(Du 19 Janvier 2015 au 26 Janvier 2015)
AVERTISSEMENT
Chronique interdite aux moins de 16 ans
Avant tout propos, je tiens par avance à m’excuser auprès de ma maman, de ma belle-mère, de mes collègues et de nos connaissances, pour les termes employés qui risquent (peut-être) de vous choquer. Point de vulgarité dans cette article, simplement quelques métaphores qui vous permettront de laisser travailler votre imagination. Et comme dirait Pierre Desproges « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde », mais comme vous n’êtes pas « tout le monde », alors je me lance :
C’est donc, au restaurant, en voyant Jordan titiller la rondelle de son citron avec des baguettes et Agnès se délecter d’un jus de banane tiède et crémeux que m’ait venu l’idée de cette chronique.
Oh papa ! j’ai trouvé un titre pour ton prochain article : » 50 nuances de Greg », mais oui ma fille, en voilà un idée qu’elle est bonne, en plus, le cul, ça fait vendre et c’est plutôt tendance en ce moment en France, entre le procès pour libertinage de DSK, la sortie du film « 50 nuances de Grey » et la Saint Valentin.
Quel cadeau original et surtout pas trop cher, allez-vous bien pouvoir offrir à votre belle pour la Saint Valentin ? Et bien comme tout le monde, 2 places de ciné pour le film dont tout le monde parle « 50 nuances de Grey » et une paire de menottes, en rêvant secrètement qu’à la suite de cette séance elle reproduise avec vous, à l’identique, quelques passages du film. Elle, aussi, doit rêver de refaire la même chose mais avec « Jamie Dornan » l’acteur du film, pas avec vous.
Vous pensiez qu’en rentrant du cinéma, elle allait, peut-être, vous proposer un rendez-vous en terre inconnue et qu’elle vous permettrait, peut-être, d’accéder au rêve de tout homme avide d’espace vierge : la lune. Alors sachez messieurs, que de la terre à lune, le voyage peut prendre plusieurs dizaines d’années et que vous avez plus de chance, pour votre rendez-vous en terre inconnue, de vous retrouver dans sa cuisine que dans sa lune.
« You are shocked « , mesdames alors que, statistiquement vous êtes plus d’une sur cinq à avoir lu le bouquin et que vous serez encore plus nombreuses à aller voir le film.
Laissez-moi rire !
Put… ! Si avec tout ça, ma chronique ne fait pas un carton, j’assumerai pleinement la responsabilité de l’échec et j’en tirerai les conséquences en me retirant définitivement de la vie littéraire.
Bon, après ce préambule pseudo érotique, soit nous triplons le nombre de nos lecteurs, soit il ne nous en reste plus que deux : Pierre et Suvisa, nos hôtes, à qui je dédie bien sûr, la suite de mon récit.
Après la fureur et le bruit de la capitale, nous voici donc de retour à la campagne. Il fait chaud sur Kon kaen et Pierre nous avait prévenu, avant notre arrivée, que l’eau était froide et pas potable, qu’à cela ne tienne, on a fait pire et nous avons trouvé une parade à ce type de problème : On ne se lave pas et on boit de la bière.
Pierre nous a dressé, également, un tableau apocalyptique de la région et a prévenu Margot qu’ici les serpents, scorpions, araignées et scolopandres venimeux étaient légions. Merci, Pierre grâce à toi, j’ai du dormir 3 jours sur le sol car Margot, suite à tes recommandations, a exigé de dormir dans le lit, sous la moustiquaire avec sa mère.
Si il y a, en Thaïlande, un personnage qui fait l’unanimité et qu’il est interdit de critiquer, c’est le roi « RAMA IX » et bien, dans le village de Suvisa, il y a un autre personnage qui est vénéré ; c’est son mari « Pierre 1er » qui au passage, est également le sosie officiel d’Albert 2 de Monaco. Il est un peu le messie ici, car si jésus savait multiplié les pains, « Pierre 1er » lui s’est spécialisé dans la multiplication des bières.
L’accueil est des plus chaleureux à Kon Kaen, ils sont tous au petit soin pour nous et malgré la barrière de la langue, nous arrivons, malgré tout, à nous faire comprendre. Pour notre premier repas, Suvisa nous indique que son fils Ben va, pour notre arrivée, nous préparer du foie gras. Super ! On n’en a pas mangé pour les fêtes cette année et en plus, on adore. Non, pas du foie gras, nous précise Pierre, mais du foie de rat que Ben est en train de faire griller sur le barbecue. Finalement, nous déclinerons son offre de foie de rat prétextant une soudaine fatigue.
Les jours suivants, c’est un ou une charmante personne du troisième sexe (officiellement reconnu en Thaïlande) et spécialiste de la Papaya Salade qui nous préparera à manger. Sieste, pétanque et bière rythmeront nos dures journées. Finalement, la Thaïlande on dirait le sud, le temps dure longtemps et la vie surement plus d’un million d’années mais toujours en été et franchement pour Pierrot, qui ne parle que quelques mots de thaï et qui vient un mois l’été en vacances, ça doit quelquefois être un peu long.
Après le repas, petite soirée dansante improvisée par Agnès qui, après 2 verres de Vodka, fera danser plus de la moitié de l’assemblée en se déhanchant au rythme de « Like a virgin » et en effectuant un grand écart facial, suivi d’une série de saltos, devant des Thaïs médusés par la souplesse d’une femme de son âge.
Le lendemain sous prétexte de notre passage à khon Kaen et de la Saint Agnès, Pierre et Suvisa ont organisé une fête qui leur permettra de réunir famille et amis. Ils n’ont pas fait les choses à moitié : Traiteur, table de fête, Karaoké et un Claude François local, dans un habit de lumière accompagné de ses thaïllandettes. La soirée durera tard dans la nuit et la bière coulera à flots.
Nous terminerons notre séjour en terre d’Isan par la visite d’un temple et nous prendrons congés de nos nouveaux amis afin de nous rendre dans le parc National de Khao Yai où nous passerons deux jours à effectuer quelques randonnées et à profiter de la piscine du lodge. De retour à Bangkok, petit passage au Chatuchak market à la demande de Margot pour aller chercher quelques tee-shirts trop swags pour ses copines puis retour à l’hôtel.
Nous serons le lendemain, à la première heure, devant l’ambassade de Chine afin de récupérer nos passeports, avec ou sans les visas, car l’après-midi, nous nous envolons direction Hanoï au Vietnam. Le suspense ne sera pas bien long et nous ressortirons de l’ambassade au bout de cinq minutes… avec nos visas. Youpi ! A nous la cité interdite, la grande muraille de Chine, les rizières suspendues de YuanYang et les pandas. Un sentiment de fierté commun nous envahit, Je suis heureux, Agnès est heureuse et avec un peu de chance, ce soir, je risque de voir la lune au Vietnam mais ça c’est une autre histoire que je ne vous raconterai pas dans le prochain article.
Pardon !!!!!!!
Messages personnels :
Encore un grand merci à Pierre, à Susu ainsi qu’à ses parents et à toute sa famille qui nous ont ouvert grand, leurs portes et leurs coeurs pendant tout notre séjour.
Nous souhaitons un très joyeux anniversaire à notre belle-fille Fantine, avec qui nous avons partagé de bons moments pendant notre tour du monde et que nous espérons retrouver au Népal. Gros bisous.
Un très bon anniversaire à mon titou d’amour, à notre Teuteu, et à Momo, Sév et Alexandre.
Greg.