THE NORTH FACE OF VIETNAM

(Du 26 Janvier 2015 au 2 Février 2015)

J’ai comme l’impression que la hiérarchie des accros à leurs tablettes, PC et autres smartphones, a bien changé dans notre petit tour. Greg a largement pris la tête. Oh ! il vous rétorquera bien que son travail d’écriture pour son blog de mode (et celui de notre voyage) lui prend du temps. Que nenni ! Voila le premier homme de l’histoire à avoir une routine en voyage : Chaque soir, il regarde son petit journal, puis météo France (j’ai toujours pas compris pourquoi), ensuite, il mange une vache qui rit, car on en trouve au Vietnam. En résumé, il ne manquerait plus qu’un verre de sirop d’orange avant de dormir pour être comme à la maison.

Nous voila donc au Vietnam avec 32 jours de visites devant nous, avec pour point de départ la capitale : Hanoï.

La principale attraction ici : Faire les boutiques North Face, impossible à louper, on les trouvent à chaque coin de rue. Des affaires, valant 250 € en France, nous arrivons à les négocier ici à quarante. Sauf Greg, qui arrive à acheter le produit plus cher que le prix d’origine, la négoce n’est pas faite pour lui. Ni pour Agnès d’ailleurs, qui elle, est trop dure en affaire : « Non Maman, tu ne peux pas payer cette polaire avec des légumes ! ». Je m’occupais donc de la petite affaire. Quand nous sortions du magasin, nous étions si fiers d’avoir fait si belle négoce, que nous portions déjà pantalon et manteau sur le dos avant de nous rendre compte que trois couches par 20°, c’était peut-être un peu trop.

Enfin bref, si vous êtes de passage à Hanoï, je vous rassure, on trouve de tout, en plus c’est simple de s’y retrouver : Chaque rue correspond à un produit (rue des cadenas, rue des menuisier, etc…). On a donc l’impression de se balader dans un centre commercial avec des rues-rayons (avec la pauvreté en plus). Alors n’hésitez pas ! Hanoïrama c’est facile comme Casto ! La ville ne perd pas non plus ses traditions, comme le prouve le « Water Puppet Theater » un ancien art vietnamien qui représente, à l’aide de marionnettes dans l’eau, des scènes du quotidien, le tout accompagné par un orchestre. Impressionant !

Nous repartons de la capitale dans un taxi, au compteur mal réglé et à l’escroquerie bien opérée qui nous déposa au terminal de bus où notre premier bus vietnamien, un local bus, nous attendait. On nous annonce deux heures de trajet pour rejoindre la baie d’Ha long ta monnaie, on en fera quatre… Les bâtiments, aussi sont hallongés, pas bien larges, mais très hauts. La bonne nouvelle est, que nous sommes 5e étage, la mauvaise est, qu’il n’y a pas d’ascenseur.

Lors de la visite de ville habituelle, bien décevante pour cette fois (la ville est très moche), Agnès se fait héler. AGNÈS, AGNÈS !! Tiens, se dit-on, pépère aurait-il laissé un Gautier de plus lors de sa venue ? Et non, c’est seulement une de ces coïncidences que seul le voyage est capable de vous donner. Nous venons de retrouver, par hasard, Marie (que nous avions rencontrée en Malaisie) et son amie, avec qui nous déjeunerons le soir. Le lendemain, nous décidons de partir à la découverte de la baie, principale attraction ici, on passera directement par notre hôtel pour la sortie. On ne cherchera pas les meilleurs prix car ils sont, en général, à peu de choses près, les même dans toutes les agences.

Quand enfin la baie se dessine et que l’on aperçoit clairement les îles karstiques, ça devient irréel. On se dirige alors vers notre premier arrêt, le bateau se gare et le capitaine paye le parcmètre. Nous avons 40 minutes pour voir une grotte grandiose, dommage qu’elle soit éclairée comme une boite de nuit mais je vous rassure, on s’habitue vite au côté kitsch, si cher aux asiatiques. Des centaines de bateaux, se retrouvent aux mêmes arrêts, ce n’est pas agréable d’être dans la masse de touristes, mais rien ne gâche notre plaisir, surtout quand nous changeons d’embarcation pour pagayer, nous même, entre les pitons rocheux. Finalement, le seul regret de cette expédition, est d’avoir du partager un repas avec des japonais qui mangeaient plus que moi, et aussi, d’avoir perdu quelques photos en route.

Pour la suite, nous prévoyons d’aller sur une île, la bien nommée Cat bah. Pour arriver à Cat bat, c’est simple ; il suffit de faire du stop jusqu’au centre ville, de là,  prendre deux tandems jusqu’au ferry. Une fois au port, il faut jouer un air de flute à l’hôtesse d’accueil, pour embarquer sur le ferry. Une fois sur ce dernier, on change d’embarcation au milieu du trajet, pour un zodiaque sans siège avec lequel nous rejoindrons l’île. Arrivés sur celle-la, il n’y a plus qu’à rejoindre notre hôtel en bus.

Malheureusement, Agnès ayant fait une fausse note sur l’air de flute, nous sommes refoulés. Nous insisterons pour passer mais l’hôtesse commence alors à s’énerver. Je la calmais alors avec un : « Nous Cat batlescouilles, on s’en va! ».

Et revoilà les Desruelle, comme ils sont les meilleurs : l’imprévu et le changement de plan de dernière seconde. Pas de souci, nous prendrons deux jours d’avance sur notre programme, direction les grottes de Tam Cốc (la baie d’Along terrestre). Et pour les transport, c’est pas compliqué,  c’est un bus direct…

Direct, mon cul , ouais !  Nous nous retrouvons à nouveau dans un bus local. Ah oui, je ne vous en ai pas expliqué le principe. Compter deux rabatteurs par bus : un, te pousse dans son bus, l’autre récolte ton argent. Evidemment l’intérêt est que le bus soit plein, alors ça monte et ça descend, on s’arrête tous les 100 mètres. Le RER D, c’est de la rigolade mes amis, surtout quand un croupier vagabond débarquera dans le bus pour jouer au bonneteau. Les voyageur deviennent soudainement tous complètement dingues, ça gueule, ça balance des billets, ça triche, et ça crie encore plus fort : la folie est montée dans notre bus. Mais ce passager supplémentaire, mon père ne le supporte pas, il veut sortir, mais je lui explique que sortir au milieu de nulle part ne nous avancera pas plus. Et oui, si la folie est montée à bord, je porte, heureusement, depuis le début du voyage, la raison en moi … Mais même pour le Raisonman que je suis, le bruit est assourdissant dans ce bus, alors on s’essaye à une autre technique : nous aussi on va jouer ! On rentre dans le tripot en misant ce qu’on a de plus cher : la culotte en or massif Dior, avec boussole en argent intégrée, de ma mère (spécial voyage). Tous les voyageurs donnent alors tout ce qu’ils peuvent pour égaler notre mise. Mais comme au casino, c’est toujours le croupier qui gagne à la fin, il sortira donc du bus plein aux as. Quand à notre technique et bien, elle a fonctionné, on a bien perdu une culotte achetée 5€, il y a un mois, au chinatown de Kuala Lumpur, mais nous avons gagné la tranquillité pendant les deux prochaines heures et ça : Ça n’a pas de prix.

Après une fin de trajet presque normal, nous arrivons dans la ville de Nim Binh et premier constat n’est pas terrible. Alors, nim binh ni deux, on chope un tacos pour se rendre à notre hôtel. Un changement de décor s’opère ; nous voila au milieu d’immenses pains de sucre tombant de façon abrupte, où se niche un petit hôtel vietnamien qui résiste encore et toujours aux envahisseurs (J’entend par là,  promoteurs de tous genres). Tenu par une famille adorable, ils nous renseigneront sur tout ce que l’on peut faire dans le coin.

On découvrira la région en vélo, principalement, durant notre séjour. On pédalera entre rizières et pics rocheux où l’air est bon, et ressourçant. En plus, les garages à vélos ne manquent pas pour visiter les sites aux alentours, et bien qu’ils soient plus chers que la location du vélo lui-même, ils sont bien pratiques. Le dernier jour dans cette région brumeuse se fera sur l’eau. Avec une barque pour deux et un décor surréaliste, on pourrait croire que la ballade est parfaite pour les amoureux mais le romantisme est vite oublié quand les pieds du gondolier local vous frôlent le visage puisque celui-ci rame avec ses pieds (ceci n’est pas une blague). La balade aurait été parfaite si :

1. Elle avait duré une heure de moins.

2. On n’essayait pas de nous vendre des trucs tous les deux mètres.

3. On ne nous avait pas demandé des pourboires,  23 fois.

4. Si un coussin, pour mon divin séant, était posé sur la planche qui nous a servi de siège.

A part ça, franchement, ça vaut le coup. Les roches déchiquetées et les rizières que vous verrez, vous marqueront quelque temps. En rentrant à l’hôtel, nous croiserons notre batelier sur son vélo, il pédale avec ses mains et dirige avec ses pieds, c’est ce qu’on appelle l’aliénation du travail. (Ceci est une blague). Et voila une fois de plus, nous sommes en train d’attendre un bus pour arriver à bon port. L’homme, censé nous avertir de l’arrivée du bus dort. Je le réveillerai, délicatement, façon shaker. Notre dortobus direction Dong Hoï est là mais ça c’est une autre histoire.

Messages personnels :

Je souhaite un joyeux anniversaire à mon filleul,  Eric, ainsi qu’à notre Toto. Gros bisous.

Bon anniversaire à Eugénie, des bisous à toi.

Jordan.

5 réflexions sur “THE NORTH FACE OF VIETNAM

  1. Bonjour à vous !
    Contente de voir que tout se passe bien. tout ça est trés beau. J’espère que vous avez revu un peu de soleil depuis… Car c’est bien couvert là bas !

    Nous revenons d’une semaine de vacances en haute-savoie. Beaucoup de neige. Avons dégusté de bonnes raclettes, fondue et autres tartiflettes… (Petit souvenir de france pour vous ; j’ai pas pu m’empêcher… Désolée)

    Gros bisous
    On pense fort à vous.

    • Salut laurette, un petit bonjour de l’aéroport de Hong kong où nous attendons notre vol pour Pékin. Le soleil est revenu avec l’arrivée des CLEMENTE dans le sud du Vietnam. J’espère que toute la petite famille se porte bien et a profité à fond de la neige. Tu abuses avec tes tartiflettes, tes raclettes et fondues car nous s’est plutôt riz ou pâtes. On vous embrasse très fort.

  2. Mon Dieu que ça fait ch..de ne plus être parmi vous…qu’est ce que ça va être pour l’article du Vietnam Sud! Va falloir assurer grave pour nous faire pleurer de rire plutôt que de nostalgie…bonne route les loulous

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