ET VIVA AUSTRALIA !

(Du 05 au 25 novembre 2014)

Hey guys,

Vous l’avez attendu (longtemps) et l’avez finalement eu en vers, s’il vous plait : l’article de Jordan inspiré par Fantine, sa muse de retour parmi nous. Elle remplace Margot depuis notre arrivée en Indonésie (même si tu es irremplaçable, ma chérie) ; Margot qui préfère décidément l’hiver car elle vient de rentrer en France.

Comme promis, me voilà de retour pour vous narrer la deuxième partie de notre odyssée australienne, entre Brisbane et Cairns, dans l’état du Queensland. Et avec moi, pas de vers (ou seulement à bière) mais de l’humour. Pas toujours du meilleur goût, je le conçois. Nous allons dorénavant essayer de reprendre notre rythme d’une publication tous les dix jours, si la connexion nous le permet bien entendu.

Alors, il parait qu’en France vous attendez les premiers flocons ? Qu’ Omar Sy est en prison et que Nabilla a illuminé les Champs Elysées ? Ou l’inverse, peut-être. Vous voyez : même à plus de 20 000 km de Paris, on se tient informé. Mais à vrai dire on s’en fout de tout ça, la seule et unique chose qui nous intéresse en France, c’est vous : amis, famille et collègues.

Comment allez-vous ? Qu’est-ce que vous mangez à Noël ? Qu’est ce que vous faites pour le Nouvel An ? 

« Pas de nouvelle, bonne nouvelle » est un adage, comment dirais-je ? …à la con.

Avant de venir en Australie, je m’imaginais voir des kangourous à tous les coins de rue et des koalas dans tous les arbres. D’ailleurs sur les cartes postales vendues ici, on les voit faire du surf ou du skateboard devant l’opéra de Sydney. Que nenni ! Hormis en captivité dans les zoos ou écrasés au bord de l’autoroute, point de marsupiaux adeptes des sports de glisse ou se délectant d’un jus d’eucalyptus dans un café près de l’opéra.

Donc, où en était Jordan ? Ah seulement là, lui aussi devait être pressé d’aller s’occuper de la petite, donc « DREAMWORLD » parc d’attraction de la Gold Coast dont il devait vous parler, c’est pour Bibi. Youpi ! Moi qui adore tellement les parcs d’attraction.

La journée s’annonce pourtant bien, nous ne sommes qu’une dizaine de touristes devant l’entrée. Bon, ils les ouvrent leurs portes ou quoi ? On ne va pas poireauter pendant une heure ! Eh bien peut-être, car si l’horloge du parc indique 8h00, nous venons juste de nous apercevoir qu’il y a une heure de décalage entre Sydney et Brisbane et que nous sommes donc arrivés avec une heure d’avance. 9h00 : ouverture des portes. Agnès, Jordan et Margot partent en courant et enfilent les manèges les uns après les autres. Je finis par les retrouver au bout de deux heures et ils réussissent, malgré moi, à me faire entrer dans un laser games en me faisant croire que c’est un magasin de guimauves. Rangers contre Zombies. Moi, Greg, armé d’un fusil mitrailleur, poursuivant des zombies. C’est un cauchemar, il faut que je me réveille, viiiiiiiite !!

Nous passerons ensuite l’après midi dans un aquaboulevard géant où nous effectuerons, entre autres, une descente infernale. Je vous explique : on vous installe debout dans une petite cabine, le sol se dérobe sous vos pieds et à peine cinq secondes plus tard, vous êtes arrivés en bas mais avec votre maillot de bain sur la tête. Allez, un dernier laser games et on rentre. Non, foutez-moi la paix avec vos zombies. On rentre, et tout de suite !

Le lendemain, passage chez Apollo à Brisbane afin d’effectuer quelques réglages sur le camping-car dont la pose d’un réservoir de toilette de 500 L et d’un filtre qui nous permettra, grâce à Agnès qui va aux toilettes sept fois par jour, d’être totalement autonomes en eau. Nous pourrons ainsi, après filtrage, faire la vaisselle et nous laver les dents (eh oui, écologie rime bien avec économie). Nous avons également pu procéder à l’extraction du poste de notre unique CD, un Best Of collector de Daniel Guichard qui contient un titre inédit : « Mon vieux, elle est bonne la bonne du curée » (duo explosif avec Annie Cordy et les choeurs de l’armée rouge, le tout remixée par DJ Abdel).

Au moment de reprendre la route direction Hervey Bay, grosse frayeur : je m’aperçois, avant de démarrer heureusement, qu’on nous a volé le volant du camping-car. Agnès se saisit de ma troisième bouteille de rhum et me fait gentiment remarquer que nous sommes en Australie et que je suis assis sur le siège passager. Ouf ! j’ai cru que j’étais bourré.

La route est interminable et les paysages le long de la « highway » assez monotones par rapport à ceux qui bordaient les bucoliques petites routes néo-zélandaises. Pour passer le temps et agrémenter notre voyage, nous avons donc inventé un jeu : « Stop Marsupiaux ! ». Le but est assez simple : on change de conducteur toute les heures et c’est celui qui écrase le plus de marsupiaux qui gagne. Un kangourou vaut 100 points, un wallaby 200 points, un koala 300 points et on obtient un bonus de 1000 points si l’animal transporte son bébé (mais non c’est une blague les enfants, ne pleurez pas, le bonus est seulement de 500 points).

Nous alternons jusqu’à maintenant deux nuits en camping sauvage avec une nuit en « BIG 4 » où parfois nous payons notre connexion internet plus cher que notre emplacement.

Très chères également en Australie, les cigarettes (15 € le paquet). Elles sont conservées sous coffre chez les commerçants. Agnès, ayant depuis longtemps épuisé son stock de cigarettes polynésiennes, s’est mise à boire. On lui a tout de même accordé deux paquets par semaine. La maligne a réussi à trouver des paquets de 40 et finit la semaine en ramassant quelques mégots.

Juste avant d’arriver à Hervey Bay (moi aussi je sais faire des rimes), nous ferons un arrêt à l’office de tourisme afin d’étudier les différentes options de visites de « FRAZER ISLAND », l’île de sable la plus grande au monde uniquement praticable en 4×4, sur laquelle nous aurons peut-être la chance de voir des dingos.

La première possibilité est de louer soi-même un véhicule tout terrain : Jordan ou moi, au volant d’un 4×4, sur une piste de sable. Mission impossible. Ou alors on risque de créer le plus gros bouchon de toute l’histoire de l’île…

Nous opterons donc tout de suite pour la deuxième solution : un bus 4×4 avec chauffeur tout juste aimable qui nous conduira aux différents points d’intérêt de l’île. Après une baignade dans un superbe lac aux eaux turquoises (40 minutes) et une promenade en forêt (30 minutes), nous passerons le reste de notre temps à être secoués dans le bus (4 heures). Un arrêt à la cantine (45 minutes) puis sur le site d’une épave de bateau (30 minutes), le bus nous emmènera ensuite nous baigner dans une rivière sans profondeur (45 minutes) et enfin, au pied d’une falaise ocre (15 minutes). Et franchement, hormis le lac, la croisière en bus ne nous amusera pas trop.

La saison est idéale, pas une goutte de pluie depuis notre départ et quasiment personne sur les plages et dans les rivières. Deux jours sur la côte afin que Margot puisse parfaire son bronzage et deux jours dans les terres pour qu’elle puisse travailler pendant que nous partons en randonnée dans les parcs nationaux. C’est à peu près notre rythme.

Pour la nourriture, elle varie selon les résultats de notre jeu « Stop Marsupiaux » : brochette de koalas, queue de kangourous ou civet de wallaby sont souvent au menu du jour. En prévision de notre future destination, l’Indonésie, où 90% des habitants sont musulmans, nous commençons également à diminuer notre consommation d’alcool qui n’était déjà pas bien élevée. Pour ma part, j’ai réussi à boire deux verres d’eau cul-sec, sans les recracher. Quant à Jordan, rien à faire. On est toujours obligé de couper l’eau avec de la bière sous peine de rejet immédiat.

Notre prochaine destination sera Airlie Beach d’où nous partirons pour une journée d’excursion aux « WHITESUNDAY » où nous espérons être moins déçus que pour « FRAZER ISLAND ». Après une traversée d’environ 1h30, débarquement sur une île d’où, après un petit quart d’heure de marche, nous atteignons un point de vue donnant sur une plage… de rêve. Une plage tellement belle qu’on pourrait la croire retouchée avec Photoshop.

Nous qui pensions qu’après cinq mois de voyage, nous commencerions peut-être à être blasés eh bien non, pas du tout. Chaque jour est différent du suivant et nous apporte son lot de surprises et de découvertes. Nous descendrons de notre promontoire pour rejoindre la plage où nous nous baignerons au milieu des raies avant de reprendre le bateau. Après avoir déjeuné, nous rejoindrons ensuite une crique où pendant près de deux heures nous irons avec masque et tuba explorer les fonds marins. Jordan aura la chance de croiser la route d’une tortue marine ou peut être est-ce l’inverse, c’est la tortue qui a eu la chance de croiser la route de Jordan car on a certainement plus de chance de croiser une tortue marine qu’un Jordan français dans les eaux du Pacifique.

Au fur et à mesure de notre remontée vers Cairns, les températures augmentent ce qui risque de provoquer bientôt l’apparition des « jellyfish »(méduses) dont certaines peuvent être mortelles. Pour pallier ce problème, certaines villes se sont dotées de lagons artificiels et d’autres ont installé des filets anti-méduse.

Aux alentours de Townsville, nous aurons la chance de trouver des coins de baignade splendides. La température et la clarté de l’eau nous font immédiatement penser à la Corse. Il commence à faire très, très chaud et ces pauses fraîcheur sont vraiment un pur bonheur.

 

Avant notre arrivée à Cairns, nous tenions avec Jordan à effectuer un dernier trek sur le point culminant du Queensland, 15 km et 1550 mètres de dénivelé positif avec une température avoisinant parfois les 35°C, le tout en moins de 5h30 alors que le Lonely prévoyait entre 10 et 12 heures de marche. On est finalement assez contents de nous.

Après une halte de deux jours à Cairns, nous décidons de remonter jusqu’à Cape Tribulation afin d’effectuer une sortie sur le Reef (la grande barrière de corail) mais devant les prestations proposées et les prix demandés, nous renoncerons finalement à cette dernière expédition, le budget ayant déjà été largement dépassé lors de notre escapade australienne. On se contentera donc de regarder la grande barrière par le hublot de l’avion qui nous ramènera à Sydney.

Voilà, au bout de huit semaines nous serons finalement assez contents de restituer notre camping-car et de prendre à nouveau les transports locaux. Nous demanderons et obtiendrons tout de même une petite réduction afin de compenser les tracas que nous avons réellement connus (panne de climatisation et de frigo). 

Notre escapade sur la côte est australienne entre Sydney et Cairns aura duré 32 jours et parcouru près de 5000 km, contre seulement deux heures de vol et quelques 1800 km pour le retour à Sydney. Et dire qu’au début, nous voulions faire le retour en camping-car…

Voilà, la boucle est bouclée. Encore un petit tour à Sydney histoire de s’imprégner une dernière fois de la civilisation occidentale avant d’aller découvrir l’Asie du Sud-Est mais ça, c’est une autre histoire que nous sommes actuellement en train d’écrire et que je vous raconterai d’ici quelques jours.

Messages personnels :

Une pensée pour mon grand frère qui aurait fêté ses 60 ans.

Nous souhaitons un joyeux anniversaire à ma Gegette, gros bisous et bonnes fêtes.

Félicitations à Josie et à sa fille, tu vas faire une sacrée grand-mère. Autre félicitation à ma belle-sœur Nouthella qui a eu son permis, je t’attends à Jakarta pour voir si tu sais conduire.

Greg.

5 réflexions sur “ET VIVA AUSTRALIA !

  1. Quel plaisir de vous lire à chaque fois!
    Quelle grande famille de grands rigolos !

    Par contre, j’ai été un peu perdue quant au clin d’oeil pour mon permis! Je ne sais pas si c’est Greg (auteur de l’article) ou Jojo la …(oups…chut!) pour m’appeler « belle soeur »………sauf si Fouf craque désormais pour le paternel?

    Merci en tout cas… 🙂

    Gros bisous à tutti, profitez à fond !

    PS: Je suis sur le site Air France, et mince alors! Mais ils disent que tous les vols sont annulés! Sacrés mouvements de grève!!! Rhooooo

  2. Coucou !
    C’est quoi ces paysages de fou !! Y en a marre de voir ça…

    Margot nous a rendu visite dimanche dernier. Elle a parfaitement assuré le repas dominical à la place de ses parents !! Quel plaisir de la revoir.

    Vous voulez des nouvelles du jour : amélie est partie à l’agora. Un samedi 20 décembre à l’agora… Ça ne vous fait pas rêver ??

    Damien est parti ‘bosser’ avec ses copains (NDLR : pas d’inquiétude… Il n’est pas parti travailler, il est juste parti aux ‘bosses’ avec son nouveau vélo)

    On pense bcp à vous. Belles fêtes de fin d’année. Bisous.

    • Salut ma Laurette, bon il ne faut pas croire que c’est toujours la fête, en ce moment par exemple ça fait deux jours qu’il pleut sans dicontinuer. Nous sommes actuellement dans les Cameron Highlands en Malaisie et partons demain pour l’île de Penang où nous féterons Noël tout les quatres. Nous pensons bien à vous et dis à Damien que je n’oublie pas son short de boxe Thaï. Nous vous embrassons très fort

Laisser un commentaire