GOATTITUDE

(Du 30 Avril au 11 Mai 2015)

L’inde, c’est un milliard trois cent millions d’habitants, dont surement plus des deux tiers sont mal ou pas logés du tout et qui pour la plupart n’ont aucun accès au soin et à la scolarité.

L’Inde, c’est des palais et des forts d’une grande beauté, mais aussi des rues d’une grande saleté où viennent se repaître vaches sacrées, chèvres, cochons, chiens et humains, des plastiques et autres déchets rejetés par le reste de la société. 

L’Inde et sa cuisine aux milles saveurs mais l’inde, c’est aussi ses milliers d’enfants errant dans les rues à la recherche de quelque chose à manger. L’inde, c’est une palette d’odeurs qui va de la plus enivrante à la plus écoeurante.

L’Inde, c’est aussi, les castes, la place difficile de la femme dans la société, Bollywood, les trains et les bus bondés, les tatas mobiles et les rickshaws. L’inde c’est tout ça, et pleins d’autres choses encore. 

L’inde, où on ne l’aime pas et on la quitte définitivement ou, on l’adore et on y revient.

DELHI est sa capitale, où nous venons d’arriver après 12 heures de train, et que nous allons visiter pendant deux jours. Nous avons pris nos quartiers dans un hôtel d’un endroit populaire situé à quelques kilomètres du fort rouge et des bazars millénaires de Old Delhi, pas très loin non plus de la porte de l’inde et des quartiers plus calmes et moins embouteillés de New Delhi. Le métro, proche de notre hôtel, nous permettra pendant ces deux jours de circuler facilement entre ces différents points.

La chaleur est toujours accablante et notre consommation d’eau et autres sodas n’a pas diminuée et malgré que nous ayons réussi à trouver quelques bons restos notre transit continue à malgré tout à être perturber. 

Une dernière visite de fort, un passage au mémorial où repose les cendres du Mahatma Ghandi, père de la nation et de l’indépendance, vénéré par presque la totalité de la population indienne. C’est un départ matinal qui nous attendra le lendemain matin pour nous rendre à l’aéroport, afin de prendre la destination des plages de Goa et plus précisément celle de Palolem, située à environ 60 km des villes principales de Pananj et de Old Goa, anciennes colonies portugaises où parait-il, les maisons et les cathédrales sont de toute beauté, parait-il, car nous n’irons pas le constater par nous même, parce qu’on s’en fout de l’architecture, on en a assez vu, nous sommes venus ici uniquement pour la plage et la mer afin de peaufiner notre bronzage pour notre rentrée en France dans maintenant moins de 20 jours. Pouvoir profiter des nombreux bars attenants car avec toute cette chaleur, nous avons grandement besoin de nous réhydrater et quatresemaines à boire de l’eau, ça suffit, donc cette semaine ce sera « Sea, Sieste, Beer and Mojito ».

Nous arrivons en fin de saison et bien que, quelques restaurants et boutiques ont déjà fermé leurs portes, la saison est idéale, nous profitons de la magnifique plage de Palolem avec peu de touristes. La mer est à au moins à 30 ° et la cuisine Goanaise, composée entre autre de poissons, de fruits de mer et autres calamars, est divine et les gens adorables.

Au troisième jour, nous louerons des scooters pour aller explorer une forêt située à quelques kilomètres de Palolem mais, hormis quelques singes, les chemins de randonnée s’avèrent décevants et nous ne passerons finalement que deux heures sur place. Nous reprendrons ensuite la route de la plage d’Agonda, située au nord de Palolem où après avoir déjeuné, nous serons cette fois complètement seuls sur cette plage de plus d’un kilomètres de long. 

Nous avions envisagé de faire également une journée de canyoning avec Manu, un Français installé en Inde depuis plusieurs années, mais le projet sera finalement avorté car nous avons du finalement prendre un train pour Bombay plus tôt et dans une gare plus éloignée de celle de Palolem le jour où nous avions programmé notre activité. Pour noyer notre déception et écluser une partie des 6000 roupies prévues pour le canyoning, , nous nous payons un énorme et délicieux King Fish (poisson local) accompagné d’un petit blanc, tout ce qu’il y a de plus correct et de quelques bières.

Le lendemain, après notre traditionnel petit déjeuner pris avec Agnès pendant que notre gros bébé continuait, comme tous les matins, à faire la grasse mat, j’ai décidé d’aller me faire faire une petite beauté ; cheveux, sourcils, poils des oreilles, du nez, suivi d’un massage facial, de la nuque, de la tête et du dos et enfin, terminé par un masque de beauté. C’est presque 2 heures que je resterais chez le coiffeur, évitant au dernier moment, la teinture blonde qu’il me proposait et que j’avais accepté, dans un premier temps, suite à un problème de compréhension.

C’est en taxi que nous rejoindrons en fin d’après midi la gare de Margao où nous devons prendre le train de 18 H 50 direction Bombay et c’est finalement avec plus de 3 heures de retard que ce dernier arrivera.

La gare principale de Bombay ne se trouve finalement qu’à quelques mètres de notre hôtel. Nous n’avons réservé qu’une nuit en dortoir car notre avion pour Johannesburg part dans la nuit du dimanche au lundi à 4 heures du matin. Nous consacrerons le samedi à la visite de Bombay et le dimanche à la découverte d’Eléphant Island, une île située à 9 km de Bombay où Agnès, telle une star Bollywoodienne, passera son après-midi à faire crépiter les flashes des appareils photos de tous les touristes indiens présents sur l’ile. 

Il est maintenant l’heure de retrouver la terre ferme et le couloir de notre hôtel, duquel nous nous ferons virer à 20 heures, qu’à cela ne tienne, nous partons au restaurant d’où nous rejoindrons vers 23 heures l’aéroport.

Nous sommes actuellement dans l’avion direction Johannesburg, il est 16 heures quand j’écris ses lignes et dans moins d’une heure, nous retrouverons notre ami Camille qui pour notre grand bonheur, et le sien je l’espère, à décider de nous rejoindre pour une dizaine de jours en Afrique du Sud, à la plus grande joie de son filleul dont c’est l’anniversaire aujourd’hui, Lundi 11 mai 2015. Nous lui avons concocté un petit itinéraire mais Chut !! C’est une autre histoire que nous aurons le plaisir de vous raconter avant notre retour.

Messages personnels :

Nous souhaitons un joyeux anniversaire à notre mamounette adorée, et nous l’embrassons très très fort.

Joyeux anniversaire à Olive (La rich) à qui nous pensons très fort et que nous espérons revoir très vite.

Bon anniversaire à ma Candouchka que j’espère bien revoir bientôt. Gros bisous. Sans oublier Yannis que nous embrassons également très fort.

Bon anniversaire à Hélène et Olivier.J. Bisous.

Greg.

SPLENDEURS ET MISERES

(Du 17 avril au 30 Avril 2015)

Après avoir laissé partir, successivement, Fantine et Fredo, pour qui l’heure de la rentrée venait de sonner, puis Mia partit faire un treck de 18 jours autour des Annapurnas, nous revoilà de nouveau trois pour terminer notre voyage, qui nous conduira de l’Inde à l’Afrique du sud. 

Long, va être le voyage qui doit, dans un premier temps, nous conduire à Sonauli à la frontière Népalo-indienne puis à Varanasi en Inde. Il nous faudra d’abord 7 heures pour atteindre la frontière, dans un bus roulant à tombeau ouvert, toute sirène hurlante, sur les routes défoncées du Népal. Il est 21 heures, quand le bus nous dépose à quelques mètres du poste frontière Népalais, après avoir expédié les formalités de sortie du territoire et échangé nos dernières roupies népalaises contre des roupies indiennes dans un bureau de change éclairé à la bougie. Retour au bus où, après être passé sous un portique placé au milieu de nulle part, la douane indienne procédera à une fouille approximative de nos bagages.

La différence entre les 2 pays n’est presque pas perceptible, la pauvreté règne d’un coté comme de l’autre de la frontière, simplement nous sommes passés des routes en mauvaise état, coté Népalais, à un chemin de terre, côté Indien et la température est bien montée d’une quinzaine de degrés depuis notre départ de katmandhu.

Il est 6 heures du matin quand, après 8 heures de bus, nous arrivons enfin à Varanasi. A notre arrivée à l’hôtel, les chambres ne sont pas disponibles. Le gérant nous propose d’effectuer une ballade en barque sur le Gange afin d’admirer le lever du soleil et d’assister aux premières activités matinales, des habitants autour des différentes Ghats (portes) qui donnent sur le Gange. Nous n’avons dormi que quelques heures depuis notre départ de Katmandu mais il nous reste malgré tout quelques forces pour effectuer la visite.

Le lever de soleil, resplendissant, donne des couleurs chatoyantes aux temples, palais et demeures trônant le long du Gange. Toute une vie commence à s’activer de bon matin autour du fleuve sacré, ici des enfants, sautant et plongeant, là des femmes, lavant draps et saris, plus loin des hommes pratiquant leurs ablutions matinales.

Il est 8 heures quant nous rentrerons à l’hôtel et la température est encore montée de quelques degrés, nos chambres sont disponibles et nous nous empressons d’aller tester la qualité de nos matelas. Nous ne nous réveillerons qu’en fin d’après midi, il doit faire maintenant plus de 45° et cette température nous accompagnera, tout au long de notre séjour en Inde. 

Au programme des jours suivants, visite de la ville en auto-rickshaw, coucher de soleil, puis spectacle de nuit toujours au bord du Gange et pour finir, ballade dans les ruelles de la ville qui nous permettra d’avoir un contact plus direct avec la population indienne et ses vaches sacrées. La chaleur est suffocante et nous envions les indiens de pouvoir se rafraîchir dans le fleuve. L’espace d’un instant, nous envisageons, Jordan et moi, d’aller les rejoindre, un instant où passera dans le Gange, un buffle mort, des cendres de crémations des vieilles de la veille, les excréments et immondices de cette ville de plus d’un million d’habitants, et finalement, nous nous raviserons car on trouve qu’il ne fait pas assez chaud pour se baigner et on attendra de renter à l’hôtel pour prendre une bonne douche.

Varanasi, une des villes sacrées de l’Inde où il fait bon mourir car, ici s’arrête enfin le cycle infernal de la réincarnation. Les indiens, qui s’éteignent ici, peuvent enfin mourir en paix sans risquer de renaître à nouveau pauvre et je peux vous dire, qu’il y a masse de clients à la mort définitive et que toutes les nuits, les bûchers brûlent à plein foyer.

Il est maintenant temps de reprendre la route ou plutôt le rail, car c’est par le train que nous atteindrons notre prochaine destination AGRA, ce nom ne vous dit probablement rien mais si je vous parle du TAJ MAHAL, je pense que ça vous parlera un peu plus.

Mais avant d’aller visiter le MONUMENT, petit détour à Fathepur Sikri pour la visite d’une ville fortifiée. Le lendemain, lever à l’aube pour aller admirer le lever du soleil sur le TAJ MAHAL, le mausolée de toute beauté construit par l’empreur Shâh Jahân en mémoire de son épouse.

Elle devait être sacrément bonne la princesse, pour que l’empereur, son mari, lui fasse quatorze enfants et lui construise un tombeau d’un telle beauté. Question reconnaissance des enfants, c’est autre chose ; La petite dernière fera mourir sa mère lors de sa naissance et un autre ravira le trône de son père et l’enfermera dans une geôle du fort d’Agra d’où, il ne ressortira que les pieds devant. je vous le dis, Méfiez nous de nos gosses !!

Nous irons ensuite visiter le fameux fort, le premier d’une longue série. notre hébergement à Agra, est quelconque, comme la ville d’ailleurs et nous avons beaucoup de mal à trouver un restaurant servant une cuisine indienne respectable. C’est d’ailleurs à Agra, en mangeant des Sheeks Kebab qui ressemblaient plutôt à des merdes Kebab avec le goût mais sans l’odeur, qu’après Agnès et Jordan, je connus moi aussi, quelques problèmes gastriques qui, comme la chaleur, vont nous suivre pendant tout notre séjour en Inde. Eh oui, comme je vous l’avais dit lors de l’article précédent, l’Inde, ça fait vraiment mal au ventre.

Un dernier coucher de soleil sur le mausolée et demain départ pour le Rajasthan, terre de désert et de désir pour de nombreux Raj (roi) et empereurs de passage. Mais lorsque nous arrivons à Jaipur, la ville rose, c’est une grosse déception. Car il n’y a ni femmes nues sur les dromadaires, ni bataille d’éléphants dans les rues, même pas de petite partouzes rajastanesques comme à l’époque.

Non, tout cela, c’est du passé. Le seul rescapé de cette bonne vieille époque, c’est le contraste permanent de la luxure, qui règne dans ces forts et la pauvreté de la population qui vit à son seuil. C’est affligeant !

Notre ligne de conduite pendant notre séjour dans le Rajhastan restera désormais la même, le matin transport pour nous rendre à l’étape suivante, l’après midi visite de la ville, de son fort ou de son palais ou des deux et le lendemain, recherche d’un coin baignade.

Donc après JAIPUR, sa ville fortifiée, son fort, sa piscine et son bruit, direction BUNDI, plus petite et surtout bien plus calme, où nous séjournerons dans une petite guest house familiale, un palais mais pas de piscine. Qu’à cela ne tienne, il nous faut de l’eau et il existe à une quarantaine de kilomètres, des cascades où nous décidons de nous rendre en Auto-rickshaw. Je peux vous dire qu’une heure dans ce type de véhicule, c’est long et fatiguant et nous espérons sans trop y croire ne pas avoir fait le voyage pour rien. Autour de nous, le désert et rien ne présage ce que nous allons finalement découvrir ; Une oasis de fraîcheur au milieu de ce paysage aride où nous allons pouvoir passer l’après midi.

 

Agnès, dans son maillot bleu à pois roses, affolera une poignée de jeunes indiens installés sur l’autre rive mais qui, par diverses manoeuvres d’approche plus ou moins discrètes, se retrouveront à moins de 3 mètres de nous afin de voir de plus près les fameux points roses. Devant tant d’ insistance, Jordan et moi décidons d’exposer nos corps à leurs vues, tout en cachant celui d’Agnès et la tactique s’avère payante car ils ont l’air tout de suite, moins intéressés par nos maillots et quitteront les lieux quelques minutes plus tard.

Voilà, après cette pose fraicheur, retour à BUNDI où après une bonne nuit salvatrice, nous prendrons la direction de la ville blanche d’UDAIPHUR que nous atteindrons après 7 h de …, après une visite de la… et de son magnifique… , nous irons où le lendemain ? Ben à la … !! (A vous de complétez avec le mots suivants : bus, ville, palais, piscine)

Je vous avoue, que je commence un peu à me lasser, des visites de palais et de forts sous cette chaleur, de cette cuisine, pas toujours au top car la saison est terminée et que les cuisiniers sont partis en congé. Je dois l’avouer, à ce moment du voyage, je pense de plus en plus au retour, j’ai un peu l’impression, de me retrouver dans un jour sans fin, les jours se suivent et se ressemblent et pour la première fois depuis le début de notre tour du monde, une routine s’installe. Je pense que comme moi, Margot aurai eu beaucoup de mal à trouver sa place ici, mais nous pensons beaucoup à elle et nous l’appelons régulièrement pour qu’elle puisse, elle aussi, participer à la fin de notre tour du monde. Quant à Agnès et Jordan, ils vont plutôt biens et s’adaptent bien plus facilement que moi à la situation.

Nous avons tout de même hâte de quitter le Rajhastan pour, dans un premier temps, rejoindre la capitale NEW DELHI, mais surtout descendre vers le sud de l’Inde pour rejoindre GOA et ses plages mais ça c’est une autre histoire que nous tacherons de vous raconter au plus vite.

 

Messages personnels :

Nous souhaitons un joyeux anniversaire à ma maman adorée, que je suis pressée de serrer fort dans mes bras. Bisous ma moumoune.

Sans oublier, l’anniversaire de ma marraine qui est toujours aussi loin de mes yeux mais toujours aussi chère à mon coeur. Gros bisous

Bon anniversaire à Monique (Maman de ma chère Coco) ainsi qu’à Adam, Jeannette Bénit que nous embrassons.

Bon anniversaire à Adam mon filleul, et à Galou mon ancien colloc !

 

Greg.