DON’T CRY FOR ME ARGENTINA

(Du 17 Juillet au 23 Juillet 2014)

 

J’ai beau me gaver de pépitos arrosés de Pisco Sour (alcool local) en mâchant des feuilles de coca, aucune inspiration, mais de toutes façons, peu importe, la consultation du blog est en chute libre, donc à part les moins fortunés d’entre vous qui ne peuvent pas partir en vacances et ceux qui ont décidés de refaire la cuisine et qui continuent à se délecter de notre humour irrésistible et à s’émerveiller devant nos photos capables de faire pâlir d’envie YANN ARTHUS-BERTRAND, les autres profitent pleinement de leurs vacances et ont bien raison, ça passe si vite, on le sait,  ça fait déjà presque 2 mois que nous y sommes et dans 10 mois déjà le retour.

Pourtant Jordan s’était donné du mal pour l’écrire son dernier article, il pensait pouvoir obtenir le prix PULITZER et enfin tuer le père. Dans la famille BEDOS, on a Guy et Nicolas et bien chez les DESRUELLE, on a Greg et Jordan, et dans les 2 cas, l’un est drôle et l’autre essaie de le devenir.

C’est donc à El Chalten que va prendre fin notre périple argentin après plus de 90 heures de bus, 3000 Km parcourus, 9 hébergements différents, des kilos de dulce de leche, de bifes de chorizo et d’énormes milanaises (viandes panées) mais surtout de Boca, de Baleines, de ski, de chocolat, de Périto Moreno, de Fitz Roy et d’autres merveilles.

Nous allons donc bientôt refermer cette parenthèse enchantée argentine afin de découvrir un nouveau pays : Le CHILI.

Nous vous avions laissé lors de notre dernier article à Bariloche et bien nous voilà dorénavant au terminal de bus d’El Calfate au sud de la Patagonie.

Nous prendrons nos quartiers dans l’ auberge de jeunesse « Marco Polo » qui surplombe la ville, la gérante est sympathique et la chambre correcte. Par contre, après avoir fait un tour dans la cuisine, on s’aperçoit qu’il n’est absolument pas envisageable de cuisiner là-dedans. Un bordel sans nom, une semaine de vaisselle dégueulasse. Dans le frigo, un reste de gâteau d’anniversaire de couleur bleu, confectionné pour les 2 ans du petit dernier qui a aujourd’hui 9 ans et des fraises qu’avait dû ramener Marco Pollo lors de son dernier passage à l’auberge. Quand à l’odeur je vous laisse imaginer. Et puis cerise (pourrie) sur le gâteau, quelques heures après notre arrivée, un groupe d’ados braillards et de surcroît américains débarquent !!!

Le lendemain, départ pour le Périto Moreno, un des rares glaciers actifs qui progresse d’environ 2 mètres par jour. C’est sous une neige abondante que nous partirons et que nous effectuerons la visite. L’activité du glacier se fait entendre par des craquements impressionnants et la couleur d’un Bleu cristal est simplement magnifique, par contre nous sommes « légèrement » mouillés et la neige ça commence à me gonfler.

Après une journée de repos, arrivée de nuit après 5 heures de bus à El Chalten, la cuisine est propre cette fois, mais les magasins fermés. Heureusement l’auberge de jeunesse propose une entrecôte de 400 grammes avec des frites. Bingo, on en aura bien besoin car demain une randonnée de 8 heures dans la neige pour rejoindre le Fitz Roy (sommet mythique du parc des glaciers) nous attend. Lever 6 heures mais bien sûr toujours pas de magasin ouvert, heureusement la cuisinière de l’auberge nous préparera des sandwichs.

Au bout de 30 minutes, Margot, pourtant motivée au départ, veut faire demi-tour, ça promet pour les 7 heures restants à parcourir. Finalement nous trouverons un compromis, les filles feront demi-tour après manger (18 Km dans la neige quand même ! Bravo les filles !!) et n’affronterons pas, finalement, le mur final qui mène près du lac au pied du Fitz Roy. Quand à moi, je profite que Jordan fume une clope pour prendre un peu d’avance dans la montée et arriver avec un bon quart d’heure avant lui. Nous ferons la descente en courant et le soir re-entrecôte mais de 600 grammes cette fois. Le lendemain petite rando de deux heures avec Jordan, les filles resteront faire la grasse mat.

Le lendemain, retour à El Calafate mais changement d’hébergement. Le resto de l’auberge nous tend les bras et nous cédons de nouveau à la tentation. Le plat typiquement Argentin est divin. Jordan et Agnès iront dépenser et perdre nos derniers pesos argentins au casino.

Demain direction Puerto Natales au Chili mais là c’est une autre histoire.

Afin de rebooster notre audimat, nous allons vous proposez un petit jeu ; il faudra que vous répondiez à 2 questions qui vous permettront de regagner notre estime et d’autres lots moins prestigieux.
– La première : A combien de jeux de société Jordan fait-il référence lors de son dernier article ?
– La seconde : devinez près de quelle grande ville, nous trouvons-nous actuellement pour cela 3 indices : Neruda, port, lncendie.

Les résultats seront publiés lors de notre prochain article.

A LA UNE EGALEMENT LA SEMAINE PROCHAINE DES PHOTOS EXCLUSIVES ET DES ARTICLES CHOCS

INCROYABLE : JORDAN, nu dans la cuisine du Marco Polo qui fait la vaisselle en mangeant le gâteau bleu avec des fraises et en buvant de l’eau du robinet, mais pire encore, les photos des toilettes après son passage.

INSOUTENABLE : MARGOT qui sourit pendant une randonnée et qui dort dans un refuge sans éléctricité, sans eau et sans chauffage

EXTRORDINAIRE : Le bruit du ronflement d’AGNES qui couvre celui d’un AIRBUS A320 en plein décollage.

ATTENTION CERTAINES DE CES IMAGES POURRONT HEURTER LA SENSIBILITE DE CERTAINS D’ENTRE-VOUS ET NOTAMMENT DES PLUS JEUNES.

Bon assez de conneries pour aujourd’hui, on vous embrasse et on pense bien à vous

La petite fugue

Messages personnels :

Nous souhaitons un très bon anniversaire à Laurette. Gros bisous.

Greg.

BARILOCHOCOLAT

(Du 10 Juillet au 16 Juillet 2014)

Le racisme n’a pas sa place à Bariloche. Ici on ouvre son palet à toutes heures et sans voir la couleur (évidemment on parle de chocolat, vous pensiez à quoi ?). Fondue au chocolat géante, chocolat blanc, noir, gris, jaune, tous différents mais tous bons. J’ai même entendu dire par mes amis de Voyages en sac à dos que la ville a reçu le plus gros oeuf en chocolat du monde. C’est donc forcément la main sur le foie, que nous ressortirons de la région des lacs car la bière, est, elle aussi, très bonne.

Pour se loger, on préfère s’éloigner un peu de la ville (8 kms), tous ces attraits auraient pu nous jouer des tours. On loue alors ce qu’il appelle communément bungallows, qui ressemble a une maisonnette avec tout ce qu’il faut de confort à l’intérieur. Chambre pour les enfants et suite nuptiale pour les parents, les parois sont fines, le sommeil dur à trouver. Ecouteurs sur les oreilles, on se rassure vite avec Margot, à cet âge et avec plus de 22 ans de mariage, on sait bien que ces choses là ne durent pas plus longtemps qu’une partie de Solitaire. La journée de ski aussi, se verra raccourcir, plus longtemps tout de même que le tarot de la veille. Mais cessons les plaisanteries triviales pour poursuivre notre récit.

C’est, habillés comme des ploucs, que nous fonçons vers Cierro Catedral, station du coin. C’est alors une véritable Bataille qui s’installe à milles mètres, la montagne a plus d’un atout dans son sac. Uno : La neige, on voit rien mais avec le forfait à 500 pesos par tête, sans passer par la banque, on se sent obligé de rester. Les dames abdiquent pour se réchauffer, c’est, non sans Risk, que nous décidons de continuer. Mais ce défifoo s’arrêtera bien vite pour Greg. Quand à moi, c’est bien le froid qui pliera l’affaire pour me mettre échec et mat, une heure plus tard (sans gants, la partie était perdue d’avance).

Les jours suivants, on se baladera près des lacs pour admirer les points de vues grandioses. Seul la neige manque à l’appel pour sublimer le tout. Puis viens l’heure de la finale, avec ma mère on se réfugie dans un café blindé aux couleurs de l’Argentine, je commande une pinte qu’on me refuse : « Arrêté municipal interdisant l’alcool ». J’ai la haine puissance 4, et voilà qu’il me serve un Fanta, je me sens pas mal et dans un geste brusque renverse ma boisson sur des supporters. Ils ne savent pas que si je ne bois pas mon élixir, je me transforme en loup garou.

Pour finir, pas de coup de poker pour l’Albiceleste, on peut le dire sans taboo, la Nationalmannschaft a été la meilleure. La folie se ressent tout de même dans les rues, et je ne comprend pas, comment ils font pour être heureux alors que l’alcool est interdit ce soir….

Nous repartons de Bariloche direction El bolston, où nous ne ferons qu’une petite halte, on ratera même le mercado artisanal pour prendre notre bus. Plus de 1000 bornes et 26 heures de route nous séparent du sud de la patagonie.

Message personnel :

Nous souhaitons un super joyeux anniversaire à notre Quentin qui fête ses 16 ans aujourd’hui, gros bisous de nous 4.

Salut a toi mon Fredo, pas de nouvelles, bonnes nouvelles mais j’aimerai en avoir quand meme, la sante, le sport, le travail.  penses a nous envoyer un petit message. Bisous

Bises à tous.

Jordan.

BALEINOTHERAPIE

(Du 07 Juillet au 09 Juillet 2014)

 

Calé à l’arrière de notre bus, je m’enfile un 4 ème pâquets de Pépito en repensant à ces sages paroles du plombier philosophe « Camille » (St Patron des charcutiers, des confiseurs et des brasseurs), l’inspiration, c’est comme l’appétit, ça vient vient en mangeant…beaucoup !

Après 18 heures de bus, arrivée à Puerto Madryn et retour sur les bords de l’Atlantique mais avec 20° de moins. Nouvelle auberge « Franco-Argentine » tenue par notre ami Vincent, salarié du trésor public, en dispo depuis 5 ans et papa d’une ravissante petite Appoline.

Après un déjeuner copieux (Pizza au poulpe et autres spécialités locales), petite ballade digestive sur la plage d’où l’on aperçoit nos premières baleines.

Admiratifs devant les joueurs de palet argentin (pétanque locale), nous reprenons la route du gîte. Dortoir pour les enfants et chambre individuelle pour les parents (histoire de faire un état des lieux après un mois) et quand on voit le travail, on n’ose même pas penser à ce que l’on pourra y trouver dans un an.

Fantine manque de plus en plus à Jordan, il pense à elle souvent, la preuve, depuis quelques temps il prend 4 douches par jour et y reste plus d’une heure en criant « Fantine, Fantine ». Dépêches-toi  de nous rejoindre car nous n’avons bientôt plus de savon.

Notre petite auberge de jeunesse est vraiment sympa, nous y avons rencontré 3 jeunes étudiants français, futurs ingénieurs qui viennent effectuer un stage d’immersion professionnelle en Argentine (Un petit salut à vous 3 et Good Luck !!!) ainsi que 2 adorables petites ch’tis, « Chloé et Clémentine »avec qui nous avons partagé quelques sorties et une location de voiture. Leur contact a été bénéfique à Margot qui s’est aperçue que l’on pouvait rester jolie sans maquillage et habillée comme des sacs.

Nous espérons vraiment avoir la chance de recroiser leur route, histoire de voir si elles ne circulent pas avec la voiture de location q’elles devaient restituer le lendemain de notre départ et pour laquelle nous avions payé la caution. En effet, depuis notre départ de Puerto Madryn, nous avons constaté la disparition d’une chaussette, de mes bas de pantalon, d’un pot de Nutella et de 2 slips. Hasard, coïncidence ou fétichisme, l’avenir nous le dira. A bientôt les filles, on vous embrasse.

 

Notre occupation principale, à Puerto Madryn, a donc été l’observation des baleines. Voici donc les résultats de nos observations et des différentes variétés rencontrées :

Une baleine, c’est gros, ça crache de l’eau et ça fait « pfoouffff.

– Balhyène rieuse, reconnaissable par son rire strident qui irrite son mâle.

– Baleine Gucci, se déplace rarement en couple, notamment chez les amis du mâle.

– Baleine de mouton : juste pour le jeu de mots dont est friand notre cher voisin, Jean-Pierre (On t’embrasse).

– Baleine Bleue Marine, baleine pas franche et sournoise ; Attention !! espèce extrêmement dangereuse.

– Baleine à bosses, espèce qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez.

– Baleine Blonde, jolie baleine qui tient son nom de sa couleur due à la variété de bière qu’elle avale.

Toutes ressemblances de ces baleines avec des personnes n’est absolument pas le fruit du hasard !!

Voilà après notre ultime observation des baleines du bateau, nous regarderons la 1/2 finale « Argentine – Pays-Bas » dans un petit café à Puerto Madryn. Il est tard, la nuit commence à tomber, nous décidons de repartir avant les prolongations, nous suivrons donc les tirs aux buts, à la radio, dans la voiture. Juste avant notre arrivée dans le centre de Puerto Madryn, l’Argentine est dans la rue, klaxons, pétards, tous les argentins se sont donnés rendez-vous en centre ville pour fêter la victoire. Nous ne pourrons pas partager la liesse avec eux car notre bus arrive dans 1 heure, direction Bariloche, sa station de ski de la Cathédral, son chocolat et ses bières artisanales.

On vous embrasse très fort en attendant de pouvoir vous serrer dans nos bras.

Take Care.

Greg.