(Du 16 décembre au 28 décembre 2014)
Après 3 semaines de rêve en Indonésie, 3 semaines de temples, de volcans, de sourires, de plages, de jungles, d’Eléphants et d’Orangs Outangs, c’est avec une certaine appréhension que nous nous envolons vers Kuala Lumpur, mais une appréhension vite dissipée car K.L. n’a rien à voir avec nos dernières expériences urbaines qu’étaient Jakarta et Yojakarta, K.L. étant une ville moderne et accueillante. Notre petite guest house se trouve idéalement placée entre Chinatown et ses mille contrefaçons où chacun trouvera son petit cadeau pour le réveillon à venir, les magnifiques Pétronas Towers et près d’une rue animée où nous prendrons notre premier repas, qui sera d’ailleurs le dernier dans cette rue, compte tenu de la qualité du service mais surtout des prix pratiqués. Donc, cette année pour Noël, j’ai acheté à Agnès, un sac Louis Vuitton, un carré Hermès et un ensemble Yves Saint Laurent et tout ça pour moins de 50 Euros.
Quant à Agnès, elle m’a offert un tatouage de mon choix. J’ai donc choisi de me faire tatouer dans le dos un célèbre dicton malais qui selon le tatoueur voulait dire « L’éléphant reste debout, même dans la tempête » mais qui, finalement après traduction, s’avère vouloir dire » L’éléphant qui pète déclenche la tempête ».
J’ai donc été victime de contrefaçon ou d’un tatoueur facétieux et je comprends mieux pourquoi les clients malais étaient hilares quand j’ai exhibé, fièrement, devant eux mon nouveau tatouage. Heureusement pour moi, peu de Français comprennent le malaisien et je pourrai continuer à me rendre dans la rivière sauvage de Center Parc, sans être la risée de tous.
Après deux jours d’immersion dans Kuala Lumpur et la découverte des principaux sites d’intérêts de la ville, direction les grottes de Batu, un site incontournable situé à quelques kilomètres de Kuala Lumpur. D’immenses cavités souterraines dans lesquelles nous auront peut-être la chance d’observer des mygales, des serpents et autres chauves souris géantes. Nous suivons donc notre guide dans la fameuse « Dark Cave » prêt à affronter ces créatures cavernicoles mais finalement point de rencontre avec ces animaux cauchemardesques mais seulement l’observation d’un mille patte et de quelques toiles d’araignées désertées par leur locataire.
Auparavant, Fantine, fatiguée et affamée par l’ascension des marches menant aux grottes, avait subi l’attaque d’un macaque à qui elle avait subtilisé sa banane. Prise de panique et au lieu de rendre à l’animal son bien, elle décida de cacher le fruit dans sa vaste toison. Le macaque, fou de rage, l’empoigna par les cheveux pour récupérer son bien mais le courroux de l’animal fut vite apaisé quand il découvrit, en plus de son fruit, 3 mangues, une papaye et un ananas.
Vous me direz, « tu nous l’as déjà faite avec la barbe de Jordan », c’est vrai, mais pas avec la toison de Fantine et comme je vous l’avais indiqué dans mon article précédent, subissant actuellement une crise d’inspiration, je puise dans mes hilarantes chroniques du début de séjour que de toutes façons, la moitié d’entre vous, n’ont pas lu jusqu’au bout.
Après quatre jours passés en milieu urbain, direction Jérantut, porte d’entrée du Taman Negara, un grand parc national où nous avons décidé de passer une journée. Après 4 heures de bus et une petite collation sur la place principale du village où nous battrons le record du repas le moins cher (5 euros pour nous 4 – boissons comprises), nous prenons la direction de notre hôtel, situé à quelques kilomètres. Arrivés sur place, je décide de profiter de la piscine attenante mais, après seulement quelques brasses coulées, j’ai la peau qui brûle et qui a la même couleur que mes yeux : Rouge. J’ai l’impression que la piscine est remplie de chlore dans laquelle ils ont rajouté un peu d’eau. Il faut dire que nous sommes toujours en terres musulmanes et qu’ici, tout le monde se baigne habillé.
Nous prenons quelques informations à la réception de notre hôtel pour rejoindre le Parc National du Taman Negara mais on nous fait comprendre que ça risque d’être un peu compliqué car les rivières subissent actuellement des crues importantes et que leurs traversées peuvent être dangereuses. Après concertation, nous déciderons donc de ne pas braver les intempéries et de nous rendre avec une journée d’avance dans les Camerons Highlands et au vue des trombes d’eaux que nous avons ramassées sur la route, je pense que nous avons fait un choix plutôt judicieux.
Nous passerons 3 jours à visiter les lieux et notamment les plantations de thé en terrasses ; de toute beauté. Je profite d’ailleurs de cette chronique pour embrasser Marie et Chloé, deux jeunes françaises qui étudient pour l’une à Shangaï et l’autre à Taïwan, qui passaient quelques jours de vacances en Malaisie et avec qui nous avons partagé un petit moment fort agréable.
Voilà maintenant 5 jours qu’il ne cesse de pleuvoir mais cela n’entame en rien notre moral et malgré ce temps pourri, nous déciderons, avant de quitter les Camerons Highlands, d’effectuer un dernier treck en jungle dont nous rentrerons boueux, frigorifiés mais heureux d’avoir réussi à vaincre les éléments (petite précision Wikipédiesque : les Camerons Highlands sont situés à + de 1500 m d’altitude et la température moyenne lors de notre séjour n’a jamais excéder les 20°).
Comme pour l’Indonésie et Pulau Weh, nous décidons de terminer notre séjour par une île et notre choix s’est porté sur l’île de Penang et sa ville principale Georgetown, une place réputée pour sa gastronomie mais surtout aussi pour le Street Art. La découverte artistique de la ville deviendra le fil rouge de notre séjour, un jeu de cache-cache à arpenter les rues pour découvrir les différentes oeuvres qui couvrent les murs de la ville. Le plus difficile ne sera finalement pas de découvrir les tags qui ornent les murs de Georgtown mais plutôt de les immortaliser, sans avoir, sur la photo, des dizaines de touristes asiatiques qui se pressent par centaines pour se photographier devant, avec leur soeur, leur frère, les enfants, les parents, les enfants de leurs soeurs, les parents de leurs frères, les enfants des parents de leurs soeurs et de leurs frères. Bref, si vous comptez un quart d’heure par famille et qu’en moyenne, vous avez 8 familles devant vous, il vous faudra près d’un an pour pouvoir photographier l’ensemble des oeuvres de la ville. Ne restant seulement que quatre jours à georgetown, nous avons finalement abdiquer et acheter des cartes postales représentant les différentes oeuvres.
Pour le réveillon, nous avons repéré dans Armenian Street, un restaurant suisse qui propose tartiflette et fondue. Nous nous précipitons pour effectuer une réservation mais malheureusement pour nous, le patron nous explique qu’il est fermé pour les fêtes. Nous nous rabattrons donc sur un restaurant italien où, en manque de sucre, nous avions été, quelques jours auparavant, dégusté des tiramisus et autres fondants au chocolat car si la nourriture malaise est diverse et variée, elle n’excelle pas vraiment dans les desserts.
Personne ne nous ayant invité cette année pour les fêtes (merci la famille et les amis), nous passerons donc Noël tous les quatre. Nous nous sommes habillés pour l’occasion mais, quelle surprise en sortant de notre hôtel pour rejoindre le restaurant : Il neige !!
C’est donc sur un traîneau, tiré par des rennes, que nous nous rendrons au restaurant situé près d’un lac gelé où des centaines d’enfants s’amusent à glisser. Des lutins ont subtilisé le traîneau du père Noël et s’amusent à faire des dérapages sur la glace. Fou de rage, il court derrière les facétieux lutins. Eh oui, le Père Noël existe puisqu’on l’a rencontré en Malaisie et c’est en voyageant que nous avons enfin compris, comment il pouvait distribuer les cadeaux le soir de Noël à Sydney, Paris et New York. Et bien, c’est simplement grâce au décalage horaire.
C’est ça la magie de Noël ; voir des choses qui n’existent pas. Car, en vérité, en ce soir de Noël à Georgtown, après avoir échangé nos cadeaux, nous prenons le frais sur le balcon du restaurant où il fait environ 28°. Il est possible que cette année se vérifie le dicton « Noël au balcon, Pâques au tison » car nous devrions être au Népal pour Pâques. Cette année, point de foie gras, d’huîtres ou de dinde mais des pâtes, des pâtes, oui mais de Malaisie.
Quelques photos avec nos amis malais, une petite vidéo à destination de la France (voir article de noël), il est environ minuit, la neige s’est arrêtée, nous allons donc pouvoir rejoindre notre hôtel à pieds.
Nous avions repéré, lors de nos ballades urbaines, un café belge où nous décidons donc de nous rendre après une ballade post- réveillon, avortée pour cause d’intempéries. Nous entrons dans la chaumière, d’un pas alerte, bien décidé à nous délecter de moules-frites arrosées de Chimay, de Leffe ou d’un autre de ces breuvages divins mais, dès notre entrée, nous sommes refoulés par le propriétaire Malais qui nous explique que le bar est exceptionnellement fermé pour cause de soirée privée. Dépités, nous jetterons notre dévolu sur le premier restaurant venu qui s’avère être halal et nous finirons la soirée autour d’un bol de riz et d’un Fanta.
Nous finirons notre séjour à Batu Ferringi chez la charmante Annie qui nous conseillera de nous rendre dans les « hawker food Market » du bord de mer pour y déguster les fameux springs rolls (genre de Nems Malaisiennes).
Un dernier treck dans le plus petit parc national de Malaisie « le Penang National Park » où nous rejoindrons « Monkey Beach » pour un premier et dernier bain dans les eaux malaises. La plage ne tient pas son nom à la présence de singes mais par une espèce de primates bien moins évoluée : les touristes, que déversent des bateaux par centaines et qui, par fainéantise, pose leur serviette dès leur arrivée sur le sable et s’entasse en masse sur moins de 20 m2 alors que le reste de la plage qui fait plus d’un kilomètre de long est totalement déserte.
Allez ! Il est temps de reprendre la route de l’aéroport, pour découvrir de nouveaux horizons, mais surtout pour retrouver notre fille Sarah, son mari Michaël et notre petit fils Louka, les amis de Jordan : Camille, Geoffrey, Lucas et Mia, notre québécoise préférée, qui viennent nous rejoindre pour une quinzaine de jours en Thaïllande
Mais ça, comme vous vous vous en doutiez, c’est une autre histoire qui ne devrait pas manquer de piquant et dont je vous annonce déjà le titre en avant première :
« Spicy or Not Spicy »
Messages personnels :
Nous souhaitons un super joyeux anniversaire à ma biche, ma soeurette Lisou, notre neveu adorée Jonathan, et sans oublier ma petite soeur d’amour Mimi et hervé.
De mon coté bon anniversaire en avance à Gary, Elise, et Tatiana.
A Charly, Loulou, Kiki, Fredo, Camille, Gregory : une semaine VTT fin juin ou début juillet vous tente ? (semaine N° 26 ou N°27 ). Envoyer moi rapidement un petit message pour me dire si vous êtes Ok ou non, ainsi que votre date préférée.
A Charly : Si on arrive à se mettre d’accord pour la semaine, pourrais-tu t’occuper, comme d’habitude, du tracé et éventuellement, quand tu remontes à Préfontaines, récupérer mon bike pour une révision complète.
Greg.