VOYAGE AU CENTRE DE LA CHINE

(Du 10 Mars au 22 Mars 2015)

A l’instant où j’écris les premières lignes de cette nouvelle chronique, nous sommes à Varanasi en Inde, il est 18 heures et il fait encore plus de 40°, les pâles du ventilateur brassent un air chaud et je dois en être à la cinquième douche de la journée. Avec cette chaleur, tout est compliqué ; bouger, manger et bien sûr Ecrire. Il faut que je remette mes idées en place. Où étions nous il y environ un mois ? Ah oui ! Nous quittions la captivante ville de PEKIN pour prendre la direction du Sichuan et plus précisément de sa capitale administrative, Chengdu.

Comme à Pékin, nous mettrons plusieurs heures pour trouver notre guest house et nous ne devrons notre salut qu’à l’arrivée de deux touristes occidentaux qui, par chance demeuraient justement dans cette même guest house.

Nous ne resterons que 2 jours sur Chengdu, ville sans grand intérêt touristique, hormis un joli temple et le centre des pandas géants où l’on peut voir ces grosses bestioles noires et blanches qui passent leur temps à se prélasser au soleil, en suçant des bambous au lieu d’aller fabriquer des I-phone comme tous les chinois.

C’est de CHENGDU que nous nous rendrons en bus dans le parc national de Jiuzhaigou, quelques virages et autant de frayeurs plus tard, nous voilà arrivés à destination et cette fois pas trop de problèmes pour trouver notre guest, une sublime demeure de type tibétain dont seuls, les sanitaires ne sont pas un modèle de propreté, comme souvent en Chine et qui, en plus se trouvent relativement loin de notre chambre. Agnès devra donc se résoudre à faire son petit pipi nocturne dans le seul récipient présent dans notre chambre, à savoir un service de 36 verres à Saké, ce qui me permettra, pour mon plus grand plaisir de pouvoir observer au fond des verres, les habitantes des différentes ethnies présentes dans la région mais sans leur habit traditionnel.

Nous avions prévu 2 jours pour visiter l’ensemble du parc. Rendez-vous donc est pris le lendemain pour aller chercher les tickets d’entrée. Le temps est un peu frais mais le ciel est parfaitement dégagé, la journée s’annonce plutôt bien. Seul problème, à notre arrivée, des milliers de chinois se pressent devant les portes du parc. Après une bonne heure d’attente, nos précieux sésames en poche, il ne reste plus qu’à prendre place dans un des bus qui desservent les nombreux points d’intérêts du parc (cascades, lacs et rivières). Nous avons donc prévu de monter sur les points les plus hauts du parc en bus et de redescendre à pieds par les nombreuses passerelles qui jouxtent le parc mais nouveau problème, ces dernières sont toutes fermées pour des soi-disant risques d’incendie. Il va donc falloir effectuer la visite à la Chinoise, je vous explique : Le bus vous dépose sur le site où, en un minimum de temps, vous faites des centaines de photos (de préférence en habits traditionnelles, en location sur tous les bons sites) avec des centaines Chinois puis retour au bus qui vous dépose au site suivant où vous faites, de nouveau, une centaine de photos avec une centaine de chinois et ainsi du suite jusqu’à épuisement des sites et finalement la visite, qui aurait du prendre 2 jours en randonnant, ne va durer finalement qu’un peu moins d’une journée en bus (frustrant).

Après avoir dîné dans un excellent restaurant tibétain où Jordan, après avoir mangé deux cuisses de yak, reprendra encore un peu de viande pour finir sa sauce. Le lendemain, nous nous accorderons donc une journée de repos avant de repartir pour une nuit de transit à Chengdu où nos nous régalerons de délicieuses brochettes, dans une petite échoppe de bord de route, avant de repartir par avion pour CHANGSHA dans le Hunan où le seul temple dédié à la consommation que nous visiterons cette fois est Français… « CARREFOUR » !! Quelle émotion, notamment quand Jordan prendra place dans le caddie que nous pousserons fièrement tous les deux, à travers les rayons du magasin. Nous finirons chez Pizza Hut où notre bébé se régalera d’une quinzaine de menus enfant. Une journée inoubliable, certainement la plus belle de ce tour du monde qui nous a rappelé nos sorties hebdomadaires en famille, du samedi à l’agora et nos dimanche à la Croix Blanche. En me remémorant cette instant, une larme coule sur mon visage alors j’écris ces quelques lignes.

Nous repartirons de CHANGSHA en train, le lendemain, cette fois, direction le parc de Wullingan connu pour ses pics karystiques qui auraient inspiré le réalisateur J. Cameron pour le décor de son film « Avatar ». Si nous n’avions croisé que très peu de touristes occidentaux dans le Sichuan, nous n’en croiserons plus du tout pendant notre séjour dans le Hunan et de la façon dont nous regarde certains chinois, nous devons ressembler aux personnages du film.

J’avais donc, au préalable, réservé un établissement de moyenne gamme près de l’entrée principale du parc mais Jordan trouvant finalement l’hôtel trop onéreux (il prend bien soin de son héritage, le petit) avait effectué une nouvelle réservation près de l’entrée ouest du parc, dans un hôtel bien plus modeste. Pas de chauffage, avec une température intérieure variant entre 5 et 15° maximum, absence de matelas, toilettes à la turque sous la douche, ce qui peut permettre de gagner du temps, si le savon ou votre pied ne tombe pas dans le trou, aucun resto aux alentours, je dois vous l’avouer, j’étais ravi de ce changement d’adresse, si bien, que pour faire partager mon allégresse et bien j’ai fait la gueule, mais rassurez-vous, pour une fois, ça n’a pas duré grâce à la charmante petite musicienne chinoise qui gérait à elle seule l’hôtel dont nous étions les seuls clients et qui se mettra en quatre pour palier au manque de son établissement. Couvertures à foison pour compenser le manque de chauffage, couches de couettes pour combler l’absence de matelas et préparation de succulents repas pour compenser l’absence de restaurants alentours.

Après avoir acheté et sans faire la queue cette fois, nos Pass-Wullingan qui nous permettrons d’accéder au parc durant les 4 jours, nous nous lançons à l’assaut de notre premier sentier de randonnée qui doit nous conduire à un point de vue, nous permettant d’avoir une vue d’ensemble de la partie sud du parc. Arrivés à destination, quelle surprise ! l’endroit ressemble à s’y méprendre au Machu Picchu, effectivement, le brouillard esttellement intense qu’on n’y voit pas à plus d’un mêtre comme au Pérou. Tant pis, nous avons quatre jours à rester ici, nous reviendrons demain, et effectivemment le lendemain plus de brouillard mais une pluie battante, qui tombera sans discontinuer du matin au soir, et qui nous obligera à rester confiner dans notre petit hôtel toute la journée. Fort heureusement nous aurons plus de chance lors de nos 2 derniers jours, la pluie cessera et le brouillard s’atténuera, nous permettant enfin d’admirer ce décor magnifique de pics, de ponts naturels et d’autres splendeurs naturelles.

Après ces 4 jours passés dans le Wulinguyan où nous aurons tout de même effectué presque 50 Kms de randonnée avec plus de 4000 Mètres de dénivelé positif, il est temps de prendre congé de notre charmante hôtesse pour reprendre un petit local bus qui nous conduira à la gare de Zhangjiajie. 

Dans le train qui nous ramène à Changsha, une jeune et jolie chinoise s’est installé sur le strapontin qui fait face au mien. les yeux rivés sur son portable, je me demande à cette instant à quoi elle pense ? A un amour lointain, à un monde meilleur ou à tout autre chose peut-être. Un bébé, dont s’occupe sa grand mère, me sourit et je lui rends avec plaisir ce sourire. C’est tout un petit monde qui vît autour de nous, mais surtout avec nous, on ne partage pas seulement qu’ un voyage en train mais on partage surtout un moment de nos vies respectives.

Et voilà, ainsi s’achève notre voyage au centre de la Chine, demain nous reprenons l’avion pour la ville de l’éternel printemps : Kunming dans le Yunan, à ne pas confondre avec le Hunan, avec au programme : découverte de rizières en terrasse du YuanYang, visite de la vieille ville de Lijiang et enfin un petit trek de deux jours dans les gorges du saut du tigre, avant d’aller se frotter dans quelques jours aux sentiers himalayens mais ça c’est une autre histoire que nous essayerons de vous faire partager rapidement.

Messages personnels :

Voilà déjà un an que notre ami Marco nous a quitté, mais il est toujours présent dans nos coeurs et continue à voyager, avec nous, autour du monde. Nous avons, bien entendu en cette période, une pensée toute particulière pour Aïcha, Cindy, Virginie, Nina, ses petits-enfants et tous ses proches.

Je souhaite un joyeux anniversaire à ma petite baronne adorée, qui se reconnaîtra. Gros bisous.

De mon coté bon anniversaire à mon Lolo, à mon Vince d’amour et à Etienne.

Félicitations à note Amélie pour son permis.

Une pensée à Mia qui est partit faire le tour des Annapurnas pendant 20 jours, force et honneur.

Un petit mot pour dire à mes filles adorées, ainsi qu’à mon fils, leurs conjoints et nos petits-enfants, qui nous manquent énormément, à quel point nous sommes fiers de les avoir pour enfants. Nous sommes pressés de rentrer et de nous retrouver en famille complète. Bisous à vous tous.

Greg.

PÉKIN EXPRESS

(Du 06 Mars au 10 Mars 2015)

Je m’excuse, lecteurs pour ce retard de publication mais je peux l’expliquer. Je voulais attendre d’être en trek pour écrire ce nouvel article, je me disais qu’a 3000 m d’altitude, ça serait le seul moyen de me réchauffer les doigts. Seulement, on ne m’avait pas dit qu’il y aurait mille façons de me chauffer les mains et autant d’excuses pour repousser l’écriture de l’article, en commençant par l’arrivée surprise de Fantine. La distribution de cartes pour Fredo Mains douces, pendant dix jours, ou encore l’initiation au Molky, des porteurs et des guides népalais  à 4000 m. Et vu qu’on va retrouver Mia à Katmandou, le temps va me manquer, si je ne profite pas de ce trajet en bus pour écrire. Mais rentrons sans plus attendre (tadammm) dans le vif du sujet. Après beaucoup de stress à Bangkok pour nos visas, c’est sans souci, que nous passerons les formalités made in China. La première difficulté sera de trouver notre hôtel dans ce labyrinthe qu’est Beijing, et nous prendra environ trois heures :

  •  30 mn de prise de température (on vient de perdre 15 degrés).
  • 1h30 de description de sigles chinois pour trouver le bon quartier.
  •  1h de francarin pour trouver le nom de notre rue.

Y a pas à dire, le dépaysement est total même après neuf mois de voyage. Nos quartiers, nous les prendrons dans ce qui fut le premier bordel de Pékin transformé, pour notre venue, en hôtel. Quelques filles de joie y traînent encore pour le service, ce qui donne, selon mon père « beaucoup de charme au lieu ». Mais rien ne nous détournera de notre objectif : nous sommes vendredi, il est 18 h, et même l’encens présent partout, ne peut cacher l’odeur de l’apéro. En plus, des feux d’artifice éclatent à chaque coin de rue. J’imagine que c’est la façon dont on fête l’apéro ici… Nous avions un peu plus tôt repéré un bar à la vitrine alléchante et quand nous y sommes entrés, c’est littéralement une larme qui a coulé sur ma joue tant le choix de belges, y était important. Mais nous n’avons pas traîné car nous voulions absolument goûter au fameux canard laqué de Beijing. Un bon plat histoire de nous mettre en forme pour le lendemain car si Redbull donne des ailes, Reduck donne des cuisses.

 

Notre Pékin express commence, voilà à quoi ressemblent nos journées :

7h : Nous sommes devant la place Tien An Men. Une file gigantesque à faire rougir celle de Space Mountain un jour férié, se dessine à l’entrée de la place. Alors, si comme nous, vous n’avez pas le temps d’attendre, présentez-vous devant la Gestapo locale, montrez votre passeport dans lequel vous avez glissé un ravioli vapeur et vous passerez ainsi devant toute la foule.

8h : Après 14 checks points sécurité, nous voilà donc sur la plus grande place du monde et surtout la plus surveillée. (Tibet libre) À l’extrémité de celle-ci, on devine facilement l’entrée de la Cité Interdite. Elle est marquée par le portrait géant de Mao, Ô combien célèbre pour être le premier selfie avec bouche en cul de poule.

8h30 : Nous entrons in the forbidden city. L’humour n’étant pas autorisé dans la Cité Interdite, nous déposerons celui-ci avec nos sacs à dos, au vestiaire. En revanche, nous n’oublierons pas notre sensibilité pour contempler ce que le chinois ouvrier aux 35 h peut construire de plus beau. Chaque porte traversée est accompagnée d’une claque d’émerveillement.

12h30 : Il nous a fallu quatre heures pour arpenter ce joyaux qu’est la Cité. La visite a éveillé presque tous nos sens, nous décidons donc de nous mettre à table et d’inviter le goût à la fête.

13h : Petite pause déjeuner. Rien d’exceptionnel, on commence à s’habituer aux adresses foireuses du Lonely. De toute façon, nous n’avions que dix minutes pour manger si nous voulions boucler la journée.

13h10 : On se rend en courant (question de timing) à notre prochaine étape : les Hudongs. Ce vieux quartier de la ville est un Bercy village à l’architecture chinoise, mais est surtout assailli par une masse considérable, qui ne permet de mouvement ni de bras ni de pas, et ça ne plait pas à Papa.

15h30 : Nous avons mis deux heures pour sortir de la foule. On souffle trois minutes devant la tour de l’horloge histoire d’avoir l’heure.

15h33 : Il nous reste 57 minutes pour rejoindre un temple à l’autre bout de la ville avant sa fermeture. Pas de temps à perdre : direction métro, Palacio et apéro.

15h40 : Pause pipi non prévue sur le chemin du métro. Je m’empresse de retrouver nos chères rigoles à urine. Je m’aperçois bien vite que je me suis trompé de porte, en apercevant ma mère cul-nu, accroupie, aussi à l’aise que les locaux puisqu’en train de papoter et de fumer une clope avec sa voisine chinoise.

15h50 : Un rouleau de printemps plus tard, nous retrouvons ma mère sourire aux lèvres, nous venons de perdre dix minutes.

16h45 : Nous arrivons devant le palais. Les portes sont closes, la déception est immense pour mon père. Je lui tairai la véritable raison de notre retard (ma mère !!!) sous peine de ruiner la fin de journée, lui changeant l’esprit en lui parlant de Beer 89.

18h30 : Après une douche à l’hôtel, nous arrivons avec mon père dans notre bar favori. Nous commandons deux bières.

19h : Ma mère, après une petite sieste, nous rejoint. Nous commandons trois bières.

19h30 : Le houblon de ma dernière bière a stimulé l’envie d’en reprendre une. Les anciens me suivent sur ce coup.

20h : La Wesmale m’a laissé un goût amer. Je décide d’apaiser mon palais avec une triple Karmeliet, accompagnée d’une Chouffe pour mon père et d’une nouvelle Pécheresse pour ma mère.

20h30 : Je prends les commandes, du son dans la micro-brasserie, nous sommes chauds. Le barman nous ressert des cacahuètes, c’est décidé nous mangerons ici. On passe donc commande : « trois blondes svp ! « .

21h15 : Le repas fut très bon, nous nous sentons comme à la maison. Il ne nous manque que les amis, nous buvons un coup à leur santé.

22h : On se décide à rentrer. On attrape au passage des raviolis vapeurs, de l’eau (une bière locale) et on vide un verre d’alcool de riz offert par un vieux chinois.

23h : Ma mère ronfle.

Et le lendemain on a remis le couvert à toute vitesse, je vous le fais donc le programme rapide car vous devez être agacés de nos textes à rallonges.

  1. Matin : visite du palais du ciel.
  2.  Apres midi : flâne au palais de l’été.
  3. Fin d’après-M : voir le quartier olympique avec le nid d’oiseau et le cube construit pour les JO de pékin.

Et le soir je vous laisse deviner où l’on a fini. Quand au dernier jour, rien d’exceptionnel nous avons juste traîné sur un mur en débris (encore de la contrefaçon) plus connus sous le nom de Great Wall of China. Nous nous reposerons de nos deux jours intensif avec 3 h de route pour nous y rendre. Nous avions choisi une portion qui nous correspond : Un peu restauré, un peu en ruine et surtout pas un chat.  Nous sommes en effet quasiment seuls sur le mur, alors on prend notre temps. On picnic, on joue au Molky, on admire le paysage et on médite. Puis on se dit en regardant les touristes chinois, si bruyants et si peu respectueux, que la grande muraille de Chine n’a pas été construite par les chinois mais plutôt par leurs voisins. Le Retour à la maison en bus, se fait entrecouper de petites siestes, bien que la ballade n’ai pas été longue mais je voulais me reposer, pour être en forme et dire au revoir à mon bar fétiche où nous laisserons notre trace avant de repartir, trinquer avec les pandas. Mais ça c’est une autre histoire.

Messages personnels :

Nous avons une énorme pensée pour notre tonton Patrick, qui nous a quitté trop vite comme notre tonton Didier. Une énorme pensée pour Luis, son compagnon ainsi qu’à son grand frère (Mon papa), Edmonde, Christine et Laurence, ses petites soeurs. Gros bisous à tous.

Bon anniversaire à mes deux supers frangins, Gilles et Didier, qui me manquent beaucoup. Gros bisous.

Joyeux anniversaire à notre petite nièce Camille ainsi que notre nièce Vanessa, sans oublier notre Tetelle préférée. Gros bisous mes bichettes.

Bon anniversaire à mon beau petit frère Paï, bon courage pour ta colo.

Jordan.

UN CHINOIS A HONG KONG

(Du 27 Février au 05 Mars 2015)

C’est après avoir quitté nos amis et notre Margot nationale que nous embarquons pour Hong Kong. Après un petit changement de vol, nous arrivons à destination, avec des températures de 19° alors qu’on était à 32°. Après un transport en bus, nous atteindrons le centre ville de Hong Kong, où là, buildings géants, enseignes lumineuses et grands magasins, ne font qu’un.

A notre descente du bus,  je me dis : « Wouahhh , mon homme a fait les choses en grand,  Sofitel, grand palace ; dans quel hôtel allons nous résider ». Et là,  grosse déception quand on s’engage dans une petite ruelle entre 2 grands hôtels où commerçants locaux,  bazars en tous genres pullulent. Au détour d’une impasse, on trouve notre ascenseur, qui nous conduira au 12 ème étage, où se trouve notre guest house, je devrais dire, notre cabanon, car c’est dans une petite pièce avec 2 lits (1 de 2 personnes et 1 d’une personne), un placard avec wc et douche (pratique de faire son petit pipi en même temps que de se laver les dents) que l’on nous installera. Bon et bien,  on va y passer que 5 jours, c’est pas la mort ! Une fois nos sacs déposés,  nous quitterons très vite la chambrette afin de trouver de quoi nous restaurant, car il ne faut pas oublier que Jordan va beaucoup mieux, donc il mange. C’est donc, dans notre ruelle que nous testerons notre premier repas,  un petit marchand indien, qui propose des petits plats très alléchants. Pas de doute, ce sera succulent, mais surtout la note. 3 touristes européens dans leur gargotte, ce sont de bons pigeons, nous nous ferons allumer de 250 dollars hongkongais, c’est à dire, 24 € pour un plat de riz, 2 brochettes, 1 beignet. Il ne nous reverra jamais !

Nous terminerons notre journée, par la visite de Hong Kong, en commençant par les quais , les rues animés avec leur magasins aux devantures illuminées. 

Après une bonne nuit de sommeil, nous nous préparons à visiter Honk Kong, un petit déjeuner pris sur les quais, , après être passés au 7 eleven, petit magasin qui distribue divers produits de première nécessité, en l’occurrence, du café, des muffins, pains au lait, qui continueront notre petit déjeuner pendant ces 5 jours. Après 8 mois passés loin de notre cher pays, impossible pour nous 2 (Reynald et moi) de déroger à nos vieilles habitudes, Jordan acceptant de manger tout ce que l’on propose en matière d’alimentation. C’est sur les quais, que nous dégusterons notre festin. Nous attaquerons cette journée par la traversée de Victoria Harbour, en Star Ferry, avec une vue imprenable sur les gratte-ciel et les collines luxuriantes, pour visiter l’île de Hong Kong. Après avoir arpenté les rues, nous ferons l’ascencion, on ne peut dire que « raide » jusqu’au sommet, à bord du Peack Tram où nous aurons une vue panoramique, gigantesque de Honk Kong

Dès le lendemain, nous nous préparons à notre première randonnée dans les nouveaux territoires de Hong Kong. Après un petit déjeuner frugal, toujours sur les quais, nous prendrons le bus pendant 1 h, afin de sortir du centre ville et nous rendre au départ de notre randonnée, le Mac Léose Trail. Nous voilà partis pour 10 km de marche que nous effectuerons en 2 h et qui nous conduiront jusqu’à une petite plage tranquille, où mon cher et tendre, ne résistera pas à l’envie de prendre un bain. Il est fier de lui, car il fait environ 18 °et l’eau est à 15°. Il faudra que Jordan le prenne une dizaine de fois en photos, pour immortaliser cet instant. Les quelques rares randonneurs qui sont là (7,8 pour tout dire) engoncés dans leur doudoune, le regardent, ahuris de voir cet européen, en maillot de bain, qui joue les stars devant un appareil photo. Certains viennent me trouver, pensant être témoins du tournage d’un film, et désireux d’obtenir une photo de cet apollon cinquantenaire. Je ne les décevrai pas et ils passeront un temps infini à poser avec la vedette qui commençait à vraiment se les geler. Après un rapide pic nic, nous sommes repartis pour continuer notre ballade, et là, le supplice commença pour moi. Au bout d’une heure de reprise, la douleur a commencé à se faire ressentir dans les cuisses, ajouté à ça, les 10 millions de marche que nous avions monté et descendu, je n’en pouvais plus. La journée s’est enfin clôturée, avec 23 km de marche, avec un dénivelé positif de 1000. J’étais morte et pas mécontente de retrouver notre minable cagibi pour me reposer. Manger ; NON, Dormir ; OUI.

Après une bonne douche, nous sommes quand même sortis dîner, car Jordan avait depuis de longues heures digérer ses 2 sandwichs. Un bon petit resto, et nous voilà requinqués. Une ballade digestive nous ramènera sur les quais, où pour notre satisfaction, nous aurons une vue magnifique sur ces rives illuminées, décorées comme il se doit pour la fête du Têt. C’est un spectacle féerique. 

Dès le lendemain, nous reprendrons notre périple mais cette fois-ci sur l’île de Hong Kong. Nous parcourerons le célèbre Dragon Back Trail (Sentier du dos du dragon), parcours de 9 km, avec 369 m de dénivelé, de la rigolade !!.. Et oui, je crâne, mais j’ai bien le droit après en avoir bavé la veille !! Nous serons en admiration devant cette nature luxuriante au coeur d’une ville comme Hong Kong. Après un bon petit repas où nous régalerons de spécialités chinoises, nous arpenterons les rues illuminées des grands magasins, en slalomant entre les différents vendeurs à la sauvette qui veulent nous refiler des montres Rolex, au rabais. Ils s’imaginent quoi, que l’on ne peut pas s’ en payer une vraie ? Heu !! Oui ils ont raison, mais on n’en veut pas, quand même. Pas d’heure, pas de contrainte !! A la nuit tombée, nous assisterons à une projection de film sur la facade du centre culturel de Hong Kong qui nous époustouflera par sa grandeur. Nous cloturerons cette belle journée par une petite friandise, accompagnée d’une « bonne » bière pour mes 2 hommes et retour dans notre gargotte au douzième étage pour une bonne nuit de sommeil.

Pour notre dernière journée dans cet univers de grands luxes, nous décidons de visiter le musée de l’histoire, ainsi que la tour HSBC, et différents temples, quelques kilomètres à arpenter les rues de la ville.

Le soir venu, nous aurons le bonheur d’assister à un spectacle de sons et lumières, grandiose, qui se fera entre les 2 rives du Victoria Harbour.

Après un dernier petit déjeuner, (7 Eleven) pris sur une devanture de banque fermée et à l’abri de la pluie, nous terminerons cette épopée HonKongaise, en prenant l’avion pour Pékin, mais là, c’est une autre histoire que je laisse le soin, à Jordan, de vous raconter.

Messages personnels :

Joyeux anniversaire à notre Clara qui fête ses 18 ans ainsi que Susu, Jean-Mi, Jacqueline, Camille notre petite cousine. Sans oublier tous ceux que j’ai oublié de citer.

De mon coté joyeux anniversaire a Quentin et Benoit (en retard), Vanvan, Christophe et Sophie. Putain ça fait du monde

Nous souhaitons un super joyeux anniversaire à notre Clémentine, amie rencontrée lors de notre début de voyage, gros bisous.

Nenesse.