ROYAUME DE SIAM

(Du 11 Janvier 2015 au 19 Janvier 2015)

Après 12 jours passés à explorer Krabi et ses environs, nous partons à la découverte de la capitale où nous rejoindrons Suvisa, notre amie thaïlandaise, qui pendant une quinzaine de jours, va nous faire découvrir Bangkok puis son village natale proche de la ville de Khon Kaen. Nous séjournons dans un hôtel proche de celui de Suvisa (Susu) mais pas le même car cette fois, c’est nous qui n’avons pas les moyens.

Nous avons donc pris nos quartiers à Rambuttri street près de Khao San, une des rues les plus touristiques et animées de la ville où nous avons donné rendez vous à Susu. La rue relativement calme à notre arrivée, dans l’après midi s’est transformée, à la nuit tombée, en une fourmilière grouillante de milliers de touristes qui prennent d’assaut les centaines de salons de massage, de restaurants, de bars et d’échoppes en tous genres qui jonchent notre rue. Ici, on parle anglais, russe ou français mais plus rarement thaïlandais. Chaque restaurant fait cracher les décibels pour attirer une clientèle souvent jeune et alcoolisée. C’est dans ce brouhaha inaudible que nous retrouvons Susu accompagnée de sa nièce Jade et de Yann, un danois qu’elle a rencontré à l’aéroport. Notre conversation se résumera principalement à des « Quoi ! Comment ! Hein ! What !  » tellement le bruit est assourdissant.

De leurs côtés, c’est Mia qui servira de guide à Lucas et Geoffrey car Jordan et Fantine sont toujours en souffrance. Ils ne s’alimentent plus qu’au Seven Eleven (magasin d’ alimentation ouvert 24/24). Un sandwich pour 2 leur suffit, Fantine mange une tranche de pain de mie et la salade et Jordan l’autre tranche et le thon. Leur température commune frôle les 80 °et malgré la température extérieure qui avoisine les 35 °, ils continuent à avoir froid.

Avant la visite de Bangkok, passage obligé à l’ambassade du Vietnam afin de déposer nos demandes de visas multi-entrées de 3 mois. Nous pensions pouvoir récupérer nos passeports en fin d’après midi et aller le lendemain matin à l’ambassade de chine, afin d’être débarrassés de ces corvées administratives. Malheureusement, on nous apprend, premièrement que l’ambassade ne délivre plus de visas multi-entrées et que deuxièmement, nos passeports ne nous serons restitués que dans 3 jours.*

Nous devrons, suite à ce refus, modifier notre parcours et nous ne pourrons pas nous rendre au Cambodge comme initialement prévu. Après avoir essayé, en vain de persuader un taxi de nous ramener de l’ambassade à notre hôtel (ici, c’est le taxi qui est roi, pas le client, il vous emmène, premièrement si il en a envie et deuxièmement, si c’est lui qui fixe le prix, c’est à dire, à peu près le double du prix du compteur officiel) nous finirons par rentrer, vivant, en moto-taxi après avoir slalomé entre les voitures, grillé les feux rouges et roulé à contre-sens.

L’après-midi, c’est sous une chaleur accablante que nous irons visiter le grand palais et pour nous rafraîchir, nous irons ensuite faire une petite ballade en bateaux dans les canaux de Bangkok où se prélassent, au soleil, d’énormes varans.

Le soir, nous nous retrouvons tous au resto (hormis Jordan et Fantine) mais avec en plus Le fils et la belle-fille de Susu et 5 de leurs amis. L’ambiance est sympa, nos amis thaïlandais enchaînent les plats et les girafes de bière (dix de 3,5 Litres) quand tout d’un coup, Michaël, à qui l’ont vient de servir le plat, se lève en hurlant être la victime d’un complot orchestré par la NIA ( services secrets Thaïlandais) ou la mafia Thaï, qui essayent de l’empoisonner car c’est au moins la cinquième fois, depuis le début de notre séjour, qu’on lui sert un plat « Spicy » alors qu’il l’avait commandé « No Spicy », (d’où le titre de mon article précédent). Une question reste toutefois en suspend : Pourquoi Michaël et qui est-il vraiment ? 

Un agent de la DGSE, un ladyboy qui s’exhibe dans un cabaret thaï d’Etampes ou un organisateur de Ping-Pong Show dans les caves de Méréville.

Je pencherai plutôt pour cette dernière éventualité car lorsque les rabatteurs de notre rue nous proposait d’assister à ce genre de spectacle, il était le seul à savoir de quoi il s’agissait car il en avait soi-disant entendu parlé dans le dessin animé « South Park ». Foutaise !!! Si vous voulez avoir plus d’information sur le « Ping Pong Show », vous pouvez contacter Michaël qui se fera un plaisir de vous donner plus de détails sur cette activité ludique à l’adresse suivante « heneteaumickael@gmail.com »

Après une dernière journée à Bangkok, l’heure du retour va bientôt sonner pour la petite famille Henneteau, Lucas et Geoffrey. Le choc thermique risque d’être violent ; 35° à Bangkok contre 0° à Paris, mais il faut bien se remettre au boulot pour mieux apprécier les vacances. Finalement, il est tombé plus de larmes dans notre rue lors de leur départ que de pluies pendant tout notre séjour en Thaïlande. Il a fallu se mettre à quatre pour pousser Sarah dans le taxi et ensuite faire ressortir Agnès que Sarah avait agrippé et emmené avec elle, provoquant un embouteillage monstre dans la rue.

Un dernier « veutaimemamamoune » lancé par Louka, à qui on avait pas enlevé la tétine, clôturait cette soirée d’adieux. Agnès, envahit par l’émotion, se jeta précipitamment sur la fenêtre du taxi pour obtenir un dernier baiser de son Loulou mais c’est finalement la fenêtre « fermée » qu’elle embrassa, pour retomber assommée sur le trottoir.

Avant de la ramasser, j’en profite pour boire une dernière bière, avant de me coucher pour fêter leur départ noyer mon chagrin. Le lendemain, je m’aperçois qu’Agnès n’est pas à mes côtés : il faut dire qu’hier soir, après ma quinzième bière avalée tellement mon chagrin était immense, j’ai dû l’oublier sur le trottoir.

Bon, repassons aux choses sérieuses ! C’est en minibus privé que nous nous rendrons à Amphawa pour visiter deux marchés atypiques. Nous débuterons notre visite par les marchés flottants de Damnoen Saduak, une agréable ballade au fil des canaux avant l’arrivée dans le très joli mais très embouteillé marché flottant . Nous sommes sollicités de toutes parts pour acheter, souvenirs et nourritures, souvent facturés parfois le double que sur la terre ferme. Nous nous rendrons ensuite sur le « Maeklong railway Market » ,marché situé sur une voie ferrée où les étals, situés sur les rails, se replient à l’arrivée du train et se remettent en place dès son passage et ça, 8 fois par jour.

Après avoir récupéré nos passeports à l’ambassade du Vietnam, direction l’ambassade de Chine pour obtenir nos précieux sésames qui nous permettrons de découvrir l’empire du milieu. Après avoir essuyé un premier refus et après un passage au Cybercafé pour imprimer des justificatifs complémentaires, nous serons à nouveau refoulés par la même personne, qui ne prendra cette fois, même pas le temps de regarder nos documents. A notre sortie, un inconnu nous abordera pour nous proposer d’obtenir nos visas dans la journée pour l’équivalent de dix fois le prix d’un visa normal, soit 250 Euros. Après avoir accepté dans un premier temps, nous déclinerons finalement son offre.

Après une visite au Chatuchak weekend market, l’un des plus grands marchés au monde qui émerveillera Margot pour ses tee-shirts Nike à moins de 2 euros mais où malheureusement elle ne trouvera pas de short en jean à sa taille. Et oui, on ne peut rêver avoir les fesses de Kim kardashian et vouloir s’habiller dans un marché asiatique. Nous passerons notre dimanche à essayer de réunir tous les documents nécessaires pour l’obtentions de nos visas Chinois. 

Le soir, nous retrouverons Pierre, le mari de Suvisa, qui vient d’arriver à Bangkok et avec qui, nous passerons nos derniers jours de vacances en Thaïlande. Pierre nous a ramené quelques présents de notre cher pays, du champagne pour Agnès, du chocolat pour Margot et Jordan et le dernier numéro de Charlie Hebdo et du canard enchaîné pour moi.

Demain, ultime tentative, afin d’obtenir nos visas, nous décidons de nous rendre seulement Agnès et moi à l’ambassade de Chine ; un petit couple de vieux, ça fait moins peur qu’un jeune barbu de deux mètres avec un chignon sur la tête. Nous prenons bien garde de ne pas tomber sur le même guichet et miracle, après avoir examiné nos documents, la charmante employée nous donne un reçu afin de venir rechercher dans quelques jours nos passeports avec peut-être nos visas.

Après ces 9 jours passés à Bangkok, c’est avec un réel plaisir que nous reprenons le bus direction Khon Kaen dans le centre de la Thaïlande, loin des millions de touristes, du bruit et de l’agitation permanente de Bangkok. Jordan va mieux depuis quelques jours et la campagne devrait l’aider à retrouver, définitivement, la forme et l’appétit. Il m’empresse de vous narrer la suite de nos aventures en terre d’Isan, la merveilleuse histoire de son roi Pierre 1er et de sa délicieuse épouse Suvisa, mais ça, bien sur, c’est une autre histoire que je vous raconterai peut-être d’ici quelques jours.

Messages personnels :

Bon anniversaire à notre fille chérie Sarah, ainsi qu’à notre Juju, avec qui nous fêterons ses 18 ans au Vietnam.

Un très bon anniversaire à notre neveu Gaël, à mes amies Patou et Cathy Poupouille et Fred.

Greg.