THURSDAY NIGHT FEVER A SAÏGON

(Du 20 février au 27 février 2015)

Aéroport d’Ho Chi Minh, vendredi 27 février, nous venons de quitter nos amis et notre fille, avec qui nous nous sommes donnés rendez-vous dans trois mois. Les aux revoirs sont difficiles tellement ces deux semaines ont été intenses. Nous sommes heureux d’avoir pu partager un peu de notre tour du monde avec la petite famille Clémente mais désormais, ne nous voilà plus que 3 pour terminer l’aventure, mais ça, c’est une autre histoire que nous vous raconterons dans les mois qui viennent. Revenons plutôt à la suite de notre voyage au Vietnam.

Après quatre heures de route en véhicule privatif, nous voici enfin arrivés au port de Rach Gia où nous devons prendre le ferry pour passer quelques jours sur l’île de Phu Quoc.

Arrivés à bon port, il ne nous reste plus maintenant qu’à nous trouver un moyen de locomotion qui nous permettra de rejoindre notre hôtel. Un chauffeur de  taxi viendra à notre rencontre pour nous proposer ses services pour 3 000 000 Dongs. « It’s not expensive » s’écrie fièrement Francky, pensant avoir retenu la leçon de son premièr échec à Can Tho. Non, 100 euros pour 10 km « it’s too expensive » s’écrie Jordan et c’est finalement en local bus que nous rejoindrons notre hébergement.

Dans un premier temps, l’accueil est plutôt sympathique mais au fur et à mesure de notre séjour, la situation deviendra de plus en plus tendue entre un des gérants et un client de l’établissement. C’est bien la première fois depuis notre arrivée au Vietnam  et même depuis le début de notre tour du monde que nous connaîtrons ce genre de situation. N’allez pas croire que ces deux cons (désolé, mais il n’y a pas d’autres noms) étaient vietnamiens, non pas du tout, le gérant était néerlandais et le client, russe et ils auraient bien aimé pourrir notre séjour mais n’y sont pas parvenus.

De toute façon, nous ne passions que très peu de temps dans l’hôtel, suffisamment tout de même, pour qu’ils trouvent le temps de nous emmerder à la moindre occasion. La plage la plus proche de notre hôtel est splendide mais malheureusement, la mer est infestée de petites méduses. Pour les deux jours suivants, nous avons donc décidé de louer des scooters qui nous permettront d’explorer l’île. Après une première initiation à la conduite pour Malo, Margot et Juliette, ponctuée de quelques petites chutes sans gravité, direction le sud de l’île pour découvrir une plage splendide. Ce sont les enfants qui conduiront sur la route du retour pour nous emmener vers une autre plage où les locaux se donnent rendez-vous pour pique-niquer. Seul problème, ils ne ramassent rien. Le site est donc couvert de milliers de détritus en tous genres et les vaches, les chiens et les mouches profitent de l’aubaine pour finir les restes du festin.

Le soir, apéro sur la terrasse puis départ pour aller se restaurer sur le marché local, demain nous explorerons le nord de l’île, découvrir d’autres plages.

Après avoir cherché, en vain, un restaurant servant un petit déjeuner à l’occidentale, puis après avoir failli perdre Francky et Malo et enfin, après avoir roulé pendant plus de deux heures sur les pistes du nord de Phu Quoc, sans trouver ni plage de rêve, ni restaurant, il faudra prendre une décision rapide, sous peine de perdre définitivement notre journée. Une plage de rêve, on en connaît une, mais elle se trouve au sud. Qu’à cela ne tienne, les parents reprennent en main les scooters et c’est plein gaz que nous traverserons en moins d’une heure l’île du nord au sud et où, affamés nous dévorerons des pizzas en bord de plage.

Une dernière soirée à l’hôtel, une dernière incartade entre Vladimir et Jordan et demain direction l’aéroport pour un vol vers Ho Chi Minh où un chauffeur nous attend pour nous conduire dans le Parc National de Cat Tien, que nous atteindrons au bout de 4 heures de route.

Cette fois, pas de problème avec la gérante, une gentille vietnamienne où le lodge en bord de rivière est splendide. C’est avec notre chauffeur cette fois que nous aurons un problème. Ce dernier devait normalement rester avec nous pendant les 3 jours de notre séjour sur Cat Tien mais, petit bémol, son agence avait oublié de l’avertir et il n’était venu qu’avec un seul slip et sans brosse à dents. Nous lui proposons donc d’aller de ce pas lui acheter une brosse à dents, quant au slip, seul Francky à la même taille que lui, le seul problème c’est que Francky ne porte que des strings et devant le refus catégorique du chauffeur d’en essayer un, nous le laisserons finalement repartir.

Pour notre première visite dans le parc, direction un centre de réhabilitation des gibbons avec pour guide, une écossaise. Après la visite, nous nous sommes donc réunis pour savoir qui avait compris quoi et après recoupage, voici les quelques informations que nous pensons avoir saisies et que nous pouvons vous donner sur les gibbons.

Le gibbon est un oiseau qui vît plus de 150 ans et s’il trouve une bonne gibonne, il peut lui faire jusqu’à 30 petits par mois. Le gibbon vît dans une cage, normal pour un oiseau mais il peut également faire son nid, en banlieue pour le gibbon des villes, ou à la campagne pour le gibbon des champs. Il se nourrit de racines carrées, de petits insectes et plus rarement de tigres qui sont en voix de disparition à cause justement de ces saletés de gibbons qui les ont presque tous mangés.

Voilà à peu près, ce que nous avons tous compris sur la vie des gibbon, mais allez quand même vérifier les informations sur Wikipédia car nous ne sommes pas tout à fait sûrs de certaines traductions.

Après cette visite, un petit trek en jungle et une dernière balade en vélo que nous finirons de nuit et où je roulerai plus de 10 km avec un pneu crevé. Il faut dire que, vu l’état des vélos, ils avaient du être acheté lors de l’ouverture du parc, c’est à dire, il y a une cinquantaine d’années.

Le lendemain, petit tour de canoë, re-trek et re-balade en vélo où cette fois, c’est Jordan, qui connaîtra quelques problèmes mécaniques en déraillant plus d’une vingtaine de fois. Nous finirons notre séjour à Cat Tien par un repas dans un superbe restaurant attenant au Lodge et où, devant l’insistance du patron pour participer au Karaoké local, Agnès et Coco, entonneront, pour le plus grand bonheur des vietnamiens présents « sous les sunlights des tropiques » du grand compositeur et mélomane Gilbert Montagné qui aurait certainement aimé  voir ça.

Notre chauffeur sera bien de retour à l’heure prévue, pour nous ramener à Ho Chi Minh. Retour à l’hôtel où nous avons logé au début de notre séjour, la boucle est bouclée, un dernier petit tour en ville, histoire que les Clémente puissent faire quelques emplettes puis retour à l’hôtel afin que tout le monde puisse se préparer pour une nouvelle soirée d’aux revoirs et où nous fêterons également les 53 ans de ma charmante épouse, ce qui me donnera l’occasion de ressortir, une quatrième fois, ma chemise.

Nous prenons tous ensemble la direction d’un restaurant où nous avions dîné la veille de l’arrivée de nos amis à Ho Chi Minh et comme la première fois, les Mojitos et le Dalat vont couler à flots. Il flotte, au dessus de Saïgon, un air de bonheur, une brise fraîche et légère rafraîchit cette belle soirée, nous sommes tous bien ensemble, notre repas se termine mais pas notre soirée car, pour prolonger ce moment de grâce, nous décidons d’aller faire un tour en boite avant de nous coucher.

Un vieux pervers, un nain, des prostituées et leurs macs, des danseuses, un âne, un cochon, de la musique électro vietnamienne, quelques clients et nous, au milieu de tout ça, le décor est planté et maintenant place à la fête qui ne commencera vraiment qu’après l’absorption de la moitié de la bouteille de vodka que nous avions commandée en début de soirée.

La soirée sera folle et nous danserons tour à tour avec le nain, les prostituées et leurs macs, le vieux pervers, les danseuses et le cochon, oubliant négligemment de nous occuper de nos enfants qui eux, n’ont pas oublié de s’occuper de l’autre moitié de la bouteille de vodka.

C’est sur l’âne que nous quitterons la boîte vers deux heure du matin, hurlant dans les rues d’Ho Chi Minh, suite à une surdité partielle due à un excès de décibels et à une alcoolisation bien avancée. Arrivés devant l’hôtel, surprise ! La porte est close. Nous tambourinerons plus de 10 minutes sur le rideau de fer avant que quelqu’un veuille bien nous ouvrir mais finalement, personne ne voulant se coucher, nous resterons encore plus de 2 heures sur le trottoir, à parler de ces merveilleuses vacances, de notre retour dans quelques mois et des mille et une choses que nous ferons dans les années à venir.

Nous nous endormirons avec des rêves plein la tête mais c’est avec des maux plein la tête que nous nous réveillerons. Et voilà, un dernier petit déjeuner pris ensemble et deux taxis, direction l’aéroport, mais ça je vous en ai déjà parlé au début de mon récit.

C’est Agnès, qui pour votre plus grand plaisir, reprendra la plume pour la deuxième fois pour vous conter notre petite virée à Hong Kong mais ça, c’est une autre histoire qu’elle est actuellement en train d’écrire. Un accouchement, qui se fait dans la douleur, mais qui risque de donner un bien joli récit.

Messages personnels :

Papa est désormais rentré à la maison et poursuit sa convalescence. Anne Marie son infirmière, est toujours aux petits soins pour lui.

Nous souhaitons un joyeux anniversaire à ma grande soeur adorée, Zibouinick.

Bon anniversaire à J.B que nous embrassons bien fort.

Greg.

4 réflexions sur “THURSDAY NIGHT FEVER A SAÏGON

  1. Super récit encore une fois !! J’ai trouvé ça tellement cool que j’ai pris contact avec Gilbert ..
    Après discution il m’a dit que si il y avait un film du karaoké avec Coco et Agnès il serait content que je lui transmette… Mais sans le sons , me parlant d’une enfance difficile et de nombreux traumatismes . Mais c bon j’suis pas si blonde !! Je sais qu’il ne veut que mater de la gonzesses !!
    Alors le film , (si il excite et je l’espère de tout cœur) ; vous le gardez au chaud et on se le regardera à l’heure de l’apéro après avoir écouté Week-end à Rome, histoire de se rappeler des souvenirs….
    Le seul truc .. au vu de ce que vous semblez ingurgiter cette année ( bande de poches ) il va falloir que je m’entraîne sévère !!
    Reno lui ça va , il joue tjr en CDM … Je sais très bien que les performances ne sont pas sur le terrain .
    Sur ce je vous embrasse bien fort . Mille pensées 😘

  2. Non non mon Greg, ne change rien, c’est toujours drôle, subtile et complet! Tu n’as rien oublié, même pas le trip sur les gibbons que tu nous a fait en haut de la tour!! Encore une fois un vrai régal ! Par contre je te somme de détruire le film pour Gilbert. Non non Tite Coco, tu n’auras pas ce plaisir, j’ai une réputation à tenir moi…
    J’espère que vous avez bien récupéré le Fredo et la…oups!
    Gros bisous les loulous avec toutes mes pensées envieuses d’être à la place de Fredo😜

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