(Du 15 au 28 septembre 2014)
Passeport s’il vous plait ! Margot rêve éveillée, Papa, Maman c’est la première fois que je comprends ce que le monsieur au guichet de l’aéroport me demande. Du calme ma fille le monsieur, c’est un douanier et oui il s’exprime dans un language qui t’es familier « le Français » et non l’avion n’a pas été détourné par un Moaï vers Paris. Nous venons simplement d’arriver à Tahiti. En fait, on avait oublié de lui dire que la Polynésie était française et je crois que l’étude des DOM-TOM est seulement au programme de terminale.
Le rêve se poursuit dans le taxi qui nous mène à l’aéroport. Tu as vu le monsieur qui conduit la voiture parle, lui aussi, français. Bon, je vais t’expliquer plus lentement pour que tu comprennes plus vite ; Ce monsieur là est un chauffeur de taxi et oui, effectivement, il parle français comme le boulanger, le banquier et tous les autres habitants de l’île. Et le coiffeur aussi alors il parle français ? Mais oui, bien sûr ma chérie. C’est alors que Margot, envahit par l’émotion en pensant qu’elle va pouvoir enfin se faire une nouvelle couleur, s’évanouit et tombe à mes pieds (non, ça ne va pas, on est assis dans un taxi) tombe dans mes bras (oui, c’est mieux).
Après une nuit et un petit déjeuner dans l’école hôtelière de Tahiti, nous prenons le ferry pour Mooréa où nous avons réservés un Faré (nom des bungalows tahitiens) pour une dizaine de jours. Nous sommes accueillis chaleureusement par Elodie, la charmante propriétaire des lieux qui, pour notre accueil, a demandé à son mari Patrice de nous préparer un gâteau à la coco et de l’ananas frais, un vrai régal ! Devant l’enthousiasme général, nous aurons droit régulièrement à la visite d’Elodie et de ces petites douceurs.
Contrairement aux Moaïs de l’île de Pâques qui ne disent pas un mot, la tahitienne est d’une approche très conviviale et te tutoie directement avec un accent charmant.
Petit tour du propriétaire ; Une petite terrasse très agréable, trois chambres, deux salles de bains, une grande cuisine équipée et un barbecue. Le Faré est situé à 50 mètres d’un lagon bleu azur. Nous avons à disposition, une pirogue à balancier et des kayaks que nous utiliserons souvent à la nuit tombante. La température de l’eau doit avoisiner les 26° celle de l’air les 35°. Quelques averses viennent de temps en temps rafraîchir l’atmosphère. Les commerces se trouvent à 3 km, Elodie nous y emmènera le 1er jour, j’irai faire l’appoint en courant les deux jours suivants. Puis nous décidons de louer un véhicule pour le reste du séjour. L’île est un peu plus grande que l’île de Pâques (63 km de tour) mais les plages beaucoup plus nombreuses et le centre de l’île montagneux est parsemé de quelques chemins de randonnée.
Agnès me demande de vous préciser que malgré ce décor idyllique, je continuerai à faire la gueule pendant quelques jours, suite à l’altercation que j’ai eu avec Jordan pendant notre séjour sur l’île de pâques. (voir les raisons dans l’article précédent).
Ah ! Parce que moi j’ai l’habitude de faire la gueule, mais vous commencez à m’emmerder tous les 3, si c’est comme ça je me tire en rando tout seul. La montée vers le col des 3 cocotiers est chaude, très chaude mais arrivé au col, la récompense ; la vue sur les baies de Cook et d’opunohu est splendide et en plus je suis seul : le paradis !
Le lendemain, pour la première journée avec la voiture, direction le « Sofitel » de Mooréa où sont proposées des baignades avec des dauphins dans un bassin de plus 1000 m2 mais au vue du prix, nous avons préféré la baignade avec des dorades proposé par le » Formule 1″ dans un aquarium de plus 1000 litres. Bon c’est vrai que la dorade est moins affectueuse que le dauphin et qu’à 4 dans l’aquarium nous étions un peu serrés mais l’avantage, c’est qu’à la fin, vous pouvez manger les dorades alors que les dauphins vous pouvez seulement les caresser.
Sur la plage des Tipaniers, des tours opérators vous proposent des séances de Rayfooding et de squarsfooding (pour les non-bilingues, nourrissage de requins et de raies) mais préférant garder notre argent pour acheter du « Rhum, des femmes et de la bière nom de dieu »* (*fameuse chanson du non moins fameux groupe « Soldat Louis »), nous louerons un canoë une place, pour nous 4, afin de rejoindre le lieu de nourrissage où des dizaines de touristes s’ébattent dans les eaux turquoises du lagon. Quel bonheur de pouvoir nager, regarder et parfois même caresser les requins, les touristes et les raies. (désolé ! j’ai essayé mais je n’ai pas pu résister à faire du BIGARD).
Le reste de la journée sera consacré à faire du Snorkeling (plongée avec masque et tuba) où nous nagerons au milieu de poissons tous plus beaux les uns que les autres jusqu’à ce que nous croisions un banc de mérous, poissons de surcroît très dangereux pour l’homme car comme tout le monde le sait la peau de mérou pète (BIGARD sort de mon corps).
Les jours suivants seront essentiellement consacrés à l’activité plage où Margot pourra s’adonner à son sport favori : le Bronzage. Nous alternerons nos séances de plage avec quelques randonnées et Jordan effectuera avec moi son 1er trail en montagne en 4 H 50 (20 Km avec 1100 mètres de dénivelé positif sous une forte chaleur). Ces 5 heures d’effort commun, nous permettrons de faire le point sur nos attentes respectives pour le reste du voyage et je prendrai la décision d’arrêter de faire la gueule mais pour une durée non déterminée.
Avant de quitter Mooréa,nous tenions absolument à faire notre baptème de plongée, donc retour une nouvelle fois à la plage des Tipaniers. Nous sommes très fiers d’avoir réussis à mettre notre combinaison sans l’aide de nos moniteurs ; le seul problème c’est, qu’à part Margot, nous les avons toutes mises à l’envers. Allez c’est parti pour une fosse située à quelques kilomètres de la plage où nous aurons, peut-être, la chance de voir des tortues marines. J’espère simplement ne pas rencontrer cette fois de bancs de mérous. Agnès trouve la plongée sublime, le seul problème, c’est qu’elle ne s’est pas aperçue que seule sa tête est sous l’eau et que son séant (enfin son cul quoi !) flotte toujours à la surface.Il faudra la lester d’une autre ceinture de plomb pour que son corps soit totalement immergé et qu’elle puisse enfin goûter à l’ivresse des profondeurs. Nous atteignons des profondeurs abyssales de presque 5 mètres, jamais je n’aurai pensé que nous puissions atteindre de telles profondeurs. Nous n’avons pas eu la chance de voir de tortue, par contre nous avons assistés, émerveillés à l’accouplement de deux concombres de mer, c’était magnifique et ma fois assez excitant!
Retour vers l’île de Tahiti ou nous resterons encore deux jours et que nous trouverons bien moins joli que Mooréa. Nous irons visiter les cascades de Faarumai où nous essayerons mais en vain d’attraper des anguilles à la main et où Jordan sera interviewé par France Outremer pour un reportage sur la flore et la faune locale. Trop fier de passer à la télé, il enlève ses tongs devant la journaliste interloquée, pour lui montrer une espèce de champignons très toxiques qui ne poussent pas sur l’île mais seulement entre ses doigts de pieds.
Voilà, notre voyage paradisiaque en Polynésie prendra fin sous des trombes d’eau. Nous quitterons donc l’île avec un peu moins de regrets et sans nous douter que de la pluie va nous suivre lors de notre prochaine destination. Il est tant de faire nos bagages et de rejoindre l’aéroport pour prendre la direction du pays des kiwis et des All blacks mais ça c’est une autre histoire que Yoan, qui vient nous rejoindre en Nouvelle Zélande, se chargera de vous raconter. Je vous retrouverai donc en Australie où nous sommes depuis une dizaine de jours pour un article sur l’opéra … de Sydney. En attendant, prenez soin de vous et des autres et ne nous oubliez pas. On vous aime.
Messages personnels :
Nous souhaitons un joyeux anniversaire à notre petit coeur d’amour, Maïlo, qui fête ses 1 an et à qui nous pensons très fort. (Manoune et Papitou seront là pour tes 2 ans !! Promis)
Greg