PÉKIN EXPRESS

(Du 06 Mars au 10 Mars 2015)

Je m’excuse, lecteurs pour ce retard de publication mais je peux l’expliquer. Je voulais attendre d’être en trek pour écrire ce nouvel article, je me disais qu’a 3000 m d’altitude, ça serait le seul moyen de me réchauffer les doigts. Seulement, on ne m’avait pas dit qu’il y aurait mille façons de me chauffer les mains et autant d’excuses pour repousser l’écriture de l’article, en commençant par l’arrivée surprise de Fantine. La distribution de cartes pour Fredo Mains douces, pendant dix jours, ou encore l’initiation au Molky, des porteurs et des guides népalais  à 4000 m. Et vu qu’on va retrouver Mia à Katmandou, le temps va me manquer, si je ne profite pas de ce trajet en bus pour écrire. Mais rentrons sans plus attendre (tadammm) dans le vif du sujet. Après beaucoup de stress à Bangkok pour nos visas, c’est sans souci, que nous passerons les formalités made in China. La première difficulté sera de trouver notre hôtel dans ce labyrinthe qu’est Beijing, et nous prendra environ trois heures :

  •  30 mn de prise de température (on vient de perdre 15 degrés).
  • 1h30 de description de sigles chinois pour trouver le bon quartier.
  •  1h de francarin pour trouver le nom de notre rue.

Y a pas à dire, le dépaysement est total même après neuf mois de voyage. Nos quartiers, nous les prendrons dans ce qui fut le premier bordel de Pékin transformé, pour notre venue, en hôtel. Quelques filles de joie y traînent encore pour le service, ce qui donne, selon mon père « beaucoup de charme au lieu ». Mais rien ne nous détournera de notre objectif : nous sommes vendredi, il est 18 h, et même l’encens présent partout, ne peut cacher l’odeur de l’apéro. En plus, des feux d’artifice éclatent à chaque coin de rue. J’imagine que c’est la façon dont on fête l’apéro ici… Nous avions un peu plus tôt repéré un bar à la vitrine alléchante et quand nous y sommes entrés, c’est littéralement une larme qui a coulé sur ma joue tant le choix de belges, y était important. Mais nous n’avons pas traîné car nous voulions absolument goûter au fameux canard laqué de Beijing. Un bon plat histoire de nous mettre en forme pour le lendemain car si Redbull donne des ailes, Reduck donne des cuisses.

 

Notre Pékin express commence, voilà à quoi ressemblent nos journées :

7h : Nous sommes devant la place Tien An Men. Une file gigantesque à faire rougir celle de Space Mountain un jour férié, se dessine à l’entrée de la place. Alors, si comme nous, vous n’avez pas le temps d’attendre, présentez-vous devant la Gestapo locale, montrez votre passeport dans lequel vous avez glissé un ravioli vapeur et vous passerez ainsi devant toute la foule.

8h : Après 14 checks points sécurité, nous voilà donc sur la plus grande place du monde et surtout la plus surveillée. (Tibet libre) À l’extrémité de celle-ci, on devine facilement l’entrée de la Cité Interdite. Elle est marquée par le portrait géant de Mao, Ô combien célèbre pour être le premier selfie avec bouche en cul de poule.

8h30 : Nous entrons in the forbidden city. L’humour n’étant pas autorisé dans la Cité Interdite, nous déposerons celui-ci avec nos sacs à dos, au vestiaire. En revanche, nous n’oublierons pas notre sensibilité pour contempler ce que le chinois ouvrier aux 35 h peut construire de plus beau. Chaque porte traversée est accompagnée d’une claque d’émerveillement.

12h30 : Il nous a fallu quatre heures pour arpenter ce joyaux qu’est la Cité. La visite a éveillé presque tous nos sens, nous décidons donc de nous mettre à table et d’inviter le goût à la fête.

13h : Petite pause déjeuner. Rien d’exceptionnel, on commence à s’habituer aux adresses foireuses du Lonely. De toute façon, nous n’avions que dix minutes pour manger si nous voulions boucler la journée.

13h10 : On se rend en courant (question de timing) à notre prochaine étape : les Hudongs. Ce vieux quartier de la ville est un Bercy village à l’architecture chinoise, mais est surtout assailli par une masse considérable, qui ne permet de mouvement ni de bras ni de pas, et ça ne plait pas à Papa.

15h30 : Nous avons mis deux heures pour sortir de la foule. On souffle trois minutes devant la tour de l’horloge histoire d’avoir l’heure.

15h33 : Il nous reste 57 minutes pour rejoindre un temple à l’autre bout de la ville avant sa fermeture. Pas de temps à perdre : direction métro, Palacio et apéro.

15h40 : Pause pipi non prévue sur le chemin du métro. Je m’empresse de retrouver nos chères rigoles à urine. Je m’aperçois bien vite que je me suis trompé de porte, en apercevant ma mère cul-nu, accroupie, aussi à l’aise que les locaux puisqu’en train de papoter et de fumer une clope avec sa voisine chinoise.

15h50 : Un rouleau de printemps plus tard, nous retrouvons ma mère sourire aux lèvres, nous venons de perdre dix minutes.

16h45 : Nous arrivons devant le palais. Les portes sont closes, la déception est immense pour mon père. Je lui tairai la véritable raison de notre retard (ma mère !!!) sous peine de ruiner la fin de journée, lui changeant l’esprit en lui parlant de Beer 89.

18h30 : Après une douche à l’hôtel, nous arrivons avec mon père dans notre bar favori. Nous commandons deux bières.

19h : Ma mère, après une petite sieste, nous rejoint. Nous commandons trois bières.

19h30 : Le houblon de ma dernière bière a stimulé l’envie d’en reprendre une. Les anciens me suivent sur ce coup.

20h : La Wesmale m’a laissé un goût amer. Je décide d’apaiser mon palais avec une triple Karmeliet, accompagnée d’une Chouffe pour mon père et d’une nouvelle Pécheresse pour ma mère.

20h30 : Je prends les commandes, du son dans la micro-brasserie, nous sommes chauds. Le barman nous ressert des cacahuètes, c’est décidé nous mangerons ici. On passe donc commande : « trois blondes svp ! « .

21h15 : Le repas fut très bon, nous nous sentons comme à la maison. Il ne nous manque que les amis, nous buvons un coup à leur santé.

22h : On se décide à rentrer. On attrape au passage des raviolis vapeurs, de l’eau (une bière locale) et on vide un verre d’alcool de riz offert par un vieux chinois.

23h : Ma mère ronfle.

Et le lendemain on a remis le couvert à toute vitesse, je vous le fais donc le programme rapide car vous devez être agacés de nos textes à rallonges.

  1. Matin : visite du palais du ciel.
  2.  Apres midi : flâne au palais de l’été.
  3. Fin d’après-M : voir le quartier olympique avec le nid d’oiseau et le cube construit pour les JO de pékin.

Et le soir je vous laisse deviner où l’on a fini. Quand au dernier jour, rien d’exceptionnel nous avons juste traîné sur un mur en débris (encore de la contrefaçon) plus connus sous le nom de Great Wall of China. Nous nous reposerons de nos deux jours intensif avec 3 h de route pour nous y rendre. Nous avions choisi une portion qui nous correspond : Un peu restauré, un peu en ruine et surtout pas un chat.  Nous sommes en effet quasiment seuls sur le mur, alors on prend notre temps. On picnic, on joue au Molky, on admire le paysage et on médite. Puis on se dit en regardant les touristes chinois, si bruyants et si peu respectueux, que la grande muraille de Chine n’a pas été construite par les chinois mais plutôt par leurs voisins. Le Retour à la maison en bus, se fait entrecouper de petites siestes, bien que la ballade n’ai pas été longue mais je voulais me reposer, pour être en forme et dire au revoir à mon bar fétiche où nous laisserons notre trace avant de repartir, trinquer avec les pandas. Mais ça c’est une autre histoire.

Messages personnels :

Nous avons une énorme pensée pour notre tonton Patrick, qui nous a quitté trop vite comme notre tonton Didier. Une énorme pensée pour Luis, son compagnon ainsi qu’à son grand frère (Mon papa), Edmonde, Christine et Laurence, ses petites soeurs. Gros bisous à tous.

Bon anniversaire à mes deux supers frangins, Gilles et Didier, qui me manquent beaucoup. Gros bisous.

Joyeux anniversaire à notre petite nièce Camille ainsi que notre nièce Vanessa, sans oublier notre Tetelle préférée. Gros bisous mes bichettes.

Bon anniversaire à mon beau petit frère Paï, bon courage pour ta colo.

Jordan.

5 réflexions sur “PÉKIN EXPRESS

  1. C fou ça !!! Il me semble que vous avez tous plus de cheveux.. Même Greg !!!
    Il est magique ce voyage !!!
    Ou bien c le houblon .. Ça marche bien sur les plantes !! .. Pourtant il me semble que pour la bibine vous n’êtes pas en voyage d’initiation.
    Je penche plutôt pour cette vie de vacancier feignant que vous êtes ( et alcoolique) .. Par ce que vous le valez bien ! 😜
    Bref , je plongerais mes petits doigts dans ta crinière de grand fou mon Renaldo 😘
    Bisous a vous .

    • Et oui mon ti’bouchon, ça pousse, un an sans les couper, pour moi, et 1 fois pour mon homme, ça change les têtes ! Vous n’allez plus nous reconnaître !! Hihi (et je pense effectivement que le houblon favorise la pousse des cheveux. Peut-être une idée à commercialiser, qui sait ?? Bisous à vous 5

  2. Le fait est que tu as la grande forme mon Jordanou! C’est ça les femmes, ça ouvre les chacras. Toi mon Greg, heureusement que la bière te fait aussi pousser les cheveux, ça camoufle un peu la bidoune…Hi!hi!hi…quant à toi ma Nenesse, t’as raison d’imposer ton rythme, les pisseuses, y’a que ça de vrai! Je suis morte de rire à t’imaginer faire la conversation avec une autre pisseuse, et ça, je sais que tu le peux!

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