C’EST SUCRE, MINES DE RIEN !

(Du 13 au 17 Août 2014)

Nous voila à Potosi, une des villes les plus hautes du monde, nichée à 4070 m d’altitude, mais cette fois, rien ne nous empêchera de boire l’apéro. Car ce soir, on en a tous besoin ; nous avons du vendre Rose , la guerre quotidienne avec Margot à propos des boites de thon était insoutenable, et c’est suite à une énième dispute avec Fantine à propos du végétarisme que nous avons pris cette terrible décision …

Mais, ne soyez pas tristes, nous en avons tiré deux cartouches de clopes et une bouteille de Pisco !

Nous arriverons à l’hôtel Eucalyptus (avec qui nous ferons la sorties des mines) où nous sommes, avec plaisir, reçus en Français. Agnès bouscule tout le monde afin de pratiquer sa langue natale mais à notre grande surprise, c’est dans un anglais parfait qu’elle répond à notre interlocuteur qui ne comprend pas pourquoi cette femme, qu’il ne connait pas lui parle d’un flamand rose imaginaire. Voila qu’elle se met à pleurer, je crois qu’elle fait une rechute.

Les boliviens de Potosi, font tous la gueule, on se croirait à Paris. Mais c’est vrai que ça ne doit pas être franchement marrant d’être déguisés tous les jours, en portant des chapeaux trop petits. Mais heureusement la ville à quelques atouts ; des églises et un superbe musée de la monnaie que nous visiterons à 3. Beaucoup de gens viennent dans cette ville pour la visite de ses mines ; nous hésitons ! Le danger est bien présent, la morale pas forcément (un peu voyeurisme).

C’est décidé, nous irons, le lendemain, entre adultes consentants. Après avoir acheté pour les mineurs, des feuilles de coca, deux bâtons de dynamite et de l’alcool à 96°, nous commençons la visite avec notre guide, ancien mineur, que nous appellerons « Prof Camé ». L’assistance se fera à l’aide de « simplet fonsdé » qui sera là en cas de pépin (rassurant). Au bout de 5 mn, Greg n’en peux plus ; simplet fonsdé décide de le ramener à l’extérieur.

C’est vrai qu’ici c’est insoutenable, les chariots te frôlent à toute vitesse, tu entends les dynamites explosées à proximité et quand on te dit de serrer à droite, tu as intérêt à être rapide sous peine de finir comme Pistorious. Nous décidons, tout de même, de continuer à 3. Nous ne savons plus si nous devons être gênés vis a vis des mineurs aux regards absents ou tout simplement par leurs conditions de travail inhumaines, avec pour seul repas de la coca et de l’alcool à brûler. On ne siffle pas en travaillant dans les mines, on mâche seulement. Et plus on avance plus ça devient oppressant, voila que nous retrouvons simplet au pic de sa défonce … Il semble y avoir un problème, un accident ! On angoisse à propos du padre et, sur le chemin du retour nous voyons un paquet vide de toblerone sous un tas de pierre, notre inquiétude grandit. Allez hop ! on s’enfile chacun un paquet de coca pour décompresser !

Sortis de la mine, on respire tous ; on retrouve Greg avec tous les mineurs, en train de boire pour la Pachamama depuis deux heures. Pas d’inquiétude de son coté, enfin si une, comment va-t- il payer tout ce qu’il a ingurgité. Dormeur, réveillé par tout ce bordel, et de sale humeur, ne veut pas de nos euros. C’est finalement Fantine qui réglera les dettes de son beau-père en enfilant un costume de blanche neige afin de faire un lap-dance à timide, qui n’avait pas vu de fille depuis 30 ans.

Après cette visite aux avis partagés, juste le temps de récupérer grincheuse, qui n’ayant pas remarquée notre absence, finissait son démineur tranquillement. Direction Sucre pour voir « la plus belle ville de Bolivie » et surtout, grâce à une arrivé tardive, voir que tous les hôtels de la ville étaient pleins. Au bout de la 19 ème adresse et de deux bagarres sous le coup de la fatigue pour des choses futiles (Fantine refusait de prêter son costume de blanche neige à Agnès et Margot voulait des pâtes alphabets et moi des coquillettes) nous déposons nos bagages dans un hôtel de grande classe à 6€ la nuit.

 

On y restera 3 jours, avec de chouettes rencontres à la clé, notamment Kikou, française fort sympathique et son ami José, artiste de Valparaiso. Après avoir discuté un petit bout de temps, nous lui achèterons quelques uns de ces travaux (pour plus d’info : Manojo). Nous nous retrouverons plus tard pour un concert de Jazz swing ou les tournées s’enchaîneront. Mais à 1 h du matin, il est l’heure de rentrer pour Greg qui doit prendre son suppo anti-gueule de bois, Agnès ayant réussi à récupérer le costume de Blanche neige, lui  emboîte le pas. Malheureusement pour eux, grincheuse trouvant la musique étrange et dérangeante contrecarrera leur nuit blanche-fesse à l’hôtel. Pour nous, la soirée continuera à base de battle de danse et de mauvaise bière.

Les jours suivants nous nous baladerons dans la ville, passerons dans un marché pour chiens, avec tout pour décorer toutou. Et en définitif Sucre ressemble à beaucoup d’autres villes d’Amérique du Sud : une belle place des armes et de belles églises. Maintenant direction la Paz, mais ça c’est une autre histoire et pour votre plaisir, avec une nouvelle plume (spoiler).

Messages personnels :

Nous souhaitons un joyeux anniversaire à notre Charlie. Ainsi qu’à mon ancienne hiérarchie, qui maintenant n’est plus toute jeune : Mon chef et Barbara. Et bien sur à Belle mouton, profite bien, mais rends-moi vite ta fille ! Bravo à l’équipe de France de Volley, super parcours pour ce championnat du monde interminable !

Et bien sûr, je n’oublierais pas une fois de plus mon Geogeo nationale, bon anniversaire mon pote.

Jordan.