PROMOS SUR LES REVES

(Du 08 au 16 Décembre 2015)

Sur Sumatra, les rêves n’existent pas, du moins ils deviennent vite réalité. Mon père voulait voir un orang-outang, il en a vu dix, ma mère voulait voir un éléphant elle en a vu dix.

Les avions n’ont plus de secrets pour nous, nous devons en être à notre 15 ème vol en 6 mois. Et depuis que nous sommes en Indonésie ça ne s’arrange pas. Mais grâce à Julien et Julie rencontrés au Bromo (vu dans l’épisode précédent), nous avons pu mieux choisir notre compagnie pour nous déplacer dans le dit pays. Guranda, c’est un prix, une qualité, une différence (Je me lance dans la pub, en revenant, tout simplement car pour le vol de Jakarta à Medan nous avons droit à :

1. Des places aux issues de secours,.

2. Un snack (très important pour moi)

3. Et surtout, avec le nombre de vols qu’on avait dans les pattes, ils ont laissé Agnès faire la gestuelle habituelle de début de vol à la place des hôtesses, en anglais. J’ai fait la traduction indonésienne pour le reste des passagers.

Aussitôt arrivés sur Sumatra, une des nombreuses îles de l’archipel, connue à triste titre pour avoir connu le plus de dégâts face au tsunami il y a 10 ans mais également réputée, tout comme sa voisine Bornéo, pour sa vaste colonie d’orangs-outangs, nous prenons la direction de Medan (la grande ville de l’île), où nous ne resterons qu’une nuit. Nous organisons dans la foulée, notre transfert vers la jungle, notre chauffeur sera notre hôte, restaurateur, et guide. Arrivés dans le charmant petit village de Bukit Lawang, nous nous installons dans nos chambres, Greg visitera le village pendant que nous nous remettrons des 5 h de route, tranquillement.

Nous optons le lendemain pour une ballade en éléphant, à laquelle s’ajoute, pour se joindre aux fameux lieux, une ballade en 4×4 de 3 h. Allez, Agnès veut vraiment les voir ses éléphants. Mais le lendemain surprise, pas de 4×4 mais bien un monospace un peu renforcé. On n’y croit pas trop mais on y va, et puis surtout on ne s’y connait pas en bagnole mais quand même. Agnès, tellement pressée de voir ses pachydermes, demande au chauffeur d’accélérer, et là, forcément c’est le drame. Ce dernier passe de 10 à 20 km/h et dans ces chemins de terre, nous sentons une grande secousse, suivie d’un gros bruit, bon pour la première chose, rien d’alarmant, ça fait déjà deux heures qu’on les subit mais le bruit, en revanche, c’est celui d’une crevaison. Heureusement notre chauffeur a une roue de secours .. Crevée. Il l’a met quand même. Et nous voila partis pour attendre, nous ne savons même pas quoi d’ailleurs : une roue, un camion, un hélicoptère ? En attendant, on se fait chier et on prend des sauterelles en photos, Agnès pleure de son coté car, avec tout ce retard, selon elle  » Ze vais pas voir lezéléphant ». Mais par magie un monospace, tout neuf arrive, nous arriverons bien à l’heure au meeting point. Nous mangeons en 15 mn, puis nous attendons les grosses bêtes sur un ponton. En voyant les éléphants arrivés, Agnès s’évanouie devant cette vision de bonheur et tombe dans la rivière, l’eau fraîche la réveillera aussitôt. Puis la ballade commence, au niveau du séant, je trouve la ballade en poney moins éprouvante. Mais alors, il est vrai que ce fût cool de pouvoir être une bonne dizaine de minutes sur l’éléphant seul. Et puis le meilleur ; le lavage des bêtes. On les frotte, les savonne, ils sont contents, nous arrosent, on prend des trompes d’eau sur la gueule (des vrais cette fois). Bien mieux que tout le reste de la ballade. Puis retour en monospace, sur la même route défoncée.

Après une courte nuit de repos, c’est vers 8 h que nous partons pour la jungle afin d’apercevoir de grands singes. Nous traversons la ville puis nous passons la frontière délimitant la jungle. Au bout de 20 mn Greg et Agnès croient voir leur premier orang-outang. Ce dernier semble assis, caché par des feuilles, seule sa tête dépasse. Sa tête est rouge écarlate et sa barbe rousse importante. »C’est un mâle ! » dira mon père. Le guide, confirmant ses dires, s’approche de l’animal et lui tend une banane. Je remercie alors le guide pour la banane mais lui explique que si je me cache, c’est que je préfère être seul quand je chie. Apres avoir retiré les photos de ce qu’on a cru être un orang-outang, nous continuons notre rando. Nous rencontrerons plusieurs types de singes lors de notre trek, outre les grands singes, il y en a iroquaï, d’autres à dents longues (macacos), puis ce qui devait arrivé, arriva la pluie qui voulu nous montrer de quoi elle était capable. En à peine 2 minutes, ce fut comme si nous avions sauté tout habillé dans un torrent. Nous traversons alors la jungle, qui déjà humide, était devenue un torrentier (un mélange entre un sentier et un torrent, quoi !). En revanche ne nous demandez pas de photos. Car, sortir son appareil par un temps pareil, revient à le donner à son neveu pendant qu’il prend son bain. (Longévité du produit : 45 s)

Pour ce qui est des repas en jungle, c’est simple ; Les fourmis sont si grosses qu’elles constituent l’essentiel de nos repas. Le midi, nous la coupons en trois et nous prenons un peu de riz pour l’accompagner. Fantine, quand à elle, n’a aucun mal à suivre son régime alimentaire dans cet environnement. En effet, vu la taille des racines, une seule lui a suffit pour nos deux jours dans ce milieu hostile. Elle s’essayera à la liane indonésienne afin de diversifier son menu, malheureusement cette dernière semblait avoir des vertus hallucinatoires puisque les 2 heures suivantes, nous avons dû gérer Fantine, qui, persuadée d’être un toucan, s’était mise à bouffer des mille-pattes. Après quelques glissades, et autres cris « ahhhiyaiyaiya » poussés sur une liane, nous arriverons au campement. Et là c’est du 3 étoiles .. Une bache, un matelas de piscine, nous avions même pris nos moustiquaires. Nous comprenons très rapidement que ce n’est pas la peine d’espérer que nos vêtements sèchent. Je recommande vivement un stage intensif à ceux, trop près de leur personne et de leurs vêtements, cela leur fera du bien de voir quelque chose de différent. Pas de problème de chaleur, avec ce qu’on vient de bouffer je pense que je peux réchauffer la pièce rien qu’en ouvrant la bouche. Une activité casse-tête, qui plut beaucoup à Agnès et Fantine  clôturera cette première journée en jungle.

La deuxième journée, à base de dénivelés fous où les lianes, pour grimper et descendre, furent nos amis, fut tout aussi éprouvante et forte en rencontres rousses. Notamment 2 ou 3 spécimens de très près : Impressionnant !! Le retour, plus simple, se fera en Rafting local : 4 Bouées – de la ficelle – un bout de bois en guise de rame et c’est parti !

Après cette escapade, nous décidons de prendre la direction de Banda Aceh, célèbre pour avoir été la première ville à être touchée par le tsunami en décembre 2004 qui a fait plus de 9000 victimes dans la province. Le symbole de cette catastrophe, une barge de 63 m de long et pesant 2600 tonnes et qui a parcouru 4 km à l’intérieur des terres . On décide donc, dans le cas ou dame nature voudrait souffler (ou plutôt arroser) ses bougies, de se mettre en sécurité sur l’ île de Pulau weh au large de Banda Aceh, paradis pour plongeur.

En sécurité sur une île, dont le point culminant ne doit pas excéder 200 m, mais bien sûr, Jordan vient de connaître les premiers effets de la fièvre qui le terrasse depuis maintenant quinze jours et m’oblige à terminer cet article. Après une traversée en classe super économique (5 €) mais qui rallonge le trajet d’une heure, nous voilà arriver à Pulau Weh, n’ayant pas pu, comme à notre habitude, effectuer la réservation de notre hébergement sur internet, nous nous rendons à une adresse conseillée par le « Lonely ».

« Full » nous indique notre charmant interlocuteur qui nous conseille de nous rendre chez « Freddie », un sud africain qui tient une guest house à quelques centaines de mètres. Il est bientôt  21 heures, quand nous arrivons chez « Freddie » où, un de ses employés, désolé, nous apprends que lui non plus ne dispose plus de chambres libres. Notre chance aurait elle tourner ? Va, on passer notre première nuit sur la plage ? Et bien non, car Freddie, en personne, va finir par nous trouver une solution, il dispose à moins d’un kilomètre de deux chambres disponibles. Le lendemain, après notre petit déjeuner, nous explorons l’île en scooter et je dois vous avouer qu’après le « Kraton » de Yojakarta, j’ai été, une fois de plus, déçu par le « Lonely Planet » qui présentait l’île de Pulau weh comme une destination incontournable. Bon et bien voilà notre séjour en Indonésie tire à sa fin, retraversée en ferry pour rejoindre l’aéroport en forme de mosquée de Banda Aceh . Il commence à faire un peu frais, hier j’ai du mettre un tee shirt car la température est tombée à 28 °. Il est maintenant l’heure d’embarquer pour la Malaisie où nous passerons Noël mais ça c’est une autre histoire.

 

Messages Personnels :

Joyeux anniversaire à Sylvie, Sébastien, Jonathan, Davy, Marine et bien sûr Amélie qui va atteindre sa majorité le 26 janvier.

Bon anniversaire à Axelus et à sa sœur forcément.

Gros bisous à ma Anne-Pascalou, ma Lisou sans oublier, mon amie de toujours, ma biche qui vont prendre une année de plus.

Bravo à Juliette pour l’obtention de son code.

Merci aux potes d’être venus, ce fut une belle bande pendant ces 15 jours (on se serait bien passé de l’amie maladie tout de même).

Merci a la petite famille Henneteau également.

Désolé pour ceux que l’on aurait pu oublier.

 

 

 

3 réflexions sur “PROMOS SUR LES REVES

  1. Mortel ton article mon Jordanou! Finalement, la fièvre ne t’a pas complètement achevé, bien au contraire…Grosses bises à tous les 4, l’échéance de vous en faire de vraies arrive à grands pas!!Hi! hi! hi!

    • Salut ma coco, allez plus qu’une quinzaine de jours et on se retrouve à Saigon, nous sommes très pressés de pouvoir vous embrassez en vrai ça fait si longtemps. Nous sommes à Hanoï depuis hier et entamons notre descente dans trois jours pour venir vous retrouvez. Gros bisous.
      Ah oui autre chose, ici il y a des boutiques de sport (North face, Adidas,…) avec des prix défiants toute concurrence; Si vous voulez quelque chose dites le nous nous pouvons vous envoyer photos et prix.

      Greg et les enfants

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