APOLLO 14 : DESTINATION AUSTRALIE

(Du 22 octobre au 04 novembre 2014)

L’Australie marque le début de quelque chose de nouveau, surtout pour Margot. Le soleil, pensez-vous, eh bien non ! Il s’agit du CNED, autrement dit la scolarité à distance. Mais c’est un peu tout le monde qui participe à cette aventure, car les questions fusent :

– Dis Papa, c’est quoi l’armistice ? Ah c’est facile, c’est quand on s’engueule avec ta mère et que pour arranger les choses, je lui achète une place de Linda Lemay avec la personne de son choix (donc pas moi).

– Jordan, je comprends pas le seuil de rentabilité ? Bon, je te la fais simple. Quand j’organise une soirée, je demande à tout le monde d’amener à boire. Cette dernière est rentable quand le lendemain il me reste de quoi faire l’apéro.

Nous vous avons tellement habitués à notre prose que j’ai décidé pour ce nouvel article de l’écrire en vers. Je me dis que de toute façon, vu que l’on n’a plus que deux lecteurs, autant les divertir avec de la pseudo poésie. 

Cette arrivée à Sydney, 

Sera sans fouille exagérée.

Mais cela nous ne le savions,

Et avions pris nos précautions.

Pour pas tromper ces bons messieurs

M’étais mis nu et dans la queue.

Avions jeté pommes et bananes.

Afin d’être sur d’passer la douane.

Nous voici donc dans le grand Sydney.

Direction hôtel rue des Français.

C’est bien fini le bagne anglais.

Le pôle emploi s’est exilé.

De l’opéra à Manly plage,

La ville côtière de ses secrets partage.

Trois jours que nous visitons la ville, Greg insiste pour rester un jour de plus faire les magasins, mais Margot veut randonner (ou le contraire, je ne sais plus). Nous prenons donc la direction des Blue Mountains, à l’est de Sydney. Au programme : vallée magnifique et cascades spectaculaires. En poème et en couleur :

Bleu, note de couleur à l’aube venant.

Vert étonnant compose ses sentiers.

Orange sont les trois sœurs soleil tombant.

Noir se nomme le cœur de cette vallée.

Crème préservera notre beau bronzage.

Arc en ciel rythme toujours avec cascades.

Jaune, serait-ce serpent ou bien mirage ?

Lilas ne qualifie plus mes dessous de bras.

Six jours que nous sommes en terre australienne et nous n’avons pas un fait un kilomètre vers le nord. Alors nous fonçons avec notre véhicule à vive allure, le plein est fait, mais au bout de cent kilomètres, le plein est vide. Merde, le campervan c’était pas si économique que ça. En revanche pour les toilettes c’est l’inverse : ça se remplit beaucoup trop vite. Si seulement on pouvait utiliser l’urine d’Agnès comme carburant on aurait peut-être droit au prix Nobel de l’écologie.

Nous voilà donc de retour sur la côte, où nous nous arrêtons près de Newcastle pour notre premier Big 4 (chaîne de campings). Notre arrivée tardive nous servira de leçon pour les prochains campings : afin de profiter des supers installations (spa, piscine, etc.) et surtout, de prendre le temps de boire l’apéro, nous décidons d’arriver bien plus tôt.

 

Puis dans comme dans un mécanisme bien huilé (ou un épisode de Breaking Bad) chacun est à son poste, bien défini, quand arrive l’heure du check out : Gaz débranché – Grey Water vidée – Marche pied rentré. Nous fonctionnons comme une équipe en starting block. On attend avec impatience le G.P camping-car de Monaco.

Nous remontons la côte tranquillement direction Port Stephens, pour nous arrêter au Worimi Conservation Lands, juste un peu au sud de la ville. Nous avons l’impression tout d’un coup d’être dans le Sahara. Les dunes du Pyla ressemblent à un bac à sable à coté et nous, à des gamins de six ans dedans.

Leurs dunes de sable ont la peau douce.

Un calme imprègne ces lieux sans brousse

Caresses de grains sur nos jambes nues.

Bientôt la fin du silence dru.

Dingo et hommes foulent cette terre.

Le respect inonde cette place, mon frère.

Des éclats de rire, poussière aux yeux.

Le soleil brille, nous sommes heureux.

Nous traversons la ville de Port Stephens, capitale du dauphin, où nous nous arrêterons afin de connaître les prix pour voir nos amis à peau douce. Résultat : c’est hors de prix. Nous repartirons donc avec une boule dans la gorge et une boule de flipper, ça met longtemps à passer.

Nous allons finalement faire ce qui est dans nos moyens et visiter un hôpital de koalas. Au menu des marsupiaux malades, brûlés ou encore amputés. C’est sûr, c’est moins glamour que l’excursion dauphins mais là, c’est gratuit. Pourtant, nous sommes déçus de cette visite ou nous ne pouvons pas approcher les koalas.

Frustrés, nous prenons la direction d’une autre réserve, bien payante cette fois-ci. Et là, c’est autre chose : ils bougent !! Pas tellement vite certes, mais tout de même un peu. Puis nous pouvons les toucher et ils nous sentent. Ils apprécieront d’ailleurs beaucoup notre forte odeur. Le reste de la journée sera marqué par un nourrissage de kangourous et surtout par la première conversation entre Margot et un étranger du nom de Bruno. On a bien remarqué qu’ils avaient pleins de points communs même si leur conversation fut limitée par notre peu de temps sur place et surtout par le fait que Bruno soit un cacatoès dont les capacités se résument à dire hello et à bouger la tête.

Nous avons dès le début décidé que nous alternerions terre et mer, il est donc temps de replonger dans les terres. On profite d’une dernière plage, découverte dans la page d’un magasine. Le photographe était particulièrement bon : même si l’endroit est beau, il n’a rien à voir avec la photo qui nous avait décidés à y faire un tour. Et ça nous arrivera d’autres fois d’ailleurs, d’être trompés par de beaux clichés.

En arrivant à Bellingem, je me dis que ce petit village a tout pour plaire. Surtout qu’à notre arrivée, nous avons la joie d’être au cœur d’un festival célébrant la rivière. Les gens sont cools, les enfants s’amusent dans l’eau et nous avec, mais nous passerons tout de même vite notre chemin quand nous nous apercevrons que l’alcool y est interdit. Mon père a toujours été effrayé par les gens qui ne boivent pas. Nous revoilà donc sur le littoral. On a un peu écourté notre passage dans le bush intérieur car à part une cascade, les randonnées n’avaient que trop peu d’intérêt.

Un saut de puce plus tard (cinq heures de route), nous arrivons à des « blue pools » au sud de Yamba, dans lesquelles nous espérons pouvoir nous baigner sans peur des requins, méduses et j’en passe. Ce seront finalement des algues verdâtres qui nous arrêteront à cause de leur toxicité. Le problème c’est qu’il commence vraiment à faire chaud et que nous n’avons toujours pas trouvé un coin où nous baigner… Alors nous filons à la plage la plus proche au sud de Byron Bay, où nous avons du mal à poser nos serviettes. En effet, le terme « plage » est inadéquat pour qualifier cette toute petite bande de sable de quatorze kilomètres de long qui borde l’océan…

Coff Harbour un peu plus loin sera le dernier camping dans cet état, le lendemain nous quitterons la Nouvelle Galle du Sud. Nous avons déjà fait 800 km, il nous en reste un peu plus de 2000, jusqu’à Cairns mais ça c’est une autre histoire. Ah oui désolé pour le retard aussi, l’envie d’écrire m’est passée ou bien alors c’est le fait d’être malade ou peut-être bien l’Indonésie. Bref ça aussi, c’est une autre histoire.

Jordan.

Messages personnels :

Nous souhaitons un joyeux anniversaire à notre nièce adorée Audrey, ainsi qu’à Anthony.

Un super joyeux anniversaire à notre pepette d’amour !!

Félicitations à Amélie pour son code.

 

20 réflexions sur “APOLLO 14 : DESTINATION AUSTRALIE

  1. Toujours en forme ! Ca fait plaisir a lire.
    En tout cas merci pour ce soleil, car ici on se les gèle. (Et oui les grattes grattes sont de sortie pour dégivrer nos pare-brises).
    Des bisous à tous.

    Et à très vite… ^^

  2. Ah bha attendre l’Australie pour avoir un peu de poésie !!!! Tout de même !! Encore de jolies photos , et le sentiment de ne pas en avoir assez . Oui je sais tjr plus !! Un petit film de vous par exemple … Bisous la famille . 😀

  3. C’est étrange il y a la fille au short très très court qui est ds mon canapé !!! bon elle a vite troqué son short pour des pulls !!
    Sans vouloir vous foutre la mort ici elle nous fait la vaisselle, le repassage, le ménage, est très serviable, très agréable, fait office de jeune fille au pair, et j’en passe !!!!! elle nous supplie même de tondre le gazon et sortir les poubelles a chaque fois c’est vraiment inquiétant !!!
    Mais que s’est il passé avec ce Bruno dans ce parc !!!!!! allez jvous aimmeeeeeeuuu a bientôtttttttttttttttttttt

  4. Même pas drôle (enfin à peine 2, 3 broutilles sur vous), la prose, c’est trop compliqué pour mon petit cerveau grisé par la monotonie parisienne!!!Oui, monsieur Greg, je suis exigeante parceque t’as juste le droit et je dirais même le DEVOIR de nous faire RIRE, c’est tout!! T’avais qu’à pas partir si loin, faut continuer d’assumer maintenant.
    Bon allez, je t’aime quand même…
    D’énormes bisous à tous les 4

  5. Tout a fait d’accord !!! Mon Greg il y a des domaines ou tu frises l’excellence et d’autres (la poésie par exemple) ou il ne vaut mieux pas s’y essayer. Bon allez on te pardonne pour cette fois parce qu’on t’aime mais ne recommence plus sinon tu vas perdre les quelques groupies lectrices qui persistent !!!
    On vous aime toujours (enfin tout dépend du prochain article)…. non j’déconne.BISOUS

    • Hé les greluches si vous aviez lu l’article jusqu’au bout, vous auriez vu que c’est Jordan qui fait de la poésie et pas moi. Effectivement, le coté fleur bleue m’est passé depuis un moment, moi comme dirait mon ami SOUCHON, je veux du cuir, je veux du peep show, du vécu je veux des gros seins, des gros culs. Greg

  6. Ah ben, voilà!! J’ai eu peur que ce tour du monde t’assagisse qquelque peu…mais je suis soulagée ! Quant aux GROS Seins, j’ai bien peur qu’on ne puisse plus rien pour toi ( je parle au nom de tes 3 maîtresses les 3 C, moi on le sait ça fait longtemps, les 2 autres blondasses un peu moins mais quand même…) Du cuir et le reste, je te promets qu’on va assurer, attends ton retour, ça va être ta fête, mon lapin!!! Hein les filles?? Allez, en attendant, une grosse pelle virtuelle de tes 3C qui t’aiment !!!

Répondre à mimi Annuler la réponse.