DOUCE NUIT MALAISE

(Du 16 décembre au 28 décembre 2014)

Après 3 semaines de rêve en Indonésie, 3 semaines de temples, de volcans, de sourires, de plages, de jungles, d’Eléphants et d’Orangs Outangs, c’est avec une certaine appréhension que nous nous envolons vers Kuala Lumpur, mais une appréhension vite dissipée car K.L. n’a rien à voir avec nos dernières expériences urbaines qu’étaient Jakarta et Yojakarta, K.L. étant une ville moderne et accueillante. Notre petite guest house se trouve idéalement placée entre Chinatown et ses mille contrefaçons où chacun trouvera son petit cadeau pour le réveillon à venir, les magnifiques Pétronas Towers et près d’une rue animée où nous prendrons notre premier repas, qui sera d’ailleurs le dernier dans cette rue, compte tenu de la qualité du service mais surtout des prix pratiqués. Donc, cette année pour Noël, j’ai acheté à Agnès, un sac Louis Vuitton, un carré Hermès et un ensemble Yves Saint Laurent et tout ça pour moins de 50 Euros.

Quant à Agnès, elle m’a offert un tatouage de mon choix. J’ai donc choisi de me faire tatouer dans le dos un célèbre dicton malais qui selon le tatoueur voulait dire « L’éléphant reste debout, même dans la tempête » mais qui, finalement après traduction, s’avère vouloir dire  » L’éléphant qui pète déclenche la tempête ».

J’ai donc été victime de contrefaçon ou d’un tatoueur facétieux et je comprends mieux pourquoi les clients malais étaient hilares quand j’ai exhibé, fièrement, devant eux mon nouveau tatouage. Heureusement pour moi, peu de Français comprennent le malaisien et je pourrai continuer à me rendre dans la rivière sauvage de Center Parc, sans être la risée de tous.

Après deux jours d’immersion dans Kuala Lumpur et la découverte des principaux sites d’intérêts de la ville, direction les grottes de Batu, un site incontournable situé à quelques kilomètres de Kuala Lumpur. D’immenses cavités souterraines dans lesquelles nous auront peut-être la chance d’observer des mygales, des serpents et autres chauves souris géantes. Nous suivons donc notre guide dans la fameuse « Dark Cave » prêt à affronter ces créatures cavernicoles mais finalement point de rencontre avec ces animaux cauchemardesques mais seulement l’observation d’un mille patte et de quelques toiles d’araignées désertées par leur locataire.

Auparavant, Fantine, fatiguée et affamée par l’ascension des marches menant aux grottes, avait subi l’attaque d’un macaque à qui elle avait subtilisé sa banane. Prise de panique et au lieu de rendre à l’animal son bien, elle décida de cacher le fruit dans sa vaste toison. Le macaque, fou de rage, l’empoigna par les cheveux pour récupérer son bien mais le courroux de l’animal fut vite apaisé quand il découvrit, en plus de son fruit, 3 mangues, une papaye et un ananas.

Vous me direz, « tu nous l’as déjà faite avec la barbe de Jordan », c’est vrai, mais pas avec la toison de Fantine et comme je vous l’avais indiqué dans mon article précédent, subissant actuellement une crise d’inspiration, je puise dans mes hilarantes chroniques du début de séjour que de toutes façons, la moitié d’entre vous, n’ont pas lu jusqu’au bout.

Après quatre jours passés en milieu urbain, direction Jérantut, porte d’entrée du Taman Negara, un grand parc national où nous avons décidé de passer une journée. Après 4 heures de bus et une petite collation sur la place principale du village où nous battrons le record du repas le moins cher (5 euros pour nous 4 – boissons comprises), nous prenons la direction de notre hôtel, situé à quelques kilomètres. Arrivés sur place, je décide de profiter de la piscine attenante mais, après seulement quelques brasses coulées, j’ai la peau qui brûle et qui a la même couleur que mes yeux : Rouge. J’ai l’impression que la piscine est remplie de chlore dans laquelle ils ont rajouté un peu d’eau. Il faut dire que nous sommes toujours en terres musulmanes et qu’ici, tout le monde se baigne habillé.

Nous prenons quelques informations à la réception de notre hôtel pour rejoindre le Parc National du Taman Negara mais on nous fait comprendre que ça risque d’être un peu compliqué car les rivières subissent actuellement des crues importantes et que leurs traversées peuvent être dangereuses. Après concertation, nous déciderons donc de ne pas braver les intempéries et de nous rendre avec une journée d’avance dans les Camerons Highlands et au vue des trombes d’eaux que nous avons ramassées sur la route, je pense que nous avons fait un choix plutôt judicieux.

Nous passerons 3 jours à visiter les lieux et notamment les plantations de thé en terrasses ; de toute beauté. Je profite d’ailleurs de cette chronique pour embrasser Marie et Chloé, deux jeunes françaises qui étudient pour l’une à Shangaï et l’autre à Taïwan, qui passaient quelques jours de vacances en Malaisie et avec qui nous avons partagé un petit moment fort agréable.

Voilà maintenant 5 jours qu’il ne cesse de pleuvoir mais cela n’entame en rien notre moral et malgré ce temps pourri, nous déciderons, avant de quitter les Camerons Highlands, d’effectuer un dernier treck en jungle dont nous rentrerons boueux, frigorifiés mais heureux d’avoir réussi à vaincre les éléments (petite précision Wikipédiesque : les Camerons Highlands sont situés à + de 1500 m d’altitude et la température moyenne lors de notre séjour n’a jamais excéder les 20°).

Comme pour l’Indonésie et Pulau Weh, nous décidons de terminer notre séjour par une île et notre choix s’est porté sur l’île de Penang et sa ville principale Georgetown, une place réputée pour sa gastronomie mais surtout aussi pour le Street Art. La découverte artistique de la ville deviendra le fil rouge de notre séjour, un jeu de cache-cache à arpenter les rues pour découvrir les différentes oeuvres qui couvrent les murs de la ville. Le plus difficile ne sera finalement pas de découvrir les tags qui ornent les murs de Georgtown mais plutôt de les immortaliser, sans avoir, sur la photo, des dizaines de touristes asiatiques qui se pressent par centaines pour se photographier devant, avec leur soeur, leur frère, les enfants, les parents, les enfants de leurs soeurs, les parents de leurs frères, les enfants des parents de leurs soeurs et de leurs frères. Bref, si vous comptez un quart d’heure par famille et qu’en moyenne, vous avez 8 familles devant vous, il vous faudra près d’un an pour pouvoir photographier l’ensemble des oeuvres de la ville. Ne restant seulement que quatre jours à georgetown, nous avons finalement abdiquer et acheter des cartes postales représentant les différentes oeuvres.

Pour le réveillon, nous avons repéré dans Armenian Street, un restaurant suisse qui propose tartiflette et fondue. Nous nous précipitons pour effectuer une réservation mais malheureusement pour nous, le patron nous explique qu’il est fermé pour les fêtes. Nous nous rabattrons donc sur un restaurant italien où, en manque de sucre, nous avions été, quelques jours auparavant, dégusté des tiramisus et autres fondants au chocolat car si la nourriture malaise est diverse et variée, elle n’excelle pas vraiment dans les desserts.

Personne ne nous ayant invité cette année pour les fêtes (merci la famille et les amis), nous passerons donc Noël tous les quatre. Nous nous sommes habillés pour l’occasion mais, quelle surprise en sortant de notre hôtel pour rejoindre le restaurant : Il neige !! 

C’est donc sur un traîneau, tiré par des rennes, que nous nous rendrons au restaurant situé près d’un lac gelé où des centaines d’enfants s’amusent à glisser. Des lutins ont subtilisé le traîneau du père Noël et s’amusent à faire des dérapages sur la glace. Fou de rage, il court derrière les facétieux lutins. Eh oui, le Père Noël existe puisqu’on l’a rencontré en Malaisie et c’est en voyageant que nous avons enfin compris, comment il pouvait distribuer les cadeaux le soir de Noël à Sydney, Paris et New York. Et bien, c’est simplement grâce au décalage horaire.

C’est ça la magie de Noël ; voir des choses qui n’existent pas. Car, en vérité, en ce soir de Noël à Georgtown, après avoir échangé nos cadeaux, nous prenons le frais sur le balcon du restaurant où il fait environ 28°. Il est possible que cette année se vérifie le dicton « Noël au balcon, Pâques au tison » car nous devrions être au Népal pour Pâques. Cette année, point de foie gras, d’huîtres ou de dinde mais des pâtes, des pâtes, oui mais de Malaisie.

Quelques photos avec nos amis malais, une petite vidéo à destination de la France (voir article de noël), il est environ minuit, la neige s’est arrêtée, nous allons donc pouvoir rejoindre notre hôtel à pieds.

Nous avions repéré, lors de nos ballades urbaines, un café belge où nous décidons donc de nous rendre après une ballade post- réveillon, avortée pour cause d’intempéries. Nous entrons dans la chaumière, d’un pas alerte, bien décidé à nous délecter de moules-frites arrosées de Chimay, de Leffe ou d’un autre de ces breuvages divins mais, dès notre entrée, nous sommes refoulés par le propriétaire Malais qui nous explique que le bar est exceptionnellement fermé pour cause de soirée privée. Dépités, nous jetterons notre dévolu sur le premier restaurant venu qui s’avère être halal et nous finirons la soirée autour d’un bol de riz et d’un Fanta.

Nous finirons notre séjour à Batu Ferringi chez la charmante Annie qui nous conseillera de nous rendre dans les « hawker food Market » du bord de mer pour y déguster les fameux springs rolls (genre de Nems Malaisiennes). 

Un dernier treck dans le plus petit parc national de Malaisie « le Penang National Park » où nous rejoindrons « Monkey Beach » pour un premier et dernier bain dans les eaux malaises. La plage ne tient pas son nom à la présence de singes mais par une espèce de primates bien moins évoluée : les touristes, que déversent des bateaux par centaines et qui, par fainéantise, pose leur serviette dès leur arrivée sur le sable et s’entasse en masse sur moins de 20 m2 alors que le reste de la plage qui fait plus d’un kilomètre de long est totalement déserte.

Allez ! Il est temps de reprendre la route de l’aéroport, pour découvrir de nouveaux horizons, mais surtout pour retrouver notre fille Sarah, son mari Michaël et notre petit fils Louka, les amis de Jordan : Camille, Geoffrey, Lucas et Mia, notre québécoise préférée, qui viennent nous rejoindre pour une quinzaine de jours en Thaïllande

Mais ça, comme vous vous vous en doutiez, c’est une autre histoire qui ne devrait pas manquer de piquant et dont je vous annonce déjà le titre en avant première :

« Spicy or Not Spicy »

Messages personnels :

Nous souhaitons un super joyeux anniversaire à ma biche, ma soeurette Lisou, notre neveu adorée Jonathan, et sans oublier ma petite soeur d’amour Mimi et hervé.

De mon coté bon anniversaire en avance à Gary, Elise, et Tatiana.

A Charly, Loulou, Kiki, Fredo, Camille, Gregory : une semaine VTT fin juin ou début juillet vous tente ? (semaine N° 26 ou N°27 ). Envoyer moi rapidement un petit message pour me dire si vous êtes Ok ou non, ainsi que votre date préférée.

A Charly : Si on arrive à se mettre d’accord pour la semaine, pourrais-tu t’occuper, comme d’habitude, du tracé et éventuellement, quand tu remontes à Préfontaines, récupérer mon bike pour une révision complète.

Greg.

PROMOS SUR LES REVES

(Du 08 au 16 Décembre 2015)

Sur Sumatra, les rêves n’existent pas, du moins ils deviennent vite réalité. Mon père voulait voir un orang-outang, il en a vu dix, ma mère voulait voir un éléphant elle en a vu dix.

Les avions n’ont plus de secrets pour nous, nous devons en être à notre 15 ème vol en 6 mois. Et depuis que nous sommes en Indonésie ça ne s’arrange pas. Mais grâce à Julien et Julie rencontrés au Bromo (vu dans l’épisode précédent), nous avons pu mieux choisir notre compagnie pour nous déplacer dans le dit pays. Guranda, c’est un prix, une qualité, une différence (Je me lance dans la pub, en revenant, tout simplement car pour le vol de Jakarta à Medan nous avons droit à :

1. Des places aux issues de secours,.

2. Un snack (très important pour moi)

3. Et surtout, avec le nombre de vols qu’on avait dans les pattes, ils ont laissé Agnès faire la gestuelle habituelle de début de vol à la place des hôtesses, en anglais. J’ai fait la traduction indonésienne pour le reste des passagers.

Aussitôt arrivés sur Sumatra, une des nombreuses îles de l’archipel, connue à triste titre pour avoir connu le plus de dégâts face au tsunami il y a 10 ans mais également réputée, tout comme sa voisine Bornéo, pour sa vaste colonie d’orangs-outangs, nous prenons la direction de Medan (la grande ville de l’île), où nous ne resterons qu’une nuit. Nous organisons dans la foulée, notre transfert vers la jungle, notre chauffeur sera notre hôte, restaurateur, et guide. Arrivés dans le charmant petit village de Bukit Lawang, nous nous installons dans nos chambres, Greg visitera le village pendant que nous nous remettrons des 5 h de route, tranquillement.

Nous optons le lendemain pour une ballade en éléphant, à laquelle s’ajoute, pour se joindre aux fameux lieux, une ballade en 4×4 de 3 h. Allez, Agnès veut vraiment les voir ses éléphants. Mais le lendemain surprise, pas de 4×4 mais bien un monospace un peu renforcé. On n’y croit pas trop mais on y va, et puis surtout on ne s’y connait pas en bagnole mais quand même. Agnès, tellement pressée de voir ses pachydermes, demande au chauffeur d’accélérer, et là, forcément c’est le drame. Ce dernier passe de 10 à 20 km/h et dans ces chemins de terre, nous sentons une grande secousse, suivie d’un gros bruit, bon pour la première chose, rien d’alarmant, ça fait déjà deux heures qu’on les subit mais le bruit, en revanche, c’est celui d’une crevaison. Heureusement notre chauffeur a une roue de secours .. Crevée. Il l’a met quand même. Et nous voila partis pour attendre, nous ne savons même pas quoi d’ailleurs : une roue, un camion, un hélicoptère ? En attendant, on se fait chier et on prend des sauterelles en photos, Agnès pleure de son coté car, avec tout ce retard, selon elle  » Ze vais pas voir lezéléphant ». Mais par magie un monospace, tout neuf arrive, nous arriverons bien à l’heure au meeting point. Nous mangeons en 15 mn, puis nous attendons les grosses bêtes sur un ponton. En voyant les éléphants arrivés, Agnès s’évanouie devant cette vision de bonheur et tombe dans la rivière, l’eau fraîche la réveillera aussitôt. Puis la ballade commence, au niveau du séant, je trouve la ballade en poney moins éprouvante. Mais alors, il est vrai que ce fût cool de pouvoir être une bonne dizaine de minutes sur l’éléphant seul. Et puis le meilleur ; le lavage des bêtes. On les frotte, les savonne, ils sont contents, nous arrosent, on prend des trompes d’eau sur la gueule (des vrais cette fois). Bien mieux que tout le reste de la ballade. Puis retour en monospace, sur la même route défoncée.

Après une courte nuit de repos, c’est vers 8 h que nous partons pour la jungle afin d’apercevoir de grands singes. Nous traversons la ville puis nous passons la frontière délimitant la jungle. Au bout de 20 mn Greg et Agnès croient voir leur premier orang-outang. Ce dernier semble assis, caché par des feuilles, seule sa tête dépasse. Sa tête est rouge écarlate et sa barbe rousse importante. »C’est un mâle ! » dira mon père. Le guide, confirmant ses dires, s’approche de l’animal et lui tend une banane. Je remercie alors le guide pour la banane mais lui explique que si je me cache, c’est que je préfère être seul quand je chie. Apres avoir retiré les photos de ce qu’on a cru être un orang-outang, nous continuons notre rando. Nous rencontrerons plusieurs types de singes lors de notre trek, outre les grands singes, il y en a iroquaï, d’autres à dents longues (macacos), puis ce qui devait arrivé, arriva la pluie qui voulu nous montrer de quoi elle était capable. En à peine 2 minutes, ce fut comme si nous avions sauté tout habillé dans un torrent. Nous traversons alors la jungle, qui déjà humide, était devenue un torrentier (un mélange entre un sentier et un torrent, quoi !). En revanche ne nous demandez pas de photos. Car, sortir son appareil par un temps pareil, revient à le donner à son neveu pendant qu’il prend son bain. (Longévité du produit : 45 s)

Pour ce qui est des repas en jungle, c’est simple ; Les fourmis sont si grosses qu’elles constituent l’essentiel de nos repas. Le midi, nous la coupons en trois et nous prenons un peu de riz pour l’accompagner. Fantine, quand à elle, n’a aucun mal à suivre son régime alimentaire dans cet environnement. En effet, vu la taille des racines, une seule lui a suffit pour nos deux jours dans ce milieu hostile. Elle s’essayera à la liane indonésienne afin de diversifier son menu, malheureusement cette dernière semblait avoir des vertus hallucinatoires puisque les 2 heures suivantes, nous avons dû gérer Fantine, qui, persuadée d’être un toucan, s’était mise à bouffer des mille-pattes. Après quelques glissades, et autres cris « ahhhiyaiyaiya » poussés sur une liane, nous arriverons au campement. Et là c’est du 3 étoiles .. Une bache, un matelas de piscine, nous avions même pris nos moustiquaires. Nous comprenons très rapidement que ce n’est pas la peine d’espérer que nos vêtements sèchent. Je recommande vivement un stage intensif à ceux, trop près de leur personne et de leurs vêtements, cela leur fera du bien de voir quelque chose de différent. Pas de problème de chaleur, avec ce qu’on vient de bouffer je pense que je peux réchauffer la pièce rien qu’en ouvrant la bouche. Une activité casse-tête, qui plut beaucoup à Agnès et Fantine  clôturera cette première journée en jungle.

La deuxième journée, à base de dénivelés fous où les lianes, pour grimper et descendre, furent nos amis, fut tout aussi éprouvante et forte en rencontres rousses. Notamment 2 ou 3 spécimens de très près : Impressionnant !! Le retour, plus simple, se fera en Rafting local : 4 Bouées – de la ficelle – un bout de bois en guise de rame et c’est parti !

Après cette escapade, nous décidons de prendre la direction de Banda Aceh, célèbre pour avoir été la première ville à être touchée par le tsunami en décembre 2004 qui a fait plus de 9000 victimes dans la province. Le symbole de cette catastrophe, une barge de 63 m de long et pesant 2600 tonnes et qui a parcouru 4 km à l’intérieur des terres . On décide donc, dans le cas ou dame nature voudrait souffler (ou plutôt arroser) ses bougies, de se mettre en sécurité sur l’ île de Pulau weh au large de Banda Aceh, paradis pour plongeur.

En sécurité sur une île, dont le point culminant ne doit pas excéder 200 m, mais bien sûr, Jordan vient de connaître les premiers effets de la fièvre qui le terrasse depuis maintenant quinze jours et m’oblige à terminer cet article. Après une traversée en classe super économique (5 €) mais qui rallonge le trajet d’une heure, nous voilà arriver à Pulau Weh, n’ayant pas pu, comme à notre habitude, effectuer la réservation de notre hébergement sur internet, nous nous rendons à une adresse conseillée par le « Lonely ».

« Full » nous indique notre charmant interlocuteur qui nous conseille de nous rendre chez « Freddie », un sud africain qui tient une guest house à quelques centaines de mètres. Il est bientôt  21 heures, quand nous arrivons chez « Freddie » où, un de ses employés, désolé, nous apprends que lui non plus ne dispose plus de chambres libres. Notre chance aurait elle tourner ? Va, on passer notre première nuit sur la plage ? Et bien non, car Freddie, en personne, va finir par nous trouver une solution, il dispose à moins d’un kilomètre de deux chambres disponibles. Le lendemain, après notre petit déjeuner, nous explorons l’île en scooter et je dois vous avouer qu’après le « Kraton » de Yojakarta, j’ai été, une fois de plus, déçu par le « Lonely Planet » qui présentait l’île de Pulau weh comme une destination incontournable. Bon et bien voilà notre séjour en Indonésie tire à sa fin, retraversée en ferry pour rejoindre l’aéroport en forme de mosquée de Banda Aceh . Il commence à faire un peu frais, hier j’ai du mettre un tee shirt car la température est tombée à 28 °. Il est maintenant l’heure d’embarquer pour la Malaisie où nous passerons Noël mais ça c’est une autre histoire.

 

Messages Personnels :

Joyeux anniversaire à Sylvie, Sébastien, Jonathan, Davy, Marine et bien sûr Amélie qui va atteindre sa majorité le 26 janvier.

Bon anniversaire à Axelus et à sa sœur forcément.

Gros bisous à ma Anne-Pascalou, ma Lisou sans oublier, mon amie de toujours, ma biche qui vont prendre une année de plus.

Bravo à Juliette pour l’obtention de son code.

Merci aux potes d’être venus, ce fut une belle bande pendant ces 15 jours (on se serait bien passé de l’amie maladie tout de même).

Merci a la petite famille Henneteau également.

Désolé pour ceux que l’on aurait pu oublier.

 

 

 

BAVONJAVOUR DE JAVA LA JAVANAISE

(du 02 au 08 décembre 2014)

L’année 2014 vient de s’achever, tant mieux diront les uns, dommage diront les autres. Quelle ait été bonne ou mauvaise, laissons derrière nous cette année 2014, l’important étant de regarder devant, alors « vive 2015 » et que cette nouvelle année puisse vous apporter joie et bonheur.

Pensez à vous, mais pensez aussi aux autres, laissez de coté vos petits tracas de la vie quotidienne qui sont si peu importants et concentrez-vous sur l’essentiel ; vivez, rêvez, souriez, riez et voyagez (même près de chez vous).

Après cette escapade magique à Pangandaran, nous voilà à nouveau dans le train avec nos amis indonésiens mais cette fois direction Yojakarta. Au programme des jours à venir, visite de temples et escapade volcanique.

C’est en taxi que nous rejoindrons notre guest-house dans un quartier tranquille de Yoja, car nous avons plutôt du mal avec les Becaks. Se faire véhiculer sur des kilomètres, nous les gros occidentaux, par de vieux indonésiens chétifs et tout ça, pour tout juste 1 euros, désolés, on n’y arrive pas et toutefois si nous devions y avoir à nouveau recours, je paierai la course plus chère et en plus c’est moi qui pédalerai.

L’entrée de la guest-house, obstruée par des scooters, ne paye pas de mine mais la cour interne et les chambres de style javanais sont superbes et litchi sur le gâteau (pas de cerise en Indonésie) le gérant, qui s’occupera de toutes nos réservations, est adorable.

Pour répondre à une question, que vous ne m’avez jamais posé mais qui est pourtant le sujet de conversation préféré des français (surtout quand ils n’ont rien à se dire), je veux bien sûr parler de la météo, sachez que nous sommes en période de mousson et qui dit mousson, dit bien entendu pluie, mais heureusement pour nous, il n’ouvre le robinet que l’après midi, donc nous consacrerons l’essentiel de nos activités le matin. Nous pouvons donc en déduire que l’Indonésie (en période de mousson) est un pays pour les vieux car les jeunes (feignasses), le matin, ça dort.

Bon, il est justement temps d’aller se coucher car demain matin, nous partons à l’aube pour admirer le lever de soleil sur le « Borobudur » un magnifique temple Boudhiste. Le spectacle est sublime et la visite du temple l’est tout autant. Dans l’enceinte du Borobudur, nous nous rendrons vite compte que l’attraction, c’est nous. Nous sommes plus souvent pris en photo par les touristes indonésiens que le temple lui-même. Après une visite de quatre heures et après avoir posé avec plus de la moitié des visiteurs, il est temps de reprendre la route du gîte. Le lendemain sera consacré à la découverte de la ville de yojakarta et notamment du palais du « Kraton »dont le Lonely fait l’éloge mais qui en vérité est une batisse sans intérêt dont on fait le tour en moins de dix minutes. Heureusement, après la visite du fameux « Kraton », nous aurons la chance de tomber sur un merveilleux spectacle d’enfants indonésiens, âgés entre 5 et 10 ans, dont un ensemble de percussion mené par un chef d’orchestre autoritaire d’au moins 7 ans. Je pense que si nous voulions faire un spectacle de fin d’année de la même qualité en France avec nos enfants, il faudrait au moins 5 ans de préparation. 

Après cette intermède musical, direction le marché où un adorable indonésien (pléonasme) à qui nous expliquons que nous recherchons du Batik, nous déconseillera d’aller vers la rue commerçante où nous ne risquons de ne trouver que de pâles copies et nous orientera vers une école où un professeur nous expliquera les différentes techniques d’impression et de teinture complexes sur tissu dit « Batik ».

Lassés par les Mie-Goreng et autres Nasi-Goreng, nous avons établis notre QG dans la pizzeria située en face de notre Guest. Fantine, qui a stoppé la Malarone (Traitement préventif contre le palu) va mieux mais c’est Jordan qui commence à nous inquiéter dans le train qui nous conduit à Probolinggo, ville principale d’accès pour se rendre au Bromo, un volcan qui culmine à 2329 m d’altitude et dont le cratère fait 800 m de diamètre et 200 m de profondeur.

Après 8 heures de train et toujours en classe éco, nous voilà arrivés à destination. Il s’agît maintenant de se rendre à la gare routière pour trouver un « Bemo » (minibus indonésien) qui doit nous emmener à Cemoro Lawang, camp de base du Bromo . A savoir que le chauffeur de ses minibus attend qu’il soit plein à craquer avant de démarrer et que notre arrivée est saluée par une dizaine de touristes qui attendent depuis plusieurs heures le départ du Bemo. Nous aurons encore de la chance car nous n’attendrons, nous, qu’un petit quart d’heure avant le départ. Quinze à l’intérieur, quatre sur le toit, allez on démarre. A notre arrivée et lors de la recherche d’un hébergement, nous ferons la connaissance de Julie et julien, deux exilés français qui vivent en Belgique, pas des exilés fiscaux mais plutôt sociaux. Et oui ! Il est des fois plus facile de trouver du travail chez nos voisins et amis belges que dans notre propre pays.

Agnès, trop contente de retrouver des compatriotes, réussira en moins de deux jours à raconter dans les moindres détails l’histoire de notre vie ainsi que celle de nos parents et de nos grands-parents. 

A leur grande qualité d’écoute et à leur patience, j’ai tout suite compris qu’ils devaient avoir une activité professionnelle liée avec les rapports humains.

Allez un petit Nasi Goreng et au lit car demain matin, nous nous sommes donnés rendez-vous avec les  » Ju » à 2 heures du matin afin d’atteindre, par nos propres moyens (c’est à dire à pieds, sans prendre de jeep et sans payer l’entrée du parc) un point de vue qui nous permettra d’apercevoir une grande partie de la chaîne volcanique.

On nous avait dit que la montée prendrait plus de trois heures mais finalement nous arriverons là-haut en moins de deux heures malgré un Jordan plus chaud que la lave mais qui ne voulait pas rater le spectacle majestueux du lever de soleil sur le Bromo et les volcans avoisinants. Nous arriverons même avant le commerçant ambulant qui s’empressera, dès son arrivée, de nous servir un café et de nous offrir quelques bananes en s’excusant presque de ne pas être arrivé plus tôt.

En parlant de café justement, les « Ju » nous on parlé du « kopi luwak » indonésien, le café le plus cher au monde (environ 800 € le kilo). Kopi qui veut dire café en indonésien et luwak qui est le nom d’une civette (petit mamifère carnivore) qui ingère des grains de café et que l’on récupère dans leurs excréments pour faire ce fameux café. 

Très intéressé par ce procédé, j’envisage très sérieusement, à la rentrée, de quitter mon boulot pour me lancer dans la production d’un café similaire mais d’une gamme encore supérieure. Il me suffira de faire ingurgiter à Agnès, des capsules Nespresso dont elle est friande et qui, après digestion et défécation, produiront une gamme de café à la saveur inégalée et à laquelle j’ai déjà trouvé un nom « le cacafé ».

What else !! me direz-vous et pourquoi ne pas faire manger aux enfants des céréales natures qui deviendront par le même procédé des Chocapics ou des Chocopops de grande qualité.

Pour ma nouvelle activité, j’envisage la création d’emplois de récolteurs et de trieurs. Si vous êtes intéressés, vous pouvez déposer vos CV sur notre blog. Pour la période estivale, je peux même embaucher vos enfants, aucune expérience professionnelle n’est requise et il est toujours intéressant de leur faire pratiquer un boulot de « merde » pour les remettre au travail à l’école. 

Je suis également à la recherche de blagues car après 6 mois de voyage et comme vous pouvez vous en rendre compte, mon répertoire commence à se tarir, nous allons donc ouvrir un « Blagothon » sur notre site dans lequel vous pourrez déposer vos idées de blagues et histoires drôles.

Avant de reprendre la route de Yojakarta, nous passerons une nuit à Probolinggo où après le refus d’un hôtelier con et intégriste (repléonasme) de nous louer deux chambres sous prétexte que Jordan et Fantine n’étaient pas mariés, nous trouverons finalement un hôtel qui acceptera cette situation illégitime et qui nous louera nos deux chambres. En plein milieu de la nuit, nous serons réveillés par une descente de police. Fantine n’ouvrira pas la porte de peur d’être condamnée pour outrages aux bonnes moeurs locales et que Jordan ne soit émasculé sur le champ.

Notre ballade Javanaise est en passe de s’achever, nous repasserons par Yojakarta où nous avions laissé une partie de nos affaires et où nous nous accorderons une journée de repos pour nous remettre de cette quinzaine intensive.

Nous devions repartir pour Jakarta en train mais finalement, à l’unanimité, nous opterons pour l’avion ce qui nous permettra de gagner une journée. Après un transit de quelques heures à Jakarta, nous quitterons l’île de Java pour celle de Sumatra et après une soirée passée dans la ville de Medan, nous rejoindrons Bukit Lawang, point de départ de nouvelles aventures dans la jungle mais ça évidemment, c’est une autre histoire.


Messages personnels:

Un gros bisous à Julie (Joyeux anniversaire, par la même occasion) et Julien, avec qui nous avons passé deux jours formidables et à bientôt j’espère autour d’une carbonnade flamande arrosée de bonnes bière belges.

Nous souhaitons un bon anniversaire à notre neveu Damien, à notre filleul Malito, et bien sûr à loulou et à notre ch’tite Martine. De gros bisous en attendant de vous les faire en vrai !!

Joyeux anniv Nouthella, en attendant de descendre quelques verres. Des bisous

Sans oublier, Marie, Elodie et Orlanou. Joyeux anniversaire et gros gros bisous.