EL CONDOR PASA

(Du 22 Août 2014 au 28 Août 2014)

Changement de rives du lac Titicaca et nous voilà désormais à Puno, au Pérou, ville beaucoup plus grande mais surtout bien moins jolie que Copacabana. Nous avons malgré tout la chance d’avoir notre hôtel situé dans une rue piétonne, très animée, près de la place de Armas où nous prendrons déjeuners et dîners, dans un des nombreux restaurants qui proposent des menus touristiques à 20 sols soit 4 Euros environ.

Ah ! Au fait j’espère que vous avez apprécié notre dernier article, car Agnès s’est donnée beaucoup de mal pour l’écrire. Personnellement, je l’ai trouvé plutôt réussi… pour une femme, pas une faute d’orthographe, bravo !

On a pu également constaté à la suite de cette article, un afflut de commentaires féminins, avec des superlatifs du style « génial », « aussi belle plume que tes gars », « future prix Goncourt », belle solidarité féminine, bravo ! Par contre, je tiens également à remercier tous nos fidèles lecteurs masculins qui n’ont adressé aucun commentaire, bravo !

Ne vous inquiétez pas mes amis, Agnès a repris sa place en cuisine et moi la mienne devant l’ordinateur dans le canapé. il serait temps que vous en fassiez de même avec vos femmes, ça évitera qu’elles écrivent n’importe quoi sur mon blog.

Bon, où en étais-je ? Ah oui Puno. Donc après un passage de frontière sans encombre et une arrivée à la traditionnelle « estation del bus » et la visite du Mercado Central (marché), nous décidons comme nous le conseille le  » lonely » d’aller visiter les « islas flottantes ».

Pas besoin de réservation, nous nous rendons directement sur le quai pour prendre un bateau qui nous emmènera aux fameuses « îles flottantes ». Petite précision pour les filles : ces îles sont composées de tortoras (sorte de joncs)  et non pas de crème anglaise surmontée de blanc en neige, comme certaines d’entre vous auraient pu le croire. Après trois pannes moteur et au bout d’une heure, nous finissons tout de même par arriver à destination. Petite allocution du chef du village qui nous parle « apparemment » avec humour (tous les autres touristes rigolaient autour de nous) des « islas »et nous présente sa petite tribu.

Il nous invite à acheter les différents petits objets de fabrication artisanale, leurs seules ressources qui doivent, je pense, leur permettre d’acheter du vin blanc pour accompagné les truites qu’ils pêchent dans le lac.

Le chef nous propose ensuite de prendre un bateau traditionnel pour nous rendre dans d’autres communautés mais pour le Pérou, le prix de la visite est relativement élevé. Nous demandons donc qu’elle est l’autre alternative si nous ne désirons pas prendre leur joli bateau, le chef nous tends alors 5 bouées en panse de lamas et nous lui tendons à notre tour 200 nuevos sols pour prendre le bateau. Nous quittons notre « isla » sous les chants des mamas péruviennes qui entonnent un chant traditionnel « Alouette, gentil Alouette » et finissons la visite de 2 ou 3 autres islas où finalement la seule activité est le marché artisanal. Ayant dépensé tous nos « nuevos sols »pour prendre le bateau , nous finirons donc par sortir les cartes et faire un petit tarot en attendant le bateau qui ne tombera, cette fois, que 2 fois en panne sur le retour.

Après 3 jours passés à PUNO, retour à la « estation » pour prendre la direction d’AREQUIPA où nous arriverons de nuit dans notre auberge de jeunesse.

Le lendemain matin, visite de la ville et de sa magnifique Place de Armas puis retour à l’auberge pour décider des activités pour les jours à venir. Margot tient absolument à visiter le musée où est exposé le corps congelé d’une jeune fille inca de 15 ans retrouvée sur un glacier et prénommée « Juanita ». Elle veut comprendre pourquoi, à 15 ans, on peut être sacrifiée par son peuple pour qu’il puisse vivre en paix sans que les parents ne se révoltent. Je suis également très intéressé par la visite et demande à notre charmante guide si elle ne connaîtrait pas un inca qui pratique encore ce genre de rituel car j’ai 2 enfants que je suis près à sacrifier, pour avoir également la paix.

Pour les 2 jours suivants, nous avons prévu un trek au Canyon de Colca, Agnès, pas encore remise tout à fait du mal des montagnes, déclare forfait car pour se rendre au canyon nous devons passer par certains passages à plus de 5000 mètres d’altitude mais à notre grand étonnement, Margot veut venir, malgré un lever programmé à 3 heures du matin et 2 jours de marche. Fantine est également partante malgré un genou défaillant suite à une chute lors de notre soirée d’aux revoirs, consécutive à une consommation excessive d’alcool et qui soit-disant au passage, lui a permis ainsi qu’à Jordan (qui devait s’occuper d’elle) d’échapper au nettoyage de la salle.

Trois heures du matin, le conducteur du bus est pile à l’heure, contrairement aux enfants pour qui l’heure correspond plutôt habituellement à une heure de coucher que de lever. Petit tour de la ville pour aller chercher d’autres treckers, il est 5 heures, Arequipa se lève, il est 5 heures je n’ai pas sommeil. Explication du programme dans le bus en Anglais et en Espagnol, nous avons tout compris … après la traduction de Fantine. Notre guide se prénomme Abel ou Will si on parle de lui au futur et dont la principale qualité est de parler un peu le Français.

Avant de commencer notre treck, petit détour par le mirador des condors où nous apercevrons des centaines de touristes qui regardent trois condors qui regardent des centaines de touristes et puis El condor pasa et les touristas rentras … dans le bus.

Abel nous fait ensuite un petit débrifing pour nous expliquer le déroulement de ces deux jours puis c’est parti pour une descente infernale, sous un soleil de plomb, avec un dénivelé négatif de plus de 1000 Mètres qui nous emmènera à une oasis située au fond du canyon destination finale de notre première journée. Margot ne râle pas trop (si,si ça arrive !!) alors on en profite pour accélérer, mais au bout de quelques heures le genou de Fantine défaille, Jordan se jette alors à ses genoux afin d’éviter la chute et par chance retrouve dans sa barbe, une bande élastoplaste que nous pensions avoir perdu en Argentine et qui permettra à Fantine de terminer cette première journée.

Le soleil est au zénith, la chaleur accablante, Margot qui vient d’apercevoir Willy dans une piscine de l’oasis, se déshabille tout en dévalant la pente en courant, sous les yeux de notre guide qui lui crie que ce n’est qu’un mirage.

Après 8 heures d’effort nous arrivons enfin à destination et effectivement l’endroit est idyllique. Un oasis de fraîcheur au fond de ce canyon aride qui, pour votre culture personnelle est le deuxième canyon le plus profond du monde. Un jardin d’Eden avec des fontaines où coulent de la bière, servie par des anges en tenue d’Eve. Une de ces charmantes créatures, qui dormait à mes côtés, me tape sur l’épaule, je me retourne pour répondre une nouvelle fois à ses avances et me retrouve face à Abel, notre guide qui me dit qu’il est 3 heures et qu’il est l’heure de repartir. C’est parti pour seuleument 3 km mais avec 1000 mètres de dénivelé mais cette fois positif.

Jordan et Fantine partent devant, avec Abel, je reste avec Margot qui au bout de 100 mètres commence à se plaindre du ventre. Elle a du prendre un coup de chaud en descendant hier. Heureusement le cerveau n’est pas touché grâce à sa tête pleine d’eau.

Au bout de 30 mn et après un 3 ème gerbouilloux, le guide me dit qu’il faut appeler « Mûle 24 », un service qui vous livre une mûle en moins de 24 mn, mais quand il m’annonce le prix, je lui demande s’il n’existe pas quelque chose de moins cher, du genre « sacrifice 12 ». En bon gestionnaire, je réussis à négocier un trois fois sans frais avec le muletier et fais signer à Margot, une reconnaissance de dette qu’elle devrait me rembourser quand elle touchera son premier salaire. Nous nous retrouvons tous en haut du canyon, où nous irons prendre un petit déjeuner dans le village voisin d’où nous repartirons pour Aréquipa après avoir fait quelques stops dans des sites remarquables. Déjeuner dans une petite auberge où est proposé un buffet à volonté et fermé pour faillite depuis notre passage et notamment celui de Jordan, qui a fait plier Abel après la 5 ème assiette, résultat final ; Jordan (France : 8) Abel (Pérou : 5). Nous retrouvons Agnès qui va bien et qui a réussi à se débrouiller pendant ces 2 jours en baragouinant seulement quelques mots d’espagnol.

Demain, départ pour Cuzco et le Macchu Picchu mais ça c’est une autre histoire…

Messages personnels :

Un grand bravo aux 4 « C » (Christelle, Cécile, Catherine et Corinne) pour leur performance lors du marathon de Millau mais surtout pour avoir réussi à supporter le gros « C » (Camille) pendant plus de 8 heures. 

Bravo à toi mon Kiki, « cent bornard » pour la 2 ème fois. Bravo à Farida pour sa 3 ème place au marathon et bravo à Fredo, Charlie et Loulou pour les avoir supporté et accompagné.

Bravo au Golden Girls pour leur performance à « la Parisienne ».

Bon anniversaire à Sandra ma filleule adorée qui a fêté ses 29 ans. On sera là pour les 30 !!

Bon anniversaire à Alexis, notre neveu adoré, Catherine, notre belle-soeur, Tessa, notre petite nièce d’amour, Tom (St Martinois), à ma Magou.

Bon courage à mon Lisou d’amour, à qui je pense très fort.

Une dédicace particulière à un futur grand trailer et de surcroît mon filleul que nous embrassons très fort pour son anniversaire. Happy Birthday mon GREG !!

GREG