THURSDAY NIGHT FEVER A SAÏGON

(Du 20 février au 27 février 2015)

Aéroport d’Ho Chi Minh, vendredi 27 février, nous venons de quitter nos amis et notre fille, avec qui nous nous sommes donnés rendez-vous dans trois mois. Les aux revoirs sont difficiles tellement ces deux semaines ont été intenses. Nous sommes heureux d’avoir pu partager un peu de notre tour du monde avec la petite famille Clémente mais désormais, ne nous voilà plus que 3 pour terminer l’aventure, mais ça, c’est une autre histoire que nous vous raconterons dans les mois qui viennent. Revenons plutôt à la suite de notre voyage au Vietnam.

Après quatre heures de route en véhicule privatif, nous voici enfin arrivés au port de Rach Gia où nous devons prendre le ferry pour passer quelques jours sur l’île de Phu Quoc.

Arrivés à bon port, il ne nous reste plus maintenant qu’à nous trouver un moyen de locomotion qui nous permettra de rejoindre notre hôtel. Un chauffeur de  taxi viendra à notre rencontre pour nous proposer ses services pour 3 000 000 Dongs. « It’s not expensive » s’écrie fièrement Francky, pensant avoir retenu la leçon de son premièr échec à Can Tho. Non, 100 euros pour 10 km « it’s too expensive » s’écrie Jordan et c’est finalement en local bus que nous rejoindrons notre hébergement.

Dans un premier temps, l’accueil est plutôt sympathique mais au fur et à mesure de notre séjour, la situation deviendra de plus en plus tendue entre un des gérants et un client de l’établissement. C’est bien la première fois depuis notre arrivée au Vietnam  et même depuis le début de notre tour du monde que nous connaîtrons ce genre de situation. N’allez pas croire que ces deux cons (désolé, mais il n’y a pas d’autres noms) étaient vietnamiens, non pas du tout, le gérant était néerlandais et le client, russe et ils auraient bien aimé pourrir notre séjour mais n’y sont pas parvenus.

De toute façon, nous ne passions que très peu de temps dans l’hôtel, suffisamment tout de même, pour qu’ils trouvent le temps de nous emmerder à la moindre occasion. La plage la plus proche de notre hôtel est splendide mais malheureusement, la mer est infestée de petites méduses. Pour les deux jours suivants, nous avons donc décidé de louer des scooters qui nous permettront d’explorer l’île. Après une première initiation à la conduite pour Malo, Margot et Juliette, ponctuée de quelques petites chutes sans gravité, direction le sud de l’île pour découvrir une plage splendide. Ce sont les enfants qui conduiront sur la route du retour pour nous emmener vers une autre plage où les locaux se donnent rendez-vous pour pique-niquer. Seul problème, ils ne ramassent rien. Le site est donc couvert de milliers de détritus en tous genres et les vaches, les chiens et les mouches profitent de l’aubaine pour finir les restes du festin.

Le soir, apéro sur la terrasse puis départ pour aller se restaurer sur le marché local, demain nous explorerons le nord de l’île, découvrir d’autres plages.

Après avoir cherché, en vain, un restaurant servant un petit déjeuner à l’occidentale, puis après avoir failli perdre Francky et Malo et enfin, après avoir roulé pendant plus de deux heures sur les pistes du nord de Phu Quoc, sans trouver ni plage de rêve, ni restaurant, il faudra prendre une décision rapide, sous peine de perdre définitivement notre journée. Une plage de rêve, on en connaît une, mais elle se trouve au sud. Qu’à cela ne tienne, les parents reprennent en main les scooters et c’est plein gaz que nous traverserons en moins d’une heure l’île du nord au sud et où, affamés nous dévorerons des pizzas en bord de plage.

Une dernière soirée à l’hôtel, une dernière incartade entre Vladimir et Jordan et demain direction l’aéroport pour un vol vers Ho Chi Minh où un chauffeur nous attend pour nous conduire dans le Parc National de Cat Tien, que nous atteindrons au bout de 4 heures de route.

Cette fois, pas de problème avec la gérante, une gentille vietnamienne où le lodge en bord de rivière est splendide. C’est avec notre chauffeur cette fois que nous aurons un problème. Ce dernier devait normalement rester avec nous pendant les 3 jours de notre séjour sur Cat Tien mais, petit bémol, son agence avait oublié de l’avertir et il n’était venu qu’avec un seul slip et sans brosse à dents. Nous lui proposons donc d’aller de ce pas lui acheter une brosse à dents, quant au slip, seul Francky à la même taille que lui, le seul problème c’est que Francky ne porte que des strings et devant le refus catégorique du chauffeur d’en essayer un, nous le laisserons finalement repartir.

Pour notre première visite dans le parc, direction un centre de réhabilitation des gibbons avec pour guide, une écossaise. Après la visite, nous nous sommes donc réunis pour savoir qui avait compris quoi et après recoupage, voici les quelques informations que nous pensons avoir saisies et que nous pouvons vous donner sur les gibbons.

Le gibbon est un oiseau qui vît plus de 150 ans et s’il trouve une bonne gibonne, il peut lui faire jusqu’à 30 petits par mois. Le gibbon vît dans une cage, normal pour un oiseau mais il peut également faire son nid, en banlieue pour le gibbon des villes, ou à la campagne pour le gibbon des champs. Il se nourrit de racines carrées, de petits insectes et plus rarement de tigres qui sont en voix de disparition à cause justement de ces saletés de gibbons qui les ont presque tous mangés.

Voilà à peu près, ce que nous avons tous compris sur la vie des gibbon, mais allez quand même vérifier les informations sur Wikipédia car nous ne sommes pas tout à fait sûrs de certaines traductions.

Après cette visite, un petit trek en jungle et une dernière balade en vélo que nous finirons de nuit et où je roulerai plus de 10 km avec un pneu crevé. Il faut dire que, vu l’état des vélos, ils avaient du être acheté lors de l’ouverture du parc, c’est à dire, il y a une cinquantaine d’années.

Le lendemain, petit tour de canoë, re-trek et re-balade en vélo où cette fois, c’est Jordan, qui connaîtra quelques problèmes mécaniques en déraillant plus d’une vingtaine de fois. Nous finirons notre séjour à Cat Tien par un repas dans un superbe restaurant attenant au Lodge et où, devant l’insistance du patron pour participer au Karaoké local, Agnès et Coco, entonneront, pour le plus grand bonheur des vietnamiens présents « sous les sunlights des tropiques » du grand compositeur et mélomane Gilbert Montagné qui aurait certainement aimé  voir ça.

Notre chauffeur sera bien de retour à l’heure prévue, pour nous ramener à Ho Chi Minh. Retour à l’hôtel où nous avons logé au début de notre séjour, la boucle est bouclée, un dernier petit tour en ville, histoire que les Clémente puissent faire quelques emplettes puis retour à l’hôtel afin que tout le monde puisse se préparer pour une nouvelle soirée d’aux revoirs et où nous fêterons également les 53 ans de ma charmante épouse, ce qui me donnera l’occasion de ressortir, une quatrième fois, ma chemise.

Nous prenons tous ensemble la direction d’un restaurant où nous avions dîné la veille de l’arrivée de nos amis à Ho Chi Minh et comme la première fois, les Mojitos et le Dalat vont couler à flots. Il flotte, au dessus de Saïgon, un air de bonheur, une brise fraîche et légère rafraîchit cette belle soirée, nous sommes tous bien ensemble, notre repas se termine mais pas notre soirée car, pour prolonger ce moment de grâce, nous décidons d’aller faire un tour en boite avant de nous coucher.

Un vieux pervers, un nain, des prostituées et leurs macs, des danseuses, un âne, un cochon, de la musique électro vietnamienne, quelques clients et nous, au milieu de tout ça, le décor est planté et maintenant place à la fête qui ne commencera vraiment qu’après l’absorption de la moitié de la bouteille de vodka que nous avions commandée en début de soirée.

La soirée sera folle et nous danserons tour à tour avec le nain, les prostituées et leurs macs, le vieux pervers, les danseuses et le cochon, oubliant négligemment de nous occuper de nos enfants qui eux, n’ont pas oublié de s’occuper de l’autre moitié de la bouteille de vodka.

C’est sur l’âne que nous quitterons la boîte vers deux heure du matin, hurlant dans les rues d’Ho Chi Minh, suite à une surdité partielle due à un excès de décibels et à une alcoolisation bien avancée. Arrivés devant l’hôtel, surprise ! La porte est close. Nous tambourinerons plus de 10 minutes sur le rideau de fer avant que quelqu’un veuille bien nous ouvrir mais finalement, personne ne voulant se coucher, nous resterons encore plus de 2 heures sur le trottoir, à parler de ces merveilleuses vacances, de notre retour dans quelques mois et des mille et une choses que nous ferons dans les années à venir.

Nous nous endormirons avec des rêves plein la tête mais c’est avec des maux plein la tête que nous nous réveillerons. Et voilà, un dernier petit déjeuner pris ensemble et deux taxis, direction l’aéroport, mais ça je vous en ai déjà parlé au début de mon récit.

C’est Agnès, qui pour votre plus grand plaisir, reprendra la plume pour la deuxième fois pour vous conter notre petite virée à Hong Kong mais ça, c’est une autre histoire qu’elle est actuellement en train d’écrire. Un accouchement, qui se fait dans la douleur, mais qui risque de donner un bien joli récit.

Messages personnels :

Papa est désormais rentré à la maison et poursuit sa convalescence. Anne Marie son infirmière, est toujours aux petits soins pour lui.

Nous souhaitons un joyeux anniversaire à ma grande soeur adorée, Zibouinick.

Bon anniversaire à J.B que nous embrassons bien fort.

Greg.

IT’S TOO EXPENSIVE

(Du 14 février au 20 février 2015)

J – 1 avant l’arrivée de la petite famille Clémente, l’excitation est à son comble, huit mois sans voir aucun de nos amis, c’est long, c’est même très long, mais demain ils arrivent. Alors pour fêter l’événement, rien de tel qu’un bon restaurant accompagné d’un bon Dalat (vin vietnamien) et de quelques mojitos. Nous finirons la soirée devant notre hôtel avec Jordan et quelques bières, qui nous permettront de refaire le monde que nous connaissons mieux désormais. Voilà maintenant, au moins quinze jours que nous n’avions pas bu. C’est peu pour certain, une éternité pour nous et je vous avoue que je savoure ces petits moments privilégiés que je partage avec mon fils.

Ho Chi Minh est en pleine effervescence, une circulation monstre en vue de la fête du Têt qui aura lieu dans quelques jours, la ville s’est parée de millions de fleurs qui cachent un peu sa misère.

H – 1, la tension est à son comble, comment va t-on les retrouver ? Coco, blonde à forte poitrine, Francky, gros et aimable, Juliette sans bouton et Malo, sans bidon ? Fin du suspense, les voilà ! Et non, ils n’ont pas changé et tant mieux parce que c’est comme ça qu’on les aime.

Dans l’euphorie des embrassades, des accolades, des roulages de galoche et j’en passe, Francky vient de s’apercevoir qu’il a laissé son sac avec cartes bleues et passeports dans le taxi, Jordan se lance alors dans une folle course poursuite de 50 mètres, soit juste la distance qu’il faudra au taxi pour être bloqué dans les bouchons. Ils ont ramené un peu de notre cher pays sous la forme d’un beau morceau de Comté et 30 cm de saucisse sèche qu’ils ont réussi à sauvegarder des griffes de Juliette qui, un soir de grosse dalle en rentrant de l’école, en avait déjà englouti plus d’un mètre. Mais le plus beau cadeau qu’ils avaient dans leurs valises, ce sont les milliers de baisers et de pensées de nos amis restés en France.

Pas de temps à perdre, le planning est chargé pour les deux jours à venir à Ho Chi Minh : animations autour de la fête du Têt, visite de la ville, de ses pagodes et du musée de la guerre et tout ça, sous une chaleur étouffante.

Mais avant tout, quelques petites recommandations de base à nos amis. La première, vitale : comment traverser une rue ? Eh bien surtout, ne pas attendre que le petit bonhomme soit vert (il n’y a presque aucun feu) ou qu’il n’y ait plus de trafic sous peine de rester deux jours sur le même trottoir. Alors on tourne la tête et on avance mais surtout, sans courir pour que les milliers de scooters qui circulent puissent vous éviter, le plus gros danger restant les voitures et les bus qui eux, ne peuvent pas vous éviter, sous peine de renverser la cinquantaine de scooters qui les entoure. La seconde, pratique : comment négocier ? Jordan, qui en est le grand spécialiste, expliquera toutes les ficelles de son art à Francky.

Après une bonne nuit, qui leur permettra de récupérer un peu du décalage horaire, et un dernier petit déjeuner pris à l’hôtel où Coco, dans un anglais presque parfait, lancera à la serveuse cette fameuse phrase  » If it’s no saussage, it’s better » nous rassurant quelque peu Agnès et moi sur notre niveau d’anglais, nous partirons au terminal de bus direction Can Tho, ville principale qui nous permettra de visiter les fameux marchés flottants du delta du Mekong. Nous refusons de monter dans le premier minibus bondé qui doit nous conduire à notre destination mais nous ne pourrons finalement pas faire autrement que de monter dans le suivant, qui nous conduira en fait à un autre terminal de bus où nous devrons attendre plus d’une heure sur le parking dans les gaz d’échappement et la chaleur, le départ de notre bus pour Can Tho.

Arrivés à l’hôtel, nous prenons possession de notre unique chambre, car j’ai oublié de vous dire que, par souci d’économie et pour plus de proximité avec nos amis, nous n’avons, dans chacune de nos locations, pris qu’une seule chambre de 10 m² pour nous huit. C’est vrai, qu’il y fait un peu chaud et que nous sommes un peu serrés mais ça nous rapproche encore plus. Pour la répartition des lits, on reste en famille bien sûr : les filles avec leur mère et les garçons avec leur père, mais vu la taille du mien, j’ai dû dormir sur les valises pendant quinze jours.

Tous le monde est affamé, alors direction le centre ville pour y trouver un resto. Une avenue sans fin y conduit et je peste contre moi-même d’avoir choisi cet hôtel, au calme soit, mais au moins à 3 km de la ville. En plus, nous apprendrons un peu plus tard, que pour cause de fête du Têt, il n’y aura pas de marchés flottants durant la durée de notre séjour. Et dire que nous venions principalement pour les voir ! Nous réserverons tout de même un tour sur le Mékong par l’intermédiaire de Rose, une charmante vietnamienne qui a finalement réussi à nous convaincre qu’il y avait autre chose à voir sur le Mékong que des marchés.

Arrivés au restaurant, nous ne commandons que quatre plats, car j’ai oublié de vous dire que par souci d’économie et pour plus de convivialité, nous avons décidé de partager nos plats. Pour la répartition des assiettes, on reste en famille bien sûr, les filles avec leur mère et les garçons avec leur père mais vu l’appétit des nôtres, Francky et moi n’avons rien mangé pendant quinze jours.

De retour à l’hôtel, nous demandons, vue la distance du centre ville, à pouvoir louer huit vélos pour les deux jours qui nous restent à passer à Can Tho et nous assurons que nos tickets de bus pour Phu Quoc ont bien été réservés. Et là, plus aucun regret d’avoir choisi cet hôtel. Devant la gentillesse de son personnel, qui va se plier en quatre pour nous trouver huit vélos et qui, suite à une erreur de réservation de notre bus, nous invitera gratuitement au repas de réveillon du Têt.

Finalement, nous ne louerons que quatre vélos, car j’ai oublié de vous dire que par souci d’économie et pour plus de fraternité nous avons décidé de partager nos selles. Pour la répartition des selles, on reste en famille bien sûr : les filles avec leur père et les garçons avec leur mère car si on avait laissé les filles pédaler, on ne serait jamais arrivés à l’heure pour le feu d’artifice.

Après cet agréable repas où nous n’avons pas toujours compris ce que nous mangions, direction le feu d’artifice avec nos beaux vélos. Première chose avant de profiter du spectacle : trouver un endroit où nous pourrons garer nos montures. Bien, le coin semble parfait, on met nos antivols quand un Vietnamien vient nous demander de payer 40.000 Dongs pour le parking. Je m’apprête à régler la somme quand Francky, voulant mettre en pratique les leçons de négociation de Jordan, s’interpose en faisant face à l’individu interloqué pour lui faire comprendre qu’il était hors de question de payer une telle somme « It’s too expensive » lui dit-il. Surpris le fonctionnaire n’en démord pas, ce sera 40.000 dongs, point final. Francky, lui non plus ne veut rien lâcher « It’s too expensive » répéte t-il, et finalement, il ne se calmera que lorsque Jordan lui annonce qu’il a dû faire une erreur de conversion car 40.000 dongs, ça fait moins de deux euros et que, pour le coup, ça fait vraiment pas très cher.

Des milliers de personnes s’entassent près du Mékong, en face d’un pont où va certainement être tiré le feu d’artifice. On arrive à se frayer un passage dans un passage et à trouver une place sur la place mais nous ne verrons pas grand chose du feu d’artifice qui finalement sera tiré sur notre gauche derrière de grands palmiers et ne durera qu’une dizaine de minutes. Le véritable spectacle aura lieu à notre retour, sur l’interminable avenue qui conduit à notre hôtel où nous avons l’impression que les millions d’habitants qui vivent ici se sont donnés rendez vous. Un défilé ininterrompu de scooters, de vélos et de voitures et nous au milieu de toute cette folie. Un moment magique rendu encore plus inoubliable par la gentillesse des Vietnamiens avec qui nous partageons ce moment.

Il est maintenant l’heure d’aller se coucher avec des rêves plein la tête de cette folle journée car demain debout à 4h pour aller voir le soleil se lever sur le Mékong. Elle avait un joli nom notre guide, Nathalie, très gentille et très jolie. Elle nous a fait découvrir le Mékong et ses méandres, tout en confectionnant des objets en feuilles de bambou. Nous n’avons pas regretté notre choix : le lever de soleil était splendide, la balade superbe et le petit resto exquis.

Au moment d’embarquer, j’ai oublié de vous dire que je n’ai voulu prendre qu’un bateau pour huit par souci d’économie et pour plus de simplicité. Mais après m’avoir balancé dans le Mékong, les Clémente sont montés dans les deux bateaux en me disant de faire la balade à la nage par souci d’économie. Pour notre dernière journée à Can Tho, nous avions envie de fraîcheur et nous avions repéré dans le Lonely qu’ il existait un parc aquatique. Un Center Parc à la vietnamienne : à nous la rivière sauvage et les tobogans de ouf ! Mais encore une fois, la dernière version du Lonely n’est vraiment pas à jour car vu l’état des installations, le dernier à s’être baigné ici doit être Ho Chi Minh, le père de la nation vietnamienne, mort il y plus de trente ans.

Après avoir déambulé dans les rues vides de Can Tho, nous finirons par trouver une piscine qui, malheureusement, doit être fermée en ce jour de fête. Ah oui, c’est ça, il n’y a personne mais pourtant… mais oui, c’est ouvert : une piscine avec un bassin olympique de cinquante mètres rien que pour nous, c’est fou ! Comme toute cette première semaine passée avec la famile CLEMENTE.

Après un passage au resto et la visite de deux temples, retour à l’hôtel car demain nous prenons la route et le ferry pour l’île de Phu Quoc. En espérant que Juliette, victime d’une intoxication alimentaire ou d’un coup de chaud, qui a empesté la chambre (dixit Margot) n’en fasse pas de même dans le bus. Mais ça, c’est une autre histoire que je vous raconterai peut être la semaine prochaine en même temps que le reste de notre séjour au Vietnam avec nos amis !

 

Messages personnels :
Comme promis quelques nouvelles de mon papa qui se remet doucement de ses problèmes, après un grand nettoyage des artères, il va mieux et devrait rentrer prochainement à la maison mais fini bonbons, grenadine et autres cochonneries dont il raffole et place à la tisane et aux biscottes sans sel.

Merci encore à Luis, Patrick et Mamounette de s’occuper de mon vieil ours de père, à qui nous souhaitons un joyeux anniversaire et que nous embrassons très fort.

Nous souhaitons un joyeux anniversaire à notre Titi St Martinoise et à notre beauf Cyrille.

Merci à Fantine, qui joue le rôle d’administrateur de notre blog et qui s’occupe de la publication de nos articles car depuis notre arrivée en Chine, nous n’arrivons plus à accéder à l’excellent site « rêves d’ailleurs ». Elle ne peut par contre pas renommer les photos car malheureusement, elle ne voyage plus avec nous.

Greg.

ON T’AIME PAPA

(Du 4 février au 15 février 2015)

Nous avons appris qu’hier, papa avait été victime d’un accident cardiaque mais aux dernières nouvelles, que Margot nous a communiquées cette nuit, il allait beaucoup mieux et était sorti d’affaire. C’est normal, avec un cœur gros comme le sien, il ne pouvait pas en être autrement. Nous t’envoyons mille baisers de Chine et toutes nos pensées sont avec toi, avec Mamounette et avec Maman, bien entendu. Nous voulions également remercier Patrick et Luis, présents lors de son problème, et toute la chaîne des secours qui a permis à papa d’être encore parmi nous aujourd’hui. Dans ce moment difficile, nous avons également une pensée particulière pour Patrick, mon oncle et frère de papa, Michel, le papa de Loulou, la grand-mère de Fantine ainsi qu’à tous ceux qui luttent ou qui ont des proches qui luttent contre la maladie. Notre descente vers le sud du Vietnam continue. Jordan, dont la santé s’améliore depuis notre départ de Bangkok, a pu reprendre la plume pour votre plus grand plaisir mais surtout pour le mien, car je commençais à manquer cruellement d’inspiration, comme vous pourrez le constater par vous-même en lisant ce nouvel article.

Après deux voyages mémorables dans les « local bus » en contact direct avec la population locale, nous décidons cette fois d’utiliser les « open bus » fréquentés principalement par les touristes, plus confortables et beaucoup moins bruyants sauf quand le chauffeur décide, à deux heure du matin, d’écouter à fond « les grosses têtes » version vietnamienne. Ils sont également bien plus rapides mais aussi bien plus dangereux, le chauffeur ayant la main constamment appuyée sur le klaxon pour palier l’absence de frein et doubler dans les virages. Il est cinq heure lorsque nous arrivons à destination, il est cinq heure mais Dong Hoi ne s’éveille pas et est étrangement calme pour une ville asiatique. Arrivés à notre hôtel, nous passerons la matinée à dormir avant de partir à la découverte d’une ville finalement sans grand intérêt et toujours aussi déserte. Heureusement, pour le lendemain, nous avions programmé une sortie dans un parc national dont j’ai oublié le nom avec au programme « trek et visite de grottes ».

Quatre litres d’eau, des provisions à gogo, lampe frontale, boussole et couteau suisse, nous sommes fin prêts pour en découdre avec les sentiers de randonnée vietnamiens. C’est parti pour… 10 minutes d’efforts intensifs, le temps d’arriver à la fin d’une passerelle longue d’environ 1 km, marquant également le terme de notre rando. Nous devons vous avouer que, hormis Margot, nous restons un peu sur notre faim. Heureusement, nous pourrons tout de même nous baigner dans une sublime rivière et finalement le plus long dans tout ça aura été de venir à bout de notre pique-nique et surtout des quatre litres d’eau.

Après la visite de la grotte effectuée sur un petit bateau, retour à Dong Hoi d’où nous repartirons le lendemain mais par le train, cette fois, pour visiter la ville impériale de Hué, célèbre pour sa fameuse forteresse que nous décidons d’aller visiter le jour même. Malheureusement, nous arriverons à 17h et trouverons portes closes à notre arrivée, mais qu’à cela ne tienne, nous reviendrons demain. Sauf que le lendemain, il tombe des hallebardes et que Jordan recommence à perdre l’appétit (mauvais signe). Nous renoncerons donc à visiter la citadelle et afin d’éviter à Jordan la prise des transports en commun, nous réserverons pour le lendemain un véhicule particulier pour nous conduire à Hoï An, en passant par différents sites remarquables : les sources de l’Eléphant, rivière où nous pensions pouvoir nous baigner, mais petit problème, il fait 12°C et le torrent est en crue, puis une superbe plage où Agnès, en s’initiant au body surf dans les vagues de la mer méridionale de Chine, avalera une méduse et enfin les fameuses montagnes de marbre où sont sculptées des représentations de Bouddha mais qui laisseront Jordan, toujours malade, …de marbre.

Notre hôtel est idéalement placé entre la mer et la charmante ville de Hoï An. Nous louerons donc des vélos pour effectuer nos déplacements. Au premier jour, un rassemblement a lieu au bas de notre hôtel : des enfants, des gens déguisés, une fanfare, ce doit être carnaval ou une fête des écoles. Je me précipite en bas des escaliers avec mon appareil photo et comme le chinois que je suis devenu, je mitraille l’assemblée en les saluant et en leur souriant. Il s’en est fallu de peu que j’aille danser avec eux, enfin il s’en est simplement fallu de l’arrivée du cercueil pour que mon ardeur soit vite calmée.

Allez, on enfourche nos vélos, direction la plage pour que Margot puisse affiner son bronzage et faire bisquer sa copine Juliette qui arrive dans quelques jours, avec Malo notre filleul et Francky et Coco, ses parents et nos amis qui viennent partager un petit bout de notre tour du monde. Arrivés en bord de plage, une employée du « VINCI » local nous demande 120 dôngs (3 euros) pour pouvoir garer nos trois vélos. Nous trouvons le prix un peu cher, par rapport à la location de nos trois vélos, qui n’est que de 90 dôngs. Nous arriverons, après deux heures de négociation, à lui faire baisser le prix à 60 dôngs et finalement à 0 euro car maintenant il fait nuit et que nous n’avons plus besoin de parking.

Nous prenons ensuite la direction de Hoï An, splendide port de pêche décoré de milliers de lampions, envahi par des milliers de touristes qui viennent admirer les milliers de lampions. Nous alternerons pendant ces trois jours entre mer et ville mais sans oublier les splendides rizières et les paisibles jardins vietnamiens qui sont un havre de paix et de tranquillité dans ce bruyant pays. Jordan ne va toujours pas mieux et ne peut pas continuer à voyager dans cet état, j’ai trouvé sur internet l’adresse d’un hôpital français à Ho Chi Minh Ville où il sera plus aisé de communiquer avec des médecins qui s’expriment dans notre langue, pour expliquer les symptômes de sa maladie.

Notre groupe va, pour la première fois depuis notre départ, se scinder en deux. Agnès et Jordan partiront pour Ho Chi Minh en avion et nous prendrons le bus avec Margot en direction de Nha Trang où nous passerons deux jours à nous faire dorer au soleil sur la riviéra vietnamienne, qui comme notre côte d’azur, est envahie par les russes. Après un ultime voyage, en bus, de nuit, nous retrouverons Agnès et Jordan, qui va beaucoup mieux et dont les résultats d’analyses n’ont rien relevé d’alarmant.

Nous attendons maintenant, de pied ferme, la petite famille CLEMENTE que nous n’avons pas vue depuis maintenant plus de huit mois et qui arrive demain à Ho Chi Minh mais ça, c’est une autre histoire que je vous raconterai très prochainement. Je ne manquerai pas de vous donner des nouvelles de mon Papa, à qui nous pensons très, très fort et à qui nous donnons rendez-vous dans maintenant moins de trois mois au restaurant de la dame Jouanne, comme on se l’était promis juste avant notre départ.

Messages personnels :

Nous souhaitons un joyeux anniversaire à Cinthia, à Ja, à Jacques, notre Daddy national. De gros bisous de nous trois. Bonne soirée à toi, ma Juju, pour tes 18 ans. Nous penserons bien fort à vous. N’oubliez pas de boire un coup à notre santé. Bisous.

Greg.