(Du 14 février au 20 février 2015)
J – 1 avant l’arrivée de la petite famille Clémente, l’excitation est à son comble, huit mois sans voir aucun de nos amis, c’est long, c’est même très long, mais demain ils arrivent. Alors pour fêter l’événement, rien de tel qu’un bon restaurant accompagné d’un bon Dalat (vin vietnamien) et de quelques mojitos. Nous finirons la soirée devant notre hôtel avec Jordan et quelques bières, qui nous permettront de refaire le monde que nous connaissons mieux désormais. Voilà maintenant, au moins quinze jours que nous n’avions pas bu. C’est peu pour certain, une éternité pour nous et je vous avoue que je savoure ces petits moments privilégiés que je partage avec mon fils.
Ho Chi Minh est en pleine effervescence, une circulation monstre en vue de la fête du Têt qui aura lieu dans quelques jours, la ville s’est parée de millions de fleurs qui cachent un peu sa misère.
H – 1, la tension est à son comble, comment va t-on les retrouver ? Coco, blonde à forte poitrine, Francky, gros et aimable, Juliette sans bouton et Malo, sans bidon ? Fin du suspense, les voilà ! Et non, ils n’ont pas changé et tant mieux parce que c’est comme ça qu’on les aime.
Dans l’euphorie des embrassades, des accolades, des roulages de galoche et j’en passe, Francky vient de s’apercevoir qu’il a laissé son sac avec cartes bleues et passeports dans le taxi, Jordan se lance alors dans une folle course poursuite de 50 mètres, soit juste la distance qu’il faudra au taxi pour être bloqué dans les bouchons. Ils ont ramené un peu de notre cher pays sous la forme d’un beau morceau de Comté et 30 cm de saucisse sèche qu’ils ont réussi à sauvegarder des griffes de Juliette qui, un soir de grosse dalle en rentrant de l’école, en avait déjà englouti plus d’un mètre. Mais le plus beau cadeau qu’ils avaient dans leurs valises, ce sont les milliers de baisers et de pensées de nos amis restés en France.
Pas de temps à perdre, le planning est chargé pour les deux jours à venir à Ho Chi Minh : animations autour de la fête du Têt, visite de la ville, de ses pagodes et du musée de la guerre et tout ça, sous une chaleur étouffante.
Mais avant tout, quelques petites recommandations de base à nos amis. La première, vitale : comment traverser une rue ? Eh bien surtout, ne pas attendre que le petit bonhomme soit vert (il n’y a presque aucun feu) ou qu’il n’y ait plus de trafic sous peine de rester deux jours sur le même trottoir. Alors on tourne la tête et on avance mais surtout, sans courir pour que les milliers de scooters qui circulent puissent vous éviter, le plus gros danger restant les voitures et les bus qui eux, ne peuvent pas vous éviter, sous peine de renverser la cinquantaine de scooters qui les entoure. La seconde, pratique : comment négocier ? Jordan, qui en est le grand spécialiste, expliquera toutes les ficelles de son art à Francky.
Après une bonne nuit, qui leur permettra de récupérer un peu du décalage horaire, et un dernier petit déjeuner pris à l’hôtel où Coco, dans un anglais presque parfait, lancera à la serveuse cette fameuse phrase » If it’s no saussage, it’s better » nous rassurant quelque peu Agnès et moi sur notre niveau d’anglais, nous partirons au terminal de bus direction Can Tho, ville principale qui nous permettra de visiter les fameux marchés flottants du delta du Mekong. Nous refusons de monter dans le premier minibus bondé qui doit nous conduire à notre destination mais nous ne pourrons finalement pas faire autrement que de monter dans le suivant, qui nous conduira en fait à un autre terminal de bus où nous devrons attendre plus d’une heure sur le parking dans les gaz d’échappement et la chaleur, le départ de notre bus pour Can Tho.
Arrivés à l’hôtel, nous prenons possession de notre unique chambre, car j’ai oublié de vous dire que, par souci d’économie et pour plus de proximité avec nos amis, nous n’avons, dans chacune de nos locations, pris qu’une seule chambre de 10 m² pour nous huit. C’est vrai, qu’il y fait un peu chaud et que nous sommes un peu serrés mais ça nous rapproche encore plus. Pour la répartition des lits, on reste en famille bien sûr : les filles avec leur mère et les garçons avec leur père, mais vu la taille du mien, j’ai dû dormir sur les valises pendant quinze jours.
Tous le monde est affamé, alors direction le centre ville pour y trouver un resto. Une avenue sans fin y conduit et je peste contre moi-même d’avoir choisi cet hôtel, au calme soit, mais au moins à 3 km de la ville. En plus, nous apprendrons un peu plus tard, que pour cause de fête du Têt, il n’y aura pas de marchés flottants durant la durée de notre séjour. Et dire que nous venions principalement pour les voir ! Nous réserverons tout de même un tour sur le Mékong par l’intermédiaire de Rose, une charmante vietnamienne qui a finalement réussi à nous convaincre qu’il y avait autre chose à voir sur le Mékong que des marchés.
Arrivés au restaurant, nous ne commandons que quatre plats, car j’ai oublié de vous dire que par souci d’économie et pour plus de convivialité, nous avons décidé de partager nos plats. Pour la répartition des assiettes, on reste en famille bien sûr, les filles avec leur mère et les garçons avec leur père mais vu l’appétit des nôtres, Francky et moi n’avons rien mangé pendant quinze jours.
De retour à l’hôtel, nous demandons, vue la distance du centre ville, à pouvoir louer huit vélos pour les deux jours qui nous restent à passer à Can Tho et nous assurons que nos tickets de bus pour Phu Quoc ont bien été réservés. Et là, plus aucun regret d’avoir choisi cet hôtel. Devant la gentillesse de son personnel, qui va se plier en quatre pour nous trouver huit vélos et qui, suite à une erreur de réservation de notre bus, nous invitera gratuitement au repas de réveillon du Têt.
Finalement, nous ne louerons que quatre vélos, car j’ai oublié de vous dire que par souci d’économie et pour plus de fraternité nous avons décidé de partager nos selles. Pour la répartition des selles, on reste en famille bien sûr : les filles avec leur père et les garçons avec leur mère car si on avait laissé les filles pédaler, on ne serait jamais arrivés à l’heure pour le feu d’artifice.
Après cet agréable repas où nous n’avons pas toujours compris ce que nous mangions, direction le feu d’artifice avec nos beaux vélos. Première chose avant de profiter du spectacle : trouver un endroit où nous pourrons garer nos montures. Bien, le coin semble parfait, on met nos antivols quand un Vietnamien vient nous demander de payer 40.000 Dongs pour le parking. Je m’apprête à régler la somme quand Francky, voulant mettre en pratique les leçons de négociation de Jordan, s’interpose en faisant face à l’individu interloqué pour lui faire comprendre qu’il était hors de question de payer une telle somme « It’s too expensive » lui dit-il. Surpris le fonctionnaire n’en démord pas, ce sera 40.000 dongs, point final. Francky, lui non plus ne veut rien lâcher « It’s too expensive » répéte t-il, et finalement, il ne se calmera que lorsque Jordan lui annonce qu’il a dû faire une erreur de conversion car 40.000 dongs, ça fait moins de deux euros et que, pour le coup, ça fait vraiment pas très cher.
Des milliers de personnes s’entassent près du Mékong, en face d’un pont où va certainement être tiré le feu d’artifice. On arrive à se frayer un passage dans un passage et à trouver une place sur la place mais nous ne verrons pas grand chose du feu d’artifice qui finalement sera tiré sur notre gauche derrière de grands palmiers et ne durera qu’une dizaine de minutes. Le véritable spectacle aura lieu à notre retour, sur l’interminable avenue qui conduit à notre hôtel où nous avons l’impression que les millions d’habitants qui vivent ici se sont donnés rendez vous. Un défilé ininterrompu de scooters, de vélos et de voitures et nous au milieu de toute cette folie. Un moment magique rendu encore plus inoubliable par la gentillesse des Vietnamiens avec qui nous partageons ce moment.
Il est maintenant l’heure d’aller se coucher avec des rêves plein la tête de cette folle journée car demain debout à 4h pour aller voir le soleil se lever sur le Mékong. Elle avait un joli nom notre guide, Nathalie, très gentille et très jolie. Elle nous a fait découvrir le Mékong et ses méandres, tout en confectionnant des objets en feuilles de bambou. Nous n’avons pas regretté notre choix : le lever de soleil était splendide, la balade superbe et le petit resto exquis.
Au moment d’embarquer, j’ai oublié de vous dire que je n’ai voulu prendre qu’un bateau pour huit par souci d’économie et pour plus de simplicité. Mais après m’avoir balancé dans le Mékong, les Clémente sont montés dans les deux bateaux en me disant de faire la balade à la nage par souci d’économie. Pour notre dernière journée à Can Tho, nous avions envie de fraîcheur et nous avions repéré dans le Lonely qu’ il existait un parc aquatique. Un Center Parc à la vietnamienne : à nous la rivière sauvage et les tobogans de ouf ! Mais encore une fois, la dernière version du Lonely n’est vraiment pas à jour car vu l’état des installations, le dernier à s’être baigné ici doit être Ho Chi Minh, le père de la nation vietnamienne, mort il y plus de trente ans.
Après avoir déambulé dans les rues vides de Can Tho, nous finirons par trouver une piscine qui, malheureusement, doit être fermée en ce jour de fête. Ah oui, c’est ça, il n’y a personne mais pourtant… mais oui, c’est ouvert : une piscine avec un bassin olympique de cinquante mètres rien que pour nous, c’est fou ! Comme toute cette première semaine passée avec la famile CLEMENTE.
Après un passage au resto et la visite de deux temples, retour à l’hôtel car demain nous prenons la route et le ferry pour l’île de Phu Quoc. En espérant que Juliette, victime d’une intoxication alimentaire ou d’un coup de chaud, qui a empesté la chambre (dixit Margot) n’en fasse pas de même dans le bus. Mais ça, c’est une autre histoire que je vous raconterai peut être la semaine prochaine en même temps que le reste de notre séjour au Vietnam avec nos amis !
Messages personnels :
Comme promis quelques nouvelles de mon papa qui se remet doucement de ses problèmes, après un grand nettoyage des artères, il va mieux et devrait rentrer prochainement à la maison mais fini bonbons, grenadine et autres cochonneries dont il raffole et place à la tisane et aux biscottes sans sel.
Merci encore à Luis, Patrick et Mamounette de s’occuper de mon vieil ours de père, à qui nous souhaitons un joyeux anniversaire et que nous embrassons très fort.
Nous souhaitons un joyeux anniversaire à notre Titi St Martinoise et à notre beauf Cyrille.
Merci à Fantine, qui joue le rôle d’administrateur de notre blog et qui s’occupe de la publication de nos articles car depuis notre arrivée en Chine, nous n’arrivons plus à accéder à l’excellent site « rêves d’ailleurs ». Elle ne peut par contre pas renommer les photos car malheureusement, elle ne voyage plus avec nous.
Greg.