AOTEAROA *

(Du 28 Sept 20 14 au 22 Oct 20 14)

* Nouvelle Zélande en Maori

En guise de préambule au nouvel article de Yoan, je voulais vous parlez des phrases cultes entendues depuis notre arrivée en Nouvelle Zélande. La plus célèbre étant :

 » Allo ! est-ce que tu m’entends ? Tu m’entends ? Dis est-ce que tu m’entends ? » Une phrase qui revient tous les 3 jours lorsque nous avons une connexion internet et que Jordan essaye de joindre Fantine par Viber pour lui faire un compte rendu des 2 jours précédents. Malheureusement ou heureusement nous n’entendons pas la suite mais imaginons :
F : Oui mon bourriquet d’amour, je t’entends mais arrête de gémir ! alors quoi de neuf depuis 2 jours !
J : Tu me manques ! Encore 69 jours, 12 heures, 13 minutes et 4 secondes avant ton arrivée à Jakarta, je ne sais pas si je vais pouvoir tenir.
F : Le temps passe vite mon grosminet, regardes maintenant il ne reste plus que 69 jours, 12 heures, 12 minutes et 58 secondes
J : Oui mais je n’en peux plus, il n’y a que maman qui me comprenne, elle me fait toujours de bons petits plats mais mon père me fait toujours une réflexion quand je reprends une troisième assiette
F : Oui, mais c’est peut être normal si tu lui prends la sienne, mon gros biquet.
J : Et puis y’a Yoan, je dois dormir avec lui et il me prend toute la couverture et il ronfle alors que ma petite peste de soeur dort toute seule dans un grand lit.
F : J’espère que tu te laves bien les dents après chaque repas et que tu ne manges pas trop de viande, tu sais que ça te donne des flatulences.
Si elle savait la pauvre ! Bon j’abrège car les conversations durent parfois jusqu’à très tard dans la nuit et je n’ai plus envie d’imaginer ce qu’ils peuvent se raconter à cette heure-là.

Les autres expressions ou tics de langage de notre petite fugue sont le :
« Tu dis quoi » de Margot et le « Hein » d’Agnès, alors là je vois deux possibilités. Soit elles sont sourdes, soit elles ne comprennent rien ou bien les deux peut-être. Et puis il y a moi, qui a besoin d’être rassuré et qui rajoute « Non » à la fin de chaque phrase : « c’est beau, Non ? », « c’est bon, Non ? », « il pleut, Non ? », « ça pue, Non » et ainsi de suite…
Je laisse maintenant la place à Yoan pour la narration de notre périple dans le sud de la Nouvelle Zélande mais en tant que rédacteur en chef de notre blog, j’interviendrai (Rouge) avec Jordan (vert) pour apporter quelques précisions.

Après une traversée de 3 h nous voilà sur l’île du sud ; les moules sont magnifiques et ce n’est que le début. A peine sortis du ferry, nous prenons la direction d’« Abel Tasman National Park » pour aller y découvrir des moules aussi pures que translucides. Nous nous arrêtons en chemin pour manger les fameuses eaux vertes de Nouvelle Zélande, autant le dire, vu la taille des paysages, Léon de Bruxelles n’a qu’à bien se tenir !

Désolé Yoan, je crois qu’il y a une erreur de retranscription car je ne comprends rien à ce que tu as voulu dire.
Si ça y est, papa j’ai compris ; il me semble qu’il veut dire que Léon est venu de Bruxelles en Nouvelle Zélande, il a mangé des moules pas fraîches et depuis les eaux sont devenues vertes. Non ?

Nous avons passé la nuit au bord d’un petit port de plaisance où, à notre grande surprise, à la nuit tombée, nous avons joué à cache-cache avec un bébé phoque.

Et il est où le bébé phoque, il était caché dans la lolo. un peu puéril mais mignon, on sent l’âme du jeune papa.

Les kiwis, mais où sont les kiwis ? Puisque nous n’arrivons pas à en apercevoir, nous décidons de faire un arrêt dans le musée du kiwi, pour enfin en apercevoir un. L’entrée n’est pas donnée mais nous y allons quand même. Le musée est vide et nous comprenons vite pourquoi ! On fait le tour en 5 minutes, les locaux sont en mauvais état, quelques espèces d’animaux mais la plupart sont en plastique… nous apercevrons brièvement un petit kiwi seul, dans une pièce plongée dans le noir.

Normal Yoan, un kiwi sa vie la nuit ! Il est également important de préciser à notre lecteur (et oui on n’en a plus qu’un) que nous parlons de l’animal et pas du fruit.

Direction la côte ouest ; Au détour d’un pont, nous apercevons de magnifiques gorges. Jordan, papa et moi-même en maillot de bain, l’eau est froide, très froide ! Après être entrés dans l’eau tant bien que mal, nous entreprenons des séries de plongeons alors que la foule s’est positionnée sur le pont pour admirer les trois athlètes que nous sommes ; un poilu, un grisonnant et un gros, je vous laisse deviner qui est qui !

Alors là pas mal, tu progresses, on dirait du Jordan, mais pourquoi ne parler que de moi (un gros poilu grisonnant) tu aurais aussi pu ajouter un chauve et un barbu.

Nous descendons un peu plus au sud pour aller admirer le glacier de Franz Joseph avec une météo peu favorable, on commence à y être habitué, nous décidons alors d’aller au glacier Fox où nous aurons plus de chance.

Juste une petite précision mon cher Yoan, un petit oubli je présume entre Franz Joseph et Fox nous avons célébré, si je me souviens bien, deux anniversaires ; le mien et celui de ta soeur. Fils indigne ! Je tenais à remercier ceux qui ont pensé à nous mais surtout ceux qui comme Yoan n’y ont pas pensé car à mon âge un anniversaire n’est plus un conte mais plutôt un décompte.
Ah oui ! les cadeaux et bien ! Nous avons offert à Margot un billet pour la France avec une option de retour pour venir nous rejoindre fin décembre en Thaïlande et continuer l’aventure. A elle de réfléchir et de prendre sa décision. Quant à moi, le budget cadeau ayant bien été entamé par celui de Margot, ben j’ai eu un tee shirt.

Sur la route pour Queenstown nous nous arrêtons à « Puzzling World ». Ce coup-ci on ne se fait pas avoir, on en envoie deux en reconnaissance. L’endroit est génial, des illusions d’optique toutes plus impressionnantes les unes que les autres et le fameux décor penché. Nous aurons du mal à faire partir maman qui joue aux casses-tête chinois mis a disposition à l’accueil.

Et putain, Yo et le labyrinthe tu n’en parles pas. On s’est plutôt bien marré pourtant, le but étant assez simple : Allez à chaque extrémité (qui sont chacune représentée par un panneau de couleur) du dit labyrinthe et prendre une photo avec. Margot, aussi à l’aise que dans un centre commercial, prendra la première place facilement. Mais elle sera disqualifiée quand elle avouera qu’elle est passée sous les palissades. Nous l’aurions deviné de toutes façons, vu la couleur de ses vêtements.
Pour Yoan et moi, nous n’avons pas compris qu’il fallait prendre en photo les panneaux de couleur, nous avons donc perdus beaucoup de temps à dévisser ces derniers. Ils furent également plutôt encombrants à transporter par la suite. Pour la dernière équipe, je crois qu’ils se sont volontairement perdus, histoire de retrouver une intimité perdus après 3 semaines de Camper-Van.

Arrivés à Queenstown, nous décidons de partir en rando au sommet de la « gondola » (téléphérique) autant dire que cela s’apparente à de l’escalade mais nous parviendrons à arriver en haut, la récompense est immédiate, la vue sur Queenstown et ses environs est splendide. Jordan et papa continueront jusqu’au sommet pour atteindre la neige, maman et moi redescendons.

Alors là, mon cher fils, tu enjolives un peu la réalité de l’escalade et pourquoi pas de l’alpinisme ? Nous avons simplement pris un chemin de randonnée qui montait beaucoup.

Avant de remonter vers Christchurch nous ferons du jet, petit bateau ultra-rapide, sensations fortes garanties !

Alors là, c’est un peu bref mon grand pour parler de l’un des temps forts de notre séjour, on sent que tu dois aller donner le biberon à Maïlo et que tu veux en finir au plus vite avec l’article. J’aurai préféré une phrase plus enthousiaste du style « On a kiffé sa race dans le teauba qui avançait grave sa mère dans une gorge aussi profonde que celle de Clara Morgane ». Tu aurais pu aussi parler de ta soeur qui n’ayant rien compris au consigne en anglais du pilote, faisait à chaque fois le même geste circulaire de la main que lui, quand il voulait nous indiquer qu’il allait faire un tête à queue et qu’il fallait bien se tenir.

Arrivés à Christchurch, nous nous apercevrons que papa s’est trompé sur la réservation du ferry mais c’était sans compter l’aide de la charmante propriétaire du motel qui a réussi à régler nos problèmes.

Bon alors là, aucune utilité pour l’article d’apporter ce genre de précision, personne n’y croira, les gens qui me connaissent savent que je ne me trompe jamais.
Le mieux, en général, c’est de mettre une petite touche émotive en fin d’article pour toucher notre lecteur, quitte à faire dans l’info inutile :
Christchurch, c’est aussi un paysage dévasté, une ville détruite, nous resterons sans voix quand nous constaterons les dégâts du séisme de 2011. En y repensant j’ai les larmes au yeux, ou c’est peut-être l’émotion de voir ma soeur partir.

Une dernière chose que tu as oublié c’est de parler du « Mont COOK » dernière étape de notre périple avant d’arriver sur Christchurch. Et là, on a le droit de se prêter au jeu du résumé en un seul mot pour décrire les paysages (attention il faut bien choisir son mot) : Jordanesque (ou Mirifique)

Il est dorénavant temps de reprendre notre avion pour Sydney et de reprendre un nouveau camping-car pour aller arpenter le bush Australien et découvrir Koalas, Kangourous et Krocodiles, mais ça c’est une autre histoire.
Bon mon grand, j’espère que tu ne m’en voudras pas d’avoir saboter un peu ton article mais tu me connais, je suis prêt à tout pour écrire quelques conneries !

Messages personnels :
Merci à mes parents que j’aime plus que tout, de m’avoir permis de partager un petit bout de leur tour du monde, merci pour ces trois semaines de pur bonheur, vivement que vous rentriez, je vous aime.
Ca ok, rien à dire c’est sympa et ça fait plaisir mais attention tu risques de faire pleurer ta mère.
Un joyeux anniversaire à Sandrine avec quelques jours d’avance car je ne sais pas quand, nous publierons le prochain article et que je ne suis plus tout à fait sur de ta date d’anniversaire.
Nous souhaitons la bienvenue à Alban, qui vient d’arriver tout frais et tout beau dans notre monde, Félicitations à ma Candouschka, ainsi qu’à Juju à qui je souhaite un joyeux anniversaire.
Bon anniversaire également à Lorenzo, Clara et Camille. Des bises à vous trois.

Yoan. ReynaldJordan

KIWIS MOUILLES

(Du 28 Septembre au 22 Octobre 2014)

Et voilà, c’est le départ pour rejoindre le « Desruelle’ World Tour ». Après 35 heures de voyage dont 22 h de vol, 13 h d’escale interminable, à faire les 100 pas dans un aéroport vide à 5h du matinles 10 « whisky-coke » et autant de « Red Wine » servis par les hôtesses, j’arrive enfin sur le sol Néo-Zélandais où il me reste encore à passer la douane. Là, j’ai bien cru que je devrais passer par une fouille approfondie ; fouille que Jordan a subit à cause de ses boules qui contenaient, selon les douaniers, des semences d’origine inconnue. C’est seulement après de multiples palpations de ces dernières que la sentence tombe ; il doit se séparer de ses boules…de jonglage j’entends!

Après des retrouvailles chaleureuses, pas le temps de s’attarder, Greg est garé en double file. Nous prenons la direction de « Hot Water Beach « 

Nous nous arrêterons en chemin, pour admirer les chutes de Hunua Falls où Jordan, Margot et moi-même décidons d’aller piquer une tête. Nous serons vite rattrapés par la température de l’eau qui nous stoppera au niveau des chevilles.

Arrivés à Hot Water Beach, nous comprenons vite le principe ; creuser et peut-être, avoir la chance de tomber sur une source d’eau chaude. Jordan ne voulant pas creuser, s’empresse de sauter dans tous les trous que les visiteurs ont faits, en vain, pas d’eau chaude… Pendant ce temps, nous voyons au loin, Agnès aborder un inconnu. Aurait-elle fait des progrès en anglais ? Nous nous rendrons vite compte que c’est un ressortissant français, expatrié en nouvelle Zélande, jeune homme très agréable qui nous donnera l’application indispensable pour les camping-cars en Nouvelle Zélande et grâce à laquelle, nous passerons notre première nuit sur un parking avec une vue imprenable sur la baie. Nous descendrons au petit matin à Cathédrale Cove, admirer ce que la nature fait de plus beau.

Nous serons contraints de faire un détour par Hamilton pour réparer le « camper-van » car nous n’avons pas d’eau chaude depuis maintenant 5 jours et l’hygiène commence à se dégrader. Agnès et Margot limiteront les dégâts à coup de lingettes et de déodorant, quant à nous trois, nous choisirons l’option : attendre notre première nuit en camping, après tout, l’odeur, on finit par s’y habituer…

Nous ferons, par la suite, une escale près d’une source thermale où eau chaude et eau froide de la rivière se rencontrent dans une retenue d’eau. Moment de pure bonheur sauf pour Margot qui s’apercevra rapidement que son maillot de bain blanc et ses cheveux virent au roux. Je lui proposerai, par la suite, de lui faire la même coupe que moi, elle me répondra que finalement Brie Vandekamp le vit bien, pourquoi pas elle… 

Notre aventure nous conduira à Rotorua pour découvrir de magnifiques paysages volcaniques, geysers ( dont un propulsant de l’eau à 20 mètres de haut ), piscine de champagne aux eaux multicolores, Mud Pools (piscine de boue) en ébullition, piscine d’eau verte, à cause de la haute concentration en arsenic et j’en passe! Nous prendrons par la suite la direction du lac Taupo pour admirer les impressionnantes Huka Falls qui ont, pour débit, seulement 5 piscines olympiques par minute!

Direction Waitomo, pour découvrir le tubbing ; une combinaison et une chambre à air de tracteur, en guise de bouée, et c’est parti ! Nous retrouvons nos deux guides pour les règles de sécurité…en anglais. Bien évidemment nous n’arriverons qu’à comprendre que quelques mots, entre autres, qu’il ne faut pas faire ses besoins dans la combinaison, pour la suite on se dit qu’il vaux mieux laisser passer le reste du groupe devant nous et faire la même chose.

Nous voilà à l’entrée de la rivière souterraine, tout le monde est très impatient de commencer sauf Greg, qui n’ayant rien compris au tubbing, commence à grogner « j’ai mal au dos, je vois rien sans mes lunettes ». Il retrouva vite le sourire quand, une des guides, nous proposa une guimauve enrobée de chocolat et même son humour, en subtilisant la guimauve d’une participante restée à l’arrière pour saignement de nez.  Il faut préciser que le saignement a été provoqué, un peu plus tôt, par Jordan qui n’ayant pas envie de faire comme tout le monde, s’est élancé du haut d’une chute pour faire une bombe au milieu du groupe ! La suite de l’excursion sera ponctuée de quelques  » HEY GUYS!! » provoqués par nos fous rires, en essayant de nous faire tomber de nos bouées.

La pluie, le froid et le vent rythment notre périple depuis une semaine mais en prenant la route du mont Taranaki, voilà que le ciel se découvre. Ni une, ni deux, nous décidons de passer la nuit au pied du volcan et de partir le lendemain matin en randonnée pour tenter de rallier le sommet. Au réveil, c’est la douche froide ; le volcan caché dans les nuages, une pluie battante et des vents violents ont eu raison de notre motivation, on remballe direction Wellington pour prendre le ferry.

Arrivés à Wellington, nous nous séparerons, les femmes d’un coté, les hommes de l’autre ! Les filles iront voir « Francis »l’ami d’enfance d’Agnès, quand à nous trois direction le ferry pour quelques petits changements de billets. J’aurais d’ailleurs à ce moment-là une idée, aussi brillante que lumineuse, normal c’est la mienne ! Ce soir nous laissons le camping-car aux parents, Jordan, Margot et moi même sortons dans un pub.

Au petit matin départ pour le ferry direction l’île du sud mais ça c’est une autre histoire.

Messages personnels :

Joyeux anniversaire Anémone, des bisous ma vieille. Et Bon anniversaire à la plus Francaise des péruviennes : Mélanie. Joyeux anniversaire également à Guillaume. La bises a tous

Nous souhaitons un joyeux anniversaire à notre Gwen.

Bon anniversaire à Caroline, la super cop’s de Margot.

Remercions également Yoan car sans lui nous n’aurions pas de photo (Nous avons perdue les photos de l’île du nord)

Yoan.

 

BLUE LAGOOOOON !!!

(Du 15 au 28 septembre 2014)

Passeport s’il vous plait ! Margot rêve éveillée, Papa, Maman c’est la première fois que je comprends ce que le monsieur au guichet de l’aéroport me demande. Du calme ma fille le monsieur, c’est un douanier et oui il s’exprime dans un language qui t’es familier « le Français » et non l’avion n’a pas été détourné par un Moaï vers Paris. Nous venons simplement d’arriver à Tahiti. En fait, on avait oublié de lui dire que la Polynésie était française et je crois que l’étude des DOM-TOM est seulement au programme de terminale.

Le rêve se poursuit dans le taxi qui nous mène à l’aéroport. Tu as vu le monsieur qui conduit la voiture parle, lui aussi, français. Bon, je vais t’expliquer plus lentement pour que tu comprennes plus vite ; Ce monsieur là est un chauffeur de taxi et oui, effectivement, il parle français comme le boulanger, le banquier et tous les autres habitants de l’île. Et le coiffeur aussi alors il parle français ? Mais oui, bien sûr ma chérie. C’est alors que Margot, envahit par l’émotion en pensant qu’elle va pouvoir enfin se faire une nouvelle couleur, s’évanouit et tombe à mes pieds (non, ça ne va pas, on est assis dans un taxi) tombe dans mes bras (oui, c’est mieux).

Après une nuit et un petit déjeuner dans l’école hôtelière de Tahiti, nous prenons le ferry pour Mooréa où nous avons réservés un Faré (nom des bungalows tahitiens) pour une dizaine de jours. Nous sommes accueillis chaleureusement par Elodie, la charmante propriétaire des lieux qui, pour notre accueil, a demandé à son mari Patrice de nous préparer un gâteau à la coco et de l’ananas frais, un vrai régal ! Devant l’enthousiasme général, nous aurons droit régulièrement à la visite d’Elodie et de ces petites douceurs.

Contrairement aux Moaïs de l’île de Pâques qui ne disent pas un mot, la tahitienne est d’une approche très conviviale et te tutoie directement avec un accent charmant.

Petit tour du propriétaire ; Une petite terrasse très agréable, trois chambres, deux salles de bains, une grande cuisine équipée et un barbecue. Le Faré est situé à 50 mètres d’un lagon bleu azur. Nous avons à disposition, une pirogue à balancier et des kayaks que nous utiliserons souvent à la nuit tombante. La température de l’eau doit avoisiner les 26° celle de l’air les 35°. Quelques averses viennent de temps en temps rafraîchir l’atmosphère. Les commerces se trouvent à 3 km, Elodie nous y emmènera le 1er jour, j’irai faire l’appoint en courant les deux jours suivants. Puis nous décidons de louer un véhicule pour le reste du séjour. L’île est un peu plus grande que l’île de Pâques (63 km de tour) mais les plages beaucoup plus nombreuses et le centre de l’île montagneux est parsemé de quelques chemins de randonnée.

Agnès me demande de vous préciser que malgré ce décor idyllique, je continuerai à faire la gueule pendant quelques jours, suite à l’altercation que j’ai eu avec Jordan pendant notre séjour sur l’île de pâques. (voir les raisons dans l’article précédent). 

Ah ! Parce que moi j’ai l’habitude de faire la gueule, mais vous commencez à m’emmerder tous les 3, si c’est comme ça je me tire en rando tout seul. La montée vers le col des 3 cocotiers est chaude, très chaude mais arrivé au col, la récompense ; la vue sur les baies de Cook et d’opunohu est splendide et en plus je suis seul : le paradis !

Le lendemain, pour la première journée avec la voiture, direction le « Sofitel » de Mooréa où sont proposées des baignades avec des dauphins dans un bassin de plus 1000 m2 mais au vue du prix, nous avons préféré la baignade avec des dorades proposé par le  » Formule 1″ dans un aquarium de plus 1000 litres. Bon c’est vrai que la dorade est moins affectueuse que le dauphin et qu’à 4 dans l’aquarium nous étions un peu serrés mais l’avantage, c’est qu’à la fin, vous pouvez manger les dorades alors que les dauphins vous pouvez seulement les caresser.

Sur la plage des Tipaniers, des tours opérators vous proposent des séances de Rayfooding et de squarsfooding (pour les non-bilingues, nourrissage de requins et de raies) mais préférant garder notre argent pour acheter du « Rhum, des femmes et de la bière nom de dieu »* (*fameuse chanson du non moins fameux groupe « Soldat Louis »), nous louerons un canoë une place, pour nous 4, afin de rejoindre le lieu de nourrissage où des dizaines de touristes s’ébattent dans les eaux turquoises du lagon. Quel bonheur de pouvoir nager, regarder et parfois même caresser les requins, les touristes et les raies. (désolé ! j’ai essayé mais je n’ai pas pu résister à faire du BIGARD).

Le reste de la journée sera consacré à faire du Snorkeling (plongée avec masque et tuba) où nous nagerons au milieu de poissons tous plus beaux les uns que les autres jusqu’à ce que nous croisions un banc de mérous, poissons de surcroît très dangereux pour l’homme car comme tout le monde le sait la peau de mérou pète (BIGARD sort de mon corps).

Les jours suivants seront essentiellement consacrés à l’activité plage où Margot pourra s’adonner à son sport favori : le Bronzage. Nous alternerons nos séances de plage avec quelques randonnées et Jordan effectuera avec moi son 1er trail en montagne en 4 H 50 (20 Km avec 1100 mètres de dénivelé positif sous une forte chaleur). Ces 5 heures d’effort commun, nous permettrons de faire le point sur nos attentes respectives pour le reste du voyage et je prendrai la décision d’arrêter de faire la gueule mais pour une durée non déterminée.

Avant de quitter Mooréa,nous tenions absolument à faire notre baptème de plongée, donc retour une nouvelle fois à la plage des Tipaniers. Nous sommes très fiers d’avoir réussis à mettre notre combinaison sans l’aide de nos moniteurs ; le seul problème c’est, qu’à part Margot, nous les avons toutes mises à l’envers. Allez c’est parti pour une fosse située à quelques kilomètres de la plage où nous aurons, peut-être, la chance de voir des tortues marines. J’espère simplement ne pas rencontrer cette fois de bancs de mérous. Agnès trouve la plongée sublime, le seul problème, c’est qu’elle ne s’est pas aperçue que seule sa tête est sous l’eau et que son séant (enfin son cul quoi !) flotte toujours à la surface.Il faudra la lester d’une autre ceinture de plomb pour que son corps soit totalement immergé et qu’elle puisse enfin goûter à l’ivresse des profondeurs. Nous atteignons des profondeurs abyssales de presque 5 mètres, jamais je n’aurai pensé que nous puissions atteindre de telles profondeurs. Nous n’avons pas eu la chance de voir de tortue, par contre nous avons assistés, émerveillés à l’accouplement de deux concombres de mer, c’était magnifique et ma fois assez excitant!

Retour vers l’île de Tahiti ou nous resterons encore deux jours et que nous trouverons bien moins joli que Mooréa. Nous irons visiter les cascades de Faarumai où nous essayerons mais en vain d’attraper des anguilles à la main et où Jordan sera interviewé par France Outremer pour un reportage sur la flore et la faune locale. Trop fier de passer à la télé, il enlève ses tongs devant la journaliste interloquée, pour lui montrer une espèce de champignons très toxiques qui ne poussent pas sur l’île mais seulement entre ses doigts de pieds.

Voilà, notre voyage paradisiaque en Polynésie prendra fin sous des trombes d’eau. Nous quitterons donc l’île avec un peu moins de regrets et sans nous douter que de la pluie va nous suivre lors de notre prochaine destination. Il est tant de faire nos bagages et de rejoindre l’aéroport pour prendre la direction du pays des kiwis et des All blacks mais ça c’est une autre histoire que Yoan, qui vient nous rejoindre en Nouvelle Zélande, se chargera de vous raconter. Je vous retrouverai donc en Australie où nous sommes depuis une dizaine de jours pour un article sur l’opéra … de Sydney. En attendant, prenez soin de vous et des autres et ne nous oubliez pas. On vous aime.

Messages personnels :

Nous souhaitons un joyeux anniversaire à notre petit coeur d’amour, Maïlo, qui fête ses 1 an et à qui nous pensons très fort. (Manoune et Papitou seront là pour tes 2 ans !! Promis)

Greg