FUME, C’EST DU CHINOIS !

(Du 22 Mars au 30 Mars 2015)

– Eh merde ! Y’a un indien qui s’est endormi sur moi dans le bus, j’ai déjà du mal à écrire cet article !

– Et remerde ! Y’a son tilak  (vous savez, leur point rouge) qui est en train de me couler dessus… Putain mon nouveau tee-shirt, acheté en Chine, va être niqué. Et fait chier, je deviens vulgaire, je vais plutôt écrire.

Il était une fois la Chine : Nous passons un temps fou, à traverser cet immense pays et, malgré le confort et la sécurité, qui laissent parfois à désirer, c’est toujours réconfortant d’arriver à destination. Celle du jour, c’est la ville de Kunming où, un loft dans une auberge de jeunesse, loué par Prince Greg, nous attend. Après avoir pris successivement : Bus (3h) – Train (10h) – Avion (2h) – Métro (45mn) – Taxi (20mn) – et bien-sur, nos pieds en grande quantité, nous nous offrons, notre cocktail de bienvenue. A peine notre verre finit, nous replongeons dans notre dynamique de voyage ; Il nous faut réserver un bus pour rejoindre les terrasses du Yuanyang. Et, alors que nous nous décidons enfin à aller pratiquer le mandarin à la gare pour récupérer nos billets, nous nous apercevons que notre hôtel gère les réservation de bus et de train. Changement de programme : Cet après-midi ce sera ;  jefourienunverrealamain.

Nous ne déballerons pas trop nos affaires dans le superloft car le lendemain, nous repartons déjà vers le sud et la ville de Xinjie. Porte d’entrée des rizières en terrasses du Yuanyang, c’est aussi l’endroit où nous avions rencardé un chauffeur afin de nous rendre à l’hôtel. Mais au bout de huit heures de trajet, lorsque nous descendons du bus, nous nous apercevons que nous nous trouvons finalement à Duoyishu où se trouve notre hôtel. Un chauffeur est donc en train de nous d’attendre depuis une heure pour rien… C’est, forcement gênés, que nous nous approchons de la réception pour nous annoncer. Et ce sera un sourire qui nous accueillera, que c’est agréable ! Tout comme le sera l’accueil dans ce village où se côtoient buffles, cochons de Chine, et sourires d’enfants. Quant au programme pour ces 2 jours, il se résume à la contemplation du lever du soleil et du coucher sur les rizières, entrecoupée bien-sur de bonnes ballades.

Le premier matin, c’est la désillusion totale ! Impossible de voir quoi que ce soit. Le brouillard est bien trop épais, toute visibilité semble impossible. J’ai l’impression de me trouver dans mon cerveau brumeux, un lendemain de fête. Et puisque les rizière ne se montrent pas, nous engagerons la discussion avec les seules personnes présentes : Marie et Loic, globes-trotteurs par intermittence. Greg est bavard en cette matinée, et dans la discussion il leur demande ce qu’ils étudient. La question sembla vexante pour ces trentenaires, dans la vie active depuis quelques années puisqu’ils lui demanderont , depuis combien de temps celui-ci est à la retraite.

Malgré cet accro, qui faillit en venir aux mains (vous savez bien que mon père fait partie de ces gens qui résolvent tout par la violence), le reste de la journée se passera bien puisque nous déciderons de faire une ballade ensemble dans les rizières accompagnés de deux autres baroudeurs de longues dates, Cécile et Claude, rencontrés la veille et tout aussi sympathiques. Oh ! il y aura bien quelques grosse engueulades (pour la direction à prendre) mais rien n’entachera notre bonne humeur journalière. Ni le brouillard, qui ne nous laissera pas apercevoir grand chose, ni les petites vannes que nous nous ferons (pousser son voisin dans une rizière, tirer la queue d’un buffle et se barrer en courant, etc…), ni même le coucher de soleil, aussi décevant que le lever.

La fin de cette ballade sera, non pas fêtée autour d’un sanglier comme dans nos si chères traditions mais autour d’un canard dont rêvait Marie et Loïc depuis quelques jours et que nous essayerons, à l’image de nos ancêtres gaulois, de chasser nous mêmes. Nous essayerons au cours de cette journée, plusieurs stratégies mais nous privilégieront la dernière :

1. Division : On se sépare afin d’entourer la rizière et l’animal dans le but de lui sauter dessus chacun notre tour.

  • Avantages : Plusieurs chances de l’attraper, fierté collective, cohérence de groupe.
  • Inconvénients : Un grand manque de finesse dans cette stratégie, être trempés et sentir le basmati.
  • Bilan : Le canard s’est envolé, nous ferons riz blanc.

2. Infiltration : On ne fait qu’un avec la nature, on se met des pousses de riz sur la tête, et on utilise une sarbacane tuba en bambou afin d’atteindre l’animal.

  • Avantages : L’immersion est simple car nous somme déjà mouillés, les sangsues, sur notre peau, seront parfaites pour l’apéro.
  • Inconvénients : Vouloir tuer un canard avec une sarbacane en bambou remplit d’eau, c’est aussi efficace que de braquer une banque avec un pistolet à eau.
  • Bilan : Ma mère s’est presque noyée quand un martin pêcheur s’est posé sur son tuba bambou.

3. Délégation : On se consulte, nous avons faim et nous avons perdu quelques plumes dans les stratégies journalières. On demande à notre hôte de nous préparer un canard.

  • Avantages : Nous sommes propres et on peut boire de la bière en attendant le canard.
  • Inconvénients : La fierté du chasseur a disparu, le prix du repas va considérablement augmenter
  • Bilan : Ni magret, ni cuisse, on ne mangera que les parties dont raffolent les chinois : os, bec ou encore les pattes. Heureusement nous avions au moins réussi à attraper les canetons, moins vifs que leur mère. Avec deux boules vanille, c’est succulent.

Nous avons une dernière chance afin de voir un lever de soleil digne de ce nom. Ce matin-là, pas de brouillard certes, mais pas de couleurs fantastiques, non plus. Alors on ne traîne pas, car cette fois nous ne ferons pas faux-bond au chauffeur. Ce dernier nous emmènera à la station de bus où nous attend toute la panoplie de transports que l’on aime tant (taxi-bus-train de nuit-bus) et qui nous amèneront à 600 km au nord.

Passage obligatoire pour rejoindre notre trek. La vieille ville de Lijang est bien charmante (bien que très touristique), tant par son architecture que par ses ruelles et ses ruisseaux. C’est un peu une Venise chinoise où se croise, amoureux, jeunes modèles en plein shooting, et bien sur masse de touristes. Le tout, sur un fond de Djembe incessant. Et quand la nuit tombe, cela devient alors impossible de se frayer un passage tant la foule est compacte. Mais cela ne nous effraye guère, car ça fait deux semaines que nous pratiquons le foule-crossing en Chine. Et pour ma part, quand il s’agit de manger, rien n’est insurmontable. D’ailleurs nous reviendrons deux soirs, pour profiter des stands de nourritures variées et délicieuses où tout se négocie, de la portion de riz au simple nem.

C’est peut être en prévision des deux jours de treks à venir que nous mangerons tant à Lijang. Nous pensions en effet, qu’un grand besoin d’énergie serait nécessaire pour cette petite préparation Anapurnienne. Mais non, ce trek n’était, tout au plus qu’une ballade de santé dans le parc de l’orge. Bien sur, il y a le paysage en plus car cet itinéraire suit le haut d’une gorge et permet d’admirer cascades, relief fantastique, ou encore sommets enneigés. Mais tout de même, notre fameux guide nous le présentait comme difficile. Alors que je pense, que même Mamounette, après une bouteille de rosé est capable de boucler ce trek en une journée !

La belle surprise de ce trek restera la flore variée, à l’image des différentes variétés de cannabis qui poussent tout le long du sentier. Les locaux, qui vendent de l’eau et des barres céréales, on bien sur saisit l’opportunité, en ajoutant à leurs stands, des sachets d’herbes. Et c’est mon père, d’habitude si moralisateur lorsqu’on parle de drogue, qui nous surprendra, en nous soumettant l’idée de fumer quelques joints afin de rendre le trek un peu plus difficile. Mais forcément, l’effet est puissant quand vous ne fumez pas, surtout en Altitude. Nous ralentirons donc considérablement notre allure jusqu’à la Guest House à cause de ma mère. Car celle-ci, en plus de se prendre pour une limace,  s’arrêtera tous les deux mètres, pour porter un caillou et crier « Je suis un escargot ». Quant à mon père, il s’éclipsera après avoir fumé. Nous le retrouverons plus tard, nu sur un rocher, tentant de communiquer avec des chèvres. La drogue et lui ne font pas belle affaire car si nous l’avions déjà dans le passé retrouvé nu dans la rue, il n’y avait alors rien d’inquiétant. Se prendre pour Birdy, c’est une chose, parler aux animaux, en est une autre.

Le soir, nous retrouverons dans notre Guest house, tout le petit monde déjà croisé dans la journée. Et le réflexe est le même pour chaque arrivant : Commander une bière et rouler un joint. Mais avec la mauvaise expérience due aux psychotropes pendant cette journée, nous resterons à la bière. Quand à notre repas, nous le partagerons avec deux trekkeuses sympathiques et françaises, évidemment, sinon nous n’aurions pas pu bavarder.

Le deuxième jour sera fait d’une descente jusqu’aux gorges, d’une échelle de 30 mètres sans sécurité, d’une arnaque, d’une prise de tête, d’une remontée de la gorge en se faisant la gueule, d’un bus jusqu’à Lijang, d’une rencontre avec un nouveau français (Salut Price) puis d’un train de nuit, jusqu’à la capitale du Yunan

De retour sur Kunming, nous nous mettons en quête afin de bien finir notre séjour en Chine. Il y a donc trois choses à faire pour y parvenir :

1. Aller chercher de beaux produits à carrefour, afin de fêter dignement notre départ.
2. Goûter le plat de la région, à savoir les nouilles qui traversent le pont.
3. Démontrer à l’hôtel, la supériorité des français sur le ping-pong mondial.

Le premier de nos objectifs est rempli plus que facilement puisque nous nous sentons vraiment à l’aise dans ce grand carrefour (où ils vendent des tortues au rayon poissonnerie!!!). En moins de 10 minutes, nous sommes devant la caisse, carte de fidélité à la main et avec des produits, tout sauf chinois.

Le second objectif moins évident, notre chinois ne s’étant pas amélioré, nous fait parcourir toute la ville. Et alors que nous perdons espoir et que nous prenons le chemin du retour, on nous donne enfin une direction. Nous redemandons à un commerçant pour savoir si nous sommes toujours sur le bon chemin : Oui ! Et de boutiques en boutiques on nous donne toujours la même direction qui nous mène … à notre hôtel… Ce n’est pas une erreur, le restaurant voisin, sert des nouilles qui traversent le pont. Nous venons de gâcher deux heures.

Il ne reste plus qu’une chose à faire pour parfaire notre séjour. Vaincre un chinois au ping-pong. Mais le combat s’annonce mal ! J’ai, en effet, avec tous ces produits carrefour dans le sang, oublié avec quelle main je joue d’habitude. En plus de ça, j’ai un mal de ventre phénoménal dû aux fameuses nouilles qui, vu le goût, ont dû tomber par terre en traversant le fameux pont. Je me vois donc déjà perdant. Mais à la grande surprise de tout le monde, je bas le local, surement aidé par cette envie furieuse d’aller aux toilettes qui ne me fît pas traverser le pont à toute vitesse, mais bien l’hôtel.

Mes parents, eux, n’ont rien suivi de  l’histoire. Car pendant que la foule contemplait le match du siècle, mes parents étaient trop occupés à essayer de rouler des joints et à se mettre des fleurs dans les cheveux. Je crois que mes parents sont accros au cannabis depuis notre trek. Pourvu que ça s’arrange à Katmandou mais ça c’est une autre histoire que notre ami Fredo vous racontera prochainement.

Messages personnels :

Nous souhaitons un super joyeux anniversaire à notre petit amour, Louka, qui fête ses 3 ans (sans son patitou et sa manoune qui l’ont abandonné depuis 1 an !!) Gros bisous d’amour.

Bon anniversaire à Myriam et Murielle, gros bisous à vous 2. Sans oublier Marie, la voyageuse,  et Audrey. G que nous embrassons très fort.

Une énorme pensée pour tout le peuple Népalais qui nous a si bien accueilli et qui malgré leur dévotion et leur gentillesse n’ont pas été épargné par les dieux.

 

Jordan.

VOYAGE AU CENTRE DE LA CHINE

(Du 10 Mars au 22 Mars 2015)

A l’instant où j’écris les premières lignes de cette nouvelle chronique, nous sommes à Varanasi en Inde, il est 18 heures et il fait encore plus de 40°, les pâles du ventilateur brassent un air chaud et je dois en être à la cinquième douche de la journée. Avec cette chaleur, tout est compliqué ; bouger, manger et bien sûr Ecrire. Il faut que je remette mes idées en place. Où étions nous il y environ un mois ? Ah oui ! Nous quittions la captivante ville de PEKIN pour prendre la direction du Sichuan et plus précisément de sa capitale administrative, Chengdu.

Comme à Pékin, nous mettrons plusieurs heures pour trouver notre guest house et nous ne devrons notre salut qu’à l’arrivée de deux touristes occidentaux qui, par chance demeuraient justement dans cette même guest house.

Nous ne resterons que 2 jours sur Chengdu, ville sans grand intérêt touristique, hormis un joli temple et le centre des pandas géants où l’on peut voir ces grosses bestioles noires et blanches qui passent leur temps à se prélasser au soleil, en suçant des bambous au lieu d’aller fabriquer des I-phone comme tous les chinois.

C’est de CHENGDU que nous nous rendrons en bus dans le parc national de Jiuzhaigou, quelques virages et autant de frayeurs plus tard, nous voilà arrivés à destination et cette fois pas trop de problèmes pour trouver notre guest, une sublime demeure de type tibétain dont seuls, les sanitaires ne sont pas un modèle de propreté, comme souvent en Chine et qui, en plus se trouvent relativement loin de notre chambre. Agnès devra donc se résoudre à faire son petit pipi nocturne dans le seul récipient présent dans notre chambre, à savoir un service de 36 verres à Saké, ce qui me permettra, pour mon plus grand plaisir de pouvoir observer au fond des verres, les habitantes des différentes ethnies présentes dans la région mais sans leur habit traditionnel.

Nous avions prévu 2 jours pour visiter l’ensemble du parc. Rendez-vous donc est pris le lendemain pour aller chercher les tickets d’entrée. Le temps est un peu frais mais le ciel est parfaitement dégagé, la journée s’annonce plutôt bien. Seul problème, à notre arrivée, des milliers de chinois se pressent devant les portes du parc. Après une bonne heure d’attente, nos précieux sésames en poche, il ne reste plus qu’à prendre place dans un des bus qui desservent les nombreux points d’intérêts du parc (cascades, lacs et rivières). Nous avons donc prévu de monter sur les points les plus hauts du parc en bus et de redescendre à pieds par les nombreuses passerelles qui jouxtent le parc mais nouveau problème, ces dernières sont toutes fermées pour des soi-disant risques d’incendie. Il va donc falloir effectuer la visite à la Chinoise, je vous explique : Le bus vous dépose sur le site où, en un minimum de temps, vous faites des centaines de photos (de préférence en habits traditionnelles, en location sur tous les bons sites) avec des centaines Chinois puis retour au bus qui vous dépose au site suivant où vous faites, de nouveau, une centaine de photos avec une centaine de chinois et ainsi du suite jusqu’à épuisement des sites et finalement la visite, qui aurait du prendre 2 jours en randonnant, ne va durer finalement qu’un peu moins d’une journée en bus (frustrant).

Après avoir dîné dans un excellent restaurant tibétain où Jordan, après avoir mangé deux cuisses de yak, reprendra encore un peu de viande pour finir sa sauce. Le lendemain, nous nous accorderons donc une journée de repos avant de repartir pour une nuit de transit à Chengdu où nos nous régalerons de délicieuses brochettes, dans une petite échoppe de bord de route, avant de repartir par avion pour CHANGSHA dans le Hunan où le seul temple dédié à la consommation que nous visiterons cette fois est Français… « CARREFOUR » !! Quelle émotion, notamment quand Jordan prendra place dans le caddie que nous pousserons fièrement tous les deux, à travers les rayons du magasin. Nous finirons chez Pizza Hut où notre bébé se régalera d’une quinzaine de menus enfant. Une journée inoubliable, certainement la plus belle de ce tour du monde qui nous a rappelé nos sorties hebdomadaires en famille, du samedi à l’agora et nos dimanche à la Croix Blanche. En me remémorant cette instant, une larme coule sur mon visage alors j’écris ces quelques lignes.

Nous repartirons de CHANGSHA en train, le lendemain, cette fois, direction le parc de Wullingan connu pour ses pics karystiques qui auraient inspiré le réalisateur J. Cameron pour le décor de son film « Avatar ». Si nous n’avions croisé que très peu de touristes occidentaux dans le Sichuan, nous n’en croiserons plus du tout pendant notre séjour dans le Hunan et de la façon dont nous regarde certains chinois, nous devons ressembler aux personnages du film.

J’avais donc, au préalable, réservé un établissement de moyenne gamme près de l’entrée principale du parc mais Jordan trouvant finalement l’hôtel trop onéreux (il prend bien soin de son héritage, le petit) avait effectué une nouvelle réservation près de l’entrée ouest du parc, dans un hôtel bien plus modeste. Pas de chauffage, avec une température intérieure variant entre 5 et 15° maximum, absence de matelas, toilettes à la turque sous la douche, ce qui peut permettre de gagner du temps, si le savon ou votre pied ne tombe pas dans le trou, aucun resto aux alentours, je dois vous l’avouer, j’étais ravi de ce changement d’adresse, si bien, que pour faire partager mon allégresse et bien j’ai fait la gueule, mais rassurez-vous, pour une fois, ça n’a pas duré grâce à la charmante petite musicienne chinoise qui gérait à elle seule l’hôtel dont nous étions les seuls clients et qui se mettra en quatre pour palier au manque de son établissement. Couvertures à foison pour compenser le manque de chauffage, couches de couettes pour combler l’absence de matelas et préparation de succulents repas pour compenser l’absence de restaurants alentours.

Après avoir acheté et sans faire la queue cette fois, nos Pass-Wullingan qui nous permettrons d’accéder au parc durant les 4 jours, nous nous lançons à l’assaut de notre premier sentier de randonnée qui doit nous conduire à un point de vue, nous permettant d’avoir une vue d’ensemble de la partie sud du parc. Arrivés à destination, quelle surprise ! l’endroit ressemble à s’y méprendre au Machu Picchu, effectivement, le brouillard esttellement intense qu’on n’y voit pas à plus d’un mêtre comme au Pérou. Tant pis, nous avons quatre jours à rester ici, nous reviendrons demain, et effectivemment le lendemain plus de brouillard mais une pluie battante, qui tombera sans discontinuer du matin au soir, et qui nous obligera à rester confiner dans notre petit hôtel toute la journée. Fort heureusement nous aurons plus de chance lors de nos 2 derniers jours, la pluie cessera et le brouillard s’atténuera, nous permettant enfin d’admirer ce décor magnifique de pics, de ponts naturels et d’autres splendeurs naturelles.

Après ces 4 jours passés dans le Wulinguyan où nous aurons tout de même effectué presque 50 Kms de randonnée avec plus de 4000 Mètres de dénivelé positif, il est temps de prendre congé de notre charmante hôtesse pour reprendre un petit local bus qui nous conduira à la gare de Zhangjiajie. 

Dans le train qui nous ramène à Changsha, une jeune et jolie chinoise s’est installé sur le strapontin qui fait face au mien. les yeux rivés sur son portable, je me demande à cette instant à quoi elle pense ? A un amour lointain, à un monde meilleur ou à tout autre chose peut-être. Un bébé, dont s’occupe sa grand mère, me sourit et je lui rends avec plaisir ce sourire. C’est tout un petit monde qui vît autour de nous, mais surtout avec nous, on ne partage pas seulement qu’ un voyage en train mais on partage surtout un moment de nos vies respectives.

Et voilà, ainsi s’achève notre voyage au centre de la Chine, demain nous reprenons l’avion pour la ville de l’éternel printemps : Kunming dans le Yunan, à ne pas confondre avec le Hunan, avec au programme : découverte de rizières en terrasse du YuanYang, visite de la vieille ville de Lijiang et enfin un petit trek de deux jours dans les gorges du saut du tigre, avant d’aller se frotter dans quelques jours aux sentiers himalayens mais ça c’est une autre histoire que nous essayerons de vous faire partager rapidement.

Messages personnels :

Voilà déjà un an que notre ami Marco nous a quitté, mais il est toujours présent dans nos coeurs et continue à voyager, avec nous, autour du monde. Nous avons, bien entendu en cette période, une pensée toute particulière pour Aïcha, Cindy, Virginie, Nina, ses petits-enfants et tous ses proches.

Je souhaite un joyeux anniversaire à ma petite baronne adorée, qui se reconnaîtra. Gros bisous.

De mon coté bon anniversaire à mon Lolo, à mon Vince d’amour et à Etienne.

Félicitations à note Amélie pour son permis.

Une pensée à Mia qui est partit faire le tour des Annapurnas pendant 20 jours, force et honneur.

Un petit mot pour dire à mes filles adorées, ainsi qu’à mon fils, leurs conjoints et nos petits-enfants, qui nous manquent énormément, à quel point nous sommes fiers de les avoir pour enfants. Nous sommes pressés de rentrer et de nous retrouver en famille complète. Bisous à vous tous.

Greg.

PÉKIN EXPRESS

(Du 06 Mars au 10 Mars 2015)

Je m’excuse, lecteurs pour ce retard de publication mais je peux l’expliquer. Je voulais attendre d’être en trek pour écrire ce nouvel article, je me disais qu’a 3000 m d’altitude, ça serait le seul moyen de me réchauffer les doigts. Seulement, on ne m’avait pas dit qu’il y aurait mille façons de me chauffer les mains et autant d’excuses pour repousser l’écriture de l’article, en commençant par l’arrivée surprise de Fantine. La distribution de cartes pour Fredo Mains douces, pendant dix jours, ou encore l’initiation au Molky, des porteurs et des guides népalais  à 4000 m. Et vu qu’on va retrouver Mia à Katmandou, le temps va me manquer, si je ne profite pas de ce trajet en bus pour écrire. Mais rentrons sans plus attendre (tadammm) dans le vif du sujet. Après beaucoup de stress à Bangkok pour nos visas, c’est sans souci, que nous passerons les formalités made in China. La première difficulté sera de trouver notre hôtel dans ce labyrinthe qu’est Beijing, et nous prendra environ trois heures :

  •  30 mn de prise de température (on vient de perdre 15 degrés).
  • 1h30 de description de sigles chinois pour trouver le bon quartier.
  •  1h de francarin pour trouver le nom de notre rue.

Y a pas à dire, le dépaysement est total même après neuf mois de voyage. Nos quartiers, nous les prendrons dans ce qui fut le premier bordel de Pékin transformé, pour notre venue, en hôtel. Quelques filles de joie y traînent encore pour le service, ce qui donne, selon mon père « beaucoup de charme au lieu ». Mais rien ne nous détournera de notre objectif : nous sommes vendredi, il est 18 h, et même l’encens présent partout, ne peut cacher l’odeur de l’apéro. En plus, des feux d’artifice éclatent à chaque coin de rue. J’imagine que c’est la façon dont on fête l’apéro ici… Nous avions un peu plus tôt repéré un bar à la vitrine alléchante et quand nous y sommes entrés, c’est littéralement une larme qui a coulé sur ma joue tant le choix de belges, y était important. Mais nous n’avons pas traîné car nous voulions absolument goûter au fameux canard laqué de Beijing. Un bon plat histoire de nous mettre en forme pour le lendemain car si Redbull donne des ailes, Reduck donne des cuisses.

 

Notre Pékin express commence, voilà à quoi ressemblent nos journées :

7h : Nous sommes devant la place Tien An Men. Une file gigantesque à faire rougir celle de Space Mountain un jour férié, se dessine à l’entrée de la place. Alors, si comme nous, vous n’avez pas le temps d’attendre, présentez-vous devant la Gestapo locale, montrez votre passeport dans lequel vous avez glissé un ravioli vapeur et vous passerez ainsi devant toute la foule.

8h : Après 14 checks points sécurité, nous voilà donc sur la plus grande place du monde et surtout la plus surveillée. (Tibet libre) À l’extrémité de celle-ci, on devine facilement l’entrée de la Cité Interdite. Elle est marquée par le portrait géant de Mao, Ô combien célèbre pour être le premier selfie avec bouche en cul de poule.

8h30 : Nous entrons in the forbidden city. L’humour n’étant pas autorisé dans la Cité Interdite, nous déposerons celui-ci avec nos sacs à dos, au vestiaire. En revanche, nous n’oublierons pas notre sensibilité pour contempler ce que le chinois ouvrier aux 35 h peut construire de plus beau. Chaque porte traversée est accompagnée d’une claque d’émerveillement.

12h30 : Il nous a fallu quatre heures pour arpenter ce joyaux qu’est la Cité. La visite a éveillé presque tous nos sens, nous décidons donc de nous mettre à table et d’inviter le goût à la fête.

13h : Petite pause déjeuner. Rien d’exceptionnel, on commence à s’habituer aux adresses foireuses du Lonely. De toute façon, nous n’avions que dix minutes pour manger si nous voulions boucler la journée.

13h10 : On se rend en courant (question de timing) à notre prochaine étape : les Hudongs. Ce vieux quartier de la ville est un Bercy village à l’architecture chinoise, mais est surtout assailli par une masse considérable, qui ne permet de mouvement ni de bras ni de pas, et ça ne plait pas à Papa.

15h30 : Nous avons mis deux heures pour sortir de la foule. On souffle trois minutes devant la tour de l’horloge histoire d’avoir l’heure.

15h33 : Il nous reste 57 minutes pour rejoindre un temple à l’autre bout de la ville avant sa fermeture. Pas de temps à perdre : direction métro, Palacio et apéro.

15h40 : Pause pipi non prévue sur le chemin du métro. Je m’empresse de retrouver nos chères rigoles à urine. Je m’aperçois bien vite que je me suis trompé de porte, en apercevant ma mère cul-nu, accroupie, aussi à l’aise que les locaux puisqu’en train de papoter et de fumer une clope avec sa voisine chinoise.

15h50 : Un rouleau de printemps plus tard, nous retrouvons ma mère sourire aux lèvres, nous venons de perdre dix minutes.

16h45 : Nous arrivons devant le palais. Les portes sont closes, la déception est immense pour mon père. Je lui tairai la véritable raison de notre retard (ma mère !!!) sous peine de ruiner la fin de journée, lui changeant l’esprit en lui parlant de Beer 89.

18h30 : Après une douche à l’hôtel, nous arrivons avec mon père dans notre bar favori. Nous commandons deux bières.

19h : Ma mère, après une petite sieste, nous rejoint. Nous commandons trois bières.

19h30 : Le houblon de ma dernière bière a stimulé l’envie d’en reprendre une. Les anciens me suivent sur ce coup.

20h : La Wesmale m’a laissé un goût amer. Je décide d’apaiser mon palais avec une triple Karmeliet, accompagnée d’une Chouffe pour mon père et d’une nouvelle Pécheresse pour ma mère.

20h30 : Je prends les commandes, du son dans la micro-brasserie, nous sommes chauds. Le barman nous ressert des cacahuètes, c’est décidé nous mangerons ici. On passe donc commande : « trois blondes svp ! « .

21h15 : Le repas fut très bon, nous nous sentons comme à la maison. Il ne nous manque que les amis, nous buvons un coup à leur santé.

22h : On se décide à rentrer. On attrape au passage des raviolis vapeurs, de l’eau (une bière locale) et on vide un verre d’alcool de riz offert par un vieux chinois.

23h : Ma mère ronfle.

Et le lendemain on a remis le couvert à toute vitesse, je vous le fais donc le programme rapide car vous devez être agacés de nos textes à rallonges.

  1. Matin : visite du palais du ciel.
  2.  Apres midi : flâne au palais de l’été.
  3. Fin d’après-M : voir le quartier olympique avec le nid d’oiseau et le cube construit pour les JO de pékin.

Et le soir je vous laisse deviner où l’on a fini. Quand au dernier jour, rien d’exceptionnel nous avons juste traîné sur un mur en débris (encore de la contrefaçon) plus connus sous le nom de Great Wall of China. Nous nous reposerons de nos deux jours intensif avec 3 h de route pour nous y rendre. Nous avions choisi une portion qui nous correspond : Un peu restauré, un peu en ruine et surtout pas un chat.  Nous sommes en effet quasiment seuls sur le mur, alors on prend notre temps. On picnic, on joue au Molky, on admire le paysage et on médite. Puis on se dit en regardant les touristes chinois, si bruyants et si peu respectueux, que la grande muraille de Chine n’a pas été construite par les chinois mais plutôt par leurs voisins. Le Retour à la maison en bus, se fait entrecouper de petites siestes, bien que la ballade n’ai pas été longue mais je voulais me reposer, pour être en forme et dire au revoir à mon bar fétiche où nous laisserons notre trace avant de repartir, trinquer avec les pandas. Mais ça c’est une autre histoire.

Messages personnels :

Nous avons une énorme pensée pour notre tonton Patrick, qui nous a quitté trop vite comme notre tonton Didier. Une énorme pensée pour Luis, son compagnon ainsi qu’à son grand frère (Mon papa), Edmonde, Christine et Laurence, ses petites soeurs. Gros bisous à tous.

Bon anniversaire à mes deux supers frangins, Gilles et Didier, qui me manquent beaucoup. Gros bisous.

Joyeux anniversaire à notre petite nièce Camille ainsi que notre nièce Vanessa, sans oublier notre Tetelle préférée. Gros bisous mes bichettes.

Bon anniversaire à mon beau petit frère Paï, bon courage pour ta colo.

Jordan.