(Du 4 février au 15 février 2015)
Nous avons appris qu’hier, papa avait été victime d’un accident cardiaque mais aux dernières nouvelles, que Margot nous a communiquées cette nuit, il allait beaucoup mieux et était sorti d’affaire. C’est normal, avec un cœur gros comme le sien, il ne pouvait pas en être autrement. Nous t’envoyons mille baisers de Chine et toutes nos pensées sont avec toi, avec Mamounette et avec Maman, bien entendu. Nous voulions également remercier Patrick et Luis, présents lors de son problème, et toute la chaîne des secours qui a permis à papa d’être encore parmi nous aujourd’hui. Dans ce moment difficile, nous avons également une pensée particulière pour Patrick, mon oncle et frère de papa, Michel, le papa de Loulou, la grand-mère de Fantine ainsi qu’à tous ceux qui luttent ou qui ont des proches qui luttent contre la maladie. Notre descente vers le sud du Vietnam continue. Jordan, dont la santé s’améliore depuis notre départ de Bangkok, a pu reprendre la plume pour votre plus grand plaisir mais surtout pour le mien, car je commençais à manquer cruellement d’inspiration, comme vous pourrez le constater par vous-même en lisant ce nouvel article.
Après deux voyages mémorables dans les « local bus » en contact direct avec la population locale, nous décidons cette fois d’utiliser les « open bus » fréquentés principalement par les touristes, plus confortables et beaucoup moins bruyants sauf quand le chauffeur décide, à deux heure du matin, d’écouter à fond « les grosses têtes » version vietnamienne. Ils sont également bien plus rapides mais aussi bien plus dangereux, le chauffeur ayant la main constamment appuyée sur le klaxon pour palier l’absence de frein et doubler dans les virages. Il est cinq heure lorsque nous arrivons à destination, il est cinq heure mais Dong Hoi ne s’éveille pas et est étrangement calme pour une ville asiatique. Arrivés à notre hôtel, nous passerons la matinée à dormir avant de partir à la découverte d’une ville finalement sans grand intérêt et toujours aussi déserte. Heureusement, pour le lendemain, nous avions programmé une sortie dans un parc national dont j’ai oublié le nom avec au programme « trek et visite de grottes ».
Quatre litres d’eau, des provisions à gogo, lampe frontale, boussole et couteau suisse, nous sommes fin prêts pour en découdre avec les sentiers de randonnée vietnamiens. C’est parti pour… 10 minutes d’efforts intensifs, le temps d’arriver à la fin d’une passerelle longue d’environ 1 km, marquant également le terme de notre rando. Nous devons vous avouer que, hormis Margot, nous restons un peu sur notre faim. Heureusement, nous pourrons tout de même nous baigner dans une sublime rivière et finalement le plus long dans tout ça aura été de venir à bout de notre pique-nique et surtout des quatre litres d’eau.
Après la visite de la grotte effectuée sur un petit bateau, retour à Dong Hoi d’où nous repartirons le lendemain mais par le train, cette fois, pour visiter la ville impériale de Hué, célèbre pour sa fameuse forteresse que nous décidons d’aller visiter le jour même. Malheureusement, nous arriverons à 17h et trouverons portes closes à notre arrivée, mais qu’à cela ne tienne, nous reviendrons demain. Sauf que le lendemain, il tombe des hallebardes et que Jordan recommence à perdre l’appétit (mauvais signe). Nous renoncerons donc à visiter la citadelle et afin d’éviter à Jordan la prise des transports en commun, nous réserverons pour le lendemain un véhicule particulier pour nous conduire à Hoï An, en passant par différents sites remarquables : les sources de l’Eléphant, rivière où nous pensions pouvoir nous baigner, mais petit problème, il fait 12°C et le torrent est en crue, puis une superbe plage où Agnès, en s’initiant au body surf dans les vagues de la mer méridionale de Chine, avalera une méduse et enfin les fameuses montagnes de marbre où sont sculptées des représentations de Bouddha mais qui laisseront Jordan, toujours malade, …de marbre.
Notre hôtel est idéalement placé entre la mer et la charmante ville de Hoï An. Nous louerons donc des vélos pour effectuer nos déplacements. Au premier jour, un rassemblement a lieu au bas de notre hôtel : des enfants, des gens déguisés, une fanfare, ce doit être carnaval ou une fête des écoles. Je me précipite en bas des escaliers avec mon appareil photo et comme le chinois que je suis devenu, je mitraille l’assemblée en les saluant et en leur souriant. Il s’en est fallu de peu que j’aille danser avec eux, enfin il s’en est simplement fallu de l’arrivée du cercueil pour que mon ardeur soit vite calmée.
Allez, on enfourche nos vélos, direction la plage pour que Margot puisse affiner son bronzage et faire bisquer sa copine Juliette qui arrive dans quelques jours, avec Malo notre filleul et Francky et Coco, ses parents et nos amis qui viennent partager un petit bout de notre tour du monde. Arrivés en bord de plage, une employée du « VINCI » local nous demande 120 dôngs (3 euros) pour pouvoir garer nos trois vélos. Nous trouvons le prix un peu cher, par rapport à la location de nos trois vélos, qui n’est que de 90 dôngs. Nous arriverons, après deux heures de négociation, à lui faire baisser le prix à 60 dôngs et finalement à 0 euro car maintenant il fait nuit et que nous n’avons plus besoin de parking.
Nous prenons ensuite la direction de Hoï An, splendide port de pêche décoré de milliers de lampions, envahi par des milliers de touristes qui viennent admirer les milliers de lampions. Nous alternerons pendant ces trois jours entre mer et ville mais sans oublier les splendides rizières et les paisibles jardins vietnamiens qui sont un havre de paix et de tranquillité dans ce bruyant pays. Jordan ne va toujours pas mieux et ne peut pas continuer à voyager dans cet état, j’ai trouvé sur internet l’adresse d’un hôpital français à Ho Chi Minh Ville où il sera plus aisé de communiquer avec des médecins qui s’expriment dans notre langue, pour expliquer les symptômes de sa maladie.
Notre groupe va, pour la première fois depuis notre départ, se scinder en deux. Agnès et Jordan partiront pour Ho Chi Minh en avion et nous prendrons le bus avec Margot en direction de Nha Trang où nous passerons deux jours à nous faire dorer au soleil sur la riviéra vietnamienne, qui comme notre côte d’azur, est envahie par les russes. Après un ultime voyage, en bus, de nuit, nous retrouverons Agnès et Jordan, qui va beaucoup mieux et dont les résultats d’analyses n’ont rien relevé d’alarmant.
Nous attendons maintenant, de pied ferme, la petite famille CLEMENTE que nous n’avons pas vue depuis maintenant plus de huit mois et qui arrive demain à Ho Chi Minh mais ça, c’est une autre histoire que je vous raconterai très prochainement. Je ne manquerai pas de vous donner des nouvelles de mon Papa, à qui nous pensons très, très fort et à qui nous donnons rendez-vous dans maintenant moins de trois mois au restaurant de la dame Jouanne, comme on se l’était promis juste avant notre départ.
Messages personnels :
Nous souhaitons un joyeux anniversaire à Cinthia, à Ja, à Jacques, notre Daddy national. De gros bisous de nous trois. Bonne soirée à toi, ma Juju, pour tes 18 ans. Nous penserons bien fort à vous. N’oubliez pas de boire un coup à notre santé. Bisous.
Greg.