(Du 28 Sept 20 14 au 22 Oct 20 14)
* Nouvelle Zélande en Maori
En guise de préambule au nouvel article de Yoan, je voulais vous parlez des phrases cultes entendues depuis notre arrivée en Nouvelle Zélande. La plus célèbre étant :
» Allo ! est-ce que tu m’entends ? Tu m’entends ? Dis est-ce que tu m’entends ? » Une phrase qui revient tous les 3 jours lorsque nous avons une connexion internet et que Jordan essaye de joindre Fantine par Viber pour lui faire un compte rendu des 2 jours précédents. Malheureusement ou heureusement nous n’entendons pas la suite mais imaginons :
F : Oui mon bourriquet d’amour, je t’entends mais arrête de gémir ! alors quoi de neuf depuis 2 jours !
J : Tu me manques ! Encore 69 jours, 12 heures, 13 minutes et 4 secondes avant ton arrivée à Jakarta, je ne sais pas si je vais pouvoir tenir.
F : Le temps passe vite mon grosminet, regardes maintenant il ne reste plus que 69 jours, 12 heures, 12 minutes et 58 secondes
J : Oui mais je n’en peux plus, il n’y a que maman qui me comprenne, elle me fait toujours de bons petits plats mais mon père me fait toujours une réflexion quand je reprends une troisième assiette
F : Oui, mais c’est peut être normal si tu lui prends la sienne, mon gros biquet.
J : Et puis y’a Yoan, je dois dormir avec lui et il me prend toute la couverture et il ronfle alors que ma petite peste de soeur dort toute seule dans un grand lit.
F : J’espère que tu te laves bien les dents après chaque repas et que tu ne manges pas trop de viande, tu sais que ça te donne des flatulences.
Si elle savait la pauvre ! Bon j’abrège car les conversations durent parfois jusqu’à très tard dans la nuit et je n’ai plus envie d’imaginer ce qu’ils peuvent se raconter à cette heure-là.
Les autres expressions ou tics de langage de notre petite fugue sont le :
« Tu dis quoi » de Margot et le « Hein » d’Agnès, alors là je vois deux possibilités. Soit elles sont sourdes, soit elles ne comprennent rien ou bien les deux peut-être. Et puis il y a moi, qui a besoin d’être rassuré et qui rajoute « Non » à la fin de chaque phrase : « c’est beau, Non ? », « c’est bon, Non ? », « il pleut, Non ? », « ça pue, Non » et ainsi de suite…
Je laisse maintenant la place à Yoan pour la narration de notre périple dans le sud de la Nouvelle Zélande mais en tant que rédacteur en chef de notre blog, j’interviendrai (Rouge) avec Jordan (vert) pour apporter quelques précisions.
Après une traversée de 3 h nous voilà sur l’île du sud ; les moules sont magnifiques et ce n’est que le début. A peine sortis du ferry, nous prenons la direction d’« Abel Tasman National Park » pour aller y découvrir des moules aussi pures que translucides. Nous nous arrêtons en chemin pour manger les fameuses eaux vertes de Nouvelle Zélande, autant le dire, vu la taille des paysages, Léon de Bruxelles n’a qu’à bien se tenir !
Désolé Yoan, je crois qu’il y a une erreur de retranscription car je ne comprends rien à ce que tu as voulu dire.
Si ça y est, papa j’ai compris ; il me semble qu’il veut dire que Léon est venu de Bruxelles en Nouvelle Zélande, il a mangé des moules pas fraîches et depuis les eaux sont devenues vertes. Non ?
Nous avons passé la nuit au bord d’un petit port de plaisance où, à notre grande surprise, à la nuit tombée, nous avons joué à cache-cache avec un bébé phoque.
Et il est où le bébé phoque, il était caché dans la lolo. un peu puéril mais mignon, on sent l’âme du jeune papa.
Les kiwis, mais où sont les kiwis ? Puisque nous n’arrivons pas à en apercevoir, nous décidons de faire un arrêt dans le musée du kiwi, pour enfin en apercevoir un. L’entrée n’est pas donnée mais nous y allons quand même. Le musée est vide et nous comprenons vite pourquoi ! On fait le tour en 5 minutes, les locaux sont en mauvais état, quelques espèces d’animaux mais la plupart sont en plastique… nous apercevrons brièvement un petit kiwi seul, dans une pièce plongée dans le noir.
Normal Yoan, un kiwi sa vie la nuit ! Il est également important de préciser à notre lecteur (et oui on n’en a plus qu’un) que nous parlons de l’animal et pas du fruit.
Direction la côte ouest ; Au détour d’un pont, nous apercevons de magnifiques gorges. Jordan, papa et moi-même en maillot de bain, l’eau est froide, très froide ! Après être entrés dans l’eau tant bien que mal, nous entreprenons des séries de plongeons alors que la foule s’est positionnée sur le pont pour admirer les trois athlètes que nous sommes ; un poilu, un grisonnant et un gros, je vous laisse deviner qui est qui !
Alors là pas mal, tu progresses, on dirait du Jordan, mais pourquoi ne parler que de moi (un gros poilu grisonnant) tu aurais aussi pu ajouter un chauve et un barbu.
Nous descendons un peu plus au sud pour aller admirer le glacier de Franz Joseph avec une météo peu favorable, on commence à y être habitué, nous décidons alors d’aller au glacier Fox où nous aurons plus de chance.
Juste une petite précision mon cher Yoan, un petit oubli je présume entre Franz Joseph et Fox nous avons célébré, si je me souviens bien, deux anniversaires ; le mien et celui de ta soeur. Fils indigne ! Je tenais à remercier ceux qui ont pensé à nous mais surtout ceux qui comme Yoan n’y ont pas pensé car à mon âge un anniversaire n’est plus un conte mais plutôt un décompte.
Ah oui ! les cadeaux et bien ! Nous avons offert à Margot un billet pour la France avec une option de retour pour venir nous rejoindre fin décembre en Thaïlande et continuer l’aventure. A elle de réfléchir et de prendre sa décision. Quant à moi, le budget cadeau ayant bien été entamé par celui de Margot, ben j’ai eu un tee shirt.
Sur la route pour Queenstown nous nous arrêtons à « Puzzling World ». Ce coup-ci on ne se fait pas avoir, on en envoie deux en reconnaissance. L’endroit est génial, des illusions d’optique toutes plus impressionnantes les unes que les autres et le fameux décor penché. Nous aurons du mal à faire partir maman qui joue aux casses-tête chinois mis a disposition à l’accueil.
Et putain, Yo et le labyrinthe tu n’en parles pas. On s’est plutôt bien marré pourtant, le but étant assez simple : Allez à chaque extrémité (qui sont chacune représentée par un panneau de couleur) du dit labyrinthe et prendre une photo avec. Margot, aussi à l’aise que dans un centre commercial, prendra la première place facilement. Mais elle sera disqualifiée quand elle avouera qu’elle est passée sous les palissades. Nous l’aurions deviné de toutes façons, vu la couleur de ses vêtements.
Pour Yoan et moi, nous n’avons pas compris qu’il fallait prendre en photo les panneaux de couleur, nous avons donc perdus beaucoup de temps à dévisser ces derniers. Ils furent également plutôt encombrants à transporter par la suite. Pour la dernière équipe, je crois qu’ils se sont volontairement perdus, histoire de retrouver une intimité perdus après 3 semaines de Camper-Van.
Arrivés à Queenstown, nous décidons de partir en rando au sommet de la « gondola » (téléphérique) autant dire que cela s’apparente à de l’escalade mais nous parviendrons à arriver en haut, la récompense est immédiate, la vue sur Queenstown et ses environs est splendide. Jordan et papa continueront jusqu’au sommet pour atteindre la neige, maman et moi redescendons.
Alors là, mon cher fils, tu enjolives un peu la réalité de l’escalade et pourquoi pas de l’alpinisme ? Nous avons simplement pris un chemin de randonnée qui montait beaucoup.
Avant de remonter vers Christchurch nous ferons du jet, petit bateau ultra-rapide, sensations fortes garanties !
Alors là, c’est un peu bref mon grand pour parler de l’un des temps forts de notre séjour, on sent que tu dois aller donner le biberon à Maïlo et que tu veux en finir au plus vite avec l’article. J’aurai préféré une phrase plus enthousiaste du style « On a kiffé sa race dans le teauba qui avançait grave sa mère dans une gorge aussi profonde que celle de Clara Morgane ». Tu aurais pu aussi parler de ta soeur qui n’ayant rien compris au consigne en anglais du pilote, faisait à chaque fois le même geste circulaire de la main que lui, quand il voulait nous indiquer qu’il allait faire un tête à queue et qu’il fallait bien se tenir.
Arrivés à Christchurch, nous nous apercevrons que papa s’est trompé sur la réservation du ferry mais c’était sans compter l’aide de la charmante propriétaire du motel qui a réussi à régler nos problèmes.
Bon alors là, aucune utilité pour l’article d’apporter ce genre de précision, personne n’y croira, les gens qui me connaissent savent que je ne me trompe jamais.
Le mieux, en général, c’est de mettre une petite touche émotive en fin d’article pour toucher notre lecteur, quitte à faire dans l’info inutile :
Christchurch, c’est aussi un paysage dévasté, une ville détruite, nous resterons sans voix quand nous constaterons les dégâts du séisme de 2011. En y repensant j’ai les larmes au yeux, ou c’est peut-être l’émotion de voir ma soeur partir.
Une dernière chose que tu as oublié c’est de parler du « Mont COOK » dernière étape de notre périple avant d’arriver sur Christchurch. Et là, on a le droit de se prêter au jeu du résumé en un seul mot pour décrire les paysages (attention il faut bien choisir son mot) : Jordanesque (ou Mirifique)
Il est dorénavant temps de reprendre notre avion pour Sydney et de reprendre un nouveau camping-car pour aller arpenter le bush Australien et découvrir Koalas, Kangourous et Krocodiles, mais ça c’est une autre histoire.
Bon mon grand, j’espère que tu ne m’en voudras pas d’avoir saboter un peu ton article mais tu me connais, je suis prêt à tout pour écrire quelques conneries !
Messages personnels :
Merci à mes parents que j’aime plus que tout, de m’avoir permis de partager un petit bout de leur tour du monde, merci pour ces trois semaines de pur bonheur, vivement que vous rentriez, je vous aime.
Ca ok, rien à dire c’est sympa et ça fait plaisir mais attention tu risques de faire pleurer ta mère.
Un joyeux anniversaire à Sandrine avec quelques jours d’avance car je ne sais pas quand, nous publierons le prochain article et que je ne suis plus tout à fait sur de ta date d’anniversaire.
Nous souhaitons la bienvenue à Alban, qui vient d’arriver tout frais et tout beau dans notre monde, Félicitations à ma Candouschka, ainsi qu’à Juju à qui je souhaite un joyeux anniversaire.
Bon anniversaire également à Lorenzo, Clara et Camille. Des bises à vous trois.
Yoan. Reynald. Jordan