PROMOS SUR LES REVES

(Du 08 au 16 Décembre 2015)

Sur Sumatra, les rêves n’existent pas, du moins ils deviennent vite réalité. Mon père voulait voir un orang-outang, il en a vu dix, ma mère voulait voir un éléphant elle en a vu dix.

Les avions n’ont plus de secrets pour nous, nous devons en être à notre 15 ème vol en 6 mois. Et depuis que nous sommes en Indonésie ça ne s’arrange pas. Mais grâce à Julien et Julie rencontrés au Bromo (vu dans l’épisode précédent), nous avons pu mieux choisir notre compagnie pour nous déplacer dans le dit pays. Guranda, c’est un prix, une qualité, une différence (Je me lance dans la pub, en revenant, tout simplement car pour le vol de Jakarta à Medan nous avons droit à :

1. Des places aux issues de secours,.

2. Un snack (très important pour moi)

3. Et surtout, avec le nombre de vols qu’on avait dans les pattes, ils ont laissé Agnès faire la gestuelle habituelle de début de vol à la place des hôtesses, en anglais. J’ai fait la traduction indonésienne pour le reste des passagers.

Aussitôt arrivés sur Sumatra, une des nombreuses îles de l’archipel, connue à triste titre pour avoir connu le plus de dégâts face au tsunami il y a 10 ans mais également réputée, tout comme sa voisine Bornéo, pour sa vaste colonie d’orangs-outangs, nous prenons la direction de Medan (la grande ville de l’île), où nous ne resterons qu’une nuit. Nous organisons dans la foulée, notre transfert vers la jungle, notre chauffeur sera notre hôte, restaurateur, et guide. Arrivés dans le charmant petit village de Bukit Lawang, nous nous installons dans nos chambres, Greg visitera le village pendant que nous nous remettrons des 5 h de route, tranquillement.

Nous optons le lendemain pour une ballade en éléphant, à laquelle s’ajoute, pour se joindre aux fameux lieux, une ballade en 4×4 de 3 h. Allez, Agnès veut vraiment les voir ses éléphants. Mais le lendemain surprise, pas de 4×4 mais bien un monospace un peu renforcé. On n’y croit pas trop mais on y va, et puis surtout on ne s’y connait pas en bagnole mais quand même. Agnès, tellement pressée de voir ses pachydermes, demande au chauffeur d’accélérer, et là, forcément c’est le drame. Ce dernier passe de 10 à 20 km/h et dans ces chemins de terre, nous sentons une grande secousse, suivie d’un gros bruit, bon pour la première chose, rien d’alarmant, ça fait déjà deux heures qu’on les subit mais le bruit, en revanche, c’est celui d’une crevaison. Heureusement notre chauffeur a une roue de secours .. Crevée. Il l’a met quand même. Et nous voila partis pour attendre, nous ne savons même pas quoi d’ailleurs : une roue, un camion, un hélicoptère ? En attendant, on se fait chier et on prend des sauterelles en photos, Agnès pleure de son coté car, avec tout ce retard, selon elle  » Ze vais pas voir lezéléphant ». Mais par magie un monospace, tout neuf arrive, nous arriverons bien à l’heure au meeting point. Nous mangeons en 15 mn, puis nous attendons les grosses bêtes sur un ponton. En voyant les éléphants arrivés, Agnès s’évanouie devant cette vision de bonheur et tombe dans la rivière, l’eau fraîche la réveillera aussitôt. Puis la ballade commence, au niveau du séant, je trouve la ballade en poney moins éprouvante. Mais alors, il est vrai que ce fût cool de pouvoir être une bonne dizaine de minutes sur l’éléphant seul. Et puis le meilleur ; le lavage des bêtes. On les frotte, les savonne, ils sont contents, nous arrosent, on prend des trompes d’eau sur la gueule (des vrais cette fois). Bien mieux que tout le reste de la ballade. Puis retour en monospace, sur la même route défoncée.

Après une courte nuit de repos, c’est vers 8 h que nous partons pour la jungle afin d’apercevoir de grands singes. Nous traversons la ville puis nous passons la frontière délimitant la jungle. Au bout de 20 mn Greg et Agnès croient voir leur premier orang-outang. Ce dernier semble assis, caché par des feuilles, seule sa tête dépasse. Sa tête est rouge écarlate et sa barbe rousse importante. »C’est un mâle ! » dira mon père. Le guide, confirmant ses dires, s’approche de l’animal et lui tend une banane. Je remercie alors le guide pour la banane mais lui explique que si je me cache, c’est que je préfère être seul quand je chie. Apres avoir retiré les photos de ce qu’on a cru être un orang-outang, nous continuons notre rando. Nous rencontrerons plusieurs types de singes lors de notre trek, outre les grands singes, il y en a iroquaï, d’autres à dents longues (macacos), puis ce qui devait arrivé, arriva la pluie qui voulu nous montrer de quoi elle était capable. En à peine 2 minutes, ce fut comme si nous avions sauté tout habillé dans un torrent. Nous traversons alors la jungle, qui déjà humide, était devenue un torrentier (un mélange entre un sentier et un torrent, quoi !). En revanche ne nous demandez pas de photos. Car, sortir son appareil par un temps pareil, revient à le donner à son neveu pendant qu’il prend son bain. (Longévité du produit : 45 s)

Pour ce qui est des repas en jungle, c’est simple ; Les fourmis sont si grosses qu’elles constituent l’essentiel de nos repas. Le midi, nous la coupons en trois et nous prenons un peu de riz pour l’accompagner. Fantine, quand à elle, n’a aucun mal à suivre son régime alimentaire dans cet environnement. En effet, vu la taille des racines, une seule lui a suffit pour nos deux jours dans ce milieu hostile. Elle s’essayera à la liane indonésienne afin de diversifier son menu, malheureusement cette dernière semblait avoir des vertus hallucinatoires puisque les 2 heures suivantes, nous avons dû gérer Fantine, qui, persuadée d’être un toucan, s’était mise à bouffer des mille-pattes. Après quelques glissades, et autres cris « ahhhiyaiyaiya » poussés sur une liane, nous arriverons au campement. Et là c’est du 3 étoiles .. Une bache, un matelas de piscine, nous avions même pris nos moustiquaires. Nous comprenons très rapidement que ce n’est pas la peine d’espérer que nos vêtements sèchent. Je recommande vivement un stage intensif à ceux, trop près de leur personne et de leurs vêtements, cela leur fera du bien de voir quelque chose de différent. Pas de problème de chaleur, avec ce qu’on vient de bouffer je pense que je peux réchauffer la pièce rien qu’en ouvrant la bouche. Une activité casse-tête, qui plut beaucoup à Agnès et Fantine  clôturera cette première journée en jungle.

La deuxième journée, à base de dénivelés fous où les lianes, pour grimper et descendre, furent nos amis, fut tout aussi éprouvante et forte en rencontres rousses. Notamment 2 ou 3 spécimens de très près : Impressionnant !! Le retour, plus simple, se fera en Rafting local : 4 Bouées – de la ficelle – un bout de bois en guise de rame et c’est parti !

Après cette escapade, nous décidons de prendre la direction de Banda Aceh, célèbre pour avoir été la première ville à être touchée par le tsunami en décembre 2004 qui a fait plus de 9000 victimes dans la province. Le symbole de cette catastrophe, une barge de 63 m de long et pesant 2600 tonnes et qui a parcouru 4 km à l’intérieur des terres . On décide donc, dans le cas ou dame nature voudrait souffler (ou plutôt arroser) ses bougies, de se mettre en sécurité sur l’ île de Pulau weh au large de Banda Aceh, paradis pour plongeur.

En sécurité sur une île, dont le point culminant ne doit pas excéder 200 m, mais bien sûr, Jordan vient de connaître les premiers effets de la fièvre qui le terrasse depuis maintenant quinze jours et m’oblige à terminer cet article. Après une traversée en classe super économique (5 €) mais qui rallonge le trajet d’une heure, nous voilà arriver à Pulau Weh, n’ayant pas pu, comme à notre habitude, effectuer la réservation de notre hébergement sur internet, nous nous rendons à une adresse conseillée par le « Lonely ».

« Full » nous indique notre charmant interlocuteur qui nous conseille de nous rendre chez « Freddie », un sud africain qui tient une guest house à quelques centaines de mètres. Il est bientôt  21 heures, quand nous arrivons chez « Freddie » où, un de ses employés, désolé, nous apprends que lui non plus ne dispose plus de chambres libres. Notre chance aurait elle tourner ? Va, on passer notre première nuit sur la plage ? Et bien non, car Freddie, en personne, va finir par nous trouver une solution, il dispose à moins d’un kilomètre de deux chambres disponibles. Le lendemain, après notre petit déjeuner, nous explorons l’île en scooter et je dois vous avouer qu’après le « Kraton » de Yojakarta, j’ai été, une fois de plus, déçu par le « Lonely Planet » qui présentait l’île de Pulau weh comme une destination incontournable. Bon et bien voilà notre séjour en Indonésie tire à sa fin, retraversée en ferry pour rejoindre l’aéroport en forme de mosquée de Banda Aceh . Il commence à faire un peu frais, hier j’ai du mettre un tee shirt car la température est tombée à 28 °. Il est maintenant l’heure d’embarquer pour la Malaisie où nous passerons Noël mais ça c’est une autre histoire.

 

Messages Personnels :

Joyeux anniversaire à Sylvie, Sébastien, Jonathan, Davy, Marine et bien sûr Amélie qui va atteindre sa majorité le 26 janvier.

Bon anniversaire à Axelus et à sa sœur forcément.

Gros bisous à ma Anne-Pascalou, ma Lisou sans oublier, mon amie de toujours, ma biche qui vont prendre une année de plus.

Bravo à Juliette pour l’obtention de son code.

Merci aux potes d’être venus, ce fut une belle bande pendant ces 15 jours (on se serait bien passé de l’amie maladie tout de même).

Merci a la petite famille Henneteau également.

Désolé pour ceux que l’on aurait pu oublier.

 

 

 

BAVONJAVOUR DE JAVA LA JAVANAISE

(du 02 au 08 décembre 2014)

L’année 2014 vient de s’achever, tant mieux diront les uns, dommage diront les autres. Quelle ait été bonne ou mauvaise, laissons derrière nous cette année 2014, l’important étant de regarder devant, alors « vive 2015 » et que cette nouvelle année puisse vous apporter joie et bonheur.

Pensez à vous, mais pensez aussi aux autres, laissez de coté vos petits tracas de la vie quotidienne qui sont si peu importants et concentrez-vous sur l’essentiel ; vivez, rêvez, souriez, riez et voyagez (même près de chez vous).

Après cette escapade magique à Pangandaran, nous voilà à nouveau dans le train avec nos amis indonésiens mais cette fois direction Yojakarta. Au programme des jours à venir, visite de temples et escapade volcanique.

C’est en taxi que nous rejoindrons notre guest-house dans un quartier tranquille de Yoja, car nous avons plutôt du mal avec les Becaks. Se faire véhiculer sur des kilomètres, nous les gros occidentaux, par de vieux indonésiens chétifs et tout ça, pour tout juste 1 euros, désolés, on n’y arrive pas et toutefois si nous devions y avoir à nouveau recours, je paierai la course plus chère et en plus c’est moi qui pédalerai.

L’entrée de la guest-house, obstruée par des scooters, ne paye pas de mine mais la cour interne et les chambres de style javanais sont superbes et litchi sur le gâteau (pas de cerise en Indonésie) le gérant, qui s’occupera de toutes nos réservations, est adorable.

Pour répondre à une question, que vous ne m’avez jamais posé mais qui est pourtant le sujet de conversation préféré des français (surtout quand ils n’ont rien à se dire), je veux bien sûr parler de la météo, sachez que nous sommes en période de mousson et qui dit mousson, dit bien entendu pluie, mais heureusement pour nous, il n’ouvre le robinet que l’après midi, donc nous consacrerons l’essentiel de nos activités le matin. Nous pouvons donc en déduire que l’Indonésie (en période de mousson) est un pays pour les vieux car les jeunes (feignasses), le matin, ça dort.

Bon, il est justement temps d’aller se coucher car demain matin, nous partons à l’aube pour admirer le lever de soleil sur le « Borobudur » un magnifique temple Boudhiste. Le spectacle est sublime et la visite du temple l’est tout autant. Dans l’enceinte du Borobudur, nous nous rendrons vite compte que l’attraction, c’est nous. Nous sommes plus souvent pris en photo par les touristes indonésiens que le temple lui-même. Après une visite de quatre heures et après avoir posé avec plus de la moitié des visiteurs, il est temps de reprendre la route du gîte. Le lendemain sera consacré à la découverte de la ville de yojakarta et notamment du palais du « Kraton »dont le Lonely fait l’éloge mais qui en vérité est une batisse sans intérêt dont on fait le tour en moins de dix minutes. Heureusement, après la visite du fameux « Kraton », nous aurons la chance de tomber sur un merveilleux spectacle d’enfants indonésiens, âgés entre 5 et 10 ans, dont un ensemble de percussion mené par un chef d’orchestre autoritaire d’au moins 7 ans. Je pense que si nous voulions faire un spectacle de fin d’année de la même qualité en France avec nos enfants, il faudrait au moins 5 ans de préparation. 

Après cette intermède musical, direction le marché où un adorable indonésien (pléonasme) à qui nous expliquons que nous recherchons du Batik, nous déconseillera d’aller vers la rue commerçante où nous ne risquons de ne trouver que de pâles copies et nous orientera vers une école où un professeur nous expliquera les différentes techniques d’impression et de teinture complexes sur tissu dit « Batik ».

Lassés par les Mie-Goreng et autres Nasi-Goreng, nous avons établis notre QG dans la pizzeria située en face de notre Guest. Fantine, qui a stoppé la Malarone (Traitement préventif contre le palu) va mieux mais c’est Jordan qui commence à nous inquiéter dans le train qui nous conduit à Probolinggo, ville principale d’accès pour se rendre au Bromo, un volcan qui culmine à 2329 m d’altitude et dont le cratère fait 800 m de diamètre et 200 m de profondeur.

Après 8 heures de train et toujours en classe éco, nous voilà arrivés à destination. Il s’agît maintenant de se rendre à la gare routière pour trouver un « Bemo » (minibus indonésien) qui doit nous emmener à Cemoro Lawang, camp de base du Bromo . A savoir que le chauffeur de ses minibus attend qu’il soit plein à craquer avant de démarrer et que notre arrivée est saluée par une dizaine de touristes qui attendent depuis plusieurs heures le départ du Bemo. Nous aurons encore de la chance car nous n’attendrons, nous, qu’un petit quart d’heure avant le départ. Quinze à l’intérieur, quatre sur le toit, allez on démarre. A notre arrivée et lors de la recherche d’un hébergement, nous ferons la connaissance de Julie et julien, deux exilés français qui vivent en Belgique, pas des exilés fiscaux mais plutôt sociaux. Et oui ! Il est des fois plus facile de trouver du travail chez nos voisins et amis belges que dans notre propre pays.

Agnès, trop contente de retrouver des compatriotes, réussira en moins de deux jours à raconter dans les moindres détails l’histoire de notre vie ainsi que celle de nos parents et de nos grands-parents. 

A leur grande qualité d’écoute et à leur patience, j’ai tout suite compris qu’ils devaient avoir une activité professionnelle liée avec les rapports humains.

Allez un petit Nasi Goreng et au lit car demain matin, nous nous sommes donnés rendez-vous avec les  » Ju » à 2 heures du matin afin d’atteindre, par nos propres moyens (c’est à dire à pieds, sans prendre de jeep et sans payer l’entrée du parc) un point de vue qui nous permettra d’apercevoir une grande partie de la chaîne volcanique.

On nous avait dit que la montée prendrait plus de trois heures mais finalement nous arriverons là-haut en moins de deux heures malgré un Jordan plus chaud que la lave mais qui ne voulait pas rater le spectacle majestueux du lever de soleil sur le Bromo et les volcans avoisinants. Nous arriverons même avant le commerçant ambulant qui s’empressera, dès son arrivée, de nous servir un café et de nous offrir quelques bananes en s’excusant presque de ne pas être arrivé plus tôt.

En parlant de café justement, les « Ju » nous on parlé du « kopi luwak » indonésien, le café le plus cher au monde (environ 800 € le kilo). Kopi qui veut dire café en indonésien et luwak qui est le nom d’une civette (petit mamifère carnivore) qui ingère des grains de café et que l’on récupère dans leurs excréments pour faire ce fameux café. 

Très intéressé par ce procédé, j’envisage très sérieusement, à la rentrée, de quitter mon boulot pour me lancer dans la production d’un café similaire mais d’une gamme encore supérieure. Il me suffira de faire ingurgiter à Agnès, des capsules Nespresso dont elle est friande et qui, après digestion et défécation, produiront une gamme de café à la saveur inégalée et à laquelle j’ai déjà trouvé un nom « le cacafé ».

What else !! me direz-vous et pourquoi ne pas faire manger aux enfants des céréales natures qui deviendront par le même procédé des Chocapics ou des Chocopops de grande qualité.

Pour ma nouvelle activité, j’envisage la création d’emplois de récolteurs et de trieurs. Si vous êtes intéressés, vous pouvez déposer vos CV sur notre blog. Pour la période estivale, je peux même embaucher vos enfants, aucune expérience professionnelle n’est requise et il est toujours intéressant de leur faire pratiquer un boulot de « merde » pour les remettre au travail à l’école. 

Je suis également à la recherche de blagues car après 6 mois de voyage et comme vous pouvez vous en rendre compte, mon répertoire commence à se tarir, nous allons donc ouvrir un « Blagothon » sur notre site dans lequel vous pourrez déposer vos idées de blagues et histoires drôles.

Avant de reprendre la route de Yojakarta, nous passerons une nuit à Probolinggo où après le refus d’un hôtelier con et intégriste (repléonasme) de nous louer deux chambres sous prétexte que Jordan et Fantine n’étaient pas mariés, nous trouverons finalement un hôtel qui acceptera cette situation illégitime et qui nous louera nos deux chambres. En plein milieu de la nuit, nous serons réveillés par une descente de police. Fantine n’ouvrira pas la porte de peur d’être condamnée pour outrages aux bonnes moeurs locales et que Jordan ne soit émasculé sur le champ.

Notre ballade Javanaise est en passe de s’achever, nous repasserons par Yojakarta où nous avions laissé une partie de nos affaires et où nous nous accorderons une journée de repos pour nous remettre de cette quinzaine intensive.

Nous devions repartir pour Jakarta en train mais finalement, à l’unanimité, nous opterons pour l’avion ce qui nous permettra de gagner une journée. Après un transit de quelques heures à Jakarta, nous quitterons l’île de Java pour celle de Sumatra et après une soirée passée dans la ville de Medan, nous rejoindrons Bukit Lawang, point de départ de nouvelles aventures dans la jungle mais ça évidemment, c’est une autre histoire.


Messages personnels:

Un gros bisous à Julie (Joyeux anniversaire, par la même occasion) et Julien, avec qui nous avons passé deux jours formidables et à bientôt j’espère autour d’une carbonnade flamande arrosée de bonnes bière belges.

Nous souhaitons un bon anniversaire à notre neveu Damien, à notre filleul Malito, et bien sûr à loulou et à notre ch’tite Martine. De gros bisous en attendant de vous les faire en vrai !!

Joyeux anniv Nouthella, en attendant de descendre quelques verres. Des bisous

Sans oublier, Marie, Elodie et Orlanou. Joyeux anniversaire et gros gros bisous.

JAVA ET TOI ?

Java (partie 1) : Voyage aux pays des millions de scooters et des millions de sourires.

(Du 26 novembre au 02 décembre 2014)

80 % de taux d’humidité et une progression difficile, bienvenue dans la jungle. Mais pas dans celle que vous croyez, avec animaux, lianes et fougères arborescentes, bienvenue dans la jungle urbaine de JAKARTA. Une jungle grouillante de 12 millions d’habitants où les seuls animaux que vous risquez de croiser sont des rats et des cafards. Ici, point d’odeur de vanille ou d’orchidée mais plutôt un mélange de gaz d’échappement, de poubelle et de cuisines de rue. Trottoirs et routes défoncées, bâtiments délabrés. Dans un canal qui traverse la ville, près de notre guest house, des femmes font leur lessive pendant que leurs enfants jouent dans l’eau et que quelques hommes pêchent, au milieu des déchets. Mais quel type de poissons peut bien vivre dans une eau aussi sale ? En tout cas, hors de question de manger celui qui est vendu dans les échoppes qui bordent le canal.

Les « Hellos mister! How are you ? Where are you from ? » fusent de tous côtés. Si Margot avait connu un succès réel en Amérique du Sud, ici c’est encore pire. Pas un homme qui ne se retourne sur son passage. Son retour en France tombe au meilleur des moments, je pense qu’elle aurait beaucoup de mal à s’adapter à l’Indonésie.

Allo ! Est-ce que tu me vois, dis, tu me vois ? Le choc va être terrible pour Fantine quand elle va retrouver son Jordan et sa barbe remplie de cinq mois de souvenirs de voyage. Pour leurs retrouvailles, ils ont réservé un hébergement avec piscine chez un Français de Jakarta et apparemment ils n’ont pas du tout l’intention de visiter la ville.

Après une première journée éprouvante, Margot préfèrera rester à l’hôtel. La charmante responsable de notre guest house nous conseille un resto et nous appelle un becak (du nom des pousses-pousses indonésiens) pour nous y conduire, qui finalement nous déposera au milieu de nulle part, en pleine nuit. Nous arriverons tant bien que mal à trouver le resto et à rentrer à l’hôtel, exténués. Le lendemain, visite de Kota (vieille ville) où nous assisterons à un spectacle de marionnettes indonésiennes, dirigé par des enfants. Les habitants sont merveilleux et nous sommes sollicités de toutes parts pour faire une photo avec eux. Nous retrouverons Jordan et Fantine pour une ultime visite de Jakarta et l’achat de nos billets pour Pangandaran. Le soir, direction l’aéroport pour le retour de Margot en France.

Après quatre heures de train en classe éco (un euro le billet tout de même), deux heures dans un bus pouvant contenir environ vingt passagers mais dans lequel nous étions une bonne cinquantaine (Jordan voyagera dehors sur le marche-pied) et deux courses mémorables de becak, nous arriverons enfin à Pangandaran (station balnéaire) où il règne un air de fête (des centaines de rosalies musicales décorées de guirlandes lumineuses sont prises d’assaut par les Indonésiens en week-end). Nous prendrons nos quartiers dans une charmante guest house « Panorama à la plage »où nous ferons la connaissance de « Din din » un guide indonésien polyglotte qui maîtrise remarquablement bien le français. Nous conviendrons avec lui d’un programme pour ces deux jours. Notre première journée sera un trek, effectué dans la moiteur de la jungle avec l’un de ses amis qui nous fera découvrir la fore et la faune locales (chauves-souris, porc-épics, écureuils volants, etc.), qui se conclura par une rafraîchissante baignade dans l’océan. 

Le soir nous dînerons dans un petit boui-boui de bord de plage sur les conseils de Hans, un ancien militaire néerlandais légèrement azimuté qui s’est installé à Pangandaran depuis deux ans. Au menu, Nasi Goreng (riz) ou Mi goreng (nouilles), deux plats qui nous acompagneront pendant presque tout notre séjour en Indonésie (matin, midi et soir).

Au cours de notre repas, un joueur de blues viendra nous aborder pour savoir si nous voulons assister à un mini concert privé qu’il donne en bord de plage. C’est combien ? entonne t-on d’une seule voix. Mais c’est juste gratuit, simplement pour le plaisir de jouer pour vous et pour quelques amis nous répond-il. La soirée est douce et nous prenons beaucoup de plaisir à écouter notre hôte d’un soir.

Le lendemain matin, c’est cours de scooter pour Jordan avant notre départ pour Green Valley et Green Canyon où Din Din, notre guide, va nous faire vivre une journée mémorable. Fantine quant à elle, n’est pas en grande forme. C’est certainement la prise du traitement anti-palu qui lui donne de la fièvre.

Après que Hans nous ait ramené Jordan qui s’était perdu pendant les essais de scooter dans les rues de Pangandaran, nous voilà partis direction Green Valley. Moi derrière Agnès et Fantine derrière Din Din. Jordan continuant seul son apprentissage de la conduite. Nous sommes salués à chaque traversée de village, par la majorité des habitants. « Boulet, boulet » crient les enfants à notre passage, du petit nom que donnent les Indonésiens aux touristes.

Au bout de deux heures et après avoir roulé principalement dans des chemins de traverse au milieu des rizières et des forêts, nous voilà enfin arrivés à destination. Nous posons nos scooters et suivons Din Din à travers la jungle pour arriver au dessus d’une splendide rivière. C’est parti pour du canyoning à l’indonésienne : sans gilet de sauvetage ni protection, nous nous lançons dans les eaux tumultueuses de la rivière.

Devant la puissance du courant, je me demande s’il n’aurait pas été plus prudent de garder nos casques de scooter. Un passage très dangereux nous obligera à effectuer une jonction pédestre. Pieds nus dans la jungle et couverts de boue, nous retrouverons notre

rivière au bout d’un quart d’heure. Après avoir exploré une grotte en nageant dans le noir total, nous reprendrons ensuite notre descente infernale pendant laquelle Agnès transgressera plusieurs fois la loi islamique en se retrouvant, bien malgré elle, avec son maillot de bain en bas des pieds.

De retour au village, Jordan est pris d’un terrible mal de ventre. Seul petit problème : des toilettes musulmanes sans papier, bien entendu, et avec simplement un petit bac d’eau saumâtre pour se nettoyer. Et soudain un appel de détresse : Jordan, en voulant pratiquer ses ablutions, a rippé sur les toilettes et n’arrive plus à s’extraire du petit bac dans lequel il a fini sa course. Les WC sont fermés de l’intérieur et c’est grâce à l’intervention de la moitié des hommes du village que nous réussirons à défoncer la porte et à extraire Jordan de son piège.

Il faudra ensuite un bon quart d’heure à Fantine et Agnès, qui par chance a retrouvé un paquet de lingettes au fond de son sac, pour procéder à un nettoyage en profondeur pendant que j’essaie désespérement de réparer la porte.

Après une appréciable pause déjeuner, nous reprenons la route en direction de Green Valley pour, pense-t-on, une petite balade digestive en bateau à travers des gorges. Nous embarquons dans une pirogue indonésienne qui remonte pendant quelques kilomètres une rivière qui serpente dans la jungle jusqu’à l’arrivée à des gorges grandioses et paradisiaques d’où dévalent des cascades. Le bateau ne pouvant s’enfoncer plus loin, Din Din nous explique que nous allons continuer à remonter les gorges mais à la nage. Les eaux tumultueuses de ce matin ne sont rien à côté de ce qui nous attend : c’est un torrent en crue dans lequel nous nous jetons cette fois-ci mais avec des gilets de sauvetage (heureusement, car je pense qu’autrement je n’aurais pas été là pour écrire cet article). Din din et un des bateliers nous envoie alors des cordes pour nous permettre de traverser sans être emportés par les flots. Après une bonne heure à remonter la rivière, il ne nous faudra que deux minutes pour la redescendre.

Voilà, après cette folle journée, il est l’heure de reprendre la route du retour. Jordan, qui désormais s’est familiarisé avec la conduite du scooter, peut désormais prendre Fantine derrière lui. La nuit commence à tomber et l’appel à la prière du muezzin retentissant alors que nous traversons la jungle donne à ce moment une atmosphère irréelle.

Une crevaison sur le chemin du retour nous permettra, encore une fois, de nous rendre compte de la solidarité indonésienne. Le lendemain, nous reprendrons le train vers Yogyakarta pour la suite de nos aventures indonésiennes mais ça c’est une autre histoire.

Dans ce pays où près de 90 % des habitants sont musulmans et où il règne une grande pauvreté, nous avons rencontré les gens les plus souriants et les plus gentils du monde. Ils n’ont rien mais sont prêts à tout vous donner. Si certains d’entre vous ont des a priori sur l’islam et les musulmans, venez un jour sur l’île aux sourires de Java vous rendre compte par vous-même. Vous risquez vraiment d’être agréablement surpris.

Messages personnels

Nous souhaitons un super joyeux anniversaire à notre Cam d’amour. Nous boirons un coup à ta santé au réveillon.

Bon anniversaire à Victor, qui vient de fêter ses 15 ans

Joyeux Noël à tous nos lecteurs et à leur famille. Pour l’occasion et en guise de cadeau, nous publierons demain un petit message ainsi qu’une compilation de vidéos des six premiers mois de notre tour du monde

Greg.