermo et ses parcs et surtout la Boca et ses couleurs chatoyantes (Notre coup de coeur). Voilà en résumé nos quelques jours à Buenos Aires.

Autrement tout va relativement bien, on ne s’engueule pas trop souvent mais ne vous inquiétez pas, je continue à râler et à faire la gueule de temps en temps. Bien que d’être de la même famille, nous continuons notre apprentissage du vivre ensemble et du respect de l’autre (pas si facile qu’on ne pense). Nous commençons à nous habituer à notre nouvelle vie d’apprentis voyageurs.

Bon voilà, j’ai tout dit pour cette fois, vous nous manquez et ça, nous ne sommes pas prêts de s’y habituer.

Greg.

AGUA CON GAS

(Du 30 Juin au 02 Juillet 2014)

 

Fin des eaux chaudes et limpides du Rio Prata et direction les chutes d’Iguaçu. Départ 16 h 30 de Bonito, débarquement le lendemain matin vers 10 h dans une petite auberge de jeunesse tenue par des argentins.
Do you speak french, no I speak spanich or english. Pas de franco à l’horizon et bien , on se débrouille et on y arrive. Agnès a choisi une autre méthode, elle parle français à tout le monde, c’est vrai! ils pourraient faire un effort tous ces « estrangers ». Après l’évangélisation des indiens d’Amérique du sud par les portugais et les espagnols, la francescisation par Soeur-Agnès. Dans quelques années, toute l’Amérique du sud parlera français et on pourra lui dire merci.
Margot alterne le moins bon et le pire car elle commencait à maîtriser le portugais (le garçon pas la langue). Tous les garçons se retournaient sur elle au Brésil car elle correspond au critère de beauté du pays : ils adorent les grands nez. Je plaisante Willy, Margot est sérieuse (pour le moment) j’espère que toi aussi (sinon tu auras affaire à moi).
De quoi je parlais ? où sommes nous ? Ah oui, entrée du parc d’Iguaçu, un guide nous conseille l’achat de panchos imperméables car apparemment ça mouille !! On monte dans un bus (découvert) pour se rendre aux chutes. Transis de froid, nous descendons du bus, le spectacle des chutes qui s’offre à nous, nous réchauffe instantanément.
GRANDIOSE, MAGNIFIQUE, MERVEILLEUX, aucun de ces qualificatifs n’est assez puissant pour exprimer la majestuosité des lieux. Jamais nous n’aurions pu imaginer une telle puissance et une telle beauté. Nous voici enfin à l’endroit où ont été tournées les premières scènes de mon film préféré : Mission avec R.de Niro et J.Irons. Le parc est rempli de petits animaux mignons « les kouatis » qui rôdent surtout, près des restaurants mais attention, leurs morsures sont redoutables.


Retour à la Guest house apres un passage au Mac Do et le soir, fabrication artisanale de Caïpirinha. Le lendemain, départ de l’auberge pour une visite des chutes mais cette fois du côté argentin. Rencontre dans le bus avec 2 Bellifontains (habitants de Fontainebleau) Bruno et son fils Pablo, qui assistent à tous les matchs de l’équipe de France. Un petit coucou a vous deux.
Les chutes du côté argentin, la magie opère moins, de plus, pas mal de passerelles ont été arrachées suite à des crues récentes, notamment celles des gorges du Diable, réputées pour être un des endroits les plus spectaculaires.
Nous repartons vers 16 h où le chauffeur du minibus nous attend, direction la gare routière pour Buenos Aires.

Messages personnels :

Bravo à Amélie,  Juliette,  Clara et Païkan pour leurs résultats au Bac,

A Nathoo pour son BTS (En même temps il est facile)

à Willy pour l’obtention de son Brevet,

à Marie, Ja et Yoann pour l’obtention de leur Bac

et à Marie et Yanis pour leurs permis de conduire.

Joyeux anniversaire à ma belle-soeur Claudine, avec quelques jours de retard.

Greg.

 

 

 

MUY BONITO

(Du 26 Juin au 30 Juin 2014)

Débarquement à Bonito de nuit, hôtel déjà réservé par Gil de Pantanal discovery. Après 3 nuits dans des pirogues, échardes dans le cul, se nourrissant de caïmans et de piranhas, Catarino guest house, ressemble à un hôtel de luxe, avec petit-déj gargantuesque. On y restera les 3 jours, il y a quantité de choses à voir ici, toutes payantes d’ailleurs. Ecotourisme oblige, pas de crème solaire, ni anti-moustique, on rentre dans l’eau avec un nombre de personnes limité. La qualité des sites est exceptionnelle, et la qualité de l’eau offre une visibilité sans précédent mais à quel prix.

On oublie un instant l’eau de Bonito, pour plonger dans un verre de Caïpinrinha pour regarder Brésil-Chili, le bar est blindé. Il est 14h, le brésilien est soul, nous aussi, mais le stress se fait de plus en plus ressentir : les penaltys arrivent. Les insultes fusent de partout envers les Chiliens, Greg commence à répondre pensant qu’on lui dit bonjour, quand à Agnès elle est partie aux toilettes fumer une clope avec son esthéticienne. Dans un moment de panique, je me demande à qui je vais venir en aide avant qu’un des deux ne se fassent virer du troquet. Finalement je me prend une autre Cerveja, les brésiliens ont plus besoin de mon soutien dans ce moment tendu que mes parents et puis bientôt, je le sens, ça va être la folie. Bingo : Le Brésil a gagné (sans savoir ce qu’il l’attendrait plus tard), c’est la fête, les tables se replient, les bières fusent et des musiciens armés de cuivres remplacent l’écran géant. Tout le monde danse, même mes parents se mettent à se dandiner et se fondent dans la foule ….

Le lendemain avec la recommandation d’Alex de l’hôtel et sous la traduction de notre compagnon de voyage Jonathan nous décidons de prendre la direction Rio do Plata (merveille naturelle), arrivés  sur place, la guide ne parle pas un mot d’anglais, au moins un point en commun avec nous. Du coup explications en portugais sur le matériel et la faune locale, alors on capte qq mots, qu’on traduit, pour le reste on improvise et cette fois pas de Jonathan pour nous aider à traduire. L’affaire se gâte au moment de rentrer dans l’eau, n’ayant rien compris aux instructions,  Agnès prend son tuba pour une sarbacane, Greg quant à lui,  croit que son masque de plongée s’adapte à sa vue. Du coup il voit que dalle, c’est lors de la ballade aquatique que l’on s’en rend compte. Alors que nous nageons tranquillement et que nous observons la faune aquatique, Greg s’agite, pointe son doigt vers la berge et explique, tuba à la bouche, avoir vu un gros lézard, on tourne alors tous la tête vers la berge, nous sommes en tête à tête avec un caïman d’1 m 50. De mon côté, pris par une envie de pisser, conséquence directe des pintes enfilées la veille, je décide de faire mon besoin dans l’eau sous l’accord du guide. Nouvelle erreur de compréhension, elle m’expliquait seulement, qu’il y avait des sources d’eau chaudes par endroits. J’ai participé à l’écotourisme à ma façon, du houblon va pousser partout ici désormais. En résumé une ballade exceptionelle, on sera resté plus de deux heures dans l’eau. En rentrant un buffet nous attend, démontage de bide en perspective mais cette fois mollo sur les haricots noirs (Spécialités brésiliennes). on a une heure de route pour rentrer.

 

 

Dernière matinée dans Bonito la verte, on décide d’aller au balneario municipal à 7km. Greg se motive et va y aller en courant. A son départ, grand moment de silence : Les brésiliens découvrent un cinquantenaire en collant vert, clope au bec, affublé de son chapeau. Fusion ratée entre killian Jornet et Crocodile Dundee. C’est sous les regards curieux des locaux qu’il s’éloigne d’un pas certain, suant de tout son corps au bout de 100 m. Nous, plus classique et dans un souci de discrétion après le défilé de Crocodile Jornet, nous louons des vélos et filons à grande allure (Au moins 6 km/h) sans compter les poses techniques tous les 100 m. Au bout d’une heure nous arrivons enfin à la terre promise, l’endroit est vraiment reposant (bien que très touristique en haute saison, à mon avis). On nourrit les singes, et on se baigne de nouveau dans une eau très fraîche gavée de poissons. On mangera rapidement devant France-Nigéria, puis nous digèrerons sur le vélo. Le bus pour Foz do Iguazu part dans 1 h.

Et un joyeux anniversaire à  3 loulous qui me sont chers :

– A mon Maxou, copain de beuveries de toujours

– A Sophie toujours présente depuis des années

– A  mon bon (et beaux) ami  Geoffrey que j’ai raté de peu.

Petite vidéo cadeau :

Jordan.

CAÏMANS + PIRANHAS + OISEAUX = PANTANAL

(Du 24 Juin au 26 Juin 2014)

 

Bye, bye Corcovado, Pain de sucre, Copacabana.  Fin de la folie Carioca et retour sur des terres plus sauvages. Vol Rio-Sao Paulo ; rencontre avec une charmante brésilienne qui, par chance, parle français et va nous indiquer qu’il faut changer d’aéroport à Sao Paulo (On aurait pu chercher longtemps notre vol). Arrivée sur le tarmac à Campo Grande,  chaleur étouffante. Accueil chaleureux de Gil de Pantanaldiscovery qui a organisé notre treck. Une nuit à Campo Grande et 3 heures de bus, accompagnés de Mike et Maree, 2 australiens très sympathiques,  et 1 heure de jeep pour arriver à notre camp situé près du Rio ; It was amazing. Des oiseaux plus beaux les uns que les autres,  un americano-belge Jonathan se joint à notre groupe et Cabelo, notre guide,  un amérindien, beau comme un dieu inca ,qui va nous faire découvrir le Pantanal.

Ah, petite précision ; j’écris cet article d’un bus. Nous venons de nous arrêter dans une petite ville brésilienne dont je ne connais pas le nom,  un contrôleur est monté il y a 30 minutes,  il attendait au milieu de nulle part , je vois un vieux brésilien,  les enfants viennent de descendre du bus avec leur père,  ou vont-ils, je ne sais pas ? Ils ont l’air heureux.  Dans mon MP3, Amélie Poulain,  puis Agnès Obel,  le soleil brille,  il est 15 h 37. Nous sommes bien. Encore 3 heures de bus pour Dourados puis 10 heures pour Foz do Ugasu où nous arriverons vers 7 heures du matin.

Et Cabelo, me direz-vous ? Et bien, il est là devant nous,  sous sa douche près du Rio, muscles saillants,  grosse machette insérée dans son étui ? Ca fait plus rêver que les oiseaux,  hein les filles ??

Bon, 1 heure après notre arrivée au camp,  départ pour une virée en bateau pour observer les animaux ( Toucans, Jaboiru, loutres géantes, caïmans). La nuit commence à tomber, le ciel prend des couleurs irréalistes,  je n’ai jamais vu un ciel comme ça, même plus de place pour rajouter une seule étoile.  Jai vu celles de Marco, Ema et Jean-Marc, facile de les reconnaître,  elles brillent plus que les autres. Revenus au camp, Margot et Jordan se précipitent sur les tablettes et Iphone,  et le paradis devient l’enfer ; 3 jours sans wifi et ça, c’est  very amazing.

Après avoir englouti les 2/3 du buffet Jordan commence à avoir mal au ventre et ne prendra que 3 fois du dessert,  il se vengera demain promis !! Couchés vers 21 h 30,  levés 6 h, programme de la journée ; ballade en jeep, treck dans le bush brésilien,  nage dans le Rio ; il faut sauter dun bateau,  un peu dur pour Agnès qui y va quand même,  Margot ne comprend pas pourquoi ils veulent nous faire nager dans une eau infestée de piranhas et de caïmans mais finit par sauter. Pas de regrets, on s’éclate avec Mike, Maree et Jonathan l’eau est bonne mais la descente trop rapide, ultime activité de la journée : pêche aux piranhas et ça c’est de l’arnaque, hormis Cabelo qui, d’un coup de gaule magistrale arrive à sortir un piranha ( sans canne à pêche). Desolé les filles, panne de batterie, pas de photos, imaginez !! Notre petit groupe n’arrive qu’à attraper des Cervejas (au bar) et quelques coups de soleil.

Jordan,  affamé,  se jette sur le poisson péché par Cabelo et manque de s’étouffer avec une arête. Une absorption massive de Caïpirinha parviendra à le sauver. Pris de démence, il se rue vers le buffet et le dévore en moins d’un quart d’heure mais ne prends pas de dessert. Il se lance alors dans des incantations incompréhensibles pour nous ; il parle en « Anglais ». Nous arrivons tout de même à comprendre quelques mots (Fantine, Belgium beer, wifi, fuck,  friends) mais je ne suis pas sûr de l’ordre. Le soir tombe sur le Pantanal et les moustiques aussi. Demain re-6 heures pour cette fois une virée à cheval. Margot, hyper à l’aise, Agnès,  pas mal, le cheval de Jordan a 6 pattes ( ah non, ce sont ses pieds qui touchent par terre,  il lui a donné un poney) et moi, j’ai chopé la palme,  c’est Rantanplan mais en cheval,  il fait tout à l’envers enfin il fait surtout ce qu’il veut. Merde, 2 heures c’est long surtout que mon cheval a voulu que je le porte pour le retour. Il est 12 h 30,  retour pour le dernier repas et là,  surprise ; un car de pêcheurs americains a attaqué le buffet, Jordan fait de nouveau un malaise.  Plus de Caïpirinha !! L’absorption d’une vingtaine de sandwichs et des cataplasmes de mortadelle lui permetttront de revenir à lui. Une dernière photo avec tout notre groupe et départ,  direction Bonito !!! A bientôt

Messages Personnels :

Félicitations à mon ti’bouchon et à son cher Reno pour la venue au monde de leur petit bout « Adam » qui vient agrandir cette belle famille.

Félicitations à ma Candouschka pour sa réussite à la 1 ère partie de son DU Echo, bon courage pour la suite.

Et pour ma Coco ; tu es une personne formidable qu’on adore, ne l’oublie jamais.

Greg.

GOOD MORNING BABILONIA

(Du 20 Juin au 24 Juin 2014)

 

Une semaine pour écrire son article, l’inspiration ne venait plus,  paraît-il,  il ne dormait plus,  ne se lavait plus,  je l’ai même retrouvé un soir nu sur le canapé, tel Birdy,  devant Corée-Russie,  regard vide, page blanche,  stylo à la main. Mais il a réussi, il vous a fait rire et moi aussi.

Rio de Janeiro,  on y est ; les plages,  les femmes et le ballon … on est surtout dans le vrai Brésil,  celui dont on parle moins et ça c’est chouette. Notre logement,  une auberge de jeunesse où résident chiliens, argentins,  australiens et bien d’autres,  se situe dans la favela de Babilonia,entre le pain de Sucre et  la plage de Copacabana. Les gens y sont adorables, rien à voir avec ce que vous avez pu voir dans « la cité de dieu ». Grande leçon d’humilité ou comment tout donner quand on n’a pas grand chose, enfants, femmes et hommes,  ils sont tous très beaux et souriants. J’ai toujours pensé que l’avenir est dans le métissage maintenant j’en suis sûr!  Outre les 2000 m de dénivelé positif pour rentrer dormir,  rien à dire. Ah si, la propreté des sanitarios laisse à désirer ( Ne pas laisser sa brosse à dents sauf si le poil pubien est efficace contre les caries).

 

Hubert Bonisseur de La Bath (OSS 117) n’était pas là pour nous guider jusqu’au Corcovado,  alors on y va. On essaye,  il y a un train,  parait-il.  On arrive ; prochain train à 18 h 30 (il est 11 h) ! Ok, tant pis,  on y retournera demain ; changement de programme,  direction Praïa d’Ipanema. (1er beach-volley avec les brésiliens). Le lendemain,  2 ème tentative, il y a un treck pour rejoindre le christ (2 h 30 de montée), partant d’un parc de Rio, motives , chaussures aux pieds, on fonce. Mais non toujours pas,  c’est un vol à mains armées sur le camino qui nous empêchera de monter et toujours pas de Hubert pour nous protéger. Alors notre plan B préfèré ; on fonce à la plage,  on profite des rouleaux et de la farniente,  une fois de plus. Bon merde, cette fois on veut monter; on se lève à 8 h,  on va peut-être se faire braquer mais on s’en fout, au pire Greg filera son dentier, personne n’a de dents là bas. Arrivés au Parque Lage, c’est ok, on peut monter; on met 1 h 30, tranquilloux!!!(3 km seulement mais avec 600 m de dénivelé positif, un mur quoi !!) Un peu plus de mal pour Agnès mais pour sa défense, le poil ça pèse. Margot a tracé ( on lui a fait croire qu’il y avait la wifi là haut). Arrivés sur le site : c’est blindé de monde,  c’est cher mais la vue est magnifique,  ça valait le coup. On reste 10 mn, un petit selfie et c’est reparti.  Petit pique-nique en retrait sous les arbres au pied du Corcovado,  on devient l’attraction,  ici tout le monde monte en minibus.

Retour à Copacabana ou nous nous frayons un passage dans la foule compacte pour assister au match Cameroun-Brésil sur écran géant. Nous nous trouvons enfin une place auprès d’un vieux brésilien,  oui mais un clodo qui sort son sexe et se met à uriner sur sa couverture.  Ni une, ni deux on dégage ! On trouve finalement une place entre un vendeur de Cairipinha,  un bébé brésilien à qui sa mère a gonflé un préservatif en guise de ballon et une israélienne super cool.  Le match n’est pas passionnant mais le devient au bout de la 4 ème Cairipinha.  Mi-temps : bains de pieds dans l’atlantique où la température est montée a plus de 36° suite à l’évacuation de « cerveja » par la moitié des supporters présents sur la plage (femmes comprises)

L’ambiance est au top après la victoire du Brésil,  Rio est en fête. Jordan,  un peu moins,  quand il s’aperçoit qu’il a oublié ses Salomons et la pochette (vide) de l’appareil photo dans un cityparc de la favela,  il va devoir finir le tour du monde en tongs.

 

Demain, départ pour le Pantanal mais ça cest une autre histoire ! A suivre !…

Messages personnels :

Joyeux anniversaire à notre Yoyo et à sa petite femme Aurélie. Nous boirons une Cairipinha à votre santé les chéris ! Gros bisous

Bon anniversaire à Alain B. et Chantal B. aussi et ceux qu’on a pu oublier !

Bonnes vacances aux juilletistes !

Bonne chance à tous celles et ceux qui attendent les résultats de leurs examens.

Petite pensée à mes collègues d’Evry et particulièrement à ma binome préférée qui devrait se reconnaitre (tu as rangée ton armoire).

Kiki tu vas bouger ton cul.

Greg et Jordan.

UM, DOIS, TREIS, PARATY

(Du 15 Juin au 20 Juin 2014)

 

Après avoir laissé la plume à mon fils pour notre premier article sur SAO PAULO (ça lui faisait tellement plaisir), je reprends les commandes du blog. Voilà maintenant une semaine que l’on a quitté notre vieux continent et à la demande générale nous publions avec un peu d’avance notre nouvelle article. Nous sommes arrivés depuis 5 jours au paradis à Paraty, jolie station balnéaire entre Sao Paulo et Rio de Janeiro. Entre mer, rivières et montagnes on pourrait se croire en Corse, seules la jungle et la nature luxuriante, nous rappelle que nous sommes bien au Brésil. La nuit tombe vers 17 h 30, normal depuis hier nous sommes en hiver, avec une température avoisinant les 26 ° tout de même. Au programme de ces 5 jours, baignades dans différentes Cachoieras (cascades) dont celles de Toboga (Toboggan naturel apparu dans le film « La forêt d’émeraude » de John Boorman), farniente sur différentes Praia (Plages), toutes plus jolies les unes que les autres et pour finir ballade en goélette.

Voici donc les dernières nouvelles du nouveau monde : Jordan boit de l’eau et mange des fruits. conséquence : organisme bouleversé, 1ère tourista et record du monde du 50 m nage libre, la crotte au cul pour atteindre la plage d’une île paradisiaque et en faire un no man’s land. Toujours pas trouvé d’esthéticienne pour Agnès, la jungle commence à s’installer. Bonne nouvelle : j’ai été faire un tour en jungle hier soir, j’ai failli me perdre, heureusement  j’avais ma boussole et je n’ai pas rencontré d’animaux. Premières piqûres d’insectes pour Margot, elle a maintenant plus de boutons sur ses jambes que sur son visage. Avis médical : il ne s’agit pas de piqûres d’insectes mais à une réaction due à l’absence de Nutella et de télé-réalité. Chai perdu mes dents dans une cachcade mais heureusement un dentiste brésilien avait conchervé un dentier , prechque à ma taille, d’un naviguateur Génois, un chertain Chrichtophe Colomb. Le vin est hors de prix, la bière dégueulasse mais heureusement les cigarettes et la Caïripinha (Alcool local) sont bon marché. Peu de rencontres, nous ne sommes toujours pas très bon en anglais mais ce n’est pas grave tout le monde parle portugais.

Messages personnels :

– A Juliette, Amélie, Païkan, willy, tomas et tous les autres, nous souhaitons les meilleurs résultats possibles pour leurs examens. On croise les doigts pour vous.

– Bravo à Quentin pour son passage en 1ère S; Maintenant à toi de jouer mon gars !!

–  A Sarah et Mickaël qui ont enfin réussi à obtenir leur prêt pour leur maison.

– Bonne chance a tous les 3ème de Guigneville pour leur Brevet, et du coup bonne chance a mes collègues (Je sais que sans moi c’est dur !)

– Bon anniversaire à Micou, Romane, Eloise et Sandrine (en avance) ainsi que tout ceux que l’on a pu oublier.

Nous quittons Paraty sous la pluie, direction Rio de Janeiro. Bisous à vous tous, on pense à vous très fort .

Greg.

SAO PAULO

(Du 13 Juin au 15 Juin 2014)

 

Boa Noite, je viens d’apprendre ça sur reverso … En vérité le Portugais on n’y comprend rien. Heureusement l’anglais nous sauve, enfin il nous fait surtout rire, car se dire que j’ai le meilleur niveau d’anglais c’est plutôt amusant. Le Vol (on parle vraiment du vol sérieux), c’était un airbus A340-600 et il était jaune et les hôtesses plutôt laides. Plus sérieusement un vol plutot reussi avec du coté des parents un voisinage plutot sympatique composé d’Anglais bien beurrés, le mec s’est endormi, pinte à la main et a réussi à tenir 4 heures dans cette position et au réveil a vidé son canon aussi sec. De mon coté j’ai eu le droit à bien pire, ma soeur.

Arrivés, on découvre la ville, Sao Paulo, c’est grand (15 millions d’habitants) pas très jolie, et vraiment pauvre … Un peu tout ce qu’il nous fallait pour garder nos repères d’occidentaux. Mais on s’y fait, on a réussi à trouver le restaurant le moins bon et le plus cher de la ville, et nous nous sommes perdus un peu plus de trois fois… ce qui a eu l’avantage de faciliter le contact avec les Brésiliens, qui n’hésitent pas à diriger ces bons vieux touristes français, routard à la main.

Au fil de la journée on a finalement tous trouvé notre bonheur, Margot a pu trouver un substitut des Marseillais à Rio dans une analyse sociologique des prostitués et leur mac, Reynald à profiter d’un tour de ville de 3,5 km qui a réussi à l’épuiser (pas besoin de Mont Blanc), Agnès en découvrant la faune locale (des tortues peinant à survivre dans un parc). Pour ma part j’ai pu tester la bière locale devant Espagne-Hollande avec des Brésiliens, peu coûteuse et très light (6€ pour 1,2 l de Cerveza), bon première journée.

La 2ème journée est entamée par un méga petit déjeuner à l’hotel, puis direction un nouveau quartier de Sao Paulo, bien plus beau et riche que le notre (Soit disant passant on se situe dans les quartiers des filles de joies). Une fois de plus aidé, par une joggeuse Brésiliennes on goute des spécialités Brésiliennes dans un marché locale: Boisson a base de Canne à sucre et beignet frit garni avec differents ingrédients.                                                                                            On a ensuite voulu voir le plus grand Zoo du Brésil, ce sera le dernier qu’on fera ce n’est pas Beauval les animaux vivent plutôt à l’étroit par ici et les installations vieillissantes.

Aujourd’hui destination Paraty avec une journée d’avance, bye bye la ville et vive la jungle et les plages.

Température 26° Temps couvert

Nous vous embrassons toutes et tous. La petite famille.

Jordan.

NOTRE PROJET

 

Notre projet

« L’aventure est dangereuse mais la routine est mortelle »

Voilà quelques années, après avoir encore une fois de plus, gagné facilement une partie de  « TRIVIAL POURSUIT GENUIS 5 » et après avoir honoré pour la quatrième fois mon épouse et trois de ses amies, en les regardant dormir et heureuses une idée me traversa l’esprit :

Je ne connaissais pas le monde mais surtout le monde ne me connaissait pas :

Quel dommage!!

« Euréka » dis-je en rotant et en les honorant une dernière fois avant de m’endormir à mon tour.
Mais quelle déception en me réveillant, seul dans mon lit humide, de m’apercevoir que tout ceci n’était qu’un rêve.

I HAVE A DREAM, soit ! Mais il en resterait quelque chose, me dis-je, mais quoi :

 –  Vaincre au « TRIVIAL POURSUIT GENUIS 5 », moi qui n’ai jamais gagné la moindre une partie de dada, Non.    

 – Honorer ma femme et trois de ses amies, OK mais alors sur un an, une à la fois  et une seule fois.  

                            Finalement il n’y avait qu’une seule chose réaliste dans mon rêve :

« Faire Le tour du monde »

Alors bingo, va pour le tour du monde, j’allais donc d’un pas alerte faire part de mon intention à ma bien-aimée, à mes chers enfants et à nos proches et Je recueillis dans un premier temps des avis mitigés.

SARAH :

Mais comment je vais faire sans maman pendant 1 mois ? Assieds-toi ma chérie ce n’est pas un mois mais un an (évanouissement)

JORDAN :

Ouais !! Je ne vais pas bosser pendant 5 ans comme tonton Charlie. Assieds-toi mon chéri, ce n’est pas 5 ans mais 1 an (coma éthylique)

YOAN :

N’oublie pas de me donner la recette des escalopes à la crème pour 2 avant de partir (alors tu prends 8 escalopes, 3 pots de crème fraiche et tu mélanges)

MARGOT :

Pour quoi faire ? Est-ce qu’il y aura la Wi.Fi et la télé ? Est-ce que pourrais me faire refaire la poitrine (ok ! y’a des promotions en Inde pour 2 seins un troisième gratuit) ? Et mon nez (trop cher) ? Et me faire un tatouage ? (ok si inscription dans la langue de ton choix « j’aime mes parents et je vais travailler à l’école »)

FAMILLE :

Alors fini, l’annuel repas dominical ! Pas grave, dis-je joyeusement, on en fera 2 l’année prochaine

AMIS :

Merde !!  il a encore dû abuser hier au soir !!!

Mais qui va pouvoir faire rire nos femmes ?

AMIES :

Ton esprit et ton corps vont nous manquer (que de la gueule !!)
Par contre ils risquent d’être trop présents pour ta femme et tes enfants.

COLLEGUES Agnès et AMIS de Jordan

Mais qui va s’occuper d’organiser les soirées, mais qui va organiser les beuveries.

COLLEGUES Reynald :

C’est le directeur qui va être content


Et puis de jour en jour, l’idée a fait son chemin. En Septembre 2013, nous avons réussi à vendre notre maison, la première pierre de notre projet était posée. Il ne restait plus qu’à …

En décembre 2013 :

– demander notre disponibilité à nos employeurs respectifs
– décider de notre parcours

En janvier 2014 :

– Faire des demandes de devis auprès des agences de voyage (ZIP WORLD et TRAVEL NATION)
– Faire les premiers vaccins
– Acheter les guides des différents pays que nous allons traverser.
– Prendre R.V avec Médecin, ophtalmo, dermato, dentiste

En février :

– Faire les passeports
– Faire les permis internationaux
– Ouvrir des comptes dans différentes agences bancaires
– Signer la vente définitive de notre maison

En mars :
– Prendre R. V avec conseiller d’orientation et professeur principal pour discuter de la scolarité de Margot
– Acheter l’équipement (sacs à dos, duvets, doudounes,…)

En Avril :

Faire résiliation différents contrats (Assurances, Canal +, …)
– Réserver les campings-cars pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande et le passage en ferry pour la Nouvelle Zélande

En Mai :

– Faire demande de visas (mais la plupart seront fait à notre arrivée dans le pays pour l’Indonésie, le Cambodge ou le Népal et à Hong-Kong pour la Chine et à Katmandou pour l’Inde).
– Réserver les salles
– Faire la fête

En Juin :

PARTIR

See you soon
Ou
A bientôt
Pour les Non-bilingues

A Marco

QUI SOMMES-NOUS ?

 

Qui suis-je ?

Tout d’abord, j’aimerai faire une présentation des protagonistes de notre petite fugue dont je serai le rédacteur principal du blog et de cette « rubrique à brac » du titre de la célèbre BD de GOTLIB dont on fetera les soixantes dix printemps cette année.                           (http://www.marcelgotlib.com/)

gotlib

Pour ce qui ne me connaisse pas ou peu, mon nom est DESRUELLE, Reynald DESRUELLE.
Plus connu sous le surnom de GREG né le jour béni et ensoleillé du 13 octobre 1963 dans la jolie ville balnéaire de TOURCOING.
Apprécié par mes proches pour mon humour, mon intelligence, mon charisme mais surtout pour ma modestie et Pierre angulaire d’une famille recomposée de 6 personnes dont je vais vous parler rapidement un peu plus bas.
Une petite précision : Pour ce qui ne me connaisse pas ou peu, ne prenez pas toutes mes déclarations pour argent comptant mais comme je ne vais ne pas vous dire à chaque fois « c’est une blague » à vous de faire la part des choses.

          N’étant pas un adepte de FACEBOOK ® (c’est pas une blague) évitez les     LIKE

Alors si vous aimez notre blog tant mieux et n’hésitez pas à nous laisser des commentaires quenous prendrons plaisir à lire durant notre périple et si vous n’aimez pas et bien changez de blog.

 SUPER DUPONT

Qui sont ils ?

Il n’y avait que 3 places pour partir et il a fallu faire un choix pour savoir qui aurait la chance de voyager à mes côtés.
Les nominés pour le tour du monde 2014-2015 sont donc :
AGNES, JORDAN et MARGOT

Qui sont-ils, Pourquoi sont-ils du voyage et quels sera leurs rôles :

AGNES

Mon épouse et mamie, Auxiliaire de puériculture, âgée de 52 ans (déjà) qui connaîtra l’apogée de son existence le jour de notre rencontre.
Mère de mes 4 enfants, femme remarquable pétri de qualités et de quelques petits défauts

POURQUOI ELLE?

– Parce que c’est ma femme et qu’elle détient 50 % du capital
– Pour son Niveau 320 à CANDY CRUSH qui devrait imposer le respect à certaines tribus indigènes qui ne connaissent même pas FACEBOOK.

ATTENTION CANDY CRUSH ET FACEBOOK PEUVENT NUIRE GRAVEMENT A VOTRE SANTÉ !

SON RÔLE PENDANT LE VOYAGE

Maman, épouse, photographe officiel, infirmière, cuisinière et lingère

A PRÉPARER NOTRE VOYAGE EN :

Bolivie, Pérou, Polynésie, Cambodge, Viêtnam
_____________

JORDAN

Fifis à sa maman, âgé de 24 ans. Son destin basculera vers ses 14 ans à force de voir son père ivre et avec un sourire béat vautré dans le canapé familial, tous les weekends il voudra lui aussi gouter au breuvage divin (La bière) afin de lui ressembler.

POURQUOI LUI ?

– Parce qu’il parle 26 langues différentes dont le Mandarin et surtout la langue des signes mais seulement après minuit et jusqu’à 7 heures du matin mais à tout oublier à son réveil vers 16 heures.

ATTENTION L’ALCOOL PEUT NUIRE GRAVEMENT A VOTRE SANTE !!

SON RÔLE PENDANT LE VOYAGE

Concepteur du blog, linguiste, Alcooliste, Fêtiste

A PREPARER NOTRE VOYAGE EN :

Argentine, Chili, Australie, Thaïlande, Népal, Inde et Afrique du sud
_________________

MARGOT

Fifille à son papa, âgée de 15 ans. Son destin basculera également à 14 ans, le jour où nous lui offrirons son premier téléphone portable qui enfin (pense-elle) va pouvoir la connecter à la vie réelle. Voulant rattraper les années sans téléphone et suite à une surexposition plusieurs neurones vont grillés et les dégâts paraissent irréversibles :
-Elle qu’on pouvait habiller à LA HALLE AUX VETEMENTS devient une FASHION VICTIME et ne jure plus que par les marques
Elle qui adorait se promener en forêt avec son papa, regarde les Anges de la téléréalité et les marseillais à Rio en boucle en mangeant du Nutella et en rêvant d’avoir les fesses de KIM KARDASHIAN et la poitrine de NABILLA

POURQUOI ELLE ?

– Parce que personne ne voulait la garder

ATTENTION LE TELEPHONE PORTABLE ET LA TELE REALITE PEUVENT NUIRE GRAVEMENT A VOTRE SANTE !!

Son rôle pendant le voyage

Styliste, journaliste people

A préparer notre voyage de retour en :

FRANCE

Pourquoi ne seront-ils pas du voyage ?

SARAH

N’envisageant pas de partir sans son chien il a fallu d’emblée l’éliminer.
De Plus, Trop émotive et qui a tendance à fondre en larme à la moindre émotion ou contrariété (et il risque d’y en avoir), il n’était pas envisageable de partir avec une valise de Kleenex autour du monde. Un conseil de Papa, Ne t’éloignes pas trop de ta valise car tu en risques d’en avoir besoin en attendant le retour de ta moman, de ton Popa, de ton petit frère et de ta petite sœur
Bisous à vous trois

YOAN

A faillit partir avec nous le temps d’un bref retour à la maison et d’un célibat forcé et finalement à trouver mieux qu’un tour du monde en la personne d’Aurélie qui lui aura donner un beau bébé « MAÏLO » puis offert une belle moto « MOTO ».
De plus, aurait eu beaucoup de mal à s’adapter aux coutumes alimentaires locales et aurait pu provoquer famines et disettes après son passage.
Bisous à vous trois

NOS AMIS

On verra si ce sont vraiment des amis, s’ils sont capables de nous rejoindre autour du monde. Vous allez nous manquer (ce n’est pas une blague)
Bisous à vous trois

NOTRE FAMILLE

– Principal raison de notre départ, on n’allait quand même pas les emmener avec nous (c’est une blague)

NOS COLLEGUES

Désolé mais on compte vraiment sur vous et on vous souhaite bon courage pour l’année à venir, en espérant que vous allez bien travailler pendant notre absence pour que nous n’ayons pas trop de travail à notre retour car on risque d’être fatigué après un an de vacances

A MARCO

Un petit questionnaire proustien revisité par mes soins vous permettra de nous connaître un peu mieux

 

Questionnaire
AGNES

1. Le principal trait de mon caractère ? Trop direct
2. La qualité que je préfère chez un homme ? Humour
3. La qualité que je préfère chez une femme ? Authenticité
4. Ce que j’apprécie le plus chez mes amis ? Sincérité
5. Mon principal défaut ? Trop Entière
6. Mon occupation préférée ? Lire – Boire du Rosé
7. Mon rêve de bonheur ? Ce que je vis aujourd’hui
8. Quel serait mon plus grand malheur ? Perdre mes enfants
9. Ce que je voudrais être ? Une femme exemplaire
10. Ou aimerais-tu vivre plus tard ? Près des gens que j’aime
11. La couleur que je préfère Bleue
12. Mes sports préférés Marche. Danse
13. Mes livres préférés Irwing
14. Mes films préférés La ligne verte. Amélie Poulain
15. Mes chanteurs préférés Lynda Lemay. Maxime Leforestier. Brassens
16. Mes héroïnes favorites dans la fiction ? Super woman
17. Mes héros favoris dans la fiction ? Indiana Jones
18. Mes peintres favoris ? Esthésia (ma filleule)
19. Mes héros dans la vie réelle ? Mes amours
20. Mes héroïnes dans la vie réelle ? Mamounette
21. Ce que je déteste par-dessus tout ? Hypocrisie – Cupidité
22. Personnages que je méprise le plus ? Les extrémistes
23. La réforme que j’estime le plus ? Egalité des droits pour tous
24. Le don de la nature que je voudrais avoir ? Pureté. Douceur
25. Comment j’aimerais mourir ? Sans souffrir
26. État d’esprit actuel ? Heureuse
27. Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence ? Naïveté
28. Ma devise ? Carpe diem
29. Qu’attends-tu de ce tour du monde ? Rencontrer des gens « vrais »
30. Qu’est ce qui te fait peur dans ce tour du monde ? Rien

 

Questionnaire
JORDAN

 

1. Le principal trait de mon caractère ? Curieux
2. La qualité que je préfère chez un homme ? Moustache
3. La qualité que je préfère chez une femme ? Moustache
4. Ce que j’apprécie le plus chez mes amis ? Leurs femmes
5. Mon principal défaut ? Trop critique envers moi
6. Mon occupation préférée ? Boire entre potes
7. Mon rêve de bonheur ? Ouvrir ma Brasserie
8. Quel serait mon plus grand malheur ? Que la brasserie Bosteels (Tirpel Karmeliet) fasse faillite.
9. Ce que je voudrais être ? Aventurier
10. Ou aimerais-tu vivre plus tard ? A la montagne
11. La couleur que je préfère Bleue
12. Mes sports préférés Volley, Molky, Ski
13. Mes livres préférés L’appel de la foret, un an de cabane, on he road
14. Mes films préférés 24 H avant la nuit, Big fish, Fight club, Alabama monroe
15. Mes chanteurs préférés Pink floyd,.. Et tellement d’autres.
16. Mes héroïnes favorites dans la fiction ? Inspecteur Shakima « Kima » (The wire),  Elise (Alabama Monroe)
17. Mes héros favoris dans la fiction ? Batman
18. Mes peintres favoris ? Ethan murrow, Jerome Bosh, Dali
19. Mes héros dans la vie réelle ? Quentin, je sais que ça lui fera plaisir, sinon Alexander Supertramp.
20. Mes héroïnes dans la vie réelle ? On m’a obligé à dire « Ma mère »
21. Ce que je déteste par-dessus tout ? Les hypocrites, ah et les cons
22. Personnages que je méprise le plus ? Mufassa, ce connard m’a fait chialer
23. La réforme que j’estime le plus ?  Abolition de l’esclavage
24. Le don de la nature que je voudrais avoir ? Téléportation
25. Comment j’aimerais mourir ? Autour du monde
26. État d’esprit actuel ? onirique
27. Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence ? Incompréhension
28. Ma devise ? « Toutes les grandeurs de ce monde ne valent pas un bon ami »
29. Qu’attends-tu de ce tour du monde ? Putain, m’en prendre plein la gueule
30. Qu’est ce qui te fait peur dans ce tour du monde ? Ma sœur

 

Questionnaire
MARGOT

1. Le principal trait de mon caractère ? Rigolote
2. La qualité que je préfère chez un homme ? Son physique
3. La qualité que je préfère chez une femme ? Tendresse
4. Ce que j’apprécie le plus chez mes amis ?
5. Mon principal défaut ? Narcissique
6. Mon occupation préférée ? Draguer
7. Mon rêve de bonheur ? Retrouver Willy
8. Quel serait mon plus grand malheur ? Louper un épisode de SECRET STORY
9. Ce que je voudrais être ? Un ange de la téléréalité
10. Ou aimerais-tu vivre plus tard ? En ville
11. La couleur que je préfère Rose
12. Mes sports préférés Danse
13. Mes livres préférés OOPS
14. Mes films préférés Des poupées et des anges et sauvez Willy
15. Mes chanteurs préférés Chris Brown
16. Mes héroïnes favorites dans la fiction ? Barbie
17. Mes héros favoris dans la fiction ? Ken
18. Mes peintres favoris ? ??????????????
19. Mes héros dans la vie réelle ? Willy
20. Mes héroïnes dans la vie réelle ? Sarah ma sœur
21. Ce que je déteste par-dessus tout ? Le bruit de la craie qui grince sur le tableau
22. Personnages que je méprise le plus ? Les racistes
23. La réforme que j’estime le plus ? Légalisation du Cannabis
24. Le don de la nature que je voudrais avoir ? Être invisible
25. Comment j’aimerais mourir ? En dormant
26. État d’esprit actuel ? Heureuse et anxieuse
27. Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence ? Fautes d’amour
28. Ma devise ? Car Tout en moi, aime tout en toi
29. Qu’attends-tu de ce tour du monde ? Le retour en France
30. Qu’est ce qui te fait peur dans ce tour du monde ? Être prise en otage

Questionnaire
GREG

1. Le principal trait de mon caractère ? Généreux
2. La qualité que je préfère chez un homme ? Générosité
3. La qualité que je préfère chez une femme ? Leur Naïveté avant 30 ans, leur Expérience après
4. Ce que j’apprécie le plus chez mes amis ? Leurs femmes
5. Mon principal défaut ? Trop pressé, Trop coléreux (avec sa famille)
6. Mon occupation préférée ? Être occupé
7. Mon rêve de bonheur ? Que les gens qui m’entourent soit heureux et voir des baleines
8. Quel serait mon plus grand malheur ? Perdre des êtres proches
9. Ce que je voudrais être ? Moi en mieux
10. Ou aimerais-tu vivre plus tard ? Loin des cons
11. La couleur que je préfère Arc en ciel
12. Mes sports préférés Trail
13. Mes livres préférés Le parfum ( Patrick Süskind) , l’arrache Cœur et toute l’œuvre de Boris Vian,
le lama bleu et toute l’œuvre de Jacques Lanzmann
14. Mes films préférés Mission, Big fish, American history x, Amelie Poulain …
15. Mes chanteurs préférés Nougaro, Brassens, Jeanne Cherhal, Véronique sanson, Génésis, Queen
16. Mes héroïnes favorites dans la fiction ? Concha Bonita (personnage d’une comédie musicale interprétée par Catherine Ringer)
17. Mes héros favoris dans la fiction ? Jack de l’étrange Noël
18. Mes peintres favoris ? Magritte, Jean Michel Follon
19. Mes héros dans la vie réelle ? Mandela, Gandhi, Martin Luther King,…
20. Mes héroïnes dans la vie réelle ? Rosa Parks, Malala Yousafzai, Mamounette,…
21. Ce que je déteste par-dessus tout ? Les extrémistes et les intolérants brefs les cons (exemple : voir ci-dessous)
22. Personnages que je méprise le plus ? La famille LE PEN
23. La réforme que j’estime le plus ? L’Abolition de l’esclavage et de la peine de mort
24. Le don de la nature que je voudrais avoir ? Pouvoir de guérison
25. Comment j’aimerais mourir ? Heureux
26. État d’esprit actuel ? Angoissé
27. Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence ? Fautes de jeunesse
28. Ma devise ? Ne pas remettre à demain ce que l’on peut faire le jour même
29. Qu’attends-tu de ce tour du monde ? Des rencontres et des sourires
30. Qu’est ce qui te fait peur dans ce tour du monde ? Ne pas maitriser les langues

 

A MON AMI, A MARCO

Samedi 19 avril 2014,
Un grand vide
Et puis, quelques mots que j’aurai préféré ne pas avoir à écrire.
Tu es parti pour un grand voyage avant nous mais pas seul car je sais que tu as emmené avec toi tous ces beaux souvenirs qui font que la vie est belle. Aujourd’hui nous nous réveillons avec la gueule de bois sans avoir bu un verre, avec la tête des mauvais jours où rien ne va, enfin bref, nous nous réveillons seul.
Marco n’est pas mort, il dort au fond de chacun de nous pour toujours, il continue à pédaler sur les sentiers de l’Aubrac couverts de genêts, à courir sous le étoiles de Millau, à se baigner dans les torrents occitans, à nous écouter près du feu en train, une énième fois, de refaire le monde.
Tu te souviens, mon Marco, l’Auvergne, l’Aubrac, les Cévennes, les Pyrénées, on buvait du mauvais vin en mangeant de mauvais plats et on allait se coucher sur un mauvais matelas mais finalement qu’est ce qu’on était bien.
N’oublies pas que dans quelques semaines nous partons faire le tour du monde et oui mon MARCO tu pars avec nous et avec tous nos amis, désolé mais décidément on ne peut pas se passer de vous.
Et puis à notre retour, on finit notre tour de France VTT, on ne va pas s’arrêter au milieu du chemin, on va finir ce que l’on a commencé il y a plus de 10 ans.
Pour ceux qui liront ma petite bafouille et qui n’ont pas eu la chance de te connaître, je leur dirai simplement que tu es un « MEC BIEN », attentionné avec ta petite famille que tu adores et à qui je pense très fort ce soir en écrivant ces quelques lignes et avec tes amis à qui tu pardonnais toujours les petits écarts.
Marco, c’est le ruisseau qui descend la colline, c’est un sourire, c’est du respect.
Marco est éternel, je le sais il me l’a dit, il veille sur nous et guide nos pas, alors surtout, ne le décevons pas.
A MON AMI, A MARCO,
A Aïcha, à  Nina, à Cindy, Kamal, Anès, Maïssa et Sofia, à Virginie et Hillel,  Daysam et Sohane.
A ta famille