SPICY OR NOT SPICY

(Du 28 décembre 2014 au 11 janvier 2015)

Atterrissage en douceur sur la piste du petit aéroport de Krabi, et nous voici arrivés en Thaïlande. Dans quelques heures, ce sera d’abord Camille, Geoffrey et Lucas (les amis de Jordan) qui vont nous rejoindre et ensuite ce sera au tour de la petite famille Henneteau. Sarah, notre fille, qui je pensais, était partie avec nous car je l’entend tous les jours… sur Skype, gérant avec sa mère, à distance, les problèmes de la maternité d’Etampes, de l’aménagement de sa cuisine et de l’addiction de Michael au sport. Notre vilain pas beau « Louka » qui ne veut jamais dire « je t’aime » à sa Manoune mais qui a du être briffé par sa mère avant l’arrivée en Thaïlande : » je te préviens, si cette fois tu ne dis pas « je t’aime » à Manoune en sortant de l’avion, pas de « doudou-tétine » pendant quinze jours. Et enfin Michaël, notre gendre qui préfère qu’on l’appelle « Steve » prénom du créateur de son jouet préféré  » l’IPHONE », prénom qu’il voulait donner à son fils, non pas « IPHONE » mais « Steve », mais Sarah s’y est vertement opposée, elle qui voulait appeler son fils « Thermomix », prénom, je suppose tiré d’un album d’Astérix (comprendra qui pourra !!).

Avant de prendre chacun notre route, Koh Lanta pour Jordan, Fantine, Mia et leurs potes et Yao Beach pour nous, j’ai réservé 4 Chambres, dans un petit village de gîtes avec piscine, près de Krabi. C’est là-bas que nous retrouverons Mia que nous avions quitté précipitamment à Agua Calientes au Pérou après le trek du Salkantay mais dont nous avions régulièrement des nouvelles. Bien qu’elle ait déjà déjeuné, c’est avec un plaisir non simulé qu’elle nous suivra au resto où nous nous raconterons les péripéties de nos voyages respectifs. 

Problème à Bangkok, Lucas vient de contacter Jordan, Geoffrey s’est trompé sur la date des billets d’avions sur Krabi, il a réservé pour le 28 novembre au lieu du 28 Décembre, ils ne peuvent pas embarquer, ils seront donc dans l’obligation d’acheter d’autres billets pour le lendemain et de passer une nuit à Bangkok. Ne rigolez pas, j’ai fait exactement la même sur le vol de krabi à Bangkok et bien que je m’en sois aperçu rapidement j’ai quand même dû racheter des billets. 

Ca y est, c’est enfin l’heure, Agnès prend le taxi, direction l’aéroport pour retrouver ses 2 filles, son petit-fils et son gendre. Contre toute attente, c’est lui qui se précipitera le premier dans les bras d’Agnès en lui criant » Je t’aime, belle-maman » de peur que Sarah ne lui supprime son doudou « Iphone » pendant quinze jours

Le lendemain, nous prenons la direction de nos hébergements respectifs, pour nous, villa avec piscine et pour les jeunes, chambre avec salle de bains commune et wc au fond du jardin. Et oui, on n’a pas tout à fait, les mêmes moyens. Avant de nous quitter, nous nous donnons rendez-vous à Koh Lanta où nous fêterons, ensembles, le réveillon du Nouvel-an. 

Après être passés faire quelques courses, nous arrivons à notre superbe location où les locataires précédents nous ont laissé, dans les placards, pleins de choses à manger dont des pâtes aux mites, du jambon bleu et des oeufs verts qui sont certainement des spécialités thaïlandaises. Je m’empresse donc d’aller à la réception leur demander la façon de cuisiner ces délicieux mets et j’arrive à comprendre, malgré mon faible niveau d’anglais, que les derniers locataires sont partis il y un peu plus de 6 mois et qu’il serait peut-être plus prudent de jeter ses aliments.

L’autre problème de notre location est l’absence de transports en commun, de commerces et de restaurants aux alentours, mais heureusement, moi qui pense à tout, j’avais prévu la location d’un véhicule, car faire du stop à 6, me paraissait un peu compliqué.

Nous effectuerons notre première sortie à Ao Nang, station balnéaire située un peu au Nord de Krabi, première baignade où la température de l’eau doit avoisiner avec les 26°, puis comme prévu, nous prendrons la direction de Koh Lanta pour aller fêter la nouvelle année. Après 2 heures de route et 2 heures à attendre de pouvoir monter sur le ferry, nous arrivons enfin à Old Town où nous retrouvons nos jeunes, en plein tournage d’un clip de prévention sur, je pense « Les méfaits de l’exposition prolongée au soleil » au vue de la couleur rouge de la peau de Geoffrey, Camille et Lucas.

Petit tour sur la côte Est de l’île afin de profiter du soleil et de la plage et retour à Old Town afin de nous préparer pour le réveillon. Quelle chemise vais-je mettre ce soir ? Et bien, la même que j’ai mis pour mon anniversaire et pour Noël, vu que je n’en ai qu’une.

Au menu de notre réveillon, riz pour les uns et nouilles pour les autres. Cette année, nous ne nous sommes pas, comme à l’habitude, gavés de biscuits apéros et de champagne avant de passer à table et pour une fois, j’avoue que s’il y avait eu du fromage et une bûche glacée, ça n’aurait pas été de refus. 22 heures, fermeture du restaurant, il nous reste encore 2 heures avant de nous souhaiter la bonne année, heureusement Karl, le charmant propriétaire de la guest house qui nous héberge, possède un bar où tous les touristes de la ville viendront se joindre à nous et au plus fort de la soirée, nous serons presque vingt à enflammer le dancefloor.

Le lendemain, réveil à 8 heures et même pas mal à la tête, ce qui n’est pas le cas de Jordan qui se réveille avec des courbatures et une forte fièvre qui va le terrasser pendant presque 3 semaines. Nous reprendrons la route en fin d’après midi et nous retrouverons l’ équipe à jojo dans quelques jours afin d’aller visiter Railay et ses majestueuses falaises et l’île de Koh Phi Phi.

A Yao Beach, tout va bien, hormis un conflit permanent entre Margot et Michael qui se battent quotidiennement pour débarrasser la table et faire la vaisselle et notre loulou qui est vraiment quelquefois « vilain pas beau » dû certainement, à l’ absence de sieste et au décalage horaire.

La santé de Jordan ne s’améliore pas, bien que ses amis se relaient matin, midi et soir pour lui prendre sa température et lui mettre ses suppositoires. Nous partirons donc à Railay, sans lui et sans Fantine qui,pour essayer de le revigorer, c’est acheté au marché une tenue d’infirmière sexy.

Suite à cette achat, Jordan retrouvera un peu de vigueur et nous accompagnera jusqu’à Koh Phi Phi, une île qui a dû être paradisiaque il y 20 ans mais qui, aujourd’hui est envahie par des milliers de touristes, pour lesquels on a bâti, des milliers de constructions qui sont en train de défigurer ce paradis, qui possède encore, malgré tout, quelques plages de toute beauté bordées par la mer turquoise d’Andaman.

Bon, ben si j’avais su j’aurai pas venu. Allez retour sur la terre ferme sans Sarah et Mickaël qui ont décidé de prendre le ferry, direction Pucket, pour une nuit et nous laisserons nous occuper de Louka, qui fera moins le malin en l’absence des ses parents et qui sera, pour le coup, pendant ces deux jours « gentil, très beau ».

Nous consacrerons nos derniers jours, à des activités diverses, ballade en éléphant, visite de temple bouddhiste avec ses 1200 marches à gravir, pendant que les jeunes partiront sur l’île de Koh Phan Gan mais sans Camille, qui devait reprendre un vol un peu plus tôt.

Allez il est temps de refermer les valises et de reprendre la route ou plutôt les airs en direction de la capitale thaïlandaise.

Ah oui me direz vous ! mais pourquoi ce titre « Spicy or not Spicy » et bien ça, c’est une autre histoire que je vous raconterai « peut-être » dans mon prochain article sur Bangkok.

Messages personnels :

Bon anniversaire à notre petite Servane, à Véro et à ma petite maman à qui l’on pense très fort.

Un peu en avance joyeux anniversaire à Gwendoline et Liam.

Félicitations à notre Juju pour l’obtention de son code.

A Marco.

Greg

DOUCE NUIT MALAISE

(Du 16 décembre au 28 décembre 2014)

Après 3 semaines de rêve en Indonésie, 3 semaines de temples, de volcans, de sourires, de plages, de jungles, d’Eléphants et d’Orangs Outangs, c’est avec une certaine appréhension que nous nous envolons vers Kuala Lumpur, mais une appréhension vite dissipée car K.L. n’a rien à voir avec nos dernières expériences urbaines qu’étaient Jakarta et Yojakarta, K.L. étant une ville moderne et accueillante. Notre petite guest house se trouve idéalement placée entre Chinatown et ses mille contrefaçons où chacun trouvera son petit cadeau pour le réveillon à venir, les magnifiques Pétronas Towers et près d’une rue animée où nous prendrons notre premier repas, qui sera d’ailleurs le dernier dans cette rue, compte tenu de la qualité du service mais surtout des prix pratiqués. Donc, cette année pour Noël, j’ai acheté à Agnès, un sac Louis Vuitton, un carré Hermès et un ensemble Yves Saint Laurent et tout ça pour moins de 50 Euros.

Quant à Agnès, elle m’a offert un tatouage de mon choix. J’ai donc choisi de me faire tatouer dans le dos un célèbre dicton malais qui selon le tatoueur voulait dire « L’éléphant reste debout, même dans la tempête » mais qui, finalement après traduction, s’avère vouloir dire  » L’éléphant qui pète déclenche la tempête ».

J’ai donc été victime de contrefaçon ou d’un tatoueur facétieux et je comprends mieux pourquoi les clients malais étaient hilares quand j’ai exhibé, fièrement, devant eux mon nouveau tatouage. Heureusement pour moi, peu de Français comprennent le malaisien et je pourrai continuer à me rendre dans la rivière sauvage de Center Parc, sans être la risée de tous.

Après deux jours d’immersion dans Kuala Lumpur et la découverte des principaux sites d’intérêts de la ville, direction les grottes de Batu, un site incontournable situé à quelques kilomètres de Kuala Lumpur. D’immenses cavités souterraines dans lesquelles nous auront peut-être la chance d’observer des mygales, des serpents et autres chauves souris géantes. Nous suivons donc notre guide dans la fameuse « Dark Cave » prêt à affronter ces créatures cavernicoles mais finalement point de rencontre avec ces animaux cauchemardesques mais seulement l’observation d’un mille patte et de quelques toiles d’araignées désertées par leur locataire.

Auparavant, Fantine, fatiguée et affamée par l’ascension des marches menant aux grottes, avait subi l’attaque d’un macaque à qui elle avait subtilisé sa banane. Prise de panique et au lieu de rendre à l’animal son bien, elle décida de cacher le fruit dans sa vaste toison. Le macaque, fou de rage, l’empoigna par les cheveux pour récupérer son bien mais le courroux de l’animal fut vite apaisé quand il découvrit, en plus de son fruit, 3 mangues, une papaye et un ananas.

Vous me direz, « tu nous l’as déjà faite avec la barbe de Jordan », c’est vrai, mais pas avec la toison de Fantine et comme je vous l’avais indiqué dans mon article précédent, subissant actuellement une crise d’inspiration, je puise dans mes hilarantes chroniques du début de séjour que de toutes façons, la moitié d’entre vous, n’ont pas lu jusqu’au bout.

Après quatre jours passés en milieu urbain, direction Jérantut, porte d’entrée du Taman Negara, un grand parc national où nous avons décidé de passer une journée. Après 4 heures de bus et une petite collation sur la place principale du village où nous battrons le record du repas le moins cher (5 euros pour nous 4 – boissons comprises), nous prenons la direction de notre hôtel, situé à quelques kilomètres. Arrivés sur place, je décide de profiter de la piscine attenante mais, après seulement quelques brasses coulées, j’ai la peau qui brûle et qui a la même couleur que mes yeux : Rouge. J’ai l’impression que la piscine est remplie de chlore dans laquelle ils ont rajouté un peu d’eau. Il faut dire que nous sommes toujours en terres musulmanes et qu’ici, tout le monde se baigne habillé.

Nous prenons quelques informations à la réception de notre hôtel pour rejoindre le Parc National du Taman Negara mais on nous fait comprendre que ça risque d’être un peu compliqué car les rivières subissent actuellement des crues importantes et que leurs traversées peuvent être dangereuses. Après concertation, nous déciderons donc de ne pas braver les intempéries et de nous rendre avec une journée d’avance dans les Camerons Highlands et au vue des trombes d’eaux que nous avons ramassées sur la route, je pense que nous avons fait un choix plutôt judicieux.

Nous passerons 3 jours à visiter les lieux et notamment les plantations de thé en terrasses ; de toute beauté. Je profite d’ailleurs de cette chronique pour embrasser Marie et Chloé, deux jeunes françaises qui étudient pour l’une à Shangaï et l’autre à Taïwan, qui passaient quelques jours de vacances en Malaisie et avec qui nous avons partagé un petit moment fort agréable.

Voilà maintenant 5 jours qu’il ne cesse de pleuvoir mais cela n’entame en rien notre moral et malgré ce temps pourri, nous déciderons, avant de quitter les Camerons Highlands, d’effectuer un dernier treck en jungle dont nous rentrerons boueux, frigorifiés mais heureux d’avoir réussi à vaincre les éléments (petite précision Wikipédiesque : les Camerons Highlands sont situés à + de 1500 m d’altitude et la température moyenne lors de notre séjour n’a jamais excéder les 20°).

Comme pour l’Indonésie et Pulau Weh, nous décidons de terminer notre séjour par une île et notre choix s’est porté sur l’île de Penang et sa ville principale Georgetown, une place réputée pour sa gastronomie mais surtout aussi pour le Street Art. La découverte artistique de la ville deviendra le fil rouge de notre séjour, un jeu de cache-cache à arpenter les rues pour découvrir les différentes oeuvres qui couvrent les murs de la ville. Le plus difficile ne sera finalement pas de découvrir les tags qui ornent les murs de Georgtown mais plutôt de les immortaliser, sans avoir, sur la photo, des dizaines de touristes asiatiques qui se pressent par centaines pour se photographier devant, avec leur soeur, leur frère, les enfants, les parents, les enfants de leurs soeurs, les parents de leurs frères, les enfants des parents de leurs soeurs et de leurs frères. Bref, si vous comptez un quart d’heure par famille et qu’en moyenne, vous avez 8 familles devant vous, il vous faudra près d’un an pour pouvoir photographier l’ensemble des oeuvres de la ville. Ne restant seulement que quatre jours à georgetown, nous avons finalement abdiquer et acheter des cartes postales représentant les différentes oeuvres.

Pour le réveillon, nous avons repéré dans Armenian Street, un restaurant suisse qui propose tartiflette et fondue. Nous nous précipitons pour effectuer une réservation mais malheureusement pour nous, le patron nous explique qu’il est fermé pour les fêtes. Nous nous rabattrons donc sur un restaurant italien où, en manque de sucre, nous avions été, quelques jours auparavant, dégusté des tiramisus et autres fondants au chocolat car si la nourriture malaise est diverse et variée, elle n’excelle pas vraiment dans les desserts.

Personne ne nous ayant invité cette année pour les fêtes (merci la famille et les amis), nous passerons donc Noël tous les quatre. Nous nous sommes habillés pour l’occasion mais, quelle surprise en sortant de notre hôtel pour rejoindre le restaurant : Il neige !! 

C’est donc sur un traîneau, tiré par des rennes, que nous nous rendrons au restaurant situé près d’un lac gelé où des centaines d’enfants s’amusent à glisser. Des lutins ont subtilisé le traîneau du père Noël et s’amusent à faire des dérapages sur la glace. Fou de rage, il court derrière les facétieux lutins. Eh oui, le Père Noël existe puisqu’on l’a rencontré en Malaisie et c’est en voyageant que nous avons enfin compris, comment il pouvait distribuer les cadeaux le soir de Noël à Sydney, Paris et New York. Et bien, c’est simplement grâce au décalage horaire.

C’est ça la magie de Noël ; voir des choses qui n’existent pas. Car, en vérité, en ce soir de Noël à Georgtown, après avoir échangé nos cadeaux, nous prenons le frais sur le balcon du restaurant où il fait environ 28°. Il est possible que cette année se vérifie le dicton « Noël au balcon, Pâques au tison » car nous devrions être au Népal pour Pâques. Cette année, point de foie gras, d’huîtres ou de dinde mais des pâtes, des pâtes, oui mais de Malaisie.

Quelques photos avec nos amis malais, une petite vidéo à destination de la France (voir article de noël), il est environ minuit, la neige s’est arrêtée, nous allons donc pouvoir rejoindre notre hôtel à pieds.

Nous avions repéré, lors de nos ballades urbaines, un café belge où nous décidons donc de nous rendre après une ballade post- réveillon, avortée pour cause d’intempéries. Nous entrons dans la chaumière, d’un pas alerte, bien décidé à nous délecter de moules-frites arrosées de Chimay, de Leffe ou d’un autre de ces breuvages divins mais, dès notre entrée, nous sommes refoulés par le propriétaire Malais qui nous explique que le bar est exceptionnellement fermé pour cause de soirée privée. Dépités, nous jetterons notre dévolu sur le premier restaurant venu qui s’avère être halal et nous finirons la soirée autour d’un bol de riz et d’un Fanta.

Nous finirons notre séjour à Batu Ferringi chez la charmante Annie qui nous conseillera de nous rendre dans les « hawker food Market » du bord de mer pour y déguster les fameux springs rolls (genre de Nems Malaisiennes). 

Un dernier treck dans le plus petit parc national de Malaisie « le Penang National Park » où nous rejoindrons « Monkey Beach » pour un premier et dernier bain dans les eaux malaises. La plage ne tient pas son nom à la présence de singes mais par une espèce de primates bien moins évoluée : les touristes, que déversent des bateaux par centaines et qui, par fainéantise, pose leur serviette dès leur arrivée sur le sable et s’entasse en masse sur moins de 20 m2 alors que le reste de la plage qui fait plus d’un kilomètre de long est totalement déserte.

Allez ! Il est temps de reprendre la route de l’aéroport, pour découvrir de nouveaux horizons, mais surtout pour retrouver notre fille Sarah, son mari Michaël et notre petit fils Louka, les amis de Jordan : Camille, Geoffrey, Lucas et Mia, notre québécoise préférée, qui viennent nous rejoindre pour une quinzaine de jours en Thaïllande

Mais ça, comme vous vous vous en doutiez, c’est une autre histoire qui ne devrait pas manquer de piquant et dont je vous annonce déjà le titre en avant première :

« Spicy or Not Spicy »

Messages personnels :

Nous souhaitons un super joyeux anniversaire à ma biche, ma soeurette Lisou, notre neveu adorée Jonathan, et sans oublier ma petite soeur d’amour Mimi et hervé.

De mon coté bon anniversaire en avance à Gary, Elise, et Tatiana.

A Charly, Loulou, Kiki, Fredo, Camille, Gregory : une semaine VTT fin juin ou début juillet vous tente ? (semaine N° 26 ou N°27 ). Envoyer moi rapidement un petit message pour me dire si vous êtes Ok ou non, ainsi que votre date préférée.

A Charly : Si on arrive à se mettre d’accord pour la semaine, pourrais-tu t’occuper, comme d’habitude, du tracé et éventuellement, quand tu remontes à Préfontaines, récupérer mon bike pour une révision complète.

Greg.

PROMOS SUR LES REVES

(Du 08 au 16 Décembre 2015)

Sur Sumatra, les rêves n’existent pas, du moins ils deviennent vite réalité. Mon père voulait voir un orang-outang, il en a vu dix, ma mère voulait voir un éléphant elle en a vu dix.

Les avions n’ont plus de secrets pour nous, nous devons en être à notre 15 ème vol en 6 mois. Et depuis que nous sommes en Indonésie ça ne s’arrange pas. Mais grâce à Julien et Julie rencontrés au Bromo (vu dans l’épisode précédent), nous avons pu mieux choisir notre compagnie pour nous déplacer dans le dit pays. Guranda, c’est un prix, une qualité, une différence (Je me lance dans la pub, en revenant, tout simplement car pour le vol de Jakarta à Medan nous avons droit à :

1. Des places aux issues de secours,.

2. Un snack (très important pour moi)

3. Et surtout, avec le nombre de vols qu’on avait dans les pattes, ils ont laissé Agnès faire la gestuelle habituelle de début de vol à la place des hôtesses, en anglais. J’ai fait la traduction indonésienne pour le reste des passagers.

Aussitôt arrivés sur Sumatra, une des nombreuses îles de l’archipel, connue à triste titre pour avoir connu le plus de dégâts face au tsunami il y a 10 ans mais également réputée, tout comme sa voisine Bornéo, pour sa vaste colonie d’orangs-outangs, nous prenons la direction de Medan (la grande ville de l’île), où nous ne resterons qu’une nuit. Nous organisons dans la foulée, notre transfert vers la jungle, notre chauffeur sera notre hôte, restaurateur, et guide. Arrivés dans le charmant petit village de Bukit Lawang, nous nous installons dans nos chambres, Greg visitera le village pendant que nous nous remettrons des 5 h de route, tranquillement.

Nous optons le lendemain pour une ballade en éléphant, à laquelle s’ajoute, pour se joindre aux fameux lieux, une ballade en 4×4 de 3 h. Allez, Agnès veut vraiment les voir ses éléphants. Mais le lendemain surprise, pas de 4×4 mais bien un monospace un peu renforcé. On n’y croit pas trop mais on y va, et puis surtout on ne s’y connait pas en bagnole mais quand même. Agnès, tellement pressée de voir ses pachydermes, demande au chauffeur d’accélérer, et là, forcément c’est le drame. Ce dernier passe de 10 à 20 km/h et dans ces chemins de terre, nous sentons une grande secousse, suivie d’un gros bruit, bon pour la première chose, rien d’alarmant, ça fait déjà deux heures qu’on les subit mais le bruit, en revanche, c’est celui d’une crevaison. Heureusement notre chauffeur a une roue de secours .. Crevée. Il l’a met quand même. Et nous voila partis pour attendre, nous ne savons même pas quoi d’ailleurs : une roue, un camion, un hélicoptère ? En attendant, on se fait chier et on prend des sauterelles en photos, Agnès pleure de son coté car, avec tout ce retard, selon elle  » Ze vais pas voir lezéléphant ». Mais par magie un monospace, tout neuf arrive, nous arriverons bien à l’heure au meeting point. Nous mangeons en 15 mn, puis nous attendons les grosses bêtes sur un ponton. En voyant les éléphants arrivés, Agnès s’évanouie devant cette vision de bonheur et tombe dans la rivière, l’eau fraîche la réveillera aussitôt. Puis la ballade commence, au niveau du séant, je trouve la ballade en poney moins éprouvante. Mais alors, il est vrai que ce fût cool de pouvoir être une bonne dizaine de minutes sur l’éléphant seul. Et puis le meilleur ; le lavage des bêtes. On les frotte, les savonne, ils sont contents, nous arrosent, on prend des trompes d’eau sur la gueule (des vrais cette fois). Bien mieux que tout le reste de la ballade. Puis retour en monospace, sur la même route défoncée.

Après une courte nuit de repos, c’est vers 8 h que nous partons pour la jungle afin d’apercevoir de grands singes. Nous traversons la ville puis nous passons la frontière délimitant la jungle. Au bout de 20 mn Greg et Agnès croient voir leur premier orang-outang. Ce dernier semble assis, caché par des feuilles, seule sa tête dépasse. Sa tête est rouge écarlate et sa barbe rousse importante. »C’est un mâle ! » dira mon père. Le guide, confirmant ses dires, s’approche de l’animal et lui tend une banane. Je remercie alors le guide pour la banane mais lui explique que si je me cache, c’est que je préfère être seul quand je chie. Apres avoir retiré les photos de ce qu’on a cru être un orang-outang, nous continuons notre rando. Nous rencontrerons plusieurs types de singes lors de notre trek, outre les grands singes, il y en a iroquaï, d’autres à dents longues (macacos), puis ce qui devait arrivé, arriva la pluie qui voulu nous montrer de quoi elle était capable. En à peine 2 minutes, ce fut comme si nous avions sauté tout habillé dans un torrent. Nous traversons alors la jungle, qui déjà humide, était devenue un torrentier (un mélange entre un sentier et un torrent, quoi !). En revanche ne nous demandez pas de photos. Car, sortir son appareil par un temps pareil, revient à le donner à son neveu pendant qu’il prend son bain. (Longévité du produit : 45 s)

Pour ce qui est des repas en jungle, c’est simple ; Les fourmis sont si grosses qu’elles constituent l’essentiel de nos repas. Le midi, nous la coupons en trois et nous prenons un peu de riz pour l’accompagner. Fantine, quand à elle, n’a aucun mal à suivre son régime alimentaire dans cet environnement. En effet, vu la taille des racines, une seule lui a suffit pour nos deux jours dans ce milieu hostile. Elle s’essayera à la liane indonésienne afin de diversifier son menu, malheureusement cette dernière semblait avoir des vertus hallucinatoires puisque les 2 heures suivantes, nous avons dû gérer Fantine, qui, persuadée d’être un toucan, s’était mise à bouffer des mille-pattes. Après quelques glissades, et autres cris « ahhhiyaiyaiya » poussés sur une liane, nous arriverons au campement. Et là c’est du 3 étoiles .. Une bache, un matelas de piscine, nous avions même pris nos moustiquaires. Nous comprenons très rapidement que ce n’est pas la peine d’espérer que nos vêtements sèchent. Je recommande vivement un stage intensif à ceux, trop près de leur personne et de leurs vêtements, cela leur fera du bien de voir quelque chose de différent. Pas de problème de chaleur, avec ce qu’on vient de bouffer je pense que je peux réchauffer la pièce rien qu’en ouvrant la bouche. Une activité casse-tête, qui plut beaucoup à Agnès et Fantine  clôturera cette première journée en jungle.

La deuxième journée, à base de dénivelés fous où les lianes, pour grimper et descendre, furent nos amis, fut tout aussi éprouvante et forte en rencontres rousses. Notamment 2 ou 3 spécimens de très près : Impressionnant !! Le retour, plus simple, se fera en Rafting local : 4 Bouées – de la ficelle – un bout de bois en guise de rame et c’est parti !

Après cette escapade, nous décidons de prendre la direction de Banda Aceh, célèbre pour avoir été la première ville à être touchée par le tsunami en décembre 2004 qui a fait plus de 9000 victimes dans la province. Le symbole de cette catastrophe, une barge de 63 m de long et pesant 2600 tonnes et qui a parcouru 4 km à l’intérieur des terres . On décide donc, dans le cas ou dame nature voudrait souffler (ou plutôt arroser) ses bougies, de se mettre en sécurité sur l’ île de Pulau weh au large de Banda Aceh, paradis pour plongeur.

En sécurité sur une île, dont le point culminant ne doit pas excéder 200 m, mais bien sûr, Jordan vient de connaître les premiers effets de la fièvre qui le terrasse depuis maintenant quinze jours et m’oblige à terminer cet article. Après une traversée en classe super économique (5 €) mais qui rallonge le trajet d’une heure, nous voilà arriver à Pulau Weh, n’ayant pas pu, comme à notre habitude, effectuer la réservation de notre hébergement sur internet, nous nous rendons à une adresse conseillée par le « Lonely ».

« Full » nous indique notre charmant interlocuteur qui nous conseille de nous rendre chez « Freddie », un sud africain qui tient une guest house à quelques centaines de mètres. Il est bientôt  21 heures, quand nous arrivons chez « Freddie » où, un de ses employés, désolé, nous apprends que lui non plus ne dispose plus de chambres libres. Notre chance aurait elle tourner ? Va, on passer notre première nuit sur la plage ? Et bien non, car Freddie, en personne, va finir par nous trouver une solution, il dispose à moins d’un kilomètre de deux chambres disponibles. Le lendemain, après notre petit déjeuner, nous explorons l’île en scooter et je dois vous avouer qu’après le « Kraton » de Yojakarta, j’ai été, une fois de plus, déçu par le « Lonely Planet » qui présentait l’île de Pulau weh comme une destination incontournable. Bon et bien voilà notre séjour en Indonésie tire à sa fin, retraversée en ferry pour rejoindre l’aéroport en forme de mosquée de Banda Aceh . Il commence à faire un peu frais, hier j’ai du mettre un tee shirt car la température est tombée à 28 °. Il est maintenant l’heure d’embarquer pour la Malaisie où nous passerons Noël mais ça c’est une autre histoire.

 

Messages Personnels :

Joyeux anniversaire à Sylvie, Sébastien, Jonathan, Davy, Marine et bien sûr Amélie qui va atteindre sa majorité le 26 janvier.

Bon anniversaire à Axelus et à sa sœur forcément.

Gros bisous à ma Anne-Pascalou, ma Lisou sans oublier, mon amie de toujours, ma biche qui vont prendre une année de plus.

Bravo à Juliette pour l’obtention de son code.

Merci aux potes d’être venus, ce fut une belle bande pendant ces 15 jours (on se serait bien passé de l’amie maladie tout de même).

Merci a la petite famille Henneteau également.

Désolé pour ceux que l’on aurait pu oublier.