CARNET DE ROUTE D’UN PLOMBIER

(Du 11 Mai au 19 Mai 2015) 

Un homme rentre dans ma chambre la barbe épaisse, cheveux épais, il s’adresse dans un anglais approximatif : we need to speak son !  

Ouf ! Ce n’est que mon père ! Il a un peu bu mais je ne le blâme, il est triste, son copain et souffre douleur Camille, vient de nous quitter. Ma mère, rêveuse, repense elle aussi, à son ami, elle est déjà nostalgique de ses câlins et de ses ronflements qui parvenaient à couvrir ses propres désagréments sonores. Et oui il est déjà parti, on n’a pas eu le temps d’en profiter assez. Ah oui ! C’était bien l’Af. sud, nous avons apprécié la terre rouge de Madiba, enfin surtout ces cépages de couleur similaire. Vous vous imaginez vous ? 11 mois que l’on voyage, 17 ème destination et nous recevons encore une visite, notre quinzième visiteur. Mon parrain ! Et ce, pour le jour de mon anniversaire. Alors forcément, je m’attend à quelque chose de grandiose comme cadeau. Car ça fait bientôt maintenant 20 ans qu’il me fait croire qu’il est en train de me construire des buts de foot pour me les offrir en cadeau mais que ça prends du temps, mais maintenant je suis adulte et je sais qu’un arbre ne pousse pas en rectangle. J’ai d’autres espérances aujourd’hui ; Qu’il arrive à faire pousser des fûts de bière, c’est d’ailleurs le seul moyen afin qu’il remonte dans mon estime. Malheureusement, il n’est pas magicien, contrairement à notre séjour qui, lui, fût magique. C’est donc pour ça que je suis inquiet ce soir car nous avons délégué notre dernier article à ce joyeux luron.

Je pense que tu t’inquiètes pour rien fils ! Je me souviens d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître où ton parrain était drôle, après chaque rallye ou semaine VTT, il dégainait un petit carnet où il avait annoté à sa façon, anecdotes et réflexions personnelles sur le séjour et nous passions toujours un bon moment à l’écouter. Je pense, qu’hormis quelques kilos supplémentaires, il n’a pas changé.

Bon, finalement si un peu ! C’était plus drôle à entendre qu’ à lire, pourtant l’intro aurait pu laisser augurer le meilleur article de notre blog. Jugez vous même !


Bonjour ! Je ne suis l’ami de personne , surtout pas de GREG !

On m’a obligé à rédiger quelques lignes pour la première partie du séjour des « Desruelle » en Afrique du sud, car les rédacteurs en chef de cette équipe (d’aventuriers…) sont au bord du Burn-out créatif.

Pas besoin de grand discours, leur dernier commentaire sur l’inde ressemble plus à un exposé de collégiens sur Goa plutôt qu’aux articles habituels, souvent créatifs et parfois drôles dont nous avions l’habitude .

Enfin bref ! Je vais faire de mon mieux et pour cela, j’ai tenu un petit journal de bord, qui va vous restituer une semaine de tour de monde en compagnie de la famille Desruelle. Vous verrez les blogs ne restituent pas toujours la réalité du monde des Bisounours

Lundi 11 mai

10 h : Arrivée à l’aéroport de Johannesburg , ils me font remplir un questionnaire sur Ebola, tout en anglais, je n’ai rien compris , j’ai mis des croix partout, on verra bien si je finis en quarantaine .

 » De toutes façons, on n’a jamais vu un malade atteint du virus Ebola, pesant plus de 90 kilos, alors il n’y avait pas lieu de t’inquiéter… « 

10 h 30 : Passage à la douane : Mon adresse de séjour ? Elle arrive à 17 h, mon adresse de séjour et là, je m’aperçois que s’ils ne viennent pas, je suis mal, je n’ai même pas pris l’adresse de l’hôtel.

 » Là non plus, pas de raison de t’inquiéter, avec ta maîtrise parfaite de l’Anglais, tu aurais réussi à t’en sortir. « 

16 h 06 : Le vol des Desruelle vient d’être annoncé. Enfin, j’ai eu le temps de visiter l’aéroport , je confirme ; Cela ressemble à un aéroport.

18 h 10 : Toujours personne ? Serais-je tombé dans un plan à la con ?

 » Non. Dommage on n’y avait pas pensé ! « 

18 h 35 : On s’embrasse 

18 h 50 : On s’embrasse encore, heureusement, ce sera surement la dernière fois du séjour. On retrouve notre guide et là, stupeur ! Je m’aperçois que Greg et Agnès ne parlent pas anglais ou très peu, C’est Jordan qui tente d’être le porte-parole de notre délégation.  Première grosse déception du voyage, ils nous ont bassiné pendant trois ans avec leurs cours d’anglais : Tout ça pour ça ! (merci pour Céline, notre prof qui sera certainement touchée en lisant ces lignes)

20 h : Nous mangeons dans un resto portugais à Melville pour fêter l’anniversaire de Jordan qui n’est pas content, il n’a pas eu de cadeau ! (sale gosse) .

Il a quand même traversé trois pays pour son anniversaire, rouspète son re.

 » non, ne t’en déplaise, Camille mais cette réflexion est de sa mère « 

Mardi 12 mai

J’ai oublié mon carnet, je vous le fais de mémoire (c’est moche, Alzeimer !!)

Visite de Soweto , déjeuner dans un restaurant cuisine équitable, pain, viande bouillie, assaisonnement piquant et salade. Puis, escapade dans un bar rempli de locaux, avec musique, chants et bière locale. Celle-ci est la bière plutôt rustique, en clair ce n’est pas bon, malgré la convivialité des habitants. On finit par un tour dans Joburg, ville pas exceptionnelle. On clôt la visite par la prison de la femme de Mandela. De toute façon Mandela, il est partout ! (« Normal, Camille, nous sommes en Afrique du Sud « )

 » Ecrit comme ça, on a vraiment l’impression que tu t’es vraiment fait plaisir… et attention tu commences à tomber dans le descriptif, aussi chiant que Greg. »

Le soir, classique apéro avec morceaux de comté et saucisson ramenés de France pour leur plus grande joie ! . Dans la foulée, je vais manger au resto avec Jordan. Greg et Agnès sont repus à l’apéro, ils vont se coucher.

« Je crois qu’ils avaient seulement besoin d’intimité ou peut-être, voulaient-ils s’endormir avant que tu mettes la turbine en route ».

Mercredi 13 mai

11 h : Nous allons récupérer la voiture ; Je crois que mon ami a bien changé durant cette année, il a choisi une BMW sport et oui, Franky, c’est autre chose que les vélos crevés du Vietnam.

« De toute façon, autant se faire plaisir, c’est toi qui paye !! ».

13 h : Visite du berceau de l’humanité (et oui, n’en déplaise à certains, mais nous sommes tous des Africains). Commence alors une séquence agacement : ils ont voulu appliquer un tarif réduit à Greg pour les plus de 60 ans, il s’énerve, Jordan est obligé d’expliquer au caissier que son père fait plus que son âge et qu’il exige de payer plein tarif .

« Enfin quelque chose de drôle ».

17 h 46 : On vient de rentrer à l’hôtel, ils ont laissé le linge à laver à l’accueil, montant total ; 135 euros, petite prise de tête entre Agnès et Jordan, ce dernier retourne négocier. Résultat ; Petite erreur de conversion, il s’agissait en fait de 135 Ran.

19 h 30 : Belote endiablée Agnès et Jordan ont gagné, Greg dit que c’est de ma faute… Quelle mauvaise foi !

 Jeudi 14 mai 

Aujourd’hui, départ pour le parc KRUGER (au cas ou il y aurait des imbéciles qui lisent le blog, c’est la plus grande réserve d’animaux sauvage du monde !!! En fait je n’en sais rien).

« Saches, mon cher Camille, qu’hormis toi, il n’y a que des gens cultivés qui lisent notre blog »

Résumé de la nuit, Je ronfle, tu ronfles , il ronfle, nous ronflons etc…

« C’est Fredo qui aurait été content »

Bien sur Greg prétend qu’il ne ronfle pas classique 

9 h : Départ : Greg frime un max, il est fier dans sa BMW.

« Tu sais ce qu’il te dit, Greg… »

9 h 45 : Agnès lit , Greg et Jordan se prennent la tête pour savoir lequel à jouer au plus haut niveau. 

 » C’est sur que tu ne pouvais pas te joindre au débat… nous saluerons tout de même ton levé de coude qui sera, lui, aussi de haut niveau ce soir-là. »

10 h 02 : Pause café et discussion sur notre alcoolisme réciproque. Conclusion faite : C’est de la faute de Franky

13 h : Nelspruit, dernière ville avant l’entrée au Kruger, on vient de faire des courses, Greg prétend qu il va regrossir à cause de moi.

14 h 30 : Station service, nous cherchons pour ouvrir la trappe à essence …. On appelle Franky ? Il s’y connait bien en voiture de frimeur !

16 h : Nous voila au parc, et on aperçoit déjà nos premiers animaux sauvages. Greg prétend qu’il les a vu en premier, on le laisse dire autrement il va bouder.

16 h 11 : On a vu quatre animaux, Greg est comme un fou.

16 h 20 : Chemin en terre , un gué se présente devant nous …Greg fait demi-tour, il a peur d abîmer sa BMW

 » Mais, il va me lâcher celui-là ? Greg frime, Greg va regrossir, Greg boude, Greg prétend, Greg a peur d’abîmer sa BMW, on t’a demandé d’écrire un article pas de régler des comptes. »

vendredi 15 mai

La soirée fut bonne, refaisage du monde autour de vin et de bière, avec en fond, un ciel étoilé magnifique et des éléphants furtifs.

4 h : Recherche d’animaux à la lampe torche pendant 3 h. Bilan assez maigre : Rhinocéros et caméléons mais pas de girafe. Greg fait la gueule.

 » Alors en plus de n’avoir trouvé aucun animal ce matin-là, t’as en plus dormit pendant 3 heures. Pasque on a aussi vu Hyènes, zèbres, hippos et j’en passe. Bon à rien, celui-là, mais on l’excuse, il ne doit pas être matinale ! « 

10 h : Agnès s’épile la barbe, Greg réclame des Chamalows, nous refusons ! Il n est pas content. Hier soir, Greg a dit du mal de coco , Cécile et Catherine.

 » C’est pas vrai les filles, vous me connaissez, je ne dis jamais du mal de personne et encore moins de vous, c’est purement de la jalousie, il voit que notre retour approche à grand pas et il s’inquiète que ces poules se détournent vers un coq plus jeune, plus beau et plus drôle que lui. « 

10 h 27 : Greg veut boire une girafe tout le monde trouve ça drôle. Résultat : il est content (si, si ça arrive !)

10 h 40 : On vient de voir une girafe, elle est trop belle! Bon maintenant Greg veut voir un éléphant. 

10 h 56 : Alors là, c’est l’apothéose ; On vient de voir un troupeau d’éléphants et un hippopotame . Bon maintenant Greg veut voir un croco.

Connaissez vous la différence entre un hippopotame et Camille ? Ils font tous les deux le même poids mais il y en a un qui courre à 45 km/h (lesquels)

12 h 06 : Troupeau d’éléphants, Greg se fait engueuler par Jordan pour sa conduite, il ne s’arrête jamais où il faut.

17h : Greg prépare le barbecue, vraiment très bien, il s entraîne pour son retour à la civilisation ( bière, rosé, barbecue), aidé par de petits kits bbq très pratique. Une belle soirée arrosée, malheureusement, l’alcool aidant, on a oublié de regarder le ciel étoilé.

 » Et il recommence l’effronté, Greg est content, Greg réclame, Greg dit, Greg veut voir, Greg se fait engueuler, Greg se plaint, Greg prépare le barbecue, heureusement que j’étais là autrement ton article aurait fait 2 lignes. »

Samedi 16 mai

5h30 : Réveil pour admirer le lever de soleil. Jordan s aperçoit qu il faut attendre 1/2 h pour voir le soleil se lever sur Olifant … il va se recoucher. On l’imitera quelques minutes après.

9h48 : On vient de déjeuner, nous partons à la recherche des fauves afin de parfaire notre collection Panini.

Au fait la différence entre Greg et un croco ? Les deux puent de la gueule mais il y en a un qui a des fausses dents (lequel ?)

11h17 : On vient de voir notre premier serpent, un black Manba, d’après notre lexique ; Le plus venimeux de la savane, après le venin de Greg.

12h04 : Nous arrivons à Letaba, Jordan veut faire un Molki mais Greg l’a mis au fond de la valise, au fond du coffre de la BMW ! Jordan n est pas content !

12h50 : Pique-nique, au menu : Springbox  (Gazelle sud-africaine bien moins jolie en saucisson que dans la nature).

13h18 : On a trop mangé, on ne peut plus bouger, on va a la piscine.

14h41 : Nous repartons vers le bivouac de ce soir, alcool et cigarette interdits, tout le monde pleure.

15h45 : Greg a vu un écureuil, il n a pas voulu s arrêter, l’ordure ! Il s en fout des petit animaux, il veut voir des lions ! Par contre, il veut bien s’arrêter pour prendre en photos des termitières géantes … Greg fait ce qu’il veut !

16h05 : Direction ; Sable, le nom de notre bivouac, Greg frôle les buissons avec la BMW, Agnès et Jordan l’engueulent. On aperçoit encore des éléphants, on est blasés 

16h32 : Petit coup de stress, on vient de s’apercevoir qu’on n’a pas le temps de chercher à manger, Jordan panique. Un malaise s’installe dans la voiture … On va jeûner … 

18h : Ouf, on a trouvé à manger ! On s installe pour la nuit. Peut-être verrons-nous des fauves ?

Dimanche 17 mai

Nous avons passer la nuit sous nos moustiquaires, nous nous sommes couchés vers 20h45, un samedi soir. Quelques bruits d animaux durant la nuit, mais toujours pas de fauves. De toutes manières, on dormait.

7h25 : Greg et Jordan se prennent la tête sur l’organisation en Afrique, nous avons fait le double de kms prévus, il y a de la buée sur les carreaux!

 » Alors là, c’est plus du descriptif que tu nous fais, c’est du Zola, si tu veux écrire comme ça, vas-y à fond du genre : Mon haleine brumeuse imprègne la vitre opaque de l’automobile allemande ce matin-là. Je n’écoute que d’une oreille la discussion de ces deux hommes charismatiques à côté de moi, ils parlent de quelque chose que je ne connais pas : l’organisation. Et quand le ton monte, je préfère me réfugier dans les yeux innocents de cette femme sage à coté de moi…. »

9h50 : Arrivée à Blyde Canyon, nous allons voir si l’hôtel n est pas trop cher.

 » Non, je vais voir les prix, si on t’avait envoyé, on aurait surement du dormir dans la voiture. »

12h : Je me force à sortir du lit, nous partons faire une randonnée dans les gorges très dures et très jolies.

 » C’est vrai qu’on a fait presque 3 kilomètres… « 

16h : J ai mal au ventre depuis 2 jours, je pense que Greg essaye de m’empoisonner

« J’y ai bien songé mais j’avais un problème : Comment se débarrasser du corps ? »

18 h 02 : Mini golf : 1 er Camille, 2 ème Greg, 3 ème Agnès et dernier Jordan. Une bataille titanesque, Greg a eu de la chance au dernier coup

20h44 : On vient de finir de manger, Agnès s est remise à la cuisine, il faut qu elle se réadapte en vu de son retour et il y encore du boulot selon Greg et Jordan.

La différence entre Jordan et une girafe ? ils sont immenses tous les deux mais il y en a une qui est mieux coiffée au réveil.

 » Nous sommes le Mardi 26 mai, il est midi et nous venons de recevoir la dernière partie de l’article de Camille, il est désormais trop tard pour changer quoi que ce soit, il ne nous reste plus que deux heures pour finaliser et publier l’article avant notre départ pour l’aéroport donc nous ne changerons plus rien et vous laisserons apprécier à sa juste valeur la prose de notre ami CAMILLE. « 

Lundi 18 mai

Très bonne nuit nous repartons des gorges de Blyde Canyon

10 h : Agnès n a toujours pas bu de café depuis ce matin, elle n en peut plus ! C est la faute de Jordan qui n a pas voulu s arrêter en route.

11h31 : Nous venons de voir deux cascades dans la brume donc on ne voyait rien. Maintenant, direction saut à l’élastique.

11h40 : Déception de Jordan : Le saut à l’élastique est fermé , il est énervé. En plus, Greg s est levé du pied gauche ce matin, ça promet quelques frictions.

11h48 : Prise de tête entre Jordan et Greg au sujet des cascades !

12h : Ca y est ! Jordan fait la gueule, il boude!

17h30 : Retour plutot long, et à Joa, toujours pas de connexion internet. Jordan tremblant, me prend mon téléphone pour appeler Fantine, il n en pouvait plus !

20h : Belote, j’ai perdu avec Jordan. Suivi d’un tarot et victoire de Jordan, la seule de la semaine tous jeux confondus.

22h39 : On rentre du Resto, petite bagarre de rue, un mec couvert de sang passe devant nous. Bon c’est peut être un petit peu chaud à Joburg.

Mardi 19 mai 

10h : Ca sent le départ nous allons à Joburg, Agnès prends le volant, elle se fait engueuler car Jordan et Greg disent qu elle conduit comme un pied.

Vous connaissez la différence entre Charlie et Agnès, ils ne savent pas conduire tous les deux mais il y en une, qui a le permis (Lequel ?)

12h : On trouve un Resto et surtout une connexion internet, Agnès peut fêter l ‘anniversaire à sa mère et appeler ses copines pour se plaindre.

13h59 : La route de Soweto est stressante, Jordan et Greg surveille la conduite d’Agnès. ils lui disent où sont tous les feux rouges et en plus, on a les flics derrière nous

15h15 : Nous repartons de Soweto les bras remplis de souvenirs.

18h05 : Je viens de quitter les Desruelle, bon débarras ! Enfin pour une semaine seulement, Greg m a déjà réclamé des merguezs, du pain et de la moutarde pour son retour.

« Ah pour te plier en quatre pour ton Greg, tu es balèze, mais pour faire un cadeau à ton filleul, c’est autre chose … »


Ben, après même si quelques réflexions sont parfois amusantes, on a l’impression que soit, on t’a obligé à écrire l’article sous la contrainte (tu écris sinon pas d’apéro et on dit à Farida que tu as repris trois fois du dessert après ton entrée et tes deux plats) ou alors que tu n’a pas réussi à relire tes notes. Nous avons donc été obligé de reprendre quelque peu ton article ainsi que la mise en page mais en conservant au mieux, l’ensemble de ton oeuvre, vu le mal que tu t’es donné.

Bon la corvée s’arrête ici pour toi. Finalement l’Afrique du Sud, c’est un peu comme le boulot, le matin réveil de bonne heure, puis on pend la voiture pour aller observer ce que font de leur journée les animaux ou les ouvriers (c’est pareil), déjeuner copieux le midi avec des amis puis reprise des activités du matin et le soir coucher de bonne heure. 

Pour nous, encore une semaine de plaisir à arpenter les sentiers du Drakensberg avant de songer au retour, mais ça c’est une autre histoire que nous aurons le plaisir de vous raconter dès notre retour en France

Nous avons été heureux de partager ces quelques jours de notre tour du monde avec toi qui sont passés très vite (heureusement). Après ton départ nous avons enfin pu retrouver le sommeil et une vie plus saine et finalement c’est pas Francky, le responsable de notre débauche, c’est toi mon AMI de quarante ans. On t’aime !!

Messages personnels :

Rien ! De toutes façons on rentre demain, et puis fini les gentillesses !

Camille, Greg et Jordan.

GOATTITUDE

(Du 30 Avril au 11 Mai 2015)

L’inde, c’est un milliard trois cent millions d’habitants, dont surement plus des deux tiers sont mal ou pas logés du tout et qui pour la plupart n’ont aucun accès au soin et à la scolarité.

L’Inde, c’est des palais et des forts d’une grande beauté, mais aussi des rues d’une grande saleté où viennent se repaître vaches sacrées, chèvres, cochons, chiens et humains, des plastiques et autres déchets rejetés par le reste de la société. 

L’Inde et sa cuisine aux milles saveurs mais l’inde, c’est aussi ses milliers d’enfants errant dans les rues à la recherche de quelque chose à manger. L’inde, c’est une palette d’odeurs qui va de la plus enivrante à la plus écoeurante.

L’Inde, c’est aussi, les castes, la place difficile de la femme dans la société, Bollywood, les trains et les bus bondés, les tatas mobiles et les rickshaws. L’inde c’est tout ça, et pleins d’autres choses encore. 

L’inde, où on ne l’aime pas et on la quitte définitivement ou, on l’adore et on y revient.

DELHI est sa capitale, où nous venons d’arriver après 12 heures de train, et que nous allons visiter pendant deux jours. Nous avons pris nos quartiers dans un hôtel d’un endroit populaire situé à quelques kilomètres du fort rouge et des bazars millénaires de Old Delhi, pas très loin non plus de la porte de l’inde et des quartiers plus calmes et moins embouteillés de New Delhi. Le métro, proche de notre hôtel, nous permettra pendant ces deux jours de circuler facilement entre ces différents points.

La chaleur est toujours accablante et notre consommation d’eau et autres sodas n’a pas diminuée et malgré que nous ayons réussi à trouver quelques bons restos notre transit continue à malgré tout à être perturber. 

Une dernière visite de fort, un passage au mémorial où repose les cendres du Mahatma Ghandi, père de la nation et de l’indépendance, vénéré par presque la totalité de la population indienne. C’est un départ matinal qui nous attendra le lendemain matin pour nous rendre à l’aéroport, afin de prendre la destination des plages de Goa et plus précisément celle de Palolem, située à environ 60 km des villes principales de Pananj et de Old Goa, anciennes colonies portugaises où parait-il, les maisons et les cathédrales sont de toute beauté, parait-il, car nous n’irons pas le constater par nous même, parce qu’on s’en fout de l’architecture, on en a assez vu, nous sommes venus ici uniquement pour la plage et la mer afin de peaufiner notre bronzage pour notre rentrée en France dans maintenant moins de 20 jours. Pouvoir profiter des nombreux bars attenants car avec toute cette chaleur, nous avons grandement besoin de nous réhydrater et quatresemaines à boire de l’eau, ça suffit, donc cette semaine ce sera « Sea, Sieste, Beer and Mojito ».

Nous arrivons en fin de saison et bien que, quelques restaurants et boutiques ont déjà fermé leurs portes, la saison est idéale, nous profitons de la magnifique plage de Palolem avec peu de touristes. La mer est à au moins à 30 ° et la cuisine Goanaise, composée entre autre de poissons, de fruits de mer et autres calamars, est divine et les gens adorables.

Au troisième jour, nous louerons des scooters pour aller explorer une forêt située à quelques kilomètres de Palolem mais, hormis quelques singes, les chemins de randonnée s’avèrent décevants et nous ne passerons finalement que deux heures sur place. Nous reprendrons ensuite la route de la plage d’Agonda, située au nord de Palolem où après avoir déjeuné, nous serons cette fois complètement seuls sur cette plage de plus d’un kilomètres de long. 

Nous avions envisagé de faire également une journée de canyoning avec Manu, un Français installé en Inde depuis plusieurs années, mais le projet sera finalement avorté car nous avons du finalement prendre un train pour Bombay plus tôt et dans une gare plus éloignée de celle de Palolem le jour où nous avions programmé notre activité. Pour noyer notre déception et écluser une partie des 6000 roupies prévues pour le canyoning, , nous nous payons un énorme et délicieux King Fish (poisson local) accompagné d’un petit blanc, tout ce qu’il y a de plus correct et de quelques bières.

Le lendemain, après notre traditionnel petit déjeuner pris avec Agnès pendant que notre gros bébé continuait, comme tous les matins, à faire la grasse mat, j’ai décidé d’aller me faire faire une petite beauté ; cheveux, sourcils, poils des oreilles, du nez, suivi d’un massage facial, de la nuque, de la tête et du dos et enfin, terminé par un masque de beauté. C’est presque 2 heures que je resterais chez le coiffeur, évitant au dernier moment, la teinture blonde qu’il me proposait et que j’avais accepté, dans un premier temps, suite à un problème de compréhension.

C’est en taxi que nous rejoindrons en fin d’après midi la gare de Margao où nous devons prendre le train de 18 H 50 direction Bombay et c’est finalement avec plus de 3 heures de retard que ce dernier arrivera.

La gare principale de Bombay ne se trouve finalement qu’à quelques mètres de notre hôtel. Nous n’avons réservé qu’une nuit en dortoir car notre avion pour Johannesburg part dans la nuit du dimanche au lundi à 4 heures du matin. Nous consacrerons le samedi à la visite de Bombay et le dimanche à la découverte d’Eléphant Island, une île située à 9 km de Bombay où Agnès, telle une star Bollywoodienne, passera son après-midi à faire crépiter les flashes des appareils photos de tous les touristes indiens présents sur l’ile. 

Il est maintenant l’heure de retrouver la terre ferme et le couloir de notre hôtel, duquel nous nous ferons virer à 20 heures, qu’à cela ne tienne, nous partons au restaurant d’où nous rejoindrons vers 23 heures l’aéroport.

Nous sommes actuellement dans l’avion direction Johannesburg, il est 16 heures quand j’écris ses lignes et dans moins d’une heure, nous retrouverons notre ami Camille qui pour notre grand bonheur, et le sien je l’espère, à décider de nous rejoindre pour une dizaine de jours en Afrique du Sud, à la plus grande joie de son filleul dont c’est l’anniversaire aujourd’hui, Lundi 11 mai 2015. Nous lui avons concocté un petit itinéraire mais Chut !! C’est une autre histoire que nous aurons le plaisir de vous raconter avant notre retour.

Messages personnels :

Nous souhaitons un joyeux anniversaire à notre mamounette adorée, et nous l’embrassons très très fort.

Joyeux anniversaire à Olive (La rich) à qui nous pensons très fort et que nous espérons revoir très vite.

Bon anniversaire à ma Candouchka que j’espère bien revoir bientôt. Gros bisous. Sans oublier Yannis que nous embrassons également très fort.

Bon anniversaire à Hélène et Olivier.J. Bisous.

Greg.

SPLENDEURS ET MISERES

(Du 17 avril au 30 Avril 2015)

Après avoir laissé partir, successivement, Fantine et Fredo, pour qui l’heure de la rentrée venait de sonner, puis Mia partit faire un treck de 18 jours autour des Annapurnas, nous revoilà de nouveau trois pour terminer notre voyage, qui nous conduira de l’Inde à l’Afrique du sud. 

Long, va être le voyage qui doit, dans un premier temps, nous conduire à Sonauli à la frontière Népalo-indienne puis à Varanasi en Inde. Il nous faudra d’abord 7 heures pour atteindre la frontière, dans un bus roulant à tombeau ouvert, toute sirène hurlante, sur les routes défoncées du Népal. Il est 21 heures, quand le bus nous dépose à quelques mètres du poste frontière Népalais, après avoir expédié les formalités de sortie du territoire et échangé nos dernières roupies népalaises contre des roupies indiennes dans un bureau de change éclairé à la bougie. Retour au bus où, après être passé sous un portique placé au milieu de nulle part, la douane indienne procédera à une fouille approximative de nos bagages.

La différence entre les 2 pays n’est presque pas perceptible, la pauvreté règne d’un coté comme de l’autre de la frontière, simplement nous sommes passés des routes en mauvaise état, coté Népalais, à un chemin de terre, côté Indien et la température est bien montée d’une quinzaine de degrés depuis notre départ de katmandhu.

Il est 6 heures du matin quand, après 8 heures de bus, nous arrivons enfin à Varanasi. A notre arrivée à l’hôtel, les chambres ne sont pas disponibles. Le gérant nous propose d’effectuer une ballade en barque sur le Gange afin d’admirer le lever du soleil et d’assister aux premières activités matinales, des habitants autour des différentes Ghats (portes) qui donnent sur le Gange. Nous n’avons dormi que quelques heures depuis notre départ de Katmandu mais il nous reste malgré tout quelques forces pour effectuer la visite.

Le lever de soleil, resplendissant, donne des couleurs chatoyantes aux temples, palais et demeures trônant le long du Gange. Toute une vie commence à s’activer de bon matin autour du fleuve sacré, ici des enfants, sautant et plongeant, là des femmes, lavant draps et saris, plus loin des hommes pratiquant leurs ablutions matinales.

Il est 8 heures quant nous rentrerons à l’hôtel et la température est encore montée de quelques degrés, nos chambres sont disponibles et nous nous empressons d’aller tester la qualité de nos matelas. Nous ne nous réveillerons qu’en fin d’après midi, il doit faire maintenant plus de 45° et cette température nous accompagnera, tout au long de notre séjour en Inde. 

Au programme des jours suivants, visite de la ville en auto-rickshaw, coucher de soleil, puis spectacle de nuit toujours au bord du Gange et pour finir, ballade dans les ruelles de la ville qui nous permettra d’avoir un contact plus direct avec la population indienne et ses vaches sacrées. La chaleur est suffocante et nous envions les indiens de pouvoir se rafraîchir dans le fleuve. L’espace d’un instant, nous envisageons, Jordan et moi, d’aller les rejoindre, un instant où passera dans le Gange, un buffle mort, des cendres de crémations des vieilles de la veille, les excréments et immondices de cette ville de plus d’un million d’habitants, et finalement, nous nous raviserons car on trouve qu’il ne fait pas assez chaud pour se baigner et on attendra de renter à l’hôtel pour prendre une bonne douche.

Varanasi, une des villes sacrées de l’Inde où il fait bon mourir car, ici s’arrête enfin le cycle infernal de la réincarnation. Les indiens, qui s’éteignent ici, peuvent enfin mourir en paix sans risquer de renaître à nouveau pauvre et je peux vous dire, qu’il y a masse de clients à la mort définitive et que toutes les nuits, les bûchers brûlent à plein foyer.

Il est maintenant temps de reprendre la route ou plutôt le rail, car c’est par le train que nous atteindrons notre prochaine destination AGRA, ce nom ne vous dit probablement rien mais si je vous parle du TAJ MAHAL, je pense que ça vous parlera un peu plus.

Mais avant d’aller visiter le MONUMENT, petit détour à Fathepur Sikri pour la visite d’une ville fortifiée. Le lendemain, lever à l’aube pour aller admirer le lever du soleil sur le TAJ MAHAL, le mausolée de toute beauté construit par l’empreur Shâh Jahân en mémoire de son épouse.

Elle devait être sacrément bonne la princesse, pour que l’empereur, son mari, lui fasse quatorze enfants et lui construise un tombeau d’un telle beauté. Question reconnaissance des enfants, c’est autre chose ; La petite dernière fera mourir sa mère lors de sa naissance et un autre ravira le trône de son père et l’enfermera dans une geôle du fort d’Agra d’où, il ne ressortira que les pieds devant. je vous le dis, Méfiez nous de nos gosses !!

Nous irons ensuite visiter le fameux fort, le premier d’une longue série. notre hébergement à Agra, est quelconque, comme la ville d’ailleurs et nous avons beaucoup de mal à trouver un restaurant servant une cuisine indienne respectable. C’est d’ailleurs à Agra, en mangeant des Sheeks Kebab qui ressemblaient plutôt à des merdes Kebab avec le goût mais sans l’odeur, qu’après Agnès et Jordan, je connus moi aussi, quelques problèmes gastriques qui, comme la chaleur, vont nous suivre pendant tout notre séjour en Inde. Eh oui, comme je vous l’avais dit lors de l’article précédent, l’Inde, ça fait vraiment mal au ventre.

Un dernier coucher de soleil sur le mausolée et demain départ pour le Rajasthan, terre de désert et de désir pour de nombreux Raj (roi) et empereurs de passage. Mais lorsque nous arrivons à Jaipur, la ville rose, c’est une grosse déception. Car il n’y a ni femmes nues sur les dromadaires, ni bataille d’éléphants dans les rues, même pas de petite partouzes rajastanesques comme à l’époque.

Non, tout cela, c’est du passé. Le seul rescapé de cette bonne vieille époque, c’est le contraste permanent de la luxure, qui règne dans ces forts et la pauvreté de la population qui vit à son seuil. C’est affligeant !

Notre ligne de conduite pendant notre séjour dans le Rajhastan restera désormais la même, le matin transport pour nous rendre à l’étape suivante, l’après midi visite de la ville, de son fort ou de son palais ou des deux et le lendemain, recherche d’un coin baignade.

Donc après JAIPUR, sa ville fortifiée, son fort, sa piscine et son bruit, direction BUNDI, plus petite et surtout bien plus calme, où nous séjournerons dans une petite guest house familiale, un palais mais pas de piscine. Qu’à cela ne tienne, il nous faut de l’eau et il existe à une quarantaine de kilomètres, des cascades où nous décidons de nous rendre en Auto-rickshaw. Je peux vous dire qu’une heure dans ce type de véhicule, c’est long et fatiguant et nous espérons sans trop y croire ne pas avoir fait le voyage pour rien. Autour de nous, le désert et rien ne présage ce que nous allons finalement découvrir ; Une oasis de fraîcheur au milieu de ce paysage aride où nous allons pouvoir passer l’après midi.

 

Agnès, dans son maillot bleu à pois roses, affolera une poignée de jeunes indiens installés sur l’autre rive mais qui, par diverses manoeuvres d’approche plus ou moins discrètes, se retrouveront à moins de 3 mètres de nous afin de voir de plus près les fameux points roses. Devant tant d’ insistance, Jordan et moi décidons d’exposer nos corps à leurs vues, tout en cachant celui d’Agnès et la tactique s’avère payante car ils ont l’air tout de suite, moins intéressés par nos maillots et quitteront les lieux quelques minutes plus tard.

Voilà, après cette pose fraicheur, retour à BUNDI où après une bonne nuit salvatrice, nous prendrons la direction de la ville blanche d’UDAIPHUR que nous atteindrons après 7 h de …, après une visite de la… et de son magnifique… , nous irons où le lendemain ? Ben à la … !! (A vous de complétez avec le mots suivants : bus, ville, palais, piscine)

Je vous avoue, que je commence un peu à me lasser, des visites de palais et de forts sous cette chaleur, de cette cuisine, pas toujours au top car la saison est terminée et que les cuisiniers sont partis en congé. Je dois l’avouer, à ce moment du voyage, je pense de plus en plus au retour, j’ai un peu l’impression, de me retrouver dans un jour sans fin, les jours se suivent et se ressemblent et pour la première fois depuis le début de notre tour du monde, une routine s’installe. Je pense que comme moi, Margot aurai eu beaucoup de mal à trouver sa place ici, mais nous pensons beaucoup à elle et nous l’appelons régulièrement pour qu’elle puisse, elle aussi, participer à la fin de notre tour du monde. Quant à Agnès et Jordan, ils vont plutôt biens et s’adaptent bien plus facilement que moi à la situation.

Nous avons tout de même hâte de quitter le Rajhastan pour, dans un premier temps, rejoindre la capitale NEW DELHI, mais surtout descendre vers le sud de l’Inde pour rejoindre GOA et ses plages mais ça c’est une autre histoire que nous tacherons de vous raconter au plus vite.

 

Messages personnels :

Nous souhaitons un joyeux anniversaire à ma maman adorée, que je suis pressée de serrer fort dans mes bras. Bisous ma moumoune.

Sans oublier, l’anniversaire de ma marraine qui est toujours aussi loin de mes yeux mais toujours aussi chère à mon coeur. Gros bisous

Bon anniversaire à Monique (Maman de ma chère Coco) ainsi qu’à Adam, Jeannette Bénit que nous embrassons.

Bon anniversaire à Adam mon filleul, et à Galou mon ancien colloc !

 

Greg.