THE NORTH FACE OF VIETNAM

(Du 26 Janvier 2015 au 2 Février 2015)

J’ai comme l’impression que la hiérarchie des accros à leurs tablettes, PC et autres smartphones, a bien changé dans notre petit tour. Greg a largement pris la tête. Oh ! il vous rétorquera bien que son travail d’écriture pour son blog de mode (et celui de notre voyage) lui prend du temps. Que nenni ! Voila le premier homme de l’histoire à avoir une routine en voyage : Chaque soir, il regarde son petit journal, puis météo France (j’ai toujours pas compris pourquoi), ensuite, il mange une vache qui rit, car on en trouve au Vietnam. En résumé, il ne manquerait plus qu’un verre de sirop d’orange avant de dormir pour être comme à la maison.

Nous voila donc au Vietnam avec 32 jours de visites devant nous, avec pour point de départ la capitale : Hanoï.

La principale attraction ici : Faire les boutiques North Face, impossible à louper, on les trouvent à chaque coin de rue. Des affaires, valant 250 € en France, nous arrivons à les négocier ici à quarante. Sauf Greg, qui arrive à acheter le produit plus cher que le prix d’origine, la négoce n’est pas faite pour lui. Ni pour Agnès d’ailleurs, qui elle, est trop dure en affaire : « Non Maman, tu ne peux pas payer cette polaire avec des légumes ! ». Je m’occupais donc de la petite affaire. Quand nous sortions du magasin, nous étions si fiers d’avoir fait si belle négoce, que nous portions déjà pantalon et manteau sur le dos avant de nous rendre compte que trois couches par 20°, c’était peut-être un peu trop.

Enfin bref, si vous êtes de passage à Hanoï, je vous rassure, on trouve de tout, en plus c’est simple de s’y retrouver : Chaque rue correspond à un produit (rue des cadenas, rue des menuisier, etc…). On a donc l’impression de se balader dans un centre commercial avec des rues-rayons (avec la pauvreté en plus). Alors n’hésitez pas ! Hanoïrama c’est facile comme Casto ! La ville ne perd pas non plus ses traditions, comme le prouve le « Water Puppet Theater » un ancien art vietnamien qui représente, à l’aide de marionnettes dans l’eau, des scènes du quotidien, le tout accompagné par un orchestre. Impressionant !

Nous repartons de la capitale dans un taxi, au compteur mal réglé et à l’escroquerie bien opérée qui nous déposa au terminal de bus où notre premier bus vietnamien, un local bus, nous attendait. On nous annonce deux heures de trajet pour rejoindre la baie d’Ha long ta monnaie, on en fera quatre… Les bâtiments, aussi sont hallongés, pas bien larges, mais très hauts. La bonne nouvelle est, que nous sommes 5e étage, la mauvaise est, qu’il n’y a pas d’ascenseur.

Lors de la visite de ville habituelle, bien décevante pour cette fois (la ville est très moche), Agnès se fait héler. AGNÈS, AGNÈS !! Tiens, se dit-on, pépère aurait-il laissé un Gautier de plus lors de sa venue ? Et non, c’est seulement une de ces coïncidences que seul le voyage est capable de vous donner. Nous venons de retrouver, par hasard, Marie (que nous avions rencontrée en Malaisie) et son amie, avec qui nous déjeunerons le soir. Le lendemain, nous décidons de partir à la découverte de la baie, principale attraction ici, on passera directement par notre hôtel pour la sortie. On ne cherchera pas les meilleurs prix car ils sont, en général, à peu de choses près, les même dans toutes les agences.

Quand enfin la baie se dessine et que l’on aperçoit clairement les îles karstiques, ça devient irréel. On se dirige alors vers notre premier arrêt, le bateau se gare et le capitaine paye le parcmètre. Nous avons 40 minutes pour voir une grotte grandiose, dommage qu’elle soit éclairée comme une boite de nuit mais je vous rassure, on s’habitue vite au côté kitsch, si cher aux asiatiques. Des centaines de bateaux, se retrouvent aux mêmes arrêts, ce n’est pas agréable d’être dans la masse de touristes, mais rien ne gâche notre plaisir, surtout quand nous changeons d’embarcation pour pagayer, nous même, entre les pitons rocheux. Finalement, le seul regret de cette expédition, est d’avoir du partager un repas avec des japonais qui mangeaient plus que moi, et aussi, d’avoir perdu quelques photos en route.

Pour la suite, nous prévoyons d’aller sur une île, la bien nommée Cat bah. Pour arriver à Cat bat, c’est simple ; il suffit de faire du stop jusqu’au centre ville, de là,  prendre deux tandems jusqu’au ferry. Une fois au port, il faut jouer un air de flute à l’hôtesse d’accueil, pour embarquer sur le ferry. Une fois sur ce dernier, on change d’embarcation au milieu du trajet, pour un zodiaque sans siège avec lequel nous rejoindrons l’île. Arrivés sur celle-la, il n’y a plus qu’à rejoindre notre hôtel en bus.

Malheureusement, Agnès ayant fait une fausse note sur l’air de flute, nous sommes refoulés. Nous insisterons pour passer mais l’hôtesse commence alors à s’énerver. Je la calmais alors avec un : « Nous Cat batlescouilles, on s’en va! ».

Et revoilà les Desruelle, comme ils sont les meilleurs : l’imprévu et le changement de plan de dernière seconde. Pas de souci, nous prendrons deux jours d’avance sur notre programme, direction les grottes de Tam Cốc (la baie d’Along terrestre). Et pour les transport, c’est pas compliqué,  c’est un bus direct…

Direct, mon cul , ouais !  Nous nous retrouvons à nouveau dans un bus local. Ah oui, je ne vous en ai pas expliqué le principe. Compter deux rabatteurs par bus : un, te pousse dans son bus, l’autre récolte ton argent. Evidemment l’intérêt est que le bus soit plein, alors ça monte et ça descend, on s’arrête tous les 100 mètres. Le RER D, c’est de la rigolade mes amis, surtout quand un croupier vagabond débarquera dans le bus pour jouer au bonneteau. Les voyageur deviennent soudainement tous complètement dingues, ça gueule, ça balance des billets, ça triche, et ça crie encore plus fort : la folie est montée dans notre bus. Mais ce passager supplémentaire, mon père ne le supporte pas, il veut sortir, mais je lui explique que sortir au milieu de nulle part ne nous avancera pas plus. Et oui, si la folie est montée à bord, je porte, heureusement, depuis le début du voyage, la raison en moi … Mais même pour le Raisonman que je suis, le bruit est assourdissant dans ce bus, alors on s’essaye à une autre technique : nous aussi on va jouer ! On rentre dans le tripot en misant ce qu’on a de plus cher : la culotte en or massif Dior, avec boussole en argent intégrée, de ma mère (spécial voyage). Tous les voyageurs donnent alors tout ce qu’ils peuvent pour égaler notre mise. Mais comme au casino, c’est toujours le croupier qui gagne à la fin, il sortira donc du bus plein aux as. Quand à notre technique et bien, elle a fonctionné, on a bien perdu une culotte achetée 5€, il y a un mois, au chinatown de Kuala Lumpur, mais nous avons gagné la tranquillité pendant les deux prochaines heures et ça : Ça n’a pas de prix.

Après une fin de trajet presque normal, nous arrivons dans la ville de Nim Binh et premier constat n’est pas terrible. Alors, nim binh ni deux, on chope un tacos pour se rendre à notre hôtel. Un changement de décor s’opère ; nous voila au milieu d’immenses pains de sucre tombant de façon abrupte, où se niche un petit hôtel vietnamien qui résiste encore et toujours aux envahisseurs (J’entend par là,  promoteurs de tous genres). Tenu par une famille adorable, ils nous renseigneront sur tout ce que l’on peut faire dans le coin.

On découvrira la région en vélo, principalement, durant notre séjour. On pédalera entre rizières et pics rocheux où l’air est bon, et ressourçant. En plus, les garages à vélos ne manquent pas pour visiter les sites aux alentours, et bien qu’ils soient plus chers que la location du vélo lui-même, ils sont bien pratiques. Le dernier jour dans cette région brumeuse se fera sur l’eau. Avec une barque pour deux et un décor surréaliste, on pourrait croire que la ballade est parfaite pour les amoureux mais le romantisme est vite oublié quand les pieds du gondolier local vous frôlent le visage puisque celui-ci rame avec ses pieds (ceci n’est pas une blague). La balade aurait été parfaite si :

1. Elle avait duré une heure de moins.

2. On n’essayait pas de nous vendre des trucs tous les deux mètres.

3. On ne nous avait pas demandé des pourboires,  23 fois.

4. Si un coussin, pour mon divin séant, était posé sur la planche qui nous a servi de siège.

A part ça, franchement, ça vaut le coup. Les roches déchiquetées et les rizières que vous verrez, vous marqueront quelque temps. En rentrant à l’hôtel, nous croiserons notre batelier sur son vélo, il pédale avec ses mains et dirige avec ses pieds, c’est ce qu’on appelle l’aliénation du travail. (Ceci est une blague). Et voila une fois de plus, nous sommes en train d’attendre un bus pour arriver à bon port. L’homme, censé nous avertir de l’arrivée du bus dort. Je le réveillerai, délicatement, façon shaker. Notre dortobus direction Dong Hoï est là mais ça c’est une autre histoire.

Messages personnels :

Je souhaite un joyeux anniversaire à mon filleul,  Eric, ainsi qu’à notre Toto. Gros bisous.

Bon anniversaire à Eugénie, des bisous à toi.

Jordan.

50 NUANCES DE GREG

(Du 19 Janvier 2015 au 26 Janvier 2015)

AVERTISSEMENT

Chronique interdite aux moins de 16 ans

Avant tout propos, je tiens par avance à m’excuser auprès de ma maman, de ma belle-mère, de mes collègues et de nos connaissances, pour les termes employés qui risquent (peut-être) de vous choquer. Point de vulgarité dans cette article, simplement quelques métaphores qui vous permettront de laisser travailler votre imagination. Et comme dirait Pierre Desproges « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde », mais comme vous n’êtes pas « tout le monde », alors je me lance :

C’est donc, au restaurant, en voyant Jordan titiller la rondelle de son citron avec des baguettes et Agnès se délecter d’un jus de banane tiède et crémeux que m’ait venu l’idée de cette chronique.

Oh papa ! j’ai trouvé un titre pour ton prochain article :  » 50 nuances de Greg », mais oui ma fille, en voilà un idée qu’elle est bonne, en plus, le cul, ça fait vendre et c’est plutôt tendance en ce moment en France, entre le procès pour libertinage de DSK, la sortie du film « 50 nuances de Grey » et la Saint Valentin.

Quel cadeau original et surtout pas trop cher, allez-vous bien pouvoir offrir à votre belle pour la Saint Valentin ? Et bien comme tout le monde, 2 places de ciné pour le film dont tout le monde parle « 50 nuances de Grey » et une paire de menottes, en rêvant secrètement qu’à la suite de cette séance elle reproduise avec vous, à l’identique, quelques passages du film. Elle, aussi, doit rêver de refaire la même chose mais avec « Jamie Dornan » l’acteur du film, pas avec vous.

Vous pensiez qu’en rentrant du cinéma, elle allait, peut-être, vous proposer un rendez-vous en terre inconnue et qu’elle vous permettrait, peut-être, d’accéder au rêve de tout homme avide d’espace vierge : la lune. Alors sachez messieurs, que de la terre à lune, le voyage peut prendre plusieurs dizaines d’années et que vous avez plus de chance, pour votre rendez-vous en terre inconnue, de vous retrouver dans sa cuisine que dans sa lune.

« You are shocked « , mesdames alors que, statistiquement vous êtes plus d’une sur cinq à avoir lu le bouquin et que vous serez encore plus nombreuses à aller voir le film. 

Laissez-moi rire !

Put… ! Si avec tout ça, ma chronique ne fait pas un carton, j’assumerai pleinement la responsabilité de l’échec et j’en tirerai les conséquences en me retirant définitivement de la vie littéraire.

Bon, après ce préambule pseudo érotique, soit nous triplons le nombre de nos lecteurs, soit il ne nous en reste plus que deux : Pierre et Suvisa, nos hôtes, à qui je dédie bien sûr, la suite de mon récit.

Après la fureur et le bruit de la capitale, nous voici donc de retour à la campagne. Il fait chaud sur Kon kaen et Pierre nous avait prévenu, avant notre arrivée, que l’eau était froide et pas potable, qu’à cela ne tienne, on a fait pire et nous avons trouvé une parade à ce type de problème : On ne se lave pas et on boit de la bière.

Pierre nous a dressé, également, un tableau apocalyptique de la région et a prévenu Margot qu’ici les serpents, scorpions, araignées et scolopandres venimeux étaient légions. Merci, Pierre grâce à toi, j’ai du dormir 3 jours sur le sol car Margot, suite à tes recommandations, a exigé de dormir dans le lit, sous la moustiquaire avec sa mère.

Si il y a, en Thaïlande, un personnage qui fait l’unanimité et qu’il est interdit de critiquer, c’est le roi « RAMA IX » et bien, dans le village de Suvisa, il y a un autre personnage qui est vénéré ; c’est son mari « Pierre 1er » qui au passage, est également le sosie officiel d’Albert 2 de Monaco. Il est un peu le messie ici, car si jésus savait multiplié les pains, « Pierre 1er » lui s’est spécialisé dans la multiplication des bières. 

L’accueil est des plus chaleureux à Kon Kaen, ils sont tous au petit soin pour nous et malgré la barrière de la langue, nous arrivons, malgré tout, à nous faire comprendre. Pour notre premier repas, Suvisa nous indique que son fils Ben va, pour notre arrivée, nous préparer du foie gras. Super ! On n’en a pas mangé pour les fêtes cette année et en plus, on adore. Non, pas du foie gras, nous précise Pierre, mais du foie de rat que Ben est en train de faire griller sur le barbecue. Finalement, nous déclinerons son offre de foie de rat prétextant une soudaine fatigue.

Les jours suivants, c’est un ou une charmante personne du troisième sexe (officiellement reconnu en Thaïlande) et spécialiste de la Papaya Salade qui nous préparera à manger. Sieste, pétanque et bière rythmeront nos dures journées. Finalement, la Thaïlande on dirait le sud, le temps dure longtemps et la vie surement plus d’un million d’années mais toujours en été et franchement pour Pierrot, qui ne parle que quelques mots de thaï et qui vient un mois l’été en vacances, ça doit quelquefois être un peu long.

Après le repas, petite soirée dansante improvisée par Agnès qui, après 2 verres de Vodka, fera danser plus de la moitié de l’assemblée en se déhanchant au rythme de « Like a virgin » et en effectuant un grand écart facial, suivi d’une série de saltos, devant des Thaïs médusés par la souplesse d’une femme de son âge.

Le lendemain sous prétexte de notre passage à khon Kaen et de la Saint Agnès, Pierre et Suvisa ont organisé une fête qui leur permettra de réunir famille et amis. Ils n’ont pas fait les choses à moitié : Traiteur, table de fête, Karaoké et un Claude François local, dans un habit de lumière accompagné de ses thaïllandettes. La soirée durera tard dans la nuit et la bière coulera à flots.

Nous terminerons notre séjour en terre d’Isan par la visite d’un temple et nous prendrons congés de nos nouveaux amis afin de nous rendre dans le parc National de Khao Yai où nous passerons deux jours à effectuer quelques randonnées et à profiter de la piscine du lodge. De retour à Bangkok, petit passage au Chatuchak market à la demande de Margot pour aller chercher quelques tee-shirts trop swags pour ses copines puis retour à l’hôtel.

Nous serons le lendemain, à la première heure, devant l’ambassade de Chine afin de récupérer nos passeports, avec ou sans les visas, car l’après-midi, nous nous envolons direction Hanoï au Vietnam. Le suspense ne sera pas bien long et nous ressortirons de l’ambassade au bout de cinq minutes… avec nos visas. Youpi ! A nous la cité interdite, la grande muraille de Chine, les rizières suspendues de YuanYang et les pandas. Un sentiment de fierté commun nous envahit, Je suis heureux, Agnès est heureuse et avec un peu de chance, ce soir, je risque de voir la lune au Vietnam mais ça c’est une autre histoire que je ne vous raconterai pas dans le prochain article.

Pardon !!!!!!!

 

Messages personnels :

Encore un grand merci à Pierre, à Susu ainsi qu’à ses parents et à toute sa famille qui nous ont ouvert grand, leurs portes et leurs coeurs pendant tout notre séjour.

Nous souhaitons un très joyeux anniversaire à notre belle-fille Fantine, avec qui nous avons partagé de bons moments pendant notre tour du monde et que nous espérons retrouver au Népal. Gros bisous.

Un très bon anniversaire à mon titou d’amour, à notre Teuteu, et à Momo, Sév et Alexandre.

Greg.

 

ROYAUME DE SIAM

(Du 11 Janvier 2015 au 19 Janvier 2015)

Après 12 jours passés à explorer Krabi et ses environs, nous partons à la découverte de la capitale où nous rejoindrons Suvisa, notre amie thaïlandaise, qui pendant une quinzaine de jours, va nous faire découvrir Bangkok puis son village natale proche de la ville de Khon Kaen. Nous séjournons dans un hôtel proche de celui de Suvisa (Susu) mais pas le même car cette fois, c’est nous qui n’avons pas les moyens.

Nous avons donc pris nos quartiers à Rambuttri street près de Khao San, une des rues les plus touristiques et animées de la ville où nous avons donné rendez vous à Susu. La rue relativement calme à notre arrivée, dans l’après midi s’est transformée, à la nuit tombée, en une fourmilière grouillante de milliers de touristes qui prennent d’assaut les centaines de salons de massage, de restaurants, de bars et d’échoppes en tous genres qui jonchent notre rue. Ici, on parle anglais, russe ou français mais plus rarement thaïlandais. Chaque restaurant fait cracher les décibels pour attirer une clientèle souvent jeune et alcoolisée. C’est dans ce brouhaha inaudible que nous retrouvons Susu accompagnée de sa nièce Jade et de Yann, un danois qu’elle a rencontré à l’aéroport. Notre conversation se résumera principalement à des « Quoi ! Comment ! Hein ! What !  » tellement le bruit est assourdissant.

De leurs côtés, c’est Mia qui servira de guide à Lucas et Geoffrey car Jordan et Fantine sont toujours en souffrance. Ils ne s’alimentent plus qu’au Seven Eleven (magasin d’ alimentation ouvert 24/24). Un sandwich pour 2 leur suffit, Fantine mange une tranche de pain de mie et la salade et Jordan l’autre tranche et le thon. Leur température commune frôle les 80 °et malgré la température extérieure qui avoisine les 35 °, ils continuent à avoir froid.

Avant la visite de Bangkok, passage obligé à l’ambassade du Vietnam afin de déposer nos demandes de visas multi-entrées de 3 mois. Nous pensions pouvoir récupérer nos passeports en fin d’après midi et aller le lendemain matin à l’ambassade de chine, afin d’être débarrassés de ces corvées administratives. Malheureusement, on nous apprend, premièrement que l’ambassade ne délivre plus de visas multi-entrées et que deuxièmement, nos passeports ne nous serons restitués que dans 3 jours.*

Nous devrons, suite à ce refus, modifier notre parcours et nous ne pourrons pas nous rendre au Cambodge comme initialement prévu. Après avoir essayé, en vain de persuader un taxi de nous ramener de l’ambassade à notre hôtel (ici, c’est le taxi qui est roi, pas le client, il vous emmène, premièrement si il en a envie et deuxièmement, si c’est lui qui fixe le prix, c’est à dire, à peu près le double du prix du compteur officiel) nous finirons par rentrer, vivant, en moto-taxi après avoir slalomé entre les voitures, grillé les feux rouges et roulé à contre-sens.

L’après-midi, c’est sous une chaleur accablante que nous irons visiter le grand palais et pour nous rafraîchir, nous irons ensuite faire une petite ballade en bateaux dans les canaux de Bangkok où se prélassent, au soleil, d’énormes varans.

Le soir, nous nous retrouvons tous au resto (hormis Jordan et Fantine) mais avec en plus Le fils et la belle-fille de Susu et 5 de leurs amis. L’ambiance est sympa, nos amis thaïlandais enchaînent les plats et les girafes de bière (dix de 3,5 Litres) quand tout d’un coup, Michaël, à qui l’ont vient de servir le plat, se lève en hurlant être la victime d’un complot orchestré par la NIA ( services secrets Thaïlandais) ou la mafia Thaï, qui essayent de l’empoisonner car c’est au moins la cinquième fois, depuis le début de notre séjour, qu’on lui sert un plat « Spicy » alors qu’il l’avait commandé « No Spicy », (d’où le titre de mon article précédent). Une question reste toutefois en suspend : Pourquoi Michaël et qui est-il vraiment ? 

Un agent de la DGSE, un ladyboy qui s’exhibe dans un cabaret thaï d’Etampes ou un organisateur de Ping-Pong Show dans les caves de Méréville.

Je pencherai plutôt pour cette dernière éventualité car lorsque les rabatteurs de notre rue nous proposait d’assister à ce genre de spectacle, il était le seul à savoir de quoi il s’agissait car il en avait soi-disant entendu parlé dans le dessin animé « South Park ». Foutaise !!! Si vous voulez avoir plus d’information sur le « Ping Pong Show », vous pouvez contacter Michaël qui se fera un plaisir de vous donner plus de détails sur cette activité ludique à l’adresse suivante « heneteaumickael@gmail.com »

Après une dernière journée à Bangkok, l’heure du retour va bientôt sonner pour la petite famille Henneteau, Lucas et Geoffrey. Le choc thermique risque d’être violent ; 35° à Bangkok contre 0° à Paris, mais il faut bien se remettre au boulot pour mieux apprécier les vacances. Finalement, il est tombé plus de larmes dans notre rue lors de leur départ que de pluies pendant tout notre séjour en Thaïlande. Il a fallu se mettre à quatre pour pousser Sarah dans le taxi et ensuite faire ressortir Agnès que Sarah avait agrippé et emmené avec elle, provoquant un embouteillage monstre dans la rue.

Un dernier « veutaimemamamoune » lancé par Louka, à qui on avait pas enlevé la tétine, clôturait cette soirée d’adieux. Agnès, envahit par l’émotion, se jeta précipitamment sur la fenêtre du taxi pour obtenir un dernier baiser de son Loulou mais c’est finalement la fenêtre « fermée » qu’elle embrassa, pour retomber assommée sur le trottoir.

Avant de la ramasser, j’en profite pour boire une dernière bière, avant de me coucher pour fêter leur départ noyer mon chagrin. Le lendemain, je m’aperçois qu’Agnès n’est pas à mes côtés : il faut dire qu’hier soir, après ma quinzième bière avalée tellement mon chagrin était immense, j’ai dû l’oublier sur le trottoir.

Bon, repassons aux choses sérieuses ! C’est en minibus privé que nous nous rendrons à Amphawa pour visiter deux marchés atypiques. Nous débuterons notre visite par les marchés flottants de Damnoen Saduak, une agréable ballade au fil des canaux avant l’arrivée dans le très joli mais très embouteillé marché flottant . Nous sommes sollicités de toutes parts pour acheter, souvenirs et nourritures, souvent facturés parfois le double que sur la terre ferme. Nous nous rendrons ensuite sur le « Maeklong railway Market » ,marché situé sur une voie ferrée où les étals, situés sur les rails, se replient à l’arrivée du train et se remettent en place dès son passage et ça, 8 fois par jour.

Après avoir récupéré nos passeports à l’ambassade du Vietnam, direction l’ambassade de Chine pour obtenir nos précieux sésames qui nous permettrons de découvrir l’empire du milieu. Après avoir essuyé un premier refus et après un passage au Cybercafé pour imprimer des justificatifs complémentaires, nous serons à nouveau refoulés par la même personne, qui ne prendra cette fois, même pas le temps de regarder nos documents. A notre sortie, un inconnu nous abordera pour nous proposer d’obtenir nos visas dans la journée pour l’équivalent de dix fois le prix d’un visa normal, soit 250 Euros. Après avoir accepté dans un premier temps, nous déclinerons finalement son offre.

Après une visite au Chatuchak weekend market, l’un des plus grands marchés au monde qui émerveillera Margot pour ses tee-shirts Nike à moins de 2 euros mais où malheureusement elle ne trouvera pas de short en jean à sa taille. Et oui, on ne peut rêver avoir les fesses de Kim kardashian et vouloir s’habiller dans un marché asiatique. Nous passerons notre dimanche à essayer de réunir tous les documents nécessaires pour l’obtentions de nos visas Chinois. 

Le soir, nous retrouverons Pierre, le mari de Suvisa, qui vient d’arriver à Bangkok et avec qui, nous passerons nos derniers jours de vacances en Thaïlande. Pierre nous a ramené quelques présents de notre cher pays, du champagne pour Agnès, du chocolat pour Margot et Jordan et le dernier numéro de Charlie Hebdo et du canard enchaîné pour moi.

Demain, ultime tentative, afin d’obtenir nos visas, nous décidons de nous rendre seulement Agnès et moi à l’ambassade de Chine ; un petit couple de vieux, ça fait moins peur qu’un jeune barbu de deux mètres avec un chignon sur la tête. Nous prenons bien garde de ne pas tomber sur le même guichet et miracle, après avoir examiné nos documents, la charmante employée nous donne un reçu afin de venir rechercher dans quelques jours nos passeports avec peut-être nos visas.

Après ces 9 jours passés à Bangkok, c’est avec un réel plaisir que nous reprenons le bus direction Khon Kaen dans le centre de la Thaïlande, loin des millions de touristes, du bruit et de l’agitation permanente de Bangkok. Jordan va mieux depuis quelques jours et la campagne devrait l’aider à retrouver, définitivement, la forme et l’appétit. Il m’empresse de vous narrer la suite de nos aventures en terre d’Isan, la merveilleuse histoire de son roi Pierre 1er et de sa délicieuse épouse Suvisa, mais ça, bien sur, c’est une autre histoire que je vous raconterai peut-être d’ici quelques jours.

Messages personnels :

Bon anniversaire à notre fille chérie Sarah, ainsi qu’à notre Juju, avec qui nous fêterons ses 18 ans au Vietnam.

Un très bon anniversaire à notre neveu Gaël, à mes amies Patou et Cathy Poupouille et Fred.

Greg.