RÉCIT DU TITICACA

( du 17 Août 2014 au 22 Août 2014)

Ca y est, je me lance. Après 2 mois de voyage, je vais prendre la plume afin de vous narrer nos aventures. Etre aussi drôle que mes hommes, je ne pense pas mais je vais essayer.
C’est après 14 h de bus et pas des moindres que nous sommes arrivés à la Paz, capitale la plus haute en altitude au monde (3600 m). En effet, quelle surprise de constater après 3 heures de route, que la porte des toilettes ne s’ouvre pas. Pas de souci, Jordan demande au co-chauffeur et là, hébétés, le bus s’arrête en pleine campagne, il m’ouvre la porte et me fait signe que les toilettes sont là !! Je sors et au cul du bus, je fais mes besoins !! Original !! Vers 1 h du matin, arrêt du bus, visiblement, c’est une panne. Avec Fantine, nous sortons, afin de nous soulager, nous parcourons quelques mètres afin de nous isoler, et là, au moment de nous laisser aller, un véhicule arrive en sens inverse, et met en évidence de ses phares, la multitude de personnes installées autour de nous. Nous en rigolons encore !!

La Paz, ville surpeuplée, pas très tentante, où nous décidons donc de ne pas nous attarder. Nous reprenons un bus, dans la foulée, pour Copacabana, petite ville touristique sur le lac Titicaca. Nous prenons la direction de l’hostel que nous avions réservé et là, surprise, il n’y a qu’une chambre de 2 réservée pour 5, c’est juste ! Nous repartons et nous trouvons un hostel 2 mn plus tard ; 1 chambre à 5 lits, génial. Greg réussira, malgré la promiscuité à s’ingurgiter sa barre de Toblerone, tout seul, sans qu’aucun de nous ne s’en aperçoive. Trop fort, il devient expert en la matière ! Nous avons de la chance, un cybercafé, juste à côté. Nous y enverrons Margot, en éclaireur, récupérer le code Wifi, et profite de la connexion gratuite. Nous deviendrions radins, par hasard ? Non juste économes !!

Après une bonne nuit, nous partons à la découverte de cette petite île, et pour commencer nous allons sur les îles flottantes de Chani en taxi. Nous déjeunerons sur place de truites, que la cuisinière pêchera devant nous, que le mari videra et nettoiera. Un vrai régal ! Nous sommes 5 au milieu d’une île avec seulement 3 enfants qui jouent à nos côtés et une femme qui prend le soleil après nous avoir servi. Le paradis !!
Nous repartirons à pied, par le chemin pour revenir sur Copacabana.
Le lendemain, nous décidons de prendre le bateau pour passer 2 jours sur l’Isla del sol, petite île au dessus de Copacabana. Billets en mains, nous attendons le bateau qui n’arrivera jamais. Et ça continue !
Nous finissons par être emmenés par un petit bateau qui prendra tous les laissés pour compte à bord. Évidemment, comme nous avons beaucoup de chance, ce sera le bateau, le plus lent, tous les autres nous doublent et nous arriverons les derniers.

Après avoir pris nos quartiers dans un petit hostel sur le bord de plage, nous faisons un petit tour du village où nous rencontrons 2 français, Marie-Joé et Jean-Alain, retraités et parcourant le monde à bord de leur bateau, qui ont fait un petit détour par le Pérou, pendant quelques jours. Nous faisons quelques achats, une bouteille de vin blanc, des verres et nous nous installons sur la plage pour une petite partie de cartes.
Le lendemain, départ pour la visite de l’île, où nous descendons jusqu’au sud par la côte et nous remonterons par la crête, sans oublier de sortir notre porte-monnaie, et au nord et au sud. Nous sommes des touristes, il ne faut pas l’oublier. Après cette belle journée de marche, nous reprendrons notre bateau, un peu plus rapide cette fois – ci, pour un retour sur Copacabana où nous attend notre bus, destination Puno.
Mais là, je laisse la plume à mon homme, qui devrait vous faire rire.

Messages personnels :

Nous souhaitons un très joyeux anniversaire à mon ti’bouchon, à Mimi, notre future « super infirmière »ainsi qu’à Farida, et à Aurélie (Piriou !! on en connait tellement qu’il faut préciser). Coté Jordan, Bon anniv à Max (BTS) et Nono, je vous offre une bonne binch en rentrant.

Nous voulions dire à tous nos amies et amis très chers que nous sommes avec vous tout le week-end et que nous courrerons avec vous par la pensée et le cœur. Bon courage.

Agnès

C’EST SUCRE, MINES DE RIEN !

(Du 13 au 17 Août 2014)

Nous voila à Potosi, une des villes les plus hautes du monde, nichée à 4070 m d’altitude, mais cette fois, rien ne nous empêchera de boire l’apéro. Car ce soir, on en a tous besoin ; nous avons du vendre Rose , la guerre quotidienne avec Margot à propos des boites de thon était insoutenable, et c’est suite à une énième dispute avec Fantine à propos du végétarisme que nous avons pris cette terrible décision …

Mais, ne soyez pas tristes, nous en avons tiré deux cartouches de clopes et une bouteille de Pisco !

Nous arriverons à l’hôtel Eucalyptus (avec qui nous ferons la sorties des mines) où nous sommes, avec plaisir, reçus en Français. Agnès bouscule tout le monde afin de pratiquer sa langue natale mais à notre grande surprise, c’est dans un anglais parfait qu’elle répond à notre interlocuteur qui ne comprend pas pourquoi cette femme, qu’il ne connait pas lui parle d’un flamand rose imaginaire. Voila qu’elle se met à pleurer, je crois qu’elle fait une rechute.

Les boliviens de Potosi, font tous la gueule, on se croirait à Paris. Mais c’est vrai que ça ne doit pas être franchement marrant d’être déguisés tous les jours, en portant des chapeaux trop petits. Mais heureusement la ville à quelques atouts ; des églises et un superbe musée de la monnaie que nous visiterons à 3. Beaucoup de gens viennent dans cette ville pour la visite de ses mines ; nous hésitons ! Le danger est bien présent, la morale pas forcément (un peu voyeurisme).

C’est décidé, nous irons, le lendemain, entre adultes consentants. Après avoir acheté pour les mineurs, des feuilles de coca, deux bâtons de dynamite et de l’alcool à 96°, nous commençons la visite avec notre guide, ancien mineur, que nous appellerons « Prof Camé ». L’assistance se fera à l’aide de « simplet fonsdé » qui sera là en cas de pépin (rassurant). Au bout de 5 mn, Greg n’en peux plus ; simplet fonsdé décide de le ramener à l’extérieur.

C’est vrai qu’ici c’est insoutenable, les chariots te frôlent à toute vitesse, tu entends les dynamites explosées à proximité et quand on te dit de serrer à droite, tu as intérêt à être rapide sous peine de finir comme Pistorious. Nous décidons, tout de même, de continuer à 3. Nous ne savons plus si nous devons être gênés vis a vis des mineurs aux regards absents ou tout simplement par leurs conditions de travail inhumaines, avec pour seul repas de la coca et de l’alcool à brûler. On ne siffle pas en travaillant dans les mines, on mâche seulement. Et plus on avance plus ça devient oppressant, voila que nous retrouvons simplet au pic de sa défonce … Il semble y avoir un problème, un accident ! On angoisse à propos du padre et, sur le chemin du retour nous voyons un paquet vide de toblerone sous un tas de pierre, notre inquiétude grandit. Allez hop ! on s’enfile chacun un paquet de coca pour décompresser !

Sortis de la mine, on respire tous ; on retrouve Greg avec tous les mineurs, en train de boire pour la Pachamama depuis deux heures. Pas d’inquiétude de son coté, enfin si une, comment va-t- il payer tout ce qu’il a ingurgité. Dormeur, réveillé par tout ce bordel, et de sale humeur, ne veut pas de nos euros. C’est finalement Fantine qui réglera les dettes de son beau-père en enfilant un costume de blanche neige afin de faire un lap-dance à timide, qui n’avait pas vu de fille depuis 30 ans.

Après cette visite aux avis partagés, juste le temps de récupérer grincheuse, qui n’ayant pas remarquée notre absence, finissait son démineur tranquillement. Direction Sucre pour voir « la plus belle ville de Bolivie » et surtout, grâce à une arrivé tardive, voir que tous les hôtels de la ville étaient pleins. Au bout de la 19 ème adresse et de deux bagarres sous le coup de la fatigue pour des choses futiles (Fantine refusait de prêter son costume de blanche neige à Agnès et Margot voulait des pâtes alphabets et moi des coquillettes) nous déposons nos bagages dans un hôtel de grande classe à 6€ la nuit.

 

On y restera 3 jours, avec de chouettes rencontres à la clé, notamment Kikou, française fort sympathique et son ami José, artiste de Valparaiso. Après avoir discuté un petit bout de temps, nous lui achèterons quelques uns de ces travaux (pour plus d’info : Manojo). Nous nous retrouverons plus tard pour un concert de Jazz swing ou les tournées s’enchaîneront. Mais à 1 h du matin, il est l’heure de rentrer pour Greg qui doit prendre son suppo anti-gueule de bois, Agnès ayant réussi à récupérer le costume de Blanche neige, lui  emboîte le pas. Malheureusement pour eux, grincheuse trouvant la musique étrange et dérangeante contrecarrera leur nuit blanche-fesse à l’hôtel. Pour nous, la soirée continuera à base de battle de danse et de mauvaise bière.

Les jours suivants nous nous baladerons dans la ville, passerons dans un marché pour chiens, avec tout pour décorer toutou. Et en définitif Sucre ressemble à beaucoup d’autres villes d’Amérique du Sud : une belle place des armes et de belles églises. Maintenant direction la Paz, mais ça c’est une autre histoire et pour votre plaisir, avec une nouvelle plume (spoiler).

Messages personnels :

Nous souhaitons un joyeux anniversaire à notre Charlie. Ainsi qu’à mon ancienne hiérarchie, qui maintenant n’est plus toute jeune : Mon chef et Barbara. Et bien sur à Belle mouton, profite bien, mais rends-moi vite ta fille ! Bravo à l’équipe de France de Volley, super parcours pour ce championnat du monde interminable !

Et bien sûr, je n’oublierais pas une fois de plus mon Geogeo nationale, bon anniversaire mon pote.

Jordan.

BLANC SEC

(Du 11 au 13 Août 2014)

Nous voilà, à la veille de quitter notre chère auberge de jeunesse, nous avions fini par nous habituer à notre cellule et ça nous a beaucoup rapprocher. Non, je rigole, je quitte sans regret ce gîte pourri en jurant mais un peu tard qu’on ne m’y reprendrai plus.

Un bus nous attend, direction la frontière Chilienne pour faire viser notre sortie du pays. Quelle surprise ; des dizaines de bus et des centaines de touristes prennent la même direction que nous ; « le Salar de Uyuni » et les lagunes (Colorada, Verde, Blanca)

Après presque une heure d’attente au poste frontière, tout le monde réintègre son bus, direction la Bolivie. Après plusieurs heures de route, nous arrivons à la frontière Bolivienne, située à plus de 4000 m d’altitude où nous attendent des jeeps pour le départ de notre excursion.

Arrivée à notre premier hébergement, nous nous émerveillons devant l’immensité de notre chambre de plus de 10 m², par contre, pas de chauffage, ni d’eau chaude. 

Agnès, avant le repas, va se griller une petite cigarette. Elle n’aura pas le temps de tirer deux taffes avant une intervention familiale. Oh !! On est quand même à 4200 mètres, c’est pas très raisonnable de fumer à cette altitude. Le repas, sobre mais bon, sera agrémenté d’un fou rire interminable.

Le lendemain, départ pour la visite des différentes lagunes avec un passage à presque 5000 m d’altitude et là Agnès commence à connaitre les premiers symptômes du « Soroche » ou mal des montagnes qui se caractérise par des comportements ou des propos incohérents et se trémousse nue au son de la flûte de pan en prétendant être enceinte d’un lama albinos.*

Elle passera ensuite le reste de la journée à l’arrière de la jeep sans pouvoir profiter du magnifique spectacle des différentes lagunes colorées et de ces centaines de flamands roses.

Après une seconde nuit sans chauffage Agnès va mieux Elle était vraiment enceinte et a accouché cette nuit, non pas d’un lama mais d’un joli flamand de 3OO grammes qu’on a prénommé « ROSE ». C’est un joli nom pour un flamand « ROSE ».

Je me demande si moi aussi je ne serai pas atteint par le « Soroche » ou peut être est-ce l’excès de feuilles de Coca

Nous passerons notre troisième et dernière nuit dans un hôtel de sel. Murs, tables, bancs, lits, tout ici est conçu en sel. Agnès a connu une rechute cette nuit et veut absolument allaiter Jordan, qu’elle trouve trop chétif, en même temps que « ROSE » notre flamand. Fantine s’y est opposé violemment en disant qu’elle peut le faire elle même.

Bon, demain départ pour le grand Salar et ses étendues de sel à perte de vue, c’est magique, nous passerons notre après-midi à essayer de faire des photos avec des perspectives. Quelques-unes sont réussies, d’autres moins, vous en jugerez par vous même.

Fin de la journée au cimetière de trains de Uyuni, dernières photos puis adieux à notre gentil chauffeur et de surcroît, excellent cuisinier. Nous allons à Uyuni boire un dernier verre avec le petit groupe qui nous a accompagné durant ces 3 jours : 2 jeunes français, étudiants en médecine, Oscar le brésilien et son amie et 2 jeunes baroudeuses argentines.

Le choc culturel est saisissant, les gens sont vraiment différents en BOLIVIE, rien à voir avec le BRESIL, l’ARGENTINE et le CHILI où les habitants sont finalement assez proches du modèle occidental.

Nous passons à l’agence prendre des tickets direction POTOSI mais là c’est une autre histoire.

Messages personnels :

Greg.