(du 02 au 08 décembre 2014)
L’année 2014 vient de s’achever, tant mieux diront les uns, dommage diront les autres. Quelle ait été bonne ou mauvaise, laissons derrière nous cette année 2014, l’important étant de regarder devant, alors « vive 2015 » et que cette nouvelle année puisse vous apporter joie et bonheur.
Pensez à vous, mais pensez aussi aux autres, laissez de coté vos petits tracas de la vie quotidienne qui sont si peu importants et concentrez-vous sur l’essentiel ; vivez, rêvez, souriez, riez et voyagez (même près de chez vous).
Après cette escapade magique à Pangandaran, nous voilà à nouveau dans le train avec nos amis indonésiens mais cette fois direction Yojakarta. Au programme des jours à venir, visite de temples et escapade volcanique.
C’est en taxi que nous rejoindrons notre guest-house dans un quartier tranquille de Yoja, car nous avons plutôt du mal avec les Becaks. Se faire véhiculer sur des kilomètres, nous les gros occidentaux, par de vieux indonésiens chétifs et tout ça, pour tout juste 1 euros, désolés, on n’y arrive pas et toutefois si nous devions y avoir à nouveau recours, je paierai la course plus chère et en plus c’est moi qui pédalerai.
L’entrée de la guest-house, obstruée par des scooters, ne paye pas de mine mais la cour interne et les chambres de style javanais sont superbes et litchi sur le gâteau (pas de cerise en Indonésie) le gérant, qui s’occupera de toutes nos réservations, est adorable.
Pour répondre à une question, que vous ne m’avez jamais posé mais qui est pourtant le sujet de conversation préféré des français (surtout quand ils n’ont rien à se dire), je veux bien sûr parler de la météo, sachez que nous sommes en période de mousson et qui dit mousson, dit bien entendu pluie, mais heureusement pour nous, il n’ouvre le robinet que l’après midi, donc nous consacrerons l’essentiel de nos activités le matin. Nous pouvons donc en déduire que l’Indonésie (en période de mousson) est un pays pour les vieux car les jeunes (feignasses), le matin, ça dort.
Bon, il est justement temps d’aller se coucher car demain matin, nous partons à l’aube pour admirer le lever de soleil sur le « Borobudur » un magnifique temple Boudhiste. Le spectacle est sublime et la visite du temple l’est tout autant. Dans l’enceinte du Borobudur, nous nous rendrons vite compte que l’attraction, c’est nous. Nous sommes plus souvent pris en photo par les touristes indonésiens que le temple lui-même. Après une visite de quatre heures et après avoir posé avec plus de la moitié des visiteurs, il est temps de reprendre la route du gîte. Le lendemain sera consacré à la découverte de la ville de yojakarta et notamment du palais du « Kraton »dont le Lonely fait l’éloge mais qui en vérité est une batisse sans intérêt dont on fait le tour en moins de dix minutes. Heureusement, après la visite du fameux « Kraton », nous aurons la chance de tomber sur un merveilleux spectacle d’enfants indonésiens, âgés entre 5 et 10 ans, dont un ensemble de percussion mené par un chef d’orchestre autoritaire d’au moins 7 ans. Je pense que si nous voulions faire un spectacle de fin d’année de la même qualité en France avec nos enfants, il faudrait au moins 5 ans de préparation.
Après cette intermède musical, direction le marché où un adorable indonésien (pléonasme) à qui nous expliquons que nous recherchons du Batik, nous déconseillera d’aller vers la rue commerçante où nous ne risquons de ne trouver que de pâles copies et nous orientera vers une école où un professeur nous expliquera les différentes techniques d’impression et de teinture complexes sur tissu dit « Batik ».
Lassés par les Mie-Goreng et autres Nasi-Goreng, nous avons établis notre QG dans la pizzeria située en face de notre Guest. Fantine, qui a stoppé la Malarone (Traitement préventif contre le palu) va mieux mais c’est Jordan qui commence à nous inquiéter dans le train qui nous conduit à Probolinggo, ville principale d’accès pour se rendre au Bromo, un volcan qui culmine à 2329 m d’altitude et dont le cratère fait 800 m de diamètre et 200 m de profondeur.
Après 8 heures de train et toujours en classe éco, nous voilà arrivés à destination. Il s’agît maintenant de se rendre à la gare routière pour trouver un « Bemo » (minibus indonésien) qui doit nous emmener à Cemoro Lawang, camp de base du Bromo . A savoir que le chauffeur de ses minibus attend qu’il soit plein à craquer avant de démarrer et que notre arrivée est saluée par une dizaine de touristes qui attendent depuis plusieurs heures le départ du Bemo. Nous aurons encore de la chance car nous n’attendrons, nous, qu’un petit quart d’heure avant le départ. Quinze à l’intérieur, quatre sur le toit, allez on démarre. A notre arrivée et lors de la recherche d’un hébergement, nous ferons la connaissance de Julie et julien, deux exilés français qui vivent en Belgique, pas des exilés fiscaux mais plutôt sociaux. Et oui ! Il est des fois plus facile de trouver du travail chez nos voisins et amis belges que dans notre propre pays.
Agnès, trop contente de retrouver des compatriotes, réussira en moins de deux jours à raconter dans les moindres détails l’histoire de notre vie ainsi que celle de nos parents et de nos grands-parents.
A leur grande qualité d’écoute et à leur patience, j’ai tout suite compris qu’ils devaient avoir une activité professionnelle liée avec les rapports humains.
Allez un petit Nasi Goreng et au lit car demain matin, nous nous sommes donnés rendez-vous avec les » Ju » à 2 heures du matin afin d’atteindre, par nos propres moyens (c’est à dire à pieds, sans prendre de jeep et sans payer l’entrée du parc) un point de vue qui nous permettra d’apercevoir une grande partie de la chaîne volcanique.
On nous avait dit que la montée prendrait plus de trois heures mais finalement nous arriverons là-haut en moins de deux heures malgré un Jordan plus chaud que la lave mais qui ne voulait pas rater le spectacle majestueux du lever de soleil sur le Bromo et les volcans avoisinants. Nous arriverons même avant le commerçant ambulant qui s’empressera, dès son arrivée, de nous servir un café et de nous offrir quelques bananes en s’excusant presque de ne pas être arrivé plus tôt.
En parlant de café justement, les « Ju » nous on parlé du « kopi luwak » indonésien, le café le plus cher au monde (environ 800 € le kilo). Kopi qui veut dire café en indonésien et luwak qui est le nom d’une civette (petit mamifère carnivore) qui ingère des grains de café et que l’on récupère dans leurs excréments pour faire ce fameux café.
Très intéressé par ce procédé, j’envisage très sérieusement, à la rentrée, de quitter mon boulot pour me lancer dans la production d’un café similaire mais d’une gamme encore supérieure. Il me suffira de faire ingurgiter à Agnès, des capsules Nespresso dont elle est friande et qui, après digestion et défécation, produiront une gamme de café à la saveur inégalée et à laquelle j’ai déjà trouvé un nom « le cacafé ».
What else !! me direz-vous et pourquoi ne pas faire manger aux enfants des céréales natures qui deviendront par le même procédé des Chocapics ou des Chocopops de grande qualité.
Pour ma nouvelle activité, j’envisage la création d’emplois de récolteurs et de trieurs. Si vous êtes intéressés, vous pouvez déposer vos CV sur notre blog. Pour la période estivale, je peux même embaucher vos enfants, aucune expérience professionnelle n’est requise et il est toujours intéressant de leur faire pratiquer un boulot de « merde » pour les remettre au travail à l’école.
Je suis également à la recherche de blagues car après 6 mois de voyage et comme vous pouvez vous en rendre compte, mon répertoire commence à se tarir, nous allons donc ouvrir un « Blagothon » sur notre site dans lequel vous pourrez déposer vos idées de blagues et histoires drôles.
Avant de reprendre la route de Yojakarta, nous passerons une nuit à Probolinggo où après le refus d’un hôtelier con et intégriste (repléonasme) de nous louer deux chambres sous prétexte que Jordan et Fantine n’étaient pas mariés, nous trouverons finalement un hôtel qui acceptera cette situation illégitime et qui nous louera nos deux chambres. En plein milieu de la nuit, nous serons réveillés par une descente de police. Fantine n’ouvrira pas la porte de peur d’être condamnée pour outrages aux bonnes moeurs locales et que Jordan ne soit émasculé sur le champ.
Notre ballade Javanaise est en passe de s’achever, nous repasserons par Yojakarta où nous avions laissé une partie de nos affaires et où nous nous accorderons une journée de repos pour nous remettre de cette quinzaine intensive.
Nous devions repartir pour Jakarta en train mais finalement, à l’unanimité, nous opterons pour l’avion ce qui nous permettra de gagner une journée. Après un transit de quelques heures à Jakarta, nous quitterons l’île de Java pour celle de Sumatra et après une soirée passée dans la ville de Medan, nous rejoindrons Bukit Lawang, point de départ de nouvelles aventures dans la jungle mais ça évidemment, c’est une autre histoire.
Messages personnels:
Un gros bisous à Julie (Joyeux anniversaire, par la même occasion) et Julien, avec qui nous avons passé deux jours formidables et à bientôt j’espère autour d’une carbonnade flamande arrosée de bonnes bière belges.
Nous souhaitons un bon anniversaire à notre neveu Damien, à notre filleul Malito, et bien sûr à loulou et à notre ch’tite Martine. De gros bisous en attendant de vous les faire en vrai !!
Joyeux anniv Nouthella, en attendant de descendre quelques verres. Des bisous
Sans oublier, Marie, Elodie et Orlanou. Joyeux anniversaire et gros gros bisous.