50 NUANCES DE GREG

(Du 19 Janvier 2015 au 26 Janvier 2015)

AVERTISSEMENT

Chronique interdite aux moins de 16 ans

Avant tout propos, je tiens par avance à m’excuser auprès de ma maman, de ma belle-mère, de mes collègues et de nos connaissances, pour les termes employés qui risquent (peut-être) de vous choquer. Point de vulgarité dans cette article, simplement quelques métaphores qui vous permettront de laisser travailler votre imagination. Et comme dirait Pierre Desproges « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde », mais comme vous n’êtes pas « tout le monde », alors je me lance :

C’est donc, au restaurant, en voyant Jordan titiller la rondelle de son citron avec des baguettes et Agnès se délecter d’un jus de banane tiède et crémeux que m’ait venu l’idée de cette chronique.

Oh papa ! j’ai trouvé un titre pour ton prochain article :  » 50 nuances de Greg », mais oui ma fille, en voilà un idée qu’elle est bonne, en plus, le cul, ça fait vendre et c’est plutôt tendance en ce moment en France, entre le procès pour libertinage de DSK, la sortie du film « 50 nuances de Grey » et la Saint Valentin.

Quel cadeau original et surtout pas trop cher, allez-vous bien pouvoir offrir à votre belle pour la Saint Valentin ? Et bien comme tout le monde, 2 places de ciné pour le film dont tout le monde parle « 50 nuances de Grey » et une paire de menottes, en rêvant secrètement qu’à la suite de cette séance elle reproduise avec vous, à l’identique, quelques passages du film. Elle, aussi, doit rêver de refaire la même chose mais avec « Jamie Dornan » l’acteur du film, pas avec vous.

Vous pensiez qu’en rentrant du cinéma, elle allait, peut-être, vous proposer un rendez-vous en terre inconnue et qu’elle vous permettrait, peut-être, d’accéder au rêve de tout homme avide d’espace vierge : la lune. Alors sachez messieurs, que de la terre à lune, le voyage peut prendre plusieurs dizaines d’années et que vous avez plus de chance, pour votre rendez-vous en terre inconnue, de vous retrouver dans sa cuisine que dans sa lune.

« You are shocked « , mesdames alors que, statistiquement vous êtes plus d’une sur cinq à avoir lu le bouquin et que vous serez encore plus nombreuses à aller voir le film. 

Laissez-moi rire !

Put… ! Si avec tout ça, ma chronique ne fait pas un carton, j’assumerai pleinement la responsabilité de l’échec et j’en tirerai les conséquences en me retirant définitivement de la vie littéraire.

Bon, après ce préambule pseudo érotique, soit nous triplons le nombre de nos lecteurs, soit il ne nous en reste plus que deux : Pierre et Suvisa, nos hôtes, à qui je dédie bien sûr, la suite de mon récit.

Après la fureur et le bruit de la capitale, nous voici donc de retour à la campagne. Il fait chaud sur Kon kaen et Pierre nous avait prévenu, avant notre arrivée, que l’eau était froide et pas potable, qu’à cela ne tienne, on a fait pire et nous avons trouvé une parade à ce type de problème : On ne se lave pas et on boit de la bière.

Pierre nous a dressé, également, un tableau apocalyptique de la région et a prévenu Margot qu’ici les serpents, scorpions, araignées et scolopandres venimeux étaient légions. Merci, Pierre grâce à toi, j’ai du dormir 3 jours sur le sol car Margot, suite à tes recommandations, a exigé de dormir dans le lit, sous la moustiquaire avec sa mère.

Si il y a, en Thaïlande, un personnage qui fait l’unanimité et qu’il est interdit de critiquer, c’est le roi « RAMA IX » et bien, dans le village de Suvisa, il y a un autre personnage qui est vénéré ; c’est son mari « Pierre 1er » qui au passage, est également le sosie officiel d’Albert 2 de Monaco. Il est un peu le messie ici, car si jésus savait multiplié les pains, « Pierre 1er » lui s’est spécialisé dans la multiplication des bières. 

L’accueil est des plus chaleureux à Kon Kaen, ils sont tous au petit soin pour nous et malgré la barrière de la langue, nous arrivons, malgré tout, à nous faire comprendre. Pour notre premier repas, Suvisa nous indique que son fils Ben va, pour notre arrivée, nous préparer du foie gras. Super ! On n’en a pas mangé pour les fêtes cette année et en plus, on adore. Non, pas du foie gras, nous précise Pierre, mais du foie de rat que Ben est en train de faire griller sur le barbecue. Finalement, nous déclinerons son offre de foie de rat prétextant une soudaine fatigue.

Les jours suivants, c’est un ou une charmante personne du troisième sexe (officiellement reconnu en Thaïlande) et spécialiste de la Papaya Salade qui nous préparera à manger. Sieste, pétanque et bière rythmeront nos dures journées. Finalement, la Thaïlande on dirait le sud, le temps dure longtemps et la vie surement plus d’un million d’années mais toujours en été et franchement pour Pierrot, qui ne parle que quelques mots de thaï et qui vient un mois l’été en vacances, ça doit quelquefois être un peu long.

Après le repas, petite soirée dansante improvisée par Agnès qui, après 2 verres de Vodka, fera danser plus de la moitié de l’assemblée en se déhanchant au rythme de « Like a virgin » et en effectuant un grand écart facial, suivi d’une série de saltos, devant des Thaïs médusés par la souplesse d’une femme de son âge.

Le lendemain sous prétexte de notre passage à khon Kaen et de la Saint Agnès, Pierre et Suvisa ont organisé une fête qui leur permettra de réunir famille et amis. Ils n’ont pas fait les choses à moitié : Traiteur, table de fête, Karaoké et un Claude François local, dans un habit de lumière accompagné de ses thaïllandettes. La soirée durera tard dans la nuit et la bière coulera à flots.

Nous terminerons notre séjour en terre d’Isan par la visite d’un temple et nous prendrons congés de nos nouveaux amis afin de nous rendre dans le parc National de Khao Yai où nous passerons deux jours à effectuer quelques randonnées et à profiter de la piscine du lodge. De retour à Bangkok, petit passage au Chatuchak market à la demande de Margot pour aller chercher quelques tee-shirts trop swags pour ses copines puis retour à l’hôtel.

Nous serons le lendemain, à la première heure, devant l’ambassade de Chine afin de récupérer nos passeports, avec ou sans les visas, car l’après-midi, nous nous envolons direction Hanoï au Vietnam. Le suspense ne sera pas bien long et nous ressortirons de l’ambassade au bout de cinq minutes… avec nos visas. Youpi ! A nous la cité interdite, la grande muraille de Chine, les rizières suspendues de YuanYang et les pandas. Un sentiment de fierté commun nous envahit, Je suis heureux, Agnès est heureuse et avec un peu de chance, ce soir, je risque de voir la lune au Vietnam mais ça c’est une autre histoire que je ne vous raconterai pas dans le prochain article.

Pardon !!!!!!!

 

Messages personnels :

Encore un grand merci à Pierre, à Susu ainsi qu’à ses parents et à toute sa famille qui nous ont ouvert grand, leurs portes et leurs coeurs pendant tout notre séjour.

Nous souhaitons un très joyeux anniversaire à notre belle-fille Fantine, avec qui nous avons partagé de bons moments pendant notre tour du monde et que nous espérons retrouver au Népal. Gros bisous.

Un très bon anniversaire à mon titou d’amour, à notre Teuteu, et à Momo, Sév et Alexandre.

Greg.

 

ROYAUME DE SIAM

(Du 11 Janvier 2015 au 19 Janvier 2015)

Après 12 jours passés à explorer Krabi et ses environs, nous partons à la découverte de la capitale où nous rejoindrons Suvisa, notre amie thaïlandaise, qui pendant une quinzaine de jours, va nous faire découvrir Bangkok puis son village natale proche de la ville de Khon Kaen. Nous séjournons dans un hôtel proche de celui de Suvisa (Susu) mais pas le même car cette fois, c’est nous qui n’avons pas les moyens.

Nous avons donc pris nos quartiers à Rambuttri street près de Khao San, une des rues les plus touristiques et animées de la ville où nous avons donné rendez vous à Susu. La rue relativement calme à notre arrivée, dans l’après midi s’est transformée, à la nuit tombée, en une fourmilière grouillante de milliers de touristes qui prennent d’assaut les centaines de salons de massage, de restaurants, de bars et d’échoppes en tous genres qui jonchent notre rue. Ici, on parle anglais, russe ou français mais plus rarement thaïlandais. Chaque restaurant fait cracher les décibels pour attirer une clientèle souvent jeune et alcoolisée. C’est dans ce brouhaha inaudible que nous retrouvons Susu accompagnée de sa nièce Jade et de Yann, un danois qu’elle a rencontré à l’aéroport. Notre conversation se résumera principalement à des « Quoi ! Comment ! Hein ! What !  » tellement le bruit est assourdissant.

De leurs côtés, c’est Mia qui servira de guide à Lucas et Geoffrey car Jordan et Fantine sont toujours en souffrance. Ils ne s’alimentent plus qu’au Seven Eleven (magasin d’ alimentation ouvert 24/24). Un sandwich pour 2 leur suffit, Fantine mange une tranche de pain de mie et la salade et Jordan l’autre tranche et le thon. Leur température commune frôle les 80 °et malgré la température extérieure qui avoisine les 35 °, ils continuent à avoir froid.

Avant la visite de Bangkok, passage obligé à l’ambassade du Vietnam afin de déposer nos demandes de visas multi-entrées de 3 mois. Nous pensions pouvoir récupérer nos passeports en fin d’après midi et aller le lendemain matin à l’ambassade de chine, afin d’être débarrassés de ces corvées administratives. Malheureusement, on nous apprend, premièrement que l’ambassade ne délivre plus de visas multi-entrées et que deuxièmement, nos passeports ne nous serons restitués que dans 3 jours.*

Nous devrons, suite à ce refus, modifier notre parcours et nous ne pourrons pas nous rendre au Cambodge comme initialement prévu. Après avoir essayé, en vain de persuader un taxi de nous ramener de l’ambassade à notre hôtel (ici, c’est le taxi qui est roi, pas le client, il vous emmène, premièrement si il en a envie et deuxièmement, si c’est lui qui fixe le prix, c’est à dire, à peu près le double du prix du compteur officiel) nous finirons par rentrer, vivant, en moto-taxi après avoir slalomé entre les voitures, grillé les feux rouges et roulé à contre-sens.

L’après-midi, c’est sous une chaleur accablante que nous irons visiter le grand palais et pour nous rafraîchir, nous irons ensuite faire une petite ballade en bateaux dans les canaux de Bangkok où se prélassent, au soleil, d’énormes varans.

Le soir, nous nous retrouvons tous au resto (hormis Jordan et Fantine) mais avec en plus Le fils et la belle-fille de Susu et 5 de leurs amis. L’ambiance est sympa, nos amis thaïlandais enchaînent les plats et les girafes de bière (dix de 3,5 Litres) quand tout d’un coup, Michaël, à qui l’ont vient de servir le plat, se lève en hurlant être la victime d’un complot orchestré par la NIA ( services secrets Thaïlandais) ou la mafia Thaï, qui essayent de l’empoisonner car c’est au moins la cinquième fois, depuis le début de notre séjour, qu’on lui sert un plat « Spicy » alors qu’il l’avait commandé « No Spicy », (d’où le titre de mon article précédent). Une question reste toutefois en suspend : Pourquoi Michaël et qui est-il vraiment ? 

Un agent de la DGSE, un ladyboy qui s’exhibe dans un cabaret thaï d’Etampes ou un organisateur de Ping-Pong Show dans les caves de Méréville.

Je pencherai plutôt pour cette dernière éventualité car lorsque les rabatteurs de notre rue nous proposait d’assister à ce genre de spectacle, il était le seul à savoir de quoi il s’agissait car il en avait soi-disant entendu parlé dans le dessin animé « South Park ». Foutaise !!! Si vous voulez avoir plus d’information sur le « Ping Pong Show », vous pouvez contacter Michaël qui se fera un plaisir de vous donner plus de détails sur cette activité ludique à l’adresse suivante « heneteaumickael@gmail.com »

Après une dernière journée à Bangkok, l’heure du retour va bientôt sonner pour la petite famille Henneteau, Lucas et Geoffrey. Le choc thermique risque d’être violent ; 35° à Bangkok contre 0° à Paris, mais il faut bien se remettre au boulot pour mieux apprécier les vacances. Finalement, il est tombé plus de larmes dans notre rue lors de leur départ que de pluies pendant tout notre séjour en Thaïlande. Il a fallu se mettre à quatre pour pousser Sarah dans le taxi et ensuite faire ressortir Agnès que Sarah avait agrippé et emmené avec elle, provoquant un embouteillage monstre dans la rue.

Un dernier « veutaimemamamoune » lancé par Louka, à qui on avait pas enlevé la tétine, clôturait cette soirée d’adieux. Agnès, envahit par l’émotion, se jeta précipitamment sur la fenêtre du taxi pour obtenir un dernier baiser de son Loulou mais c’est finalement la fenêtre « fermée » qu’elle embrassa, pour retomber assommée sur le trottoir.

Avant de la ramasser, j’en profite pour boire une dernière bière, avant de me coucher pour fêter leur départ noyer mon chagrin. Le lendemain, je m’aperçois qu’Agnès n’est pas à mes côtés : il faut dire qu’hier soir, après ma quinzième bière avalée tellement mon chagrin était immense, j’ai dû l’oublier sur le trottoir.

Bon, repassons aux choses sérieuses ! C’est en minibus privé que nous nous rendrons à Amphawa pour visiter deux marchés atypiques. Nous débuterons notre visite par les marchés flottants de Damnoen Saduak, une agréable ballade au fil des canaux avant l’arrivée dans le très joli mais très embouteillé marché flottant . Nous sommes sollicités de toutes parts pour acheter, souvenirs et nourritures, souvent facturés parfois le double que sur la terre ferme. Nous nous rendrons ensuite sur le « Maeklong railway Market » ,marché situé sur une voie ferrée où les étals, situés sur les rails, se replient à l’arrivée du train et se remettent en place dès son passage et ça, 8 fois par jour.

Après avoir récupéré nos passeports à l’ambassade du Vietnam, direction l’ambassade de Chine pour obtenir nos précieux sésames qui nous permettrons de découvrir l’empire du milieu. Après avoir essuyé un premier refus et après un passage au Cybercafé pour imprimer des justificatifs complémentaires, nous serons à nouveau refoulés par la même personne, qui ne prendra cette fois, même pas le temps de regarder nos documents. A notre sortie, un inconnu nous abordera pour nous proposer d’obtenir nos visas dans la journée pour l’équivalent de dix fois le prix d’un visa normal, soit 250 Euros. Après avoir accepté dans un premier temps, nous déclinerons finalement son offre.

Après une visite au Chatuchak weekend market, l’un des plus grands marchés au monde qui émerveillera Margot pour ses tee-shirts Nike à moins de 2 euros mais où malheureusement elle ne trouvera pas de short en jean à sa taille. Et oui, on ne peut rêver avoir les fesses de Kim kardashian et vouloir s’habiller dans un marché asiatique. Nous passerons notre dimanche à essayer de réunir tous les documents nécessaires pour l’obtentions de nos visas Chinois. 

Le soir, nous retrouverons Pierre, le mari de Suvisa, qui vient d’arriver à Bangkok et avec qui, nous passerons nos derniers jours de vacances en Thaïlande. Pierre nous a ramené quelques présents de notre cher pays, du champagne pour Agnès, du chocolat pour Margot et Jordan et le dernier numéro de Charlie Hebdo et du canard enchaîné pour moi.

Demain, ultime tentative, afin d’obtenir nos visas, nous décidons de nous rendre seulement Agnès et moi à l’ambassade de Chine ; un petit couple de vieux, ça fait moins peur qu’un jeune barbu de deux mètres avec un chignon sur la tête. Nous prenons bien garde de ne pas tomber sur le même guichet et miracle, après avoir examiné nos documents, la charmante employée nous donne un reçu afin de venir rechercher dans quelques jours nos passeports avec peut-être nos visas.

Après ces 9 jours passés à Bangkok, c’est avec un réel plaisir que nous reprenons le bus direction Khon Kaen dans le centre de la Thaïlande, loin des millions de touristes, du bruit et de l’agitation permanente de Bangkok. Jordan va mieux depuis quelques jours et la campagne devrait l’aider à retrouver, définitivement, la forme et l’appétit. Il m’empresse de vous narrer la suite de nos aventures en terre d’Isan, la merveilleuse histoire de son roi Pierre 1er et de sa délicieuse épouse Suvisa, mais ça, bien sur, c’est une autre histoire que je vous raconterai peut-être d’ici quelques jours.

Messages personnels :

Bon anniversaire à notre fille chérie Sarah, ainsi qu’à notre Juju, avec qui nous fêterons ses 18 ans au Vietnam.

Un très bon anniversaire à notre neveu Gaël, à mes amies Patou et Cathy Poupouille et Fred.

Greg.

SPICY OR NOT SPICY

(Du 28 décembre 2014 au 11 janvier 2015)

Atterrissage en douceur sur la piste du petit aéroport de Krabi, et nous voici arrivés en Thaïlande. Dans quelques heures, ce sera d’abord Camille, Geoffrey et Lucas (les amis de Jordan) qui vont nous rejoindre et ensuite ce sera au tour de la petite famille Henneteau. Sarah, notre fille, qui je pensais, était partie avec nous car je l’entend tous les jours… sur Skype, gérant avec sa mère, à distance, les problèmes de la maternité d’Etampes, de l’aménagement de sa cuisine et de l’addiction de Michael au sport. Notre vilain pas beau « Louka » qui ne veut jamais dire « je t’aime » à sa Manoune mais qui a du être briffé par sa mère avant l’arrivée en Thaïlande : » je te préviens, si cette fois tu ne dis pas « je t’aime » à Manoune en sortant de l’avion, pas de « doudou-tétine » pendant quinze jours. Et enfin Michaël, notre gendre qui préfère qu’on l’appelle « Steve » prénom du créateur de son jouet préféré  » l’IPHONE », prénom qu’il voulait donner à son fils, non pas « IPHONE » mais « Steve », mais Sarah s’y est vertement opposée, elle qui voulait appeler son fils « Thermomix », prénom, je suppose tiré d’un album d’Astérix (comprendra qui pourra !!).

Avant de prendre chacun notre route, Koh Lanta pour Jordan, Fantine, Mia et leurs potes et Yao Beach pour nous, j’ai réservé 4 Chambres, dans un petit village de gîtes avec piscine, près de Krabi. C’est là-bas que nous retrouverons Mia que nous avions quitté précipitamment à Agua Calientes au Pérou après le trek du Salkantay mais dont nous avions régulièrement des nouvelles. Bien qu’elle ait déjà déjeuné, c’est avec un plaisir non simulé qu’elle nous suivra au resto où nous nous raconterons les péripéties de nos voyages respectifs. 

Problème à Bangkok, Lucas vient de contacter Jordan, Geoffrey s’est trompé sur la date des billets d’avions sur Krabi, il a réservé pour le 28 novembre au lieu du 28 Décembre, ils ne peuvent pas embarquer, ils seront donc dans l’obligation d’acheter d’autres billets pour le lendemain et de passer une nuit à Bangkok. Ne rigolez pas, j’ai fait exactement la même sur le vol de krabi à Bangkok et bien que je m’en sois aperçu rapidement j’ai quand même dû racheter des billets. 

Ca y est, c’est enfin l’heure, Agnès prend le taxi, direction l’aéroport pour retrouver ses 2 filles, son petit-fils et son gendre. Contre toute attente, c’est lui qui se précipitera le premier dans les bras d’Agnès en lui criant » Je t’aime, belle-maman » de peur que Sarah ne lui supprime son doudou « Iphone » pendant quinze jours

Le lendemain, nous prenons la direction de nos hébergements respectifs, pour nous, villa avec piscine et pour les jeunes, chambre avec salle de bains commune et wc au fond du jardin. Et oui, on n’a pas tout à fait, les mêmes moyens. Avant de nous quitter, nous nous donnons rendez-vous à Koh Lanta où nous fêterons, ensembles, le réveillon du Nouvel-an. 

Après être passés faire quelques courses, nous arrivons à notre superbe location où les locataires précédents nous ont laissé, dans les placards, pleins de choses à manger dont des pâtes aux mites, du jambon bleu et des oeufs verts qui sont certainement des spécialités thaïlandaises. Je m’empresse donc d’aller à la réception leur demander la façon de cuisiner ces délicieux mets et j’arrive à comprendre, malgré mon faible niveau d’anglais, que les derniers locataires sont partis il y un peu plus de 6 mois et qu’il serait peut-être plus prudent de jeter ses aliments.

L’autre problème de notre location est l’absence de transports en commun, de commerces et de restaurants aux alentours, mais heureusement, moi qui pense à tout, j’avais prévu la location d’un véhicule, car faire du stop à 6, me paraissait un peu compliqué.

Nous effectuerons notre première sortie à Ao Nang, station balnéaire située un peu au Nord de Krabi, première baignade où la température de l’eau doit avoisiner avec les 26°, puis comme prévu, nous prendrons la direction de Koh Lanta pour aller fêter la nouvelle année. Après 2 heures de route et 2 heures à attendre de pouvoir monter sur le ferry, nous arrivons enfin à Old Town où nous retrouvons nos jeunes, en plein tournage d’un clip de prévention sur, je pense « Les méfaits de l’exposition prolongée au soleil » au vue de la couleur rouge de la peau de Geoffrey, Camille et Lucas.

Petit tour sur la côte Est de l’île afin de profiter du soleil et de la plage et retour à Old Town afin de nous préparer pour le réveillon. Quelle chemise vais-je mettre ce soir ? Et bien, la même que j’ai mis pour mon anniversaire et pour Noël, vu que je n’en ai qu’une.

Au menu de notre réveillon, riz pour les uns et nouilles pour les autres. Cette année, nous ne nous sommes pas, comme à l’habitude, gavés de biscuits apéros et de champagne avant de passer à table et pour une fois, j’avoue que s’il y avait eu du fromage et une bûche glacée, ça n’aurait pas été de refus. 22 heures, fermeture du restaurant, il nous reste encore 2 heures avant de nous souhaiter la bonne année, heureusement Karl, le charmant propriétaire de la guest house qui nous héberge, possède un bar où tous les touristes de la ville viendront se joindre à nous et au plus fort de la soirée, nous serons presque vingt à enflammer le dancefloor.

Le lendemain, réveil à 8 heures et même pas mal à la tête, ce qui n’est pas le cas de Jordan qui se réveille avec des courbatures et une forte fièvre qui va le terrasser pendant presque 3 semaines. Nous reprendrons la route en fin d’après midi et nous retrouverons l’ équipe à jojo dans quelques jours afin d’aller visiter Railay et ses majestueuses falaises et l’île de Koh Phi Phi.

A Yao Beach, tout va bien, hormis un conflit permanent entre Margot et Michael qui se battent quotidiennement pour débarrasser la table et faire la vaisselle et notre loulou qui est vraiment quelquefois « vilain pas beau » dû certainement, à l’ absence de sieste et au décalage horaire.

La santé de Jordan ne s’améliore pas, bien que ses amis se relaient matin, midi et soir pour lui prendre sa température et lui mettre ses suppositoires. Nous partirons donc à Railay, sans lui et sans Fantine qui,pour essayer de le revigorer, c’est acheté au marché une tenue d’infirmière sexy.

Suite à cette achat, Jordan retrouvera un peu de vigueur et nous accompagnera jusqu’à Koh Phi Phi, une île qui a dû être paradisiaque il y 20 ans mais qui, aujourd’hui est envahie par des milliers de touristes, pour lesquels on a bâti, des milliers de constructions qui sont en train de défigurer ce paradis, qui possède encore, malgré tout, quelques plages de toute beauté bordées par la mer turquoise d’Andaman.

Bon, ben si j’avais su j’aurai pas venu. Allez retour sur la terre ferme sans Sarah et Mickaël qui ont décidé de prendre le ferry, direction Pucket, pour une nuit et nous laisserons nous occuper de Louka, qui fera moins le malin en l’absence des ses parents et qui sera, pour le coup, pendant ces deux jours « gentil, très beau ».

Nous consacrerons nos derniers jours, à des activités diverses, ballade en éléphant, visite de temple bouddhiste avec ses 1200 marches à gravir, pendant que les jeunes partiront sur l’île de Koh Phan Gan mais sans Camille, qui devait reprendre un vol un peu plus tôt.

Allez il est temps de refermer les valises et de reprendre la route ou plutôt les airs en direction de la capitale thaïlandaise.

Ah oui me direz vous ! mais pourquoi ce titre « Spicy or not Spicy » et bien ça, c’est une autre histoire que je vous raconterai « peut-être » dans mon prochain article sur Bangkok.

Messages personnels :

Bon anniversaire à notre petite Servane, à Véro et à ma petite maman à qui l’on pense très fort.

Un peu en avance joyeux anniversaire à Gwendoline et Liam.

Félicitations à notre Juju pour l’obtention de son code.

A Marco.

Greg