MUY BONITO

(Du 26 Juin au 30 Juin 2014)

Débarquement à Bonito de nuit, hôtel déjà réservé par Gil de Pantanal discovery. Après 3 nuits dans des pirogues, échardes dans le cul, se nourrissant de caïmans et de piranhas, Catarino guest house, ressemble à un hôtel de luxe, avec petit-déj gargantuesque. On y restera les 3 jours, il y a quantité de choses à voir ici, toutes payantes d’ailleurs. Ecotourisme oblige, pas de crème solaire, ni anti-moustique, on rentre dans l’eau avec un nombre de personnes limité. La qualité des sites est exceptionnelle, et la qualité de l’eau offre une visibilité sans précédent mais à quel prix.

On oublie un instant l’eau de Bonito, pour plonger dans un verre de Caïpinrinha pour regarder Brésil-Chili, le bar est blindé. Il est 14h, le brésilien est soul, nous aussi, mais le stress se fait de plus en plus ressentir : les penaltys arrivent. Les insultes fusent de partout envers les Chiliens, Greg commence à répondre pensant qu’on lui dit bonjour, quand à Agnès elle est partie aux toilettes fumer une clope avec son esthéticienne. Dans un moment de panique, je me demande à qui je vais venir en aide avant qu’un des deux ne se fassent virer du troquet. Finalement je me prend une autre Cerveja, les brésiliens ont plus besoin de mon soutien dans ce moment tendu que mes parents et puis bientôt, je le sens, ça va être la folie. Bingo : Le Brésil a gagné (sans savoir ce qu’il l’attendrait plus tard), c’est la fête, les tables se replient, les bières fusent et des musiciens armés de cuivres remplacent l’écran géant. Tout le monde danse, même mes parents se mettent à se dandiner et se fondent dans la foule ….

Le lendemain avec la recommandation d’Alex de l’hôtel et sous la traduction de notre compagnon de voyage Jonathan nous décidons de prendre la direction Rio do Plata (merveille naturelle), arrivés  sur place, la guide ne parle pas un mot d’anglais, au moins un point en commun avec nous. Du coup explications en portugais sur le matériel et la faune locale, alors on capte qq mots, qu’on traduit, pour le reste on improvise et cette fois pas de Jonathan pour nous aider à traduire. L’affaire se gâte au moment de rentrer dans l’eau, n’ayant rien compris aux instructions,  Agnès prend son tuba pour une sarbacane, Greg quant à lui,  croit que son masque de plongée s’adapte à sa vue. Du coup il voit que dalle, c’est lors de la ballade aquatique que l’on s’en rend compte. Alors que nous nageons tranquillement et que nous observons la faune aquatique, Greg s’agite, pointe son doigt vers la berge et explique, tuba à la bouche, avoir vu un gros lézard, on tourne alors tous la tête vers la berge, nous sommes en tête à tête avec un caïman d’1 m 50. De mon côté, pris par une envie de pisser, conséquence directe des pintes enfilées la veille, je décide de faire mon besoin dans l’eau sous l’accord du guide. Nouvelle erreur de compréhension, elle m’expliquait seulement, qu’il y avait des sources d’eau chaudes par endroits. J’ai participé à l’écotourisme à ma façon, du houblon va pousser partout ici désormais. En résumé une ballade exceptionelle, on sera resté plus de deux heures dans l’eau. En rentrant un buffet nous attend, démontage de bide en perspective mais cette fois mollo sur les haricots noirs (Spécialités brésiliennes). on a une heure de route pour rentrer.

 

 

Dernière matinée dans Bonito la verte, on décide d’aller au balneario municipal à 7km. Greg se motive et va y aller en courant. A son départ, grand moment de silence : Les brésiliens découvrent un cinquantenaire en collant vert, clope au bec, affublé de son chapeau. Fusion ratée entre killian Jornet et Crocodile Dundee. C’est sous les regards curieux des locaux qu’il s’éloigne d’un pas certain, suant de tout son corps au bout de 100 m. Nous, plus classique et dans un souci de discrétion après le défilé de Crocodile Jornet, nous louons des vélos et filons à grande allure (Au moins 6 km/h) sans compter les poses techniques tous les 100 m. Au bout d’une heure nous arrivons enfin à la terre promise, l’endroit est vraiment reposant (bien que très touristique en haute saison, à mon avis). On nourrit les singes, et on se baigne de nouveau dans une eau très fraîche gavée de poissons. On mangera rapidement devant France-Nigéria, puis nous digèrerons sur le vélo. Le bus pour Foz do Iguazu part dans 1 h.

Et un joyeux anniversaire à  3 loulous qui me sont chers :

– A mon Maxou, copain de beuveries de toujours

– A Sophie toujours présente depuis des années

– A  mon bon (et beaux) ami  Geoffrey que j’ai raté de peu.

Petite vidéo cadeau :

Jordan.

CAÏMANS + PIRANHAS + OISEAUX = PANTANAL

(Du 24 Juin au 26 Juin 2014)

 

Bye, bye Corcovado, Pain de sucre, Copacabana.  Fin de la folie Carioca et retour sur des terres plus sauvages. Vol Rio-Sao Paulo ; rencontre avec une charmante brésilienne qui, par chance, parle français et va nous indiquer qu’il faut changer d’aéroport à Sao Paulo (On aurait pu chercher longtemps notre vol). Arrivée sur le tarmac à Campo Grande,  chaleur étouffante. Accueil chaleureux de Gil de Pantanaldiscovery qui a organisé notre treck. Une nuit à Campo Grande et 3 heures de bus, accompagnés de Mike et Maree, 2 australiens très sympathiques,  et 1 heure de jeep pour arriver à notre camp situé près du Rio ; It was amazing. Des oiseaux plus beaux les uns que les autres,  un americano-belge Jonathan se joint à notre groupe et Cabelo, notre guide,  un amérindien, beau comme un dieu inca ,qui va nous faire découvrir le Pantanal.

Ah, petite précision ; j’écris cet article d’un bus. Nous venons de nous arrêter dans une petite ville brésilienne dont je ne connais pas le nom,  un contrôleur est monté il y a 30 minutes,  il attendait au milieu de nulle part , je vois un vieux brésilien,  les enfants viennent de descendre du bus avec leur père,  ou vont-ils, je ne sais pas ? Ils ont l’air heureux.  Dans mon MP3, Amélie Poulain,  puis Agnès Obel,  le soleil brille,  il est 15 h 37. Nous sommes bien. Encore 3 heures de bus pour Dourados puis 10 heures pour Foz do Ugasu où nous arriverons vers 7 heures du matin.

Et Cabelo, me direz-vous ? Et bien, il est là devant nous,  sous sa douche près du Rio, muscles saillants,  grosse machette insérée dans son étui ? Ca fait plus rêver que les oiseaux,  hein les filles ??

Bon, 1 heure après notre arrivée au camp,  départ pour une virée en bateau pour observer les animaux ( Toucans, Jaboiru, loutres géantes, caïmans). La nuit commence à tomber, le ciel prend des couleurs irréalistes,  je n’ai jamais vu un ciel comme ça, même plus de place pour rajouter une seule étoile.  Jai vu celles de Marco, Ema et Jean-Marc, facile de les reconnaître,  elles brillent plus que les autres. Revenus au camp, Margot et Jordan se précipitent sur les tablettes et Iphone,  et le paradis devient l’enfer ; 3 jours sans wifi et ça, c’est  very amazing.

Après avoir englouti les 2/3 du buffet Jordan commence à avoir mal au ventre et ne prendra que 3 fois du dessert,  il se vengera demain promis !! Couchés vers 21 h 30,  levés 6 h, programme de la journée ; ballade en jeep, treck dans le bush brésilien,  nage dans le Rio ; il faut sauter dun bateau,  un peu dur pour Agnès qui y va quand même,  Margot ne comprend pas pourquoi ils veulent nous faire nager dans une eau infestée de piranhas et de caïmans mais finit par sauter. Pas de regrets, on s’éclate avec Mike, Maree et Jonathan l’eau est bonne mais la descente trop rapide, ultime activité de la journée : pêche aux piranhas et ça c’est de l’arnaque, hormis Cabelo qui, d’un coup de gaule magistrale arrive à sortir un piranha ( sans canne à pêche). Desolé les filles, panne de batterie, pas de photos, imaginez !! Notre petit groupe n’arrive qu’à attraper des Cervejas (au bar) et quelques coups de soleil.

Jordan,  affamé,  se jette sur le poisson péché par Cabelo et manque de s’étouffer avec une arête. Une absorption massive de Caïpirinha parviendra à le sauver. Pris de démence, il se rue vers le buffet et le dévore en moins d’un quart d’heure mais ne prends pas de dessert. Il se lance alors dans des incantations incompréhensibles pour nous ; il parle en « Anglais ». Nous arrivons tout de même à comprendre quelques mots (Fantine, Belgium beer, wifi, fuck,  friends) mais je ne suis pas sûr de l’ordre. Le soir tombe sur le Pantanal et les moustiques aussi. Demain re-6 heures pour cette fois une virée à cheval. Margot, hyper à l’aise, Agnès,  pas mal, le cheval de Jordan a 6 pattes ( ah non, ce sont ses pieds qui touchent par terre,  il lui a donné un poney) et moi, j’ai chopé la palme,  c’est Rantanplan mais en cheval,  il fait tout à l’envers enfin il fait surtout ce qu’il veut. Merde, 2 heures c’est long surtout que mon cheval a voulu que je le porte pour le retour. Il est 12 h 30,  retour pour le dernier repas et là,  surprise ; un car de pêcheurs americains a attaqué le buffet, Jordan fait de nouveau un malaise.  Plus de Caïpirinha !! L’absorption d’une vingtaine de sandwichs et des cataplasmes de mortadelle lui permetttront de revenir à lui. Une dernière photo avec tout notre groupe et départ,  direction Bonito !!! A bientôt

Messages Personnels :

Félicitations à mon ti’bouchon et à son cher Reno pour la venue au monde de leur petit bout « Adam » qui vient agrandir cette belle famille.

Félicitations à ma Candouschka pour sa réussite à la 1 ère partie de son DU Echo, bon courage pour la suite.

Et pour ma Coco ; tu es une personne formidable qu’on adore, ne l’oublie jamais.

Greg.

GOOD MORNING BABILONIA

(Du 20 Juin au 24 Juin 2014)

 

Une semaine pour écrire son article, l’inspiration ne venait plus,  paraît-il,  il ne dormait plus,  ne se lavait plus,  je l’ai même retrouvé un soir nu sur le canapé, tel Birdy,  devant Corée-Russie,  regard vide, page blanche,  stylo à la main. Mais il a réussi, il vous a fait rire et moi aussi.

Rio de Janeiro,  on y est ; les plages,  les femmes et le ballon … on est surtout dans le vrai Brésil,  celui dont on parle moins et ça c’est chouette. Notre logement,  une auberge de jeunesse où résident chiliens, argentins,  australiens et bien d’autres,  se situe dans la favela de Babilonia,entre le pain de Sucre et  la plage de Copacabana. Les gens y sont adorables, rien à voir avec ce que vous avez pu voir dans « la cité de dieu ». Grande leçon d’humilité ou comment tout donner quand on n’a pas grand chose, enfants, femmes et hommes,  ils sont tous très beaux et souriants. J’ai toujours pensé que l’avenir est dans le métissage maintenant j’en suis sûr!  Outre les 2000 m de dénivelé positif pour rentrer dormir,  rien à dire. Ah si, la propreté des sanitarios laisse à désirer ( Ne pas laisser sa brosse à dents sauf si le poil pubien est efficace contre les caries).

 

Hubert Bonisseur de La Bath (OSS 117) n’était pas là pour nous guider jusqu’au Corcovado,  alors on y va. On essaye,  il y a un train,  parait-il.  On arrive ; prochain train à 18 h 30 (il est 11 h) ! Ok, tant pis,  on y retournera demain ; changement de programme,  direction Praïa d’Ipanema. (1er beach-volley avec les brésiliens). Le lendemain,  2 ème tentative, il y a un treck pour rejoindre le christ (2 h 30 de montée), partant d’un parc de Rio, motives , chaussures aux pieds, on fonce. Mais non toujours pas,  c’est un vol à mains armées sur le camino qui nous empêchera de monter et toujours pas de Hubert pour nous protéger. Alors notre plan B préfèré ; on fonce à la plage,  on profite des rouleaux et de la farniente,  une fois de plus. Bon merde, cette fois on veut monter; on se lève à 8 h,  on va peut-être se faire braquer mais on s’en fout, au pire Greg filera son dentier, personne n’a de dents là bas. Arrivés au Parque Lage, c’est ok, on peut monter; on met 1 h 30, tranquilloux!!!(3 km seulement mais avec 600 m de dénivelé positif, un mur quoi !!) Un peu plus de mal pour Agnès mais pour sa défense, le poil ça pèse. Margot a tracé ( on lui a fait croire qu’il y avait la wifi là haut). Arrivés sur le site : c’est blindé de monde,  c’est cher mais la vue est magnifique,  ça valait le coup. On reste 10 mn, un petit selfie et c’est reparti.  Petit pique-nique en retrait sous les arbres au pied du Corcovado,  on devient l’attraction,  ici tout le monde monte en minibus.

Retour à Copacabana ou nous nous frayons un passage dans la foule compacte pour assister au match Cameroun-Brésil sur écran géant. Nous nous trouvons enfin une place auprès d’un vieux brésilien,  oui mais un clodo qui sort son sexe et se met à uriner sur sa couverture.  Ni une, ni deux on dégage ! On trouve finalement une place entre un vendeur de Cairipinha,  un bébé brésilien à qui sa mère a gonflé un préservatif en guise de ballon et une israélienne super cool.  Le match n’est pas passionnant mais le devient au bout de la 4 ème Cairipinha.  Mi-temps : bains de pieds dans l’atlantique où la température est montée a plus de 36° suite à l’évacuation de « cerveja » par la moitié des supporters présents sur la plage (femmes comprises)

L’ambiance est au top après la victoire du Brésil,  Rio est en fête. Jordan,  un peu moins,  quand il s’aperçoit qu’il a oublié ses Salomons et la pochette (vide) de l’appareil photo dans un cityparc de la favela,  il va devoir finir le tour du monde en tongs.

 

Demain, départ pour le Pantanal mais ça cest une autre histoire ! A suivre !…

Messages personnels :

Joyeux anniversaire à notre Yoyo et à sa petite femme Aurélie. Nous boirons une Cairipinha à votre santé les chéris ! Gros bisous

Bon anniversaire à Alain B. et Chantal B. aussi et ceux qu’on a pu oublier !

Bonnes vacances aux juilletistes !

Bonne chance à tous celles et ceux qui attendent les résultats de leurs examens.

Petite pensée à mes collègues d’Evry et particulièrement à ma binome préférée qui devrait se reconnaitre (tu as rangée ton armoire).

Kiki tu vas bouger ton cul.

Greg et Jordan.