PUT… ! HACE MUY FRIO

(Du 23 Juillet 2014 au 29 Juillet 2014)

Salut à vous lecteurs assidus de notre blog, nous voilà enfin de retour, c’est donc avec un grand plaisir que je prends à nouveau la plume pour cette énième chronique de notre petite fugue. Jordan ne s’étant toujours pas remis de l’échec de son précédent article, il reste enfermé dans sa chambre avec Fantine qui nous a rejoint depuis quelques jours afin, je suppose, de peaufiner son prochain article.

Nous voici donc arrivés, non sans mal, au Chili dans la petite ville portuaire de PUERTO NATALES, une arrivée qui s’est faite au forceps suite à des conditions climatiques détestables et que je m’empresse de vous narrer.

 Après un troisième et ultime changement de bus depuis notre départ de EL CALAFATE, nous nous retrouvons avec une quinzaine de personnes à RIO TURBIO dans l’agence locale de la compagnie où l’on nous apprend que suite à l’état d’enneigement des routes, le bus qui devait nous conduire au Chili est supprimé et de plus qu’à partir du lendemain les douanes argentines seront en grève pour une durée illimitée. 

Notre avion pour SANTIAGO étant prévu dans 5 jours à PUNTA ARENAS, je dois vous avouer que nous sommes un peu inquiets. Après concertation, Margot propose de rentrer à Paris pour reprendre un vol pour SANTIAGO dans un mois, Agnès de kidnapper le chauffeur, de l’obliger à braver les intempéries et de nous amener coûte que coûte à PUERTO NATALES. La responsable de l’agence nous propose une dernière solution; un véhicule peut nous déposer au poste frontière Argentin d’où l’on peut rejoindre le Chili en marchant 2 km, de là il suffira d’appeler un taxi pour rejoindre PUERTO NATALES. Il est 17 heures, on décide d’y aller. Nous faisons valider nos passeports à la douane argentine et nous partons sous la neige, chargés comme des mules, pour rejoindre le Chili. Par chance, un Pick up s’arrête et nous propose de monter dans la benne à l’arrière. Une chance non, une bénédiction car il n’y avait pas 2 km mais bien 4 km de montée sur une route enneigée pour rejoindre le Chili.

Nous arrivons frigorifiés à la douane chilienne où l’on nous informe qu’il n’y a aucun taxi pour parcourir les 20 km restants pour rejoindre notre but. Dans sa grande mansuétude et devant notre désarroi, le chauffeur nous propose de nous emmener jusqu’à PUERTO NATALES. Ca va être chaud ou plutôt ça risque d’être froid, mais pas le choix on y va. Heureusement 2 personnes à l’intérieur du Pick-up proposent à Margot et Agnès de prendre leur place.

Et là je vous assure que 40 minutes à l’arrière de notre pick up balayé par un vent glacial, c’est long. Gelés mais vivants, nous prenons possession de notre cabanas que nous avions réservée quelques jours auparavant mais devinez quoi ! Pas de chauffage.

Heureusement un autre de ces logements, chauffé cette fois, est disponible. Une soupe, une plâtrée de pâtes et tout le monde au lit.

Le lendemain, après une bonne grasse matinée, l’urgence est de trouver une lavenderia car il ne nous reste plus qu’un slip propre pour 4 que l’on s’échange toutes les 2 heures et on commence à sentir le phoque (mort).

Jordan, quant à lui, n’a qu’une idée en tête, me mettre minable sur les sentiers de randonnée du parc des TORRES DEL PAINE et laver l’affront du FITZ ROY. Problème : les sentiers sont recouverts d’une importante épaisseur de neige et la plupart des hébergements du parc fermés.

Après avoir supplié la charmante propriétaire de bien vouloir nous laver notre linge qui pensait au début que nous avions cacher un cadavre dans nos vêtements et alors que nous repartions à quatre dans le même slip jusqu’à notre location apparaît « TOMMY » le mari de notre lavandière, un adorable sexagénaire chilien d’origine croate qui parle 6 langues différentes dont le français et qui nous propose d’aller visiter le parc de « TORRES DEL PAINE » où il possède un chalet. Après avoir trouvé un accord sur le prix pour deux jours et une nuit en pension complète (nous paierons d’ailleurs le même prix pour le lavage de notre linge qui durera également 2 jours et une nuit).

Après avoir arpenté en 4×4 toutes les merveilles du parc (glaciers, lacs, cascades,…) et admiré la faune patagonienne (guanacos, renards polaires, zèbres, nandous, trouvez l’intrus) nous arrivons au chalet de notre ami « TOMMY ». Nous entrons mais très vite nous ressortons ; Il fait plus chaud dehors (- 10°).

Nous retrouvons Margot, évanouie sur le poêle à bois et qui en se réveillant, jure en hurlant qu’elle s’investira désormais dans la fondation Abbé Pierre contre le mal logement et la W,i-fi pour tous.

Après s’être goinfrés d’une fabuleuse soupe et de merveilleuses pastas, nous allons faire un tour dehors pour essayer de trouver deux ou trois racines pour le dessert. Jordan lui finira les restes d’un guanaco laissés par un puma.

Debout devant les Torres Del Paine, seuls au monde, le soleil commence à décliner et le ciel à nous offrir toute sa gamme de rouge. Le soleil se couche derrière les Torres et laisse place à la nuit et à ses milliers d’étoiles La dernière fois que nous avons vu un ciel pareil, nous étions dans le Pantanal, il faisait 20° nous sommes en Patagonie il fait – 20° (j’exagère mais je trouvais que ça en jetait). De nouveau me reviennent en mémoire toutes les personnes qui nous manquent tant et notamment toi mon MARCO, je me dis que eux aussi doivent s’émerveiller de là-haut de ce spectacle grandiose et je pense qu’ils s’amusent à décrocher les étoiles et à les jeter à travers la voie lactée pour que nous puissions nous amuser à faire des voeux.

Il commence à se faire tard il doit être 20 heures, il est l’heure d’aller se coucher, le refuge s’est réchauffé, le poêle à bois de 1920 a fait son travail, il fait au moins 8°. Je profite du sommeil de ma petite famille pour engloutir les 3 TOBLERONE géants que j’avais cachés dans mon sac.

8 heure du mat, j’ai des frissons, je m’attaque au dernier TOBLERONE avant que les autres ne se réveillent. Merde il est gelé, je vais être obligé de le sucer et là, stupeur, ma langue reste collée à la barre chocolatée et je dois rester plus d’une demi-heure au-dessus du poêle afin qu’il fonde. A ce moment, Agnès se réveille et me sourit amoureusement en regardant le chocolat chaud que je lui tends. Margot se réveille à son tour en demandant qu’on referme la porte du frigo car ça caille. Enfin Jordan se lève en sursaut et s’assure qu’il n’a perdu aucun membre pendant la nuit. Il en manque un et un gros, c’est Fantine qui ne va pas être contente, son pouce gelé gît sur le sol. 

Nous prendrons notre petit déjeuner en courant autour du refuge histoire de nous réchauffer et après une dernière balade et un déjeuner divin (des pastas et une pomme) nous reprendrons la direction de Puerto Natales. Le lendemain nous retrouverons notre ange gardien TOMMY qui nous emmènera au terminal de bus.

Arrivée à PUNTA ARENAS près du détroit de Magellan, installation dans notre auberge de jeunesse et devinez quoi ? PAS DE CHAUFFAGE !

Demain direction l’aéroport pour Santiago du Chili mais ça c’est une autre histoire

A Suivre

Messages personnels :

Bonne chance à fredo pour l’UT4M

Bonne anniversaire à Michael (30 ans), à Willy (15 ans), à Claude (trop âgé pour qu’on puisse donner son âge)

Résultats de notre jeu concours :

Où sommes-nous ? A Valparaiso

Dans l’article sur Bariloche c’est 16 jeux auxquels on fait référence, je déclare mon kev vainqueur avec 14 jeux trouvés, et de nouveaux jeux proposés dans son commentaire que je vous conseille de lire.

Greg.

DON’T CRY FOR ME ARGENTINA

(Du 17 Juillet au 23 Juillet 2014)

 

J’ai beau me gaver de pépitos arrosés de Pisco Sour (alcool local) en mâchant des feuilles de coca, aucune inspiration, mais de toutes façons, peu importe, la consultation du blog est en chute libre, donc à part les moins fortunés d’entre vous qui ne peuvent pas partir en vacances et ceux qui ont décidés de refaire la cuisine et qui continuent à se délecter de notre humour irrésistible et à s’émerveiller devant nos photos capables de faire pâlir d’envie YANN ARTHUS-BERTRAND, les autres profitent pleinement de leurs vacances et ont bien raison, ça passe si vite, on le sait,  ça fait déjà presque 2 mois que nous y sommes et dans 10 mois déjà le retour.

Pourtant Jordan s’était donné du mal pour l’écrire son dernier article, il pensait pouvoir obtenir le prix PULITZER et enfin tuer le père. Dans la famille BEDOS, on a Guy et Nicolas et bien chez les DESRUELLE, on a Greg et Jordan, et dans les 2 cas, l’un est drôle et l’autre essaie de le devenir.

C’est donc à El Chalten que va prendre fin notre périple argentin après plus de 90 heures de bus, 3000 Km parcourus, 9 hébergements différents, des kilos de dulce de leche, de bifes de chorizo et d’énormes milanaises (viandes panées) mais surtout de Boca, de Baleines, de ski, de chocolat, de Périto Moreno, de Fitz Roy et d’autres merveilles.

Nous allons donc bientôt refermer cette parenthèse enchantée argentine afin de découvrir un nouveau pays : Le CHILI.

Nous vous avions laissé lors de notre dernier article à Bariloche et bien nous voilà dorénavant au terminal de bus d’El Calfate au sud de la Patagonie.

Nous prendrons nos quartiers dans l’ auberge de jeunesse « Marco Polo » qui surplombe la ville, la gérante est sympathique et la chambre correcte. Par contre, après avoir fait un tour dans la cuisine, on s’aperçoit qu’il n’est absolument pas envisageable de cuisiner là-dedans. Un bordel sans nom, une semaine de vaisselle dégueulasse. Dans le frigo, un reste de gâteau d’anniversaire de couleur bleu, confectionné pour les 2 ans du petit dernier qui a aujourd’hui 9 ans et des fraises qu’avait dû ramener Marco Pollo lors de son dernier passage à l’auberge. Quand à l’odeur je vous laisse imaginer. Et puis cerise (pourrie) sur le gâteau, quelques heures après notre arrivée, un groupe d’ados braillards et de surcroît américains débarquent !!!

Le lendemain, départ pour le Périto Moreno, un des rares glaciers actifs qui progresse d’environ 2 mètres par jour. C’est sous une neige abondante que nous partirons et que nous effectuerons la visite. L’activité du glacier se fait entendre par des craquements impressionnants et la couleur d’un Bleu cristal est simplement magnifique, par contre nous sommes « légèrement » mouillés et la neige ça commence à me gonfler.

Après une journée de repos, arrivée de nuit après 5 heures de bus à El Chalten, la cuisine est propre cette fois, mais les magasins fermés. Heureusement l’auberge de jeunesse propose une entrecôte de 400 grammes avec des frites. Bingo, on en aura bien besoin car demain une randonnée de 8 heures dans la neige pour rejoindre le Fitz Roy (sommet mythique du parc des glaciers) nous attend. Lever 6 heures mais bien sûr toujours pas de magasin ouvert, heureusement la cuisinière de l’auberge nous préparera des sandwichs.

Au bout de 30 minutes, Margot, pourtant motivée au départ, veut faire demi-tour, ça promet pour les 7 heures restants à parcourir. Finalement nous trouverons un compromis, les filles feront demi-tour après manger (18 Km dans la neige quand même ! Bravo les filles !!) et n’affronterons pas, finalement, le mur final qui mène près du lac au pied du Fitz Roy. Quand à moi, je profite que Jordan fume une clope pour prendre un peu d’avance dans la montée et arriver avec un bon quart d’heure avant lui. Nous ferons la descente en courant et le soir re-entrecôte mais de 600 grammes cette fois. Le lendemain petite rando de deux heures avec Jordan, les filles resteront faire la grasse mat.

Le lendemain, retour à El Calafate mais changement d’hébergement. Le resto de l’auberge nous tend les bras et nous cédons de nouveau à la tentation. Le plat typiquement Argentin est divin. Jordan et Agnès iront dépenser et perdre nos derniers pesos argentins au casino.

Demain direction Puerto Natales au Chili mais là c’est une autre histoire.

Afin de rebooster notre audimat, nous allons vous proposez un petit jeu ; il faudra que vous répondiez à 2 questions qui vous permettront de regagner notre estime et d’autres lots moins prestigieux.
– La première : A combien de jeux de société Jordan fait-il référence lors de son dernier article ?
– La seconde : devinez près de quelle grande ville, nous trouvons-nous actuellement pour cela 3 indices : Neruda, port, lncendie.

Les résultats seront publiés lors de notre prochain article.

A LA UNE EGALEMENT LA SEMAINE PROCHAINE DES PHOTOS EXCLUSIVES ET DES ARTICLES CHOCS

INCROYABLE : JORDAN, nu dans la cuisine du Marco Polo qui fait la vaisselle en mangeant le gâteau bleu avec des fraises et en buvant de l’eau du robinet, mais pire encore, les photos des toilettes après son passage.

INSOUTENABLE : MARGOT qui sourit pendant une randonnée et qui dort dans un refuge sans éléctricité, sans eau et sans chauffage

EXTRORDINAIRE : Le bruit du ronflement d’AGNES qui couvre celui d’un AIRBUS A320 en plein décollage.

ATTENTION CERTAINES DE CES IMAGES POURRONT HEURTER LA SENSIBILITE DE CERTAINS D’ENTRE-VOUS ET NOTAMMENT DES PLUS JEUNES.

Bon assez de conneries pour aujourd’hui, on vous embrasse et on pense bien à vous

La petite fugue

Messages personnels :

Nous souhaitons un très bon anniversaire à Laurette. Gros bisous.

Greg.

BARILOCHOCOLAT

(Du 10 Juillet au 16 Juillet 2014)

Le racisme n’a pas sa place à Bariloche. Ici on ouvre son palet à toutes heures et sans voir la couleur (évidemment on parle de chocolat, vous pensiez à quoi ?). Fondue au chocolat géante, chocolat blanc, noir, gris, jaune, tous différents mais tous bons. J’ai même entendu dire par mes amis de Voyages en sac à dos que la ville a reçu le plus gros oeuf en chocolat du monde. C’est donc forcément la main sur le foie, que nous ressortirons de la région des lacs car la bière, est, elle aussi, très bonne.

Pour se loger, on préfère s’éloigner un peu de la ville (8 kms), tous ces attraits auraient pu nous jouer des tours. On loue alors ce qu’il appelle communément bungallows, qui ressemble a une maisonnette avec tout ce qu’il faut de confort à l’intérieur. Chambre pour les enfants et suite nuptiale pour les parents, les parois sont fines, le sommeil dur à trouver. Ecouteurs sur les oreilles, on se rassure vite avec Margot, à cet âge et avec plus de 22 ans de mariage, on sait bien que ces choses là ne durent pas plus longtemps qu’une partie de Solitaire. La journée de ski aussi, se verra raccourcir, plus longtemps tout de même que le tarot de la veille. Mais cessons les plaisanteries triviales pour poursuivre notre récit.

C’est, habillés comme des ploucs, que nous fonçons vers Cierro Catedral, station du coin. C’est alors une véritable Bataille qui s’installe à milles mètres, la montagne a plus d’un atout dans son sac. Uno : La neige, on voit rien mais avec le forfait à 500 pesos par tête, sans passer par la banque, on se sent obligé de rester. Les dames abdiquent pour se réchauffer, c’est, non sans Risk, que nous décidons de continuer. Mais ce défifoo s’arrêtera bien vite pour Greg. Quand à moi, c’est bien le froid qui pliera l’affaire pour me mettre échec et mat, une heure plus tard (sans gants, la partie était perdue d’avance).

Les jours suivants, on se baladera près des lacs pour admirer les points de vues grandioses. Seul la neige manque à l’appel pour sublimer le tout. Puis viens l’heure de la finale, avec ma mère on se réfugie dans un café blindé aux couleurs de l’Argentine, je commande une pinte qu’on me refuse : « Arrêté municipal interdisant l’alcool ». J’ai la haine puissance 4, et voilà qu’il me serve un Fanta, je me sens pas mal et dans un geste brusque renverse ma boisson sur des supporters. Ils ne savent pas que si je ne bois pas mon élixir, je me transforme en loup garou.

Pour finir, pas de coup de poker pour l’Albiceleste, on peut le dire sans taboo, la Nationalmannschaft a été la meilleure. La folie se ressent tout de même dans les rues, et je ne comprend pas, comment ils font pour être heureux alors que l’alcool est interdit ce soir….

Nous repartons de Bariloche direction El bolston, où nous ne ferons qu’une petite halte, on ratera même le mercado artisanal pour prendre notre bus. Plus de 1000 bornes et 26 heures de route nous séparent du sud de la patagonie.

Message personnel :

Nous souhaitons un super joyeux anniversaire à notre Quentin qui fête ses 16 ans aujourd’hui, gros bisous de nous 4.

Salut a toi mon Fredo, pas de nouvelles, bonnes nouvelles mais j’aimerai en avoir quand meme, la sante, le sport, le travail.  penses a nous envoyer un petit message. Bisous

Bises à tous.

Jordan.